Coucou ! :-) Me voici avec un nouvel OS sur l'Irondad !

Cet écrit est publié dans le cadre d'un concours sur le thème FAMILLE réalisé sur le discord "Les défis galactiques".

Je remercie ma bêta Marina pour avoir pris le temps de corriger cet one-shot.

Bonne lecture !


« Papa »

Disclaimer : Les personnages appartiennent à Marvel.

Rating : K+

Genres : Famille – Réconfort/Hurt

Pairing : Peter Parker / Tony Stark [Mentor]

Résumé: Lorsqu'une dispute éclate entre Tony et Peter et que celui-ci l'appelle Papa par accident, forcément, c'est trop d'émotions pour nos deux super-héros qui, gênés, ne savent plus quoi se dire. Parfois, les lapsus cachent une vérité aussi effroyable que magnifique.


Défis relevés sur le discord « Les défis galactiques » :

- Le bingo des situations : Peter appelle Tony « Papa » par accident

- 100 façons : 100 façons d'aimer (19/100)

- Si tu l'oses : 83. Ça s'est terminé par une explosion - Niveau tourisme (18/30)

- Qui est-ce ? : Écrire sur un personnage qui a les cheveux courts

- Aidez votre prochain : Exemple de surnoms de Tony que peut donner à Peter - « Fiston »


Les murs tremblaient presque tellement les deux voix s'entrechoquèrent entre elles et augmentèrent d'un cran à chaque parole prononcée. Rare que l'étage de repos dédié aux Avengers était envahi de cris et de voix pesantes.

« Je refuse ! » répondit Tony en haussant la voix

Dans le couloir qui menait jusqu'au salon, Tony tourna le dos face à son petit protégé, Peter Parker alias Spider-man. C'était rare que les deux hommes se disputaient si fortement mais chacun semblait rester sur ses positions et ne voulait pas céder aux arguments de l'un et de l'autre.

« Pourquoi je ne pourrais pas y participer, la dernière fois que…

- La dernière fois, coupa Tony en s'avançant jusqu'au canapé en angle, ça s'est terminé par une explosion. Par. Une. Putain. D'explosion ! »

Le plus âgé s'enfonça dans le canapé dans un long soupir résigné alors que Peter suivit les pas de son mentor, les sourcils froncés par le mécontentement. Peter tentait de convaincre l'Avenger de participer à une nouvelle mission et que Iron-Man était contre son implication.

« Mais… Mais ce n'est pas juste ! répliqua l'adolescent d'une manière puérile

- C'est comme ça, Peter, je ne changerai pas d'avis !

- Mais s'il te plaît ! Papa ! » implora-t-il instinctivement d'une voix plaintive avant de réaliser ce qu'il venait de dire.

Papa. Peter mit la main à sa bouche, surpris par le fait qu'il puisse, sans aucune hésitation, appeler Tony « Papa ». Ce dernier avait les yeux écarquillés, tout autant choqué que le plus jeune par ce lapsus. Était-ce un réel lapsus ? Parfois, les lapsus cachaient d'autres vérités enfouies et de désirs tant dissimulés.

« Euh… Je… J-je suis désolé, c'est sorti tout seul, euh… Je… » bredouilla Peter, confus.

Il recula pas après pas, les yeux étrangement humides, pris par une soudaine émotion que ce petit mot si important avait pu provoquer en lui. Tony se sentit coupable de ressentir une certaine fierté que le gamin puisse l'appeler ainsi alors que celui-ci semblait complètement chamboulé par ce retournement de situation.

Pour quelle raison se disputaient-ils déjà ?

Voyant le trouble de Peter, le milliardaire se leva du canapé, essayant de reprendre ses esprits face à ce brusque changement de situation.

« Peter, interpella-t-il doucement, ce n'est pas grave, mon Grand. »

Malheureusement, il fit à peine un pas vers lui que l'adolescent fuit presque en courant jusqu'à sa chambre.

Dans un petit soupir, Tony glissa nerveusement une main dans ses cheveux, se sentant ridiculement nul face au départ précipité de son protégé. Il fallait qu'il aille le voir qu'ils discutent, qu'ils puissent éclaircir les choses, éclater les non-dits trop longtemps gardés en eux. Il hésita un instant avant de finalement se diriger d'un pas décidé en direction de la chambre du jeune super héros.

Arrivé devant la porte de la chambre de Peter, Tony sentit son cœur se serrer en entendant des sanglots de celui-ci. Il devina que l'adolescent était perturbé par ses propres paroles et il comprenait aisément la raison. Peter avait perdu ses parents depuis plusieurs années et interpeller une autre personne par le terme « Papa » n'était pas anodin pour le plus jeune. Tony pouvait comprendre le malaise qui submergeait Peter. Après tout, lui aussi était un orphelin et avait perdu très jeune ses parents. Il ne pouvait qu'accepter que Peter puisse se sentir troublé et quelque part, donner l'impression de trahir à son propre père d'avoir osé appeler son mentor « Papa ».

Un gémissement de contrariété s'échappa de ses lèvres lorsqu'il réalisa qu'il miroitait depuis plusieurs minutes devant la porte, perdu dans ses pensées. Avec l'aide de son poing, il frappa doucement sur le bois de la porte. Il entendit brusquement les sanglots s'arrêter et il profita pour prendre la parole, espérant capter l'attention du plus jeune.

« Peter, j'aimerais discuter avec toi. Je… Je m'inquiète pour toi. » avoua-t-il d'une voix plus douce.

Doucement, il vit la porte s'entrouvrir. Il put apercevoir le visage humide de larmes de son protégé et cette vue le serra davantage le cœur.

« Gamin… » murmura-t-il d'une voix enrouée.

Le brun baissa les yeux d'un air honteux de se présenter dans cet état devant son idole. Ce dernier tenta de rentrer à l'intérieur, espérant que l'adolescent accepterait d'ouvrir davantage la porte afin qu'ils puissent en discuter. En réalité, Tony voulait simplement prendre le lycéen dans ses bras et lui rassurer qu'il pouvait l'appeler comme il le souhaitait que cela soit l'indétrônable « Monsieur Stark » , le familier « Tony » ou bien même le spontané « Papa ». Il accepterait tout de lui, tant que cela rendait Peter son sourire contagieux.

Finalement, le stratagème de Tony fonctionna : Peter ouvrit un peu plus la porte et le laissa entrer. Il le vit dévier son regard ailleurs d'un air gêné et cela augmenta davantage son envie de le serrer dans ses bras. Lentement, d'une main hésitante, il tapota gentiment sa tête et finit par glisser ses longs doigts rugueux dans ses petites boucles brunes. Peter leva le regard vers lui, encore embrumé de larmes et doucement de nouveaux sanglots surgir. Instinctivement, Tony le prit contre lui et Peter se laissa faire.

« Ça va aller, Fiston. Ce n'est rien. » chuchota-t-il d'une manière rassurante.

Il se tut soudainement face au surnom qu'il venait de lui donner et s'insulta mentalement de tous les noms en réalisant le sens caché de ce mot si familier. Ce n'était pas la première fois qu'il l'appelait « fiston », c'était même une de ses habitudes et Dieu savait à quel point il se rendait compte de comment il percevait Peter comme un fils. Bien qu'ils n'eussent pas le même sang, bien qu'ils ne se connussent que depuis plus d'un an, bien que souvent leur entourage fît allusion à leur relation fusionnelle ressemblant à celle d'un père et un fils, Tony considérait Peter comme tel. Peter était sa famille, autant que certains Avengers avec qui il donnait toute sa confiance.

Peter était bien plus que cela, il le savait mais jamais il n'avait réellement posé de mot et jamais il en avait vraiment parlé avec le concerné.

Il sentit l'homme-araignée le serrer davantage contre lui telle une bouée de sauvetage tandis que ses larmes commencèrent doucement à se tarir sur ses joues et que ses sanglots diminuèrent peu à peu. Tony rendit son étreinte et continua à caresser ses cheveux dans un geste d'affection. Après de longs instants, ils finirent par se séparer, non sans pour autant rester proches. Le milliardaire prit le visage du plus jeune dans ses paumes, croisant ainsi leurs regards.

« Tu veux en parler ? » demanda-t-il d'une voix calme malgré la lueur inquiète qui brillait au fond de ses yeux.

Peter mordilla sa lèvre, et Tony pouvait y lire de l'hésitation dans les yeux humides de son protégé. Il lui fit un petit sourire encourageant et cela suffit au plus jeune d'accepter dans un petit acquiescement. Ils s'assirent sur le grand lit de Peter et Tony patienta que celui-ci fasse le premier pas. Il voulait que Peter prenne le temps de choisir ses mots et de lui parler sans qu'il ne le force à quoi que ce soit.

« Je… » commença Peter puis s'interrompit quelques secondes, hésitant.

Un long soupir s'échappa de ses lèvres de Peter tandis que ses yeux se fermèrent quelques secondes comme pour se reprendre de l'émotion qui venait encore le submerger.

« Je ne pensais pas le redire un jour, se confessa-t-il d'une voix basse, Je veux dire… Mon père est mort quand j'étais petit, mon autre figure paternelle qui était mon oncle est décédée également il y a deux ans et euh… Je… Enfin vous… »

Peter baissa le regard, mal à l'aise et n'arrivant pas à mettre les mots sur ce qu'il pensait, préféra se taire. Tony lui fit un petit sourire compatissant. Il comprit ce que l'adolescent essayait de lui dire. Instinctivement, Peter l'avait considéré comme une figure paternelle et leur relation avait des airs de père et fils, ce qui accentuait davantage l'image de père que Peter retrouvait en Iron-Man.

« Ce que je veux dire par là, tenta Peter d'expliquer tout en relevant un regard déterminé, c'est que je vous admirais déjà bien avant notre rencontre. Vous êtes Iron-Man ! Puis… Avec le temps, les missions, les moments qu'on passe ensemble, vous n'êtes pour moi pas qu'un simple héros que j'admirais déjà, vous… Vous êtes plus que ça, je … Je… »

- J'ai saisi, Petit, répondit-t-il devant son bégaiement. Je me rends compte que je me comporte avec toi comme si j'étais ton père. En fait, ça ne m'aurait pas dérangé de l'être. Mais je comprends que tu puisses mettre une certaine distance en nous. » ajouta-t-il précisément d'un air paniqué face à ses propres aveux.

Peter écarquilla des yeux face aux paroles de son idole et il sourit en constatant que même le célèbre Tony Stark pouvait être nerveux face un gosse de son âge.

« C'est vrai ? s'étonna Peter, un brin d'excitation dans la voix.

- Euh... Ouais, admit-il en glissant vigoureusement une main dans ses cheveux.

- Je… Moi aussi. »

Ce fut au tour de Tony d'être surpris. Face au regard étonné du plus âgé, Peter bredouilla une nouvelle réponse :

« J'veux dire, que j'aimerai bien que vous soyez mon père ! Enfin non… Enfin si ! Mais… Euh… C'est que je ne sais pas si je peux… Je veux dire que… Mes parents…

- Doucement, Peter ! Respire et essaie de me dire calmement les choses. » réagit Tony en posant ses mains sur les épaules du plus jeune.

Peter se tue, fit plusieurs longues inspirations et lui donna un petit sourire contrit.

« À chaque fois que j'imagine que vous êtes mon père, j'ai l'impression de trahir mes parents.

- Oh, Peter. Tes parents ne t'en voudront jamais. Ils seront toujours tes parents, tu sais ? Et je soupçonne ta tante de savoir que notre relation est plus que de simples coéquipiers de super héros. Je te rappelle que c'est elle qui m'a demandé de veiller sur toi lorsqu'elle s'absente. »

La bouche du brun se forma en un « O » parfait face aux hypothèses de son mentor et acquiesça vivement en constatant que sa tante pouvait être très maligne. Depuis qu'elle avait découvert l'identité secrète de Peter concernant Spiderman, elle avait encore plus insisté sur le fait que son neveu était également sous la responsabilité de Tony.

Un silence serein s'installa enfin entre eux.

« Alors… le fait que je vous ai appelé Papa, ne vous a pas dérangé ? demanda-t-il avec une certaine timidité.

- Je te mentirai si cela ne m'a pas fait quelque chose, Peter. J'avoue que je ne pensais pas qu'un jour tu puisses me considérer comme un père et que tu puisses m'appeler papa. Mais… Mon Dieu, jamais ça me dérangera ! »

Les yeux de Peter furent remplis d'une jolie lueur face aux paroles de son mentor. Ce dernier lui adressa un sourire tandis que sa main glissa doucement dans les cheveux de l'adolescent. Celui-ci soupira de bien-être en sentant les doigts de celui qu'il considérait secrètement comme son père depuis fort longtemps.

Un silence apaisant les entoura jusqu'à ce que Peter, sur un ton hésitant et dans un mordillement de lèvre, signe de son état d'anxiété, s'excusa de son comportement concernant leur récente dispute.

« C'est oublié, répondit Tony dans un petit sourire rassurant, et si on préparait le dîner ? As-tu faim ?

- Oui ! »

Ils sortirent de la chambre du plus jeune, Tony glissa une main rassurante sur la nuque de son presque fils, le sourire aux lèvres, tandis que l'adolescent lança un nouveau sujet de conversation, les yeux brillants, heureux.


J'espère que ce petit OS vous a plu, personnellement, j'ai passé un bon moment à l'écrire.

A bientôt les amis ;-)