C'est marrant parce que dès que je bichonne le brun, le blond se réveille et vient réclamer sa part, hahaha !


Chapitre 318 : Reverse punishment

"Maître Geto va vous recevoir. Par ici, je vous prie."

Je suis la jeune femme claire de cheveux. Elle est diablement sexy, dans cette robe noire sans manches. Je me demande... s'ils couchent ou ont déjà couché ensemble. La question me brûle. Je la poserai sans doute à qui de droit...

Elle ouvre la porte, s'excusant d'interrompre l'aide aux devoirs que Suguru apporte à ses filles.

"Oh, hey !..." avenant. "Viens, ne reste pas sur le pas de la porte." m'invite-il.

Je remercie et m'installe, assistant à la fin de la leçon. Il est attentif et patient. Répétant inlassablement si elles n'assimilent pas.

Puis il les laisse faire leurs exercices en toute autonomie, se rendant avec moi dans la pièce du fond où nous avons pour habitude de discuter et faire l'amour.

Je le vois alors faire un geste qui m'avait échappé jusqu'alors...

"Que... fais-tu ?..." surprise.

"Oh, désolé. Je pensais être plus discret."

"Qu'est-ce que... tu viens de me faire ?"

"Installe-toi, je nous sers un thé."

"Hey. Réponds. Maintenant." le retenant par la large manche de sa tenue.

"Très bien. Lorsque tu as passé un certain temps avec Satoru et que tu as été très heureuse à ses côtés, ton énergie est chargée de ses propres particules. Et cela... entête mes fléaux. Et cela s'amplifie à mesure qu'il t'imprègne."

"Tu me... jettes un sort ?"

"En quelque sorte."

"Sans mon consentement ?"

"Désolé si j'ai pu me montrer maladroit..."

"Tu le fais depuis le début ?"

"Oui. Mais tes yeux s'affûtent à chacune de tes nouvelles venues. A croire... qu'ils se calent sur la vision aiguë de Satoru." presque amusé.

"Ça ne me fait pas rire, Suguru."

"Rachel." glissant les doigts le long de mon bras. "Je n'ai jamais eu l'intention de te blesser. Je te l'assure sincèrement."

"Alors... ne fait plus ce genre de chose sans m'en parler au préalable." me détendant un tantinet.

"Message reçu. Installe-toi, je m'occupe du thé."

Je prends place.

"Et... ça fait quoi, précisément, aux fléaux que tu abrites ?"

Petit sourire face à ma curiosité. "Ça les agite. Et c'est férocement désagréable."

"Je m'ignorai recouverte des particules de Satoru." amusée par le phénomène. "Et toi, ça te pose un problème ?"

"Je... me suis fait à l'idée que tu ne seras jamais totalement à l'un ou l'autre."

"Je suis un électron libre. N'en déplaise."

Il ramène les deux tasses fumantes sur le plateau de la kotatsu, s'y installant avec grâce.

"Je t'ai déjà parlé de #136649 ?"

Il cligne. "Non..."

"Le meilleur de sa branche. Un employé zélé et ponctuel. Une star montante du système." amusée.

"Je ne te suis pas..." soufflant sur sa tasse, patient.

"Je parle du Shinigami qui est venu arracher l'âme de ma mère... je l'ai vu, j'avais trois ans."

"Wow. Tes pouvoirs remontent !..." impressionné.

"Il a effectué sa tâche de manière détachée, sans aucune implication personnelle. Pourtant... il avait courtisé ma mère du temps de son vivant..."

Il en est soufflé. "Continue."

"Ce n'est que quelques décennies plus tard que je l'ai retrouvé. A Londres. Et cela ne tenait pas au hasard. Il m'y avait suivi."

"N'est-ce pas contraire au règlement ?..." au fait du code serré que les Shinigamis se doivent de suivre à la lettre.

"Il s'était rebellé. Dans sa chute, il a détruit une bonne partie des Q.G."

"Redoutable..." amusé.

"J'ignore encore aujourd'hui ce qui a provoqué sa colère, accompagnée d'une telle perte de contrôle, lui qui était la contenance même... il ne l'a évoqué qu'à demi-mots en de rares occasions, sans toutefois en préciser les détails : une faille énorme dans le système proclamé impartial à l'égard des humains ainsi qu'un leurre au sujet de la rédemption promise."

"Je n'ai jamais vu le moindre maudit devenir meilleur, crois-moi."

"Une chose en entraînant une autre... nous avons fini par nous rapprocher... jusqu'à devenir extrêmement liés."

"Je vois... la bague scelle votre lien à tout jamais." factuel.

"Aujourd'hui il est gérant d'une boutique mortuaire florissante."

"Il est demeuré dans la branche en quelque sorte." amusé.

"S'il n'y avait que ça... il pille des âmes au système... trafiquant les lanternes cinématique avec plus ou moins de succès. Il est en train de se constituer une véritable armée."

"Et ça ne bouge pas en haut lieu ?"

"Si peu. Sous-effectifs constants. Et la réputation du dissident en question..."

"Cela me rappelle... les faiblesses des exorcistes." sur un sourire pervers.


"Les filles, nous allons prendre l'air dans le parc." annonce Suguru.

"OK."

"Bonne balade !..."

Nous regagnons le parc, évitant les artères passantes.

"Elles sont adorables." au sujet de ses filles.

"J'ai tâché de leur offrir tout l'amour dont j'étais capable. Et je ne pense pas avoir failli."

J'en souris. "Tout l'amour que tu avais en stock ?..."

"Sans compter. Elles le méritent après ce qu'elles ont traversé." poing se serrant. "Les villageois de leur lieu de naissance... une bande de primates incultes."

"Tu ne regrettes pas un seul instant avoir décimé ce village, pas vrai ? Un peu comme... mon Shinigami qui a ravagé plusieurs Q.G." amusée par la comparaison.

"Contrairement à Satoru, je n'attends rien de tels macaques. Ils sont incapables d'appréhender autre chose que le bout de leur nez." sur un soupir vacillant empli de rage.

Nous nous installons sur un banc, savourant la légère brise.

J'apprécie le calme aigu, armé d'une colère chaude, qui caractérise Geto.

Je tourne vers lui un regard curieux. "Je ne t'ai jamais vu te battre..."

Il pose sur moi son regard que le pli de paupières rend étroit. "Trouve-moi un adversaire digne de ce nom et je l'affronterai pour ton plus grand bonheur." glissant les doigts dans mes cheveux.

"OK." me tournant totalement vers lui. "Affronte-moi, Suguru."


Il a souhaité que cela se fasse à l'abri du regard des siens, notamment pour éviter toute intervention extérieure dans le combat et de mettre ses filles en émoi.

Il m'a laissé carte blanche pour les attaques.

Je l'ai laissé libre d'utiliser ses fléaux ou non.

"Bien. On va commencer par la quantité." libérant un groupe de fléaux comme autant de nouveaux-nés au teint cireux.

Mon énergie les envoie tous au tapis.

Sourire de Geto. "Très bien. Je vois." appelant son fléau de stockage - celui-là même subtilisé à Toji Fushiguro jadis - pour en retirer un sansetsukon rouge. Il s'agit, et je le décèle rapidement, d'une arme maudite.

Suguru le fait passer derrière lui, d'un mouvement assuré, se mettant en garde.

"Viens."

Satoru et moi n'avons pas besoin de la moindre arme. Notre énergie phénoménale demeure notre arme la plus absolue.

Je n'ai jamais encore affronté de maître des fléaux et du peu que Satoru m'en a dit, Suguru a un excellent niveau au corps-à-corps.

Le combat s'engage et j'esquive. Il rehausse le niveau et sa frappe se fait plus vive, rendant l'esquive délicate.

Lorsque je frappe, son corps souple évite et pivote.

Nous nous jaugeons. Notre niveau est excellent.

Son sourire me signale qu'il s'amuse beaucoup et y prend même un certain plaisir.

"Having fun, uh ?"

"Starting to." faisant danser l'arme autour de lui, m'adressant une frappe directe.

Son art est beau. Sa chevelure sombre qui virevolte, de même que sa lourde robe. L'effet est de toute beauté !

Il me déséquilibre d'un mouvement assuré, venant me chevaucher, sauvage, lorsque soudain...

"TU VAS ARRÊTER CA TOUT DE SUITE, SUGURU !"

Celui qui vient d'apparaître attrape un des bâtons et le glisse en travers de la bouche de Suguru qui en suffoque.

"SATORU ! STOP !" criais-je.

La prise de l'exorciste est d'une fermeté absolue. Impossible pour Suguru de s'en défaire.

Il en grogne de rage, bras se levant pour empoigner la nuque de son agresseur.

"ARRÊTE ! C'ÉTAIT UN JEU !"

Satoru me fixe, relâchant lentement.

Suguru a enfin la bouche libérée, il déglutit, forçant les commissures. "Satoru... toujours à interrompre le meilleur moment."

Satoru se relève, penaud.

Suguru se relève, dépoussiérant sa robe.

"Je pensais..."

"Tu passais par là ?" questionne Suguru.

"J'ai senti vos deux énergies s'emballer..." avoue l'exorciste, mal à l'aise.

"Je vois. Tu gardes toujours un œil sur nous..." pose Suguru, de manière neutre.

"Désolé, je... j'ignorai que le match était amical."

"Il ne l'était pas." contre Suguru, révélant ma puissance de manière indirecte.

"Bon, je... vous laisse." nous tournant le dos, se téléportant.

Suguru me regarde, petit sourire à l'appui.

"Tu m'as mise au sol. Bravo." accordais-je.

"Tu te serais dégagée si Satoru n'était pas intervenu."

"Nous ne le saurons jamais..."


"Cette tournure est incorrecte. Reprends-la." checkant les exercices de ses filles.

Je savoure un fruit, observant la scène.

Elles ne rechignent pas, obéissantes. Il faut dire que l'autorité paternelle de Geto est pour le moins très présente.

Je me contente d'étancher la soif de mes yeux, notant comment les mèches dégringolent mollement, l'une après l'autre, de l'épaule de leur père.

"Maître Geto ? Il y a là une femme qui souhaite vous voir." annonce son attachée de comm.

"Hmm ? Son fléau vaut-il la peine que je me déplace ?" questionne l'intéressé.

"Je pense, oui."

Elle s'appelle Manami Suda. C'est elle que je soupçonne d'avoir déjà eu une relation avec Suguru.

Elle est très belle, il faut reconnaître qu'il a bon goût !...

Suguru se lève, défroissant sa robe.

"Attendez-moi. Ce ne sera pas long."

Le fléau qui loge dans les jambes de la femme est un mix entre un monstre préhistorique et une créature mythologique, tentaculaire.

"Il vous arrive de traîner des pieds ? Voire de chuter sans qu'aucun obstacle ne se dresse sur votre chemin ? D'avoir une sensation de lourdeur dans les jambes ?"

"O... oui."

"Fort bien. Permettez que je vous en débarrasse ?..." sans détour, levant la main, appelant le fléau au centre de sa paume.

Aussitôt la femme se sent libérée.

"Oh, je..."

"Vous vous sentez mieux, n'est-ce pas ?..."

"Oui, c'est... vraiment... incroyable." s'agenouillant spontanément devant Geto. "Merci, je... vous serai éternellement reconnaissante."

"Je vous en prie."

Il revient, fléau tenu dans sa paume, en admirant à la fois le pouvoir et le reflet. "Tu avais raison, il valait le déplacement."

Manami boit les paroles de son leader.

"Les filles, terminez vos corrections et au lit."

"Bien."

"Bonne nuit, Maître Geto."

Nous nous rendons dans la pièce où il prend ses repas. J'entends par là où il ingère les fléaux exorcisés. Ces derniers lui offrent tant de pouvoir et d'énergie que s'alimenter ne lui est plus devenu nécessaire. Son tube digestif a su s'adapter et il abrite à présent une véritable faune maudite !...

Je suis conviée au banquet.

Je prends place sous le plaid de la kotatsu. "Je peux te poser une question ?..."

"Bien sûr."

"Ton attachée de comm. ?..."

"Manami Suda."

"Oui. Elle et toi ?..."

Petit sourire.

"J'en étais sûre !..." riant.

"C'est arrivé. Quelques fois. Lorsque sa dévotion déborde."

"J'espère que c'était agréable..."

"Je n'ai pas eu à m'en plaindre. Et elle non plus, semble-t-il." s'installant, plaçant le fléau sur une coupelle à dessert.

"Comment ça, tu ne l'as pas interrogée ?..."

"Nous n'en avons pas reparlé, chacun d'entre nous ayant repris sa place initiale." envisageant le fléau roulé en boule. "Aujourd'hui je tenterai bien un nappage au coulis de fruits rouges." choisissant de changer de sujet.

"Mais je t'en prie." amusée par ses choix d'assaisonnement.

"Tu ne veux toujours pas goûter ?"

"Non, merci."

Il nappe l'orbe et l'attrape délicatement entre les doigts. L'acte d'ingestion a toujours eu, à mes yeux, quelque chose de profondément intime et sexuel.

La façon dont sa langue surgit hors de la cavité pour venir cueillir l'embryon... il y a une sorte de douceur sensuelle dans l'acte.

Il l'avale entier, s'appropriant le pouvoir et l'histoire du fléau.

L'exercice est pratiqué depuis une décennie. Plus aucun haut-le-cœur. Plus aucun sursaut.

Tout est sous contrôle.

"Le nappage fait tout." amène-t-il, gourmet.

Je ris.

Il pose le coude sur la table, poing soutenant son visage, main allant vagabonder dans mes cheveux, le cou qu'il fait glisser entre le pouce et l'index, suivant le mouvement de ses pupilles étroites.

"Je crois comprendre... que d'autres appétits viennent de s'éveiller..." souriante.

Sa main s'invite pour partie dans mon col en V, caressante.

Il est magnifique lorsque le désir s'invite en lui, pupilles fixant chaque geste qu'il s'accorde, notant ma peau qui granule sous le passage de ses doigts.

Ses yeux fixent sur moi, bouche s'entrouvrant de délice, appelant clairement au baiser.

"Des appétits... qu'il serait bon ne pas faire attendre..." soufflé.


Je glisse les doigts entre les mèches claires. "Si tu t'étais associé au projet de Suguru..."

Il cligne, me fixant de ses orbes claires, sans aucune entrave. "Un projet assassin et sans aucune justification tangible ?..."

"Vous seriez devenus... les Bonnie and Clyde de l'exorcisme."

J'attrape sa main pour en embrasser la paume, laissant ma langue glisser le long.

Il en frémit des pieds à la tête, déglutissant.

"Nos routes se serait croisées..."

"... et tu l'aurais eu, ton plan à trois."

C'est dit d'un ton lourd et chaud.

"Tu me vends du rêve, Gojô." glissant l'index le long de ses lèvres pleines.

Autant Suguru les possède fines, autant celles de Satoru sont charnues et armée d'un superbe cupid bow qui dessine à merveille le philtrum qui siège au-dessus. Embrasser Satoru ne relève pas du tout du même exercice que celui exigé par les lèvres avares de Suguru.

Je ne résiste pas et glisse la langue le long de ces merveilles ourlées.

Il vient de les entrouvrir de délice.

"Comme... ça ?..." faisant naître le trouble dans ce regard divin.

"Oui, pardon, darling..." m'installant sur ses cuisses. "Tu m'inspires..." l'invitant à un baiser plein.

Nos langues se saluent activement, dans un délectable échange salivaire.

Ses paumes immenses se baladent sur moi. Entre nos bassins, ça se tend.

J'y descends une main, lui prenant le souffle. "Mmm... miam-miam..." aspirant sa lèvre inférieure.

"Tu me fais... un effet de dingue..." attrapant mon visage entre ses paumes pour un baiser à prendre le souffle.

"Comme Suguru, jadis ?..."

"Oui... tout pareil..." paupières papillonnant sous l'aveu tant il est lourd de sens.

Sa respiration régulière n'est plus qu'un souvenir bourdonnant.

Nos langues, bordel... dans et hors de leurs cavités... c'est la fête !...

Je le libère, le caressant à deux mains. "Gojô... bordel..." sentant cette colonne palpiter durement sous mes doigts.

"Je... ne vais pas... tenir des masses..." d'une voix vacillante sitôt nos langues décrochées.

Je me relève, me défaisant de l'essentiel pour l'accueillir dans un geignement terminé en petit cri de plaisir vif.

Son menton vient de basculer en arrière, cherchant l'air à pleins poumons, étouffé de sensations aiguës. "Oh shiiiit !..."

Ah oui ?... tu deviens vulgaire à cette heure, toi ?... Eh bien je te promets que tu n'as pas fini !...

Je commence à bouger, tout en contractant.

"HOLY SHIT !" relevant la tête, bouche grande ouverte, yeux agrandis avant de les fermer étroitement, souffle bancal.

C'est vrai que c'est aussi bon que percutant, vache ! J'en palpite activement !...

"RACH..." agrippant mes fesses.

"Viens, viens !..." prête à le lui concéder de bonne grâce.

Le rauque qui lui échappe est de toute beauté et résonne dans toute la pièce, le voûtant en avant alors que son sexe rend généreusement.

Ma tête est posée contre son épaule, regard tourné vers son artère qui se découpe outrageusement du cou tendu.

Il en est littéralement soulevé à plusieurs reprises, porté par ses talons demeurés au sol.

J'en souris. "Je t'ai manqué, on dirait..."

Il plaque sa large paume dans ma nuque, basculant soudain des hanches pour m'allonger sur le canapé, allant me travaillant en profitant de sa raideur qui génère encore de grandes sensations.

Il veut que ce soit mon tour. Et avec la même intensité, je vous prie !...

Mon clitoris gorgé salue l'initiative. Tout devient lascif jusqu'à ce que je jette le premier cri, corps secoué sous l'assaut.

Il mordille ma clavicule, lui-même touché par le plaisir qui se distille encore au-delà de l'orgasme.

"Purée... vache... qu'est-ce que je peux t'aimer... Gojô..." souriante, encore empêtrée de plaisir.

"C'est... largement réciproque..." caressant mon visage, enfin apaisé.


Il active la Limitless juste à temps pour s'éviter les éclaboussures générées par la torsion de ce fléau de belle taille.

"Qu'est-ce que... c'est que ça ?..." intrigué.

"Tu aimes ?" m'approchant. "J'ai rajouté cette attaque à ma liste depuis que je t'ai vu l'exercer sur une cannette."

"C'est..." ignorant de quelle manière l'exprimer, partagé entre l'envie d'applaudir et celle de me réprimander pour cruauté excessive envers les fléaux victimes de ce sort bien particulier.

"J'attends, professeur." comme sur une récompense.

"Je ne pensais pas que la torsion de la cannette à laquelle tu as assistée te donne de telles idées." amusé malgré tout, tout en admirant la maîtrise.

"Dis-le tout de suite si tu fais partie de l'ordre de la protection des fléaux !..." taquine.

"Hein ? Non !..." riant de bon cœur.

"Alors pourquoi tu bloques ?"

"C'est juste... t'en fous partout, voilà !..."

"De quoi tu te plains ? Tu as la Limitless !..." vexée, lui tournant le dos, bras croisés.

Il s'approche, passant ses bras autour de moi, Limitless désactivée. "Ne boude pas. C'est juste... que j'ai été surpris." à mon oreille, y conduisant une langue qui me fait frémir bien malgré moi. "J'ai envie d'un bubble tea."

Il attire le regard, c'est un truc de dingue. Enfin pas tant puisque dame Nature a choisi de le faire grand et blond au sein d'une population de taille moyenne et sombre de cheveux.

Même la vendeuse ne peut s'empêcher de le dévorer du regard, joues empourprées.

Nous nous installons à une table tranquille et il étend une jambe à l'extérieur, atteignant sans complexe les pieds arrières de ma chaise, sirotant à son aise, à la paille.

"T'es vraiment fait pour qu'on te remarque, Gojô." amusée.

"Parfois c'est pénible quand tu souhaites l'anonymat."

"On fait une halte chez moi après ?..."

"Pourquoi ?" ingénu.

"A ton avis, grand benêt ?"

"Ah !... OK !..." tout sourire, saisissant où je veux en venir. "Mais ça ira, tu arriveras à tenir jusqu'à chez toi ?"

"Pas sûr." joueuse, pied allant caresser son autre jambe, laissant mes yeux intercepter les siens. Il vient de tomber le bandeau pour donner la réplique à mon regard.

"Il n'y a pas, tes yeux c'est un truc de dingue." en admirant les orbes contenant ces frappantes nuances de bleus. "J'en ai le ventre qui s'en tord, Gojô."

"Termine. Moi aussi je commence à ne plus pouvoir supporter la tension..."

"Ça ira pour marcher ?" taquine.

"Au pire, tu me portes sur ton dos."

"Très drôle !..."


En chemin : "Quand un mec bande, il demeure incapable de penser à autre chose ?"

Il rit. "Difficilement."

"C'est valable pour tous les mecs, tu crois ?"

"Je pense. C'est assez compliqué de faire fonctionner son cerveau avec une tension nichée, à une telle concentration, ailleurs."

"Et ça se traduit comment ?"

"Tout dépend si l'objet de notre désir se trouve dans un périmètre rapproché ou pas..."

"Donc là ?"

"Bah, j'ai très envie de te faire l'amour, je me force à penser à des trucs plus légers pour faire baisser la pression sinon... c'est l'implosion."

"C'est violent dis donc !..." amusée.

"C'est chimique." pragmatique.

"On arrive..."

"Oui, j'ai reconnu l'immeuble."

J'ouvre la porte au moyen d'un code puis nous grimpons à l'étage.

"T'as aussi ce genre de conversation avec Suguru ?" curieux, patientant dans mon dos pendant que j'ouvre la porte palière.

"Hein ? Non !..." riant. "Il en ferait une drôle de tête !... Non, Suguru est trop sérieux pour ça."

"Pas autant que tu le penses. Enfin, je dis ça..."

Nous entrons, nous déchaussons dans le genkan, faisant tomber nos vestes.

Je le prends par la main, direction le canapé, regagnant ses cuisses sans délai, bassins en contact. Mmm... c'est joliment tendu là-dessous !...

Nous commençons à nous embrasser, langues se cajolant au point de nous faire geindre à l'unisson, mes bras noués autour de sa nuque.

"Ton putain de goût, Gojô..." m'en léchant les lèvres, y retournant sans délai.

Sa peau est frémissante, gagnant en température.

Le t-shirt est en passe de lui coller à la peau tant la passion faire rage entre nous !...

Nous retirons le principal et il m'attire en bas du canapé, se plaçant derrière moi, haut du corps placé sur l'assise, lui tournant le dos. Ses jambes s'écartent pour le faire baisser à hauteur de ma croupe.

Ce sexe qui coulisse contre le mien me fait manquer l'orgasme de peu !...

"SAT' !..." m'accrochant à ce que je peux sur le canapé.

"Oooooh vache !... Comme c'est bon, punaise !..." euphorique. "Let me in, OK ?..." à mon oreille, souffle ultra-court.

Je réponds par un geignement vacillant.

Cette intrusion n'a aucun équivalent au monde !...

Il doit stopper de manière ponctuelle pour s'éviter de sombrer trop vite. L'orgasme lui ouvre ses portes en grand... la chimie de son corps s'emballe...

Je le connais suffisamment pour deviner que son sexe est parcouru de veines saillantes et palpitantes. Son extrémité est renflée à son maximum, de teinte dépassant le simple rosissement. S'il continue à lutter, c'est la raison qu'il va perdre !...

Mes chairs sont également gorgées, rendant le moindre contact véritablement électrique.

Il n'en faudra guère beaucoup pour nous propulser au septième ciel - en cassant quelques belles vertèbres aux fléaux environnants, au passage !

Nous y sommes, sans que je compte le mouvement réduit de ses allées et venues.

Il crispe les doigts sur mes avant-bras, voûté, rendant tout dans un rauque résonnant.

Je le suis de près, participant pleinement au plaisir qui le frappe.