Lune, petit extrait avec un affreux, ça reste lisible cependant ^^
Chapitre 328 : Chemistry
Jade entre lorsque Floyd ferme le coffret de sa trompette.
Il s'installe sur le lit, avisant son frère. "Amoureux comme au premier jour, n'est-ce pas, Floyd ?"
"Ben... j'avoue que les braises étaient encore bien rougies et qu'un simple souffle a suffi à rallumer le feu tout entier, ouais."
"Essaye quand même de te préserver un minimum."
"Hey, je pose pas de demandes irréalisables genre la réintégrer ici, à Octavinelle."
"Cela me ferait néanmoins plaisir... de m'ébattre à nouveau avec elle dans l'aquarium." sur un sourire qu'il demeure incapable de camoufler malgré sa main élégamment repliée devant ses lèvres étirées.
Floyd cligne. "Qu... quoi ?" incrédule.
"Ne me fais pas me répéter."
"Purée... toi aussi, tu la kiffes encore ?..."
"Elle fait partie des inoubliables, que veux-tu..." paupières s'abaissant sur une hétérochromie habitée par un joli trouble.
J'admire, me régalant autant par la vue que par l'ouïe - parce que oui, Monsieur joue debout.
Je n'aurai jamais imaginé pareil instrument à Floyd et pourtant... il cale à merveille avec sa personnalité enjouée.
En lo alto de la abrupta serranía
acampado se encontraba un regimiento
y una moza que valiente los seguía
locamente enamorada del sargento.
Popular entre la tropa era Adelita
la mujer que el sargento idolatraba
que ademas de ser valiente era bonita
que hasta el mismo coronel la respetaba.
Y se oía, que decía, aquel que tanto la quería:
Y si Adelita se fuera con otro
la seguiría por tierra y por mar
si por mar en un buque de guerra
si por tierra en un tren militar.
Y si Adelita quisiera ser mi esposa
y si Adelita ya fuera mi mujer
le compraría un vestido de seda
para llevarla a bailar al cuartel.
Y después que terminó la cruel batalla
Y la tropa regresó a su campamento
Por la voz de una mujer que sollozaba
La plegaria se oyó en el campamento.
Y al oírla el sargento temeroso
De perder para siempre su adorada
Escondiendo su dolor bajo el rebozo
A su amada le cantó de esta manera...
Y se oía que decía aquel que tanto se moría...
Y si acaso yo muero en la guerra,
Y mi cadáver lo van a sepultar,
Adelita, por Dios te lo ruego,
Que por mí no vayas a llorar.(*)
Il me sourit de ses pleines dents acérées.
"Quoi ?"
"Rien."
"Arrête." le connaissant bien maintenant.
"Bon, OK. Jade m'a dit... que ça le botterait bien de remettre le couvert avec toi dans l'aquarium du Lounge."
Je manque de recracher ma gorgée, surprise.
"Qu'est-ce que tu dis de ça ?..."
"J'avoue... être plus que surprise."
"Ça se voit." amusé. "Moi aussi j'ai failli tomber à la renverse. Accroche-toi, il t'a même qualifiée d'inoubliable."
"Vache !..." agitant la main. "Jamais je n'aurai cru..."
"Ouais, moi non plus. Mais bon... sur ce point, j'peux vraiment pas le contredire."
"Et qu'il veuille faire ça dans sa forme aquatique... c'est d'autant plus surprenant."
"Ouais, c'est vrai que c'était rarement le cas, même lorsque tu faisais partie d'Octavinelle."
Mon ventre est définitivement remué.
Plus tard, j'adresse un SMS à Jade : "Tu peux vraiment être fier de ton coup, fripouille."
"Dois-je comprendre que mon frère n'a, une fois de plus, pas su tenir sa langue, Sugar Cake ?"
"C'était bien là tout le but de ton plan."
"; p"
"Je te demanderai juste quand, vu que je connais déjà le lieu."
"Ramène ta jolie caudale quand tu veux. Je saurai qu'en faire."
Mon ventre en fait des loopings.
Je viens de laisser passer une petite semaine avant de me présenter au Lounge avec Floyd.
L'endroit et son ambiance n'ont guère changé.
"Tiens, tiens. Quelle surprise." sourit Jade, posant ses yeux en amandes sur moi.
"Bah, paraît que t'invites." rétorque Floyd, se jetant sur un canapé, montant les jambes, aux pieds chaussés par les vernies, sur la table basse, cherchant le boss des yeux.
"Carré VIP."
"Ah ouais, c'est vrai." notant l'heure et la calant sur les habitudes immuables du boss.
Je me hisse sur un tabouret de bar, faisant face à mon challenger.
"Ta... proposition en a surpris plus d'un."
"J'apprécie l'effet de surprise et me félicite d'avoir atteint mon but."
Floyd renverse la tête en arrière. "Vous allez vous tailler la bavette encore longtemps, tous les deux ?" amusé par nos manières peu directes.
"Je m'apprêtais justement à questionner Sugar Cake sur le nombre de loopings renversés que ma proposition a généré en son organe le plus profond, Floyd." sourit Jade.
"Bien plus que nécessaire, Jade. Et le fait que tu y ajoutes ta forme originelle n'a absolument rien arrangé à l'affaire."
"Je ne suis pas là pour te faciliter la tâche, Sugar Cake." avançant un verre d'eau minérale citronné.
"Et moi, je vous attendrai là, bien sagement ?" questionne Floyd depuis le canapé le plus proche.
"Libre à toi de te joindre à nous, Floyd."
"Cool. Je déteste poireauter." se relevant, décidé à prendre les choses en mains.
Il attrape le verre et le vide d'un trait, attrapant ma main puis celle de Jade, derrière le comptoir, nous traînant jusqu'à l'escalier. "Allez, on se grouille en y mettant du sien !..."
"Floyd !" rit Jade.
"Hey !" riant de plus belle.
"Allez, hop, un pied devant l'autre. Il n'y a que vingt-cinq marches en tout, un petit effort, Monsieur, Dame."
Nous atteignons la passerelle.
Floyd s'y déshabille, toujours aussi leste.
"Purée, faut aussi que je vous désape ?! Vous êtes franchement pénibles !..."
Jade le pousse dans l'eau d'un geste, me faisant face.
Nous nous déshabillons lentement, ne nous lâchant pas du regard.
"Tu vas déguster, Sugar Cake. J'espère que tu es prête."
"Plus que tu ne le penses, Jade."
Presque nus, il s'empare de mon poignet pour nous faire plonger.
La sensation de la caudale qui se déploie sous l'eau est quelque chose d'impossible à décrire !
Floyd manifeste son impatience, battant frénétiquement de la caudale.
Jade m'enserre, caudale immense se liant à la mienne, remontant lentement. Ce faisant, il adresse à sa moitié un regard ultra-explicite.
Le cadet vient s'agglutiner à nous.
Jade attrape mon visage pour un baiser aussi profond que lent, achevant de m'éveiller.
Puis il me libère.
Mouvement de menton de Floyd.
OK. Je vois. Partie de chasse, histoire d'aiguiser leur appétit.
Je file sans demander mon reste, choisissant la ruse plutôt que la vitesse, me fondant dans le mouvement d'un banc de poissons, sans lâcher mes poursuivants du regard.
Jade chasse comme un chien ; à l'odorat qu'il possède fort développé.
Floyd apprécie remuer tout l'aquarium.
Une fois repérée, Jade adopte la même astuce que moi, se fondant dans le décor jusqu'à m'attraper derrière un imposant rocher.
Il fait dévaler sa langue jusqu'à mon buste, aspirant consciencieusement chaque bout de sein, me dessinant une pointe en relief, réagissant à son assaut, m'adressant un regard satisfait. Je palpite déjà si fort !...
Ma caudale fait l'amour à la sienne, s'y frottant tendrement.
Il replie la sienne, comprimant la mienne avant de relâcher.
Agglutinés l'un à l'autre, nos caudales se font un bien fou, faisant grimper les sensations.
Sa façon de procéder demeure évidemment à l'opposé de celle de Floyd ; même si l'urgence de me posséder et de jouir l'étreint par tous les pores de son être, il fera durer le plaisir au maximum, dans des mouvements inédits de caudale, m'apprenant comment flatter son orifice sensible au moyen des mouvements de ma caudale.
Cette bouche qui s'ouvre sur cette double rangée de dents taillées en pointes, expression lascive clairement affichée... est une pure merveille de la nature !...
Son orifice est à présent renflé à son maximum. Quelques frottements du côté des poches à laitance suffiront à faire son bonheur le plus absolu.
Floyd vient se coller dans mon dos au moment où il rend de bonheur, dans un jet d'une régularité exemplaire, laitance se dispersant dans l'eau, dans une masse claire flottante.
Floyd vient mêler sa surpuissante caudale à nos jeux, s'y frottant sans vergogne. Lui aussi est à point.
Jouissance assurée.
Jade sèche élégamment ses cheveux, paupières abaissées sur son regard glissé vers moi, pantalon enfilé, torse nu, campé sur ses deux jambes.
Nous nous sourions.
"Eh ben... ça fait un bien fou de se retrouver !..." admet Floyd. "Pas de cet avis ?" nous avisant l'un l'autre.
"Totalement. Cependant... il ne faut pas se montrer trop gourmand."
"Ah mais Jade, c'est toi qui vois ce que tu fiches de ton appétit !..." rit son frère.
"Vous êtes vraiment deux superbes spécimens..." ronronnante.
"FLOYYYD !" accrochée à lui tandis que le vent souffle en bourrasques énergiques sur la ville.
"Accroche-toi, Shachi-chan !..." riant, avançant face au vent, bras passé derrière moi, main tenant son fedora en place.
Nous regagnons le Lounge lorsque la pluie se met à tomber.
"Purée !... On a failli prendre un bain et un essorage en même temps !..." rit Floyd, avisant les trombes d'eau à l'extérieur.
"Les bécasses ne prennent jamais l'eau, tu savais pas ça, Girl ?" se retournant sur le tabouret de bar.
J'en ouvre la bouche de surprise face à ce timbre de voix chaude qu'il a toujours eu.
Le regard de Jade passe de B. à moi, inquisiteur.
"Ben alors, Girl, t'as perdu ta langue ?" moqueur. "Faut que j'vienne la chercher ?"
Il est toujours aussi joli garçon et il le sait, cet enfoiré !...
Il termine son verre et s'approche, entortillant une de mes mèches autour d'un doigt, approchant ses lèvres charnues de mon oreille. "J'me ferai un plaisir de te tirer si j'avais pas un milliardaire à piloter jusqu'à Vegas." soufflé pour n'être entendu que de moi, fixant Floyd. "Sur ce, ciao, la compagnie !..." prenant la direction de la sortie.
Jade demeure froncé. Je palis.
"Une connaissance, Sugar Cake ?"
Je soupire. "Crois-moi, si j'avais pu éviter de croiser son chemin, j'en aurai été reconnaissance au destin."
L'odeur tenace de Platinum flotte encore dans l'air après son départ.
"Je n'ai pas eu droit à toute l'histoire mais je pense que si j'avais insisté pour l'avoir, sa langue aurait été pour le moins bien pendue. Je me trompe ?"
"Il l'aurait évidemment arrangée à sa sauce." sur une moue répugnée.
"Tu as vraiment de très curieuses fréquentations, Sugar Cake."
Je l'appelle. Il décroche.
"Bordel, à quoi tu joues ?!"
"Moi aussi je suis ravi de t'entendre, Girl." basculant sur le dos, fixant le plafond de cette chambre qui fait partie d'une suite de prix. "Hey, devine : vol retardé du fait de la météo de chien. Pas très aventureux, mon client."
"Pas fou, surtout !"
"T'es fun, Girl." sur ce sourire parfaitement audible. "Tu sais, j'pensais vraiment ce que je t'ai dit tout à l'heure..."
"C'est non, B."
C'est à l'en faire ricaner. "Tu veux voir dans quel délai tu vas rappliquer ? J'te donne même pas dix minutes." très sûr de son fait.
Mes doigts crispent sur le smartphone.
"Qu'est-ce qui te faut pour te motiver, dis-moi, Girl ? Un selfie de ma bite en érection ?"
"Je n'apprécie plus du tout ces jeux, B."
"Nan, nan, attends, on reprend..." basculant sur le ventre, fortement amusé. "... tu ne les apprécies pas lorsque ça vient d'un autre que moi."
"Paye-toi une pute, B. ! Ou branle-toi."
Discuter avec B., c'est déjà le pas de trop. Et je le sais.
"T'as dix minutes, Girl. Dix." raccrochant, récupérant un paquet de chips pour se faire patienter.
J'en ai mis neuf. Et je pourrai déjà m'en baffer.
Vautré sur le lit, il m'observe, œil de la mort y trouvant son plein compte.
Inutile qu'il consulte sa montre de prix. Il sait que je suis dans les temps.
"Bon. Vite." retirant mon manteau.
"Vite ?" sur un rire gras. "Vite si j'en ai envie, Girl. J'baise pas sur commande." s'asseyant en bord de lit. "Ça fait combien de temps, Girl ? Hein ?"
"Je ne compte pas, B. On fait ce qu'on a à faire et nos chemins se séparent là."
Debout. Dangereux. J'ignore combien de crimes B. a à son actif mais le nombre doit être impressionnant. Des crimes de sang. Parce qu'il est plutôt imaginatif comme criminel.
J'observe la grosse boucle de sa ceinture cuir portée sur le jeans brut.
"T'es pas en train de te la raconter un peu, Girl ?" ricané. Et maintenant l'offensive : "J'aurai bien expliqué à tes potes comment ça fonctionne entre nous mais on a manqué de temps. C'est con, hein ?"
Retire une breloque de son cou. Avance d'un pas supplémentaire.
"J'aurai craché toute l'histoire en précisant tous les détails utiles à savoir. J'pense que ça aurait été très instructif pour leur gouverne, qu'ils sachent la petite pute que t'es. Comment tu cours pour ça..." s'attrapant l'entrejambe. "... dès que je fais ça." claquant des doigts. "Tu trouves rien à redire, hein, Girl ? Normal, c'est juste le triste reflet de la réalité."
Passe son t-shirt par-dessus la tête, offrant à ma vue ce torse remarquablement bâti, tatoué du côté de la clavicule et l'épaule gauche.
"J'espère que tu kiffes, B." l'avisant.
"Pas autant que toi." me revient en revers.
Arrivé dans l'encadrement de la porte, il lève les bras pour en atteindre le linteau.
"T'es toujours le même pourri jusqu'à l'os, B." sur une moue dégoûtée.
"Et j'ai jamais prétendu le contraire. J'suis pas là pour me raconter des conneries, contrairement à toi, Girl."
"Et Brian Boyd, on en parle ?!" le chargeant.
"J'te rappelle à qui on le doit ? Sérieux, j'te rafraîchis la cervelle ?! A cause de ce putain de connard de L. ! A me foutre Interpol aux fesses alors que j'avais rien demandé !"
"Si encore ça avait été suffisant... L. avait la naïveté de penser que quelque chose, en ce bas monde, était susceptible de t'arrêter... la blague."
"Continue. J'en bande, Girl." passant la langue d'une commissure à l'autre.
Je pose la tête en travers du torse de Floyd, souriante, apaisée.
Il en lâche l'écran de son smartphone immédiatement, attention happée, allant caresser le haut de ma tête, attentionné.
"Tu me fais du bien, Floyd Leech."
"Hé, j'suis là pour ça, Shachi-chan."
Je n'en pouvais plus de l'ambiance étouffante du Jujutsu World, même si je n'exclus pas d'y retourner !...
Pour l'heure, je recharge mes batteries auprès d'un être que je sais très aimant. J'ai besoin de la légèreté de Floyd pour me requinquer ; la chasse aux fléaux m'ayant épuisé mentalement.
"Je suis content que tu ne m'aies pas totalement oublié, ma Shachi-chan adorée."
J'en souris. "Tu fais partie des inoubliables, Floyd."
"C'est vrai, ça ? Coooool !..." tout fier.
Son côté ingénu est vraiment touchant.
Sa paume est si immense qu'elle englobe tout le haut de ma tête.
"C'est bientôt votre anniversaire." dis-je, n'ayant absolument pas occulté la date.
"Ouais." souriant. "Y'a quelque chose dans l'air... j'ai surpris plusieurs fois le tailleur du boss dans le secteur. Ça va être une tenue sur mesure. Et pour l'occasion, je vais m'essayer à El Mariachi Loco. Je bosse dur pour y arriver."
"Je n'en doute pas. Ce que Floyd Leech veut, il l'obtient." connaissant bien son caractère opiniâtre. "Tu penses que le boss autorisera ma présence ?"
"Bah oui, y'a intérêt ! Ça se négocie pas." ferme.
Je tourne le regard dans sa direction, sourires communiquant. "J'ai bien fait de venir te trouver." parfaitement consciente de son attachement inconditionnel à mon égard.
"Tu ne m'en veux pas de t'avoir... relancé, n'est-ce pas, Floyd ?..."
"T'es folle de penser ça, Shachi-chan !..." outré, grands yeux. "Je l'ai tellement espéré... et ça a mis du temps pour arriver... alors je sa-vou-re." souriant.
Je bascule sur le ventre, remontant jusqu'à son visage, me hissant à moitié sur lui.
"Quoi ?" sachant parfaitement interpréter l'expression de mon visage.
"Rien." mordillant la mâchoire inférieure, cherchant sa main large pour glisser les doigts entre les siens. "Juste... je suis très heureuse avec toi, Floyd."
(*) La Adelita
