Je n'étais pas sortie de chez moi depuis maintenant une semaine. Je n'aurai jamais imaginé que verser autant de larmes était possible. Papa était parti en mission et m'avait confié à Pakkun, qui ne savait pas quoi faire pour me sortir de ma tristesse. Je décidais finalement de sortir et je me dirigeais vers la forêt. J'accrochais une cible aux arbres et commençais à lancer mes armes de jet, d'abord sans mon Dojutsu puis avec, pour tester la différence lorsque je sentis une présence. Je me retournais vivement et découvris une fillette de mon âge, aux yeux pétillants d'intelligence, à la bouche souriante et aux cheveux noirs attachés en queue de cheval.
-Désolé de t'avoir fait peur, s'excusa celle-ci. Je m'appelle Shika.
-Et moi, c'est Ayame. Et ne t'inquiète pas, tu ne m'a pas fait peur. Tu venais t'entraîner ?
-Pas du tout. Dis, tu es une Hyuga ?
-Ah, ce doit être à cause de mes yeux, je dis en désactivant mes pupilles. Je suis une Hatake en fait.
-J'ai une idée ! Et si on faisait un concours de lancer de shuriken ?
J'acceptais, heureuse de pouvoir me changer les idées et nous commençâmes. Nous positionnâmes chacune une cible devant nous et nous y lançâmes tous nos shurikens. Lorsque nous eûmes fini, nous nous approchâmes des cibles et comptâmes nos points en fonction d'où s'étaient plantées nos armes. Celles de ma nouvelle amie étaient réparties équitablement vers le milieu et les miennes étaient proches des bords avec quelques unes au milieu.
-Égalité ! rigola la brune.
Nous nous assîmes ensuite dans l'herbe et commençâmes à discuter tout en partageant quelques biscuits que j'avais apportés. J'étais heureuse de pouvoir me confier à une personne qui ne me jugeait pas et qui avait un autre point de vue que celui des personnes qui me connaissaient. Elle m'apprît qu'elle avait un frère jumeau, Shikamaru, qu'elle adorait les dangos, et qu'elle était plutôt solitaire. Nous avions le même caractère et cette pensée me fit sourire.
-Comme quoi, on était obligée d'être amie ! fit remarquer Shika.
-Shika ! On mange ! Dépêche toi sinon c'est maman qui viendra ! cria une voix.
-Je te laisse, bonne soirée, me dit-elle avant de s'éloigner.
-Bonne soirée à toi aussi.
Je soupirai puis essayais une des technique de mon père, le chidori. Bien évidemment, comme je manquais d'entraînement, je ne réussis qu'a produire quelques éclairs. Je rentrais alors en traînant les pieds, mais heureuse de m'être fait une nouvelle amie.
Le soir même, j'eu la surprise de trouver mon père aux fourneaux. Il m'expliqua que sa mission s'était terminée plus vite que prévue mais esquiva le sujet quand je lui demandai plus de précision sur celle-ci. Je montais alors dans ma chambre pour aller lire.
Une odeur de brûlé me fit sortir de ma lecture, et je dévalai les escaliers, alarmée. Je compris à l'air embêté de mon père qu'il avait fait brûler les légumes qu'il cuisinait. C'est à ce moment-là que mon ventre se mit à protester à ma place contre cette injustice de devoir encore attendre pour manger, alors mon père me proposa d'aller dîner chez Ichiraku Ramen.
-Tu es finalement sortie aujourd'hui, remarqua mon père.
J'avalai le bouillon pour lui répondre quand mon père continua :
-Je me fais du souci pour toi, Ayame. Tu es souvent seule et tu ne sors presque plus. J'imagine que tu as hérité de mon caractère mais j'aurais préféré que tu sois enjouée comme ta mère.
-J'ai rencontré une fille de mon âge, je répliquai pour lui prouver, par esprit de contradiction, qu'il avait tort. Elle s'appelle Shika Nara.
-Je connais son père, Shikaku.
Je me remis à manger en observant discrètement mon père : je voulais qu'il enlève son masque pour voir son visage. C'est un des plus grand mystère pour moi, sans doute avais-je dû déjà le voir étant plus jeune mais je ne m'en souvenais pas.
-Ayame, tu veux bien arrêter de me fixer ?
Mince, j'étais découverte.
-Pardon ? demanda la serveuse, perdue. Vous dites ?
-Non rien, je parlais à ma fille Ayame.
La serveuse se tourna vers moi, un grand sourire sur le visage et déclara en riant que nous avions le même prénom, et que c'était la première fois qu'elle croisait une autre Ayame. Je souriais en repensant à ce que Papa m'avait dit : c'était ma mère qui avait choisi mon nom.
-Je t'offre ton repas, Ayame, déclara la serveuse.
Je la remerciai et quand je me retournai vers mon père, je constatai qu'il avait déjà avalé ses Ramens. Ensuite il paya l'addition, et prîmes le chemin de la maison après avoir remercié l'équipe du restaurant.
Depuis ma rencontre avec Shika, nous nous étions assises à côté à l'Académie et nous dessinions en écoutant d'une oreille distraite les propos d'Iruka sensei. Et tous les jours, après les cours, nous nous entraînions ensemble sur la falaise du côté Ouest du village.Elle renforçait sa manipulation des ombres et j'affinais mes sens avec mes Byaringans que je n'arrivais pas à bien contrôler. Parfois, Shikamaru venait s'entraîner avec nous, mais il avait la « flemme » et trouvait cela « galère » la plupart du temps.
Chaque vendredi après-midi, nous allions sur le visage de pierre du Premier Hokage et nous goûtions ensemble. Son frère jumeau se joignait à nous quelques fois et nous contemplions les nuages pendant parfois des heures entières.
Je n'avais jamais eu d'amie aussi précieuse.
