Bonjour à toutes et tous,

Merci à Shippeusesamnjack et Dana LMM pour le soutien, les retours, les corrections et les commentaires! (XD)

Toutes les erreurs sont les miennes.

Balises d'épisodes:

Post séries: post SG1, post Atlantis, post Universe.

Jack/Sam établis. Daniel/Vala établis

7x13: Grace / Voyage intérieur. Cette partie et la suivante repose sur l'épisode. Elles se déroulent en parallèle de l'épisode pour être exacte. Certaines répliques sont donc celles de l'épisode en VF et ne sont pas de moi mais des auteurs, acteurs et traducteurs de la série. Merci donc à Damian Kindler et toutes les personnes qui ont participé à l'écriture de cet épisode mais aussi à toutes celles et ceux qui ont participé à cet épisode d'une façon ou d'une autre et ont permis son existence et sa traduction en VF.

Rappel: Rien ne m'appartient, ni la franchise, ni l'histoire, ni les personnages, rien du tout, ce texte a juste pour but de vous divertir et aucune visée commerciale.

Enjoy et n'hésitez pas à commenter ;) Merci beaucoup d'être là et me lire.


Le jumper se posa en douceur dans la cale du Prométhée.

Daniel attrapa le bras de Vala :

— Combien de fois ?

Elle se mordit les lèvres, les yeux vers lui mais un peu dans le vague, comme si elle cherchait vraiment à établir un compte :

— Précisément, je ne sais pas, mais au moins une vingtaine de fois

— Vala !

— Quoi ? Parfois ça prend cinq minutes, on fait un tour dans la zone 51 pour installer un programme sur un vaisseau ou un autre…

— Attends, vous avez modifié plusieurs de nos vaisseaux ?

— Oui. D'ailleurs, sans notre intervention, j'aurais sans doute eu plus de mal à aborder le Prométhée et on ne se serait jamais rencontré, avoue que ça aurait été dommage.

Daniel s'étrangla :

— Attend, vous étiez là ?

Vala grimaça :

— Pas que là…

— Vala…

— Tu ne veux pas savoir…

Daniel croisa les bras :

— Tu en as trop dit !

— Le vaisseau d'Apophis.

Daniel sentit ses yeux s'écarquiller alors qu'il réfléchissait, ce n'était pas les incursions sur un vaisseau d'Apophis qui manquait au palmarès de SG1 :

— Lequel ?

Elle grimaça :

— Celui qui était en cours de construction.

Sa gorge s'assécha brusquement et il bredouilla :

— Les boucliers…

— C'est nous qui les avons coupés, oui, les interrompit Grace. Tu es toujours persuadé qu'on n'aurait jamais dû intervenir ?

Alors que les souvenirs d'anciennes missions où ils « avaient eu de la chance » repassaient dans son esprit, suscitant toutes moult interrogations, il bafouilla :

— Comment ?

Grace soupira :

— Papi George.

— Ah oui, voilà, intervient Vala, la plupart du temps on va juste prendre le thé avec George.

Daniel s'étrangla :

— Tu appelles le général Hammond « George » ?

Un grand sourire étira le visage de Vala :

— Bien sûr. C'est même lui qui me l'a demandé ! Il est très gentil et sa femme fait des gâteaux à tanner un saint !

— Damner, on dit damner un saint, corrigea Daniel par réflexe. Mais, vous allez chez lui ? Et à quelle époque ? Mais….

— Daniel ! cria Grace. Tonton Dany, stop ! On n'a pas le temps. Plus tard. S'il te plaît.

Daniel croisa les bras sur sa poitrine :

— Non.

La petite fille eut un hoquet de surprise :

— Non ?

— Non. Ça suffit. Maintenant, soit vous me dites tout, soit vous vous débrouillez sans moi.

Vala leva les yeux au ciel :

— Daniel ! Sérieusement ?

— Parfaitement.

Grace soupira et se rendit :

— Ok, version express alors. 2008, on va prendre le thé chez lui en 2008.

— Et deux, non trois fois en 2005, corrigea Vala.

— Oui, acquiesça Grace, mais 2005 ça reste anecdotique…

— 2005 ? répéta Daniel. Mais on ne connaissait même pas Vala et Ge… Le Général Hammond…

Vala claqua des doigts :

— Et 1996 !

— Ah mais oui 96 ! s'exclama Grace une main sur le visage. C'était drôle cette fois-là en plus.

Daniel ouvrit des yeux grands comme des soucoupes, il n'avait pas besoin de se voir pour le savoir :

— 1996 ? Mais SG1… et le programme…

Grace grimaça :

— À ton avis, qui a convaincu George d'accepter cette affectation ?

— Vous deux…, répondit Daniel d'une voix blanche.

— Tout juste Auguste ! s'amusa Vala. Tu as vu, je l'ai bien placé celui-là ?

Daniel gargouilla un oui plus qu'autre chose. Cela faisait beaucoup trop d'informations :

— Et il… Comment avez-vous fait pour qu'il vous croit ?

Vala regarda Grace, qui regarda Vala, qui regarda Grace et Daniel eut l'impression qu'il allait avoir un malaise. Grace se racla la gorge :

— Disons que ce n'était pas la première fois qu'il avait affaire à notre famille et des histoires de voyage dans le temps.

— 69, lui susurra Vala.

— Entre autres, précisa Grace. Bref, après aujourd'hui, Papi et Selmak vont commencer à collecter des archives parallèles et les transmettre à George à mon intention. Et Papi George me met certains rapports de côté depuis le début. Il avait laissé une lettre à sa fille, à nous remettre à Vala et à moi, il y a deux ans. C'est comme ça qu'on a su qu'il nous avait déjà vues et ce que ça impliquait. Depuis, on s'assure que tout se passe comme cela doit se passer.

Daniel se passa une main sur le visage, sentant venir une migraine :

— Donc vous…

Grace ne le laissa pas finir et planta, impatiente, ses yeux dans les siens :

— On ne change pas le temps, bien au contraire, on respecte ce qui a déjà été fait. Tu vas nous aider maintenant ?

Daniel se mordit la lèvre un bref instant, il avait rarement entendu autant de tension dans la voix de la petite fille. Dans le fond du vaisseau, Teal'c et Jacob le fixaient, résolus, attendant qu'il se range de leurs côtés :

— D'accord.

L'éclosion d'un sourire sur le visage de l'enfant fut immédiate, elle frappa dans ses mains :

— Super ! Alors c'est parti ! Enfin !

— Et qu'est-ce que tu veux qu'on fasse ? demanda Jacob.

— Facile, on reproduit ce qui s'est passé la première fois. Vous avez tous vu les vidéos.

Daniel se racla la gorge, il y avait un problème avec les vidéos :

— Elles n'ont pas de son, on ne sait pas ce qu'on lui a dit…

Grace grimaça :

— Improvisez. Dans son rapport, maman dit que Teal'c était limite menaçant, qu'il lui disait de faire attention, de ne pas se fier aux apparences et de se méfier des aliens de l'autre vaisseau. Qu'ils pourraient chercher à la manipuler pour avoir des informations…

— Tiens oui d'ailleurs, en parlant d'eux, on sait qui c'est ? l'interrompit Daniel.

Grace soupira :

— Oui, ce sont des amis, ils me doivent un service. Enfin, plus à vous qu'à moi, mais moi je le sais et pas vous. Enfin bref, c'est compliqué, mais ils font partie du plan et font ce que je leur demande.

— Quoi ? s'étrangla Daniel.

Grace souffla :

— S'il te plaît oncle Dany…

— Dis-moi qui c'est.

— Furlings.

La réponse le faucha :

— Quoi ?

— Ferme la bouche, tu vas avaler une mouche, lui souffla Vala à l'oreille.

— Je disais donc, reprit Grace, Papi, visiblement vous avez eu une conversation personnelle…

— C'est vague, nota ce dernier en fronçant les sourcils.

— Certes, mais je suis sûre que lui il sait, ajouta Grace en se tournant vers son parrain.

Daniel inspira, il savait la nature de la discussion qu'avait eu le père et la fille mais n'était pas vraiment à l'aise avec l'idée d'en répéter le contenu. Cependant, il semblait évident qu'il n'avait pas le choix de toute façon :

— Bien. Vous lui avez parlé de sa mère, de l'amour que vous aviez pour elle et vous lui avez demandé si elle était vraiment heureuse, à consacrer toute sa vie à son travail. Ça l'a beaucoup chamboulé à l'époque, ajouta-t-il un ton plus bas en grimaçant. Et c'est suite à ça qu'elle a accepté la proposition de Mark de rencontrer l'un de ses amis.

Jacob eut une moue dégoûtée :

— Un ami de Mark ? Oh pitié ! Ne me dites pas que c'est ce type-là, celui dont Mark m'avait parlé, le flic…

Daniel grimaça.

— Pete Shanahan. C'est lui, en effet, confirma Teal'c.

— Teal'c ! grinça Daniel.

— Qu'y-a-t-il Daniel Jackson ? Il semble évident que Jacob Carter doit être mis au courant du futur pour que le plan de Grace se déroule comme prévu.

L'archéologue se tourna vers Grace qui haussa les épaules :

— Il a raison. Et elle va même manquer de l'épouser.

Jacob hurla presque :

— Quoi ? Et Jack va laisser faire ?

Daniel haussa les épaules :

— Vous connaissez Jack.

— Et vous, vous l'avez laissée faire une connerie pareille ? tempêta le tok'ra.

Daniel recula d'un pas :

— Qu'est-ce que vous vouliez que je fasse ? Vous connaissez Sam non ? Qu'est-ce que vous croyez ? J'ai essayé de leur parler, il n'y a pas plus buté que ces deux-là ! Et vous savez très bien ce qui se passe quand on dit à Sam de ne pas faire quelque chose ?

— Elle le fait, concéda Jacob.

— Précisément.

Le général se tourna vers sa petite fille :

— Qui va la faire changer d'avis alors ?

— Toi. Mais pas aujourd'hui. Plus tard.

— À la fin ?

Grace se mordit la lèvre et agita un peu trop nerveusement la tête. Instinctivement, Daniel laissa courir une main réconfortante sur son épaule et elle ne se déroba pas. Il changea de sujet :

— Et moi, je fais quoi ?

— Maman dit dans le rapport officiel que tu voulais la convaincre de parler avec le nuage…

— Il est vivant ?

Grace fronça le nez et le regarda de travers :

— Ben non. C'est une nébuleuse.

Il leva les mains en signe d'excuse, ils avaient vu tellement de choses étranges qu'un nuage conscient ne lui semblait pas si impossible. Puis, les mots de la petite fille repassèrent dans sa tête :

— Attends, tu as dit rapport officiel ?

— Oui. Dans l'officieux, elle précise que tu étais exaspérant et hautain.

— Hautain ? couina-t-il.

— Oh ben ça ne changera pas de d'habitude. En somme, sois toi-même ! railla Vala, morte de rire.

— Hé ! Et d'ailleurs, pourquoi Teal'c est en vert et moi en bleu ? demanda-t-il soudain, avide de passer à autre chose.

Vala haussa les épaules :

— Parce que tu ne rentres plus dans les verts je suppose. Aiiiieuhh ! ronchonna-t-elle, se tenant le bras qu'il avait légèrement pincé.

Grace regarda sa montre et tapa dans ses mains :

— Bon les enfants, c'est l'heure de passer à l'action : Vala et Papi, passez voir maman tant qu'elle est inconsciente et glissez ça sur son crâne, mais dans ses cheveux, qu'elle ne tombe pas dessus.

— C'est un amplificateur de mémoire, nota Teal'c.

— Oui, mais modifié. Ça permettra de suivre son état grâce à ça, précisa-t-elle en tirant de dessous une console un appareil tok'ra, lui aussi visiblement bidouillé.

— Et on pourra voir ce qu'elle pense, fit remarquer Jacob.

— Théoriquement oui, concéda Grace, mais on coupera l'image.

— Grace, je ne suis vraiment pas à l'aise avec ce qu'on fait là, répéta Daniel.

La petite fille soupira bruyamment :

— Tu crois vraiment que ça me plaît ? Mais tu préfères quoi ? Que papa et maman ne se mettent jamais ensemble ? Qu'elle épouse Pete ? Ou un autre, encore pire ? Ou personne ? Et que, dans tous les cas, je ne vienne jamais au monde ?

Daniel passa d'un pied sur l'autre, cette mission avait des implications très personnelles pour Grace plus que pour quiconque.

— Je suis désolé, souffla-t-il.

— C'est mon existence que je joue là, tonton Dany, je ne peux pas prendre ça à la légère.

— Je sais. Ce n'est pas ce que j'ai voulu dire, admit-il. Qu'est-ce que tu veux que je fasse ?

— Toi et tonton Teal'c, vous allez emmener papa dans l'un des quartiers du viasseau, elle déplia un plan : celui-là. D'après les vidéos, maman oublie de vérifier toute cette partie.

Jacob fronça les sourcils :

— Ça ne ressemble pas à ta mère.

— Je sais, mais en l'occurrence ça nous arrange. Tachez de le persuader qu'on est en 2004. Et qu'il rêve.

Daniel grimaça :

— Comment est-ce que tu veux qu'on fasse ça ?

— Aucune idée. Débrouillez-vous. Tenez, oreillette pour tout le monde, je veux pouvoir vous parler.

— Donc toi, tu ne bouges pas de là ? en déduisit Daniel.

— Pas tout de suite en tout cas. Ensuite, c'est Vala qui nous coordonnera. C'est la seule qui n'interagit pas avec maman.

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Grace regarda son grand-père et sa tante avec soulagement. Pour l'instant, tout se déroulait selon le plan. Avec Vala, elle avait déjà mené plusieurs missions décisives mais jamais une mission qui impliquait tant de monde. Maintenant, à l'exception de ses parents, tout le monde était au courant, et même si elle savait que tôt ou tard il faudrait en venir là, elle n'en n'était pas ravie. Elle interrogea Vala du regard et celle-ci lui confirma d'un signe de tête que tout était en place. Pendant qu'ils vadrouillaient dans le vaisseau, Grace avait relié le jumper au Prométhée et récupéré une liaison avec les caméras et les micros du vaisseau, c'est sans doute ce qui avait rendu les enregistrements de sons HS la première fois. Elle ne chercha pas à corriger le problème. Pour que tout fonctionne, il ne fallait rien changer. Elle se cala sur l'image de sa mère, toujours inconsciente. Le moniteur tok'ra n'indiquait rien de sérieux pourtant elle ne reprenait pas conscience. Grace vérifia ses notes et sa montre une seconde fois :

— Vous êtes sûrs que tout allait bien ?

— Un problème Gracie ? s'inquiéta Jacob en la rejoignant.

Grace fronça les sourcils :

— Elle devrait s'être réveillée maintenant… Je vais aller voir.

Une ride d'inquiétude barra le front de Jacob :

— Tu es sûre que c'est une bonne idée ?

— Je suis la première à intervenir de toute façon. Vala ?

Elle tendit le micro central à sa tante et lui laissa sa place avant de s'enfoncer dans le ventre du vaisseau. Grace avait appris les plans par cœur, elle était même intervenue dans sa conception en modifiant légèrement les données de sa mère à l'époque adéquate, mais se balader à l'intérieur restait impressionnant.

— Elle est réveillée, lui souffla Vala dans l'oreille.

Dans le retour de l'oreillette, Grace entendit au loin la voix de sa mère :

« Ici le major Carter, Passerelle à vous. Passerelle, répondez s'il vous plaît ? »

Elle regarda encore une fois sa montre et sourit : pile à l'heure. Grace s'immobilisa au coin du couloir et son cœur s'emballa. Elle était là : sa mère, à quelques mètres d'elle, à la fois si proche et si différente de celle qui la bordait tous les soirs ou presque. Elle tourna son regard, un peu vitreux, vers elle et l'émotion gagna le cœur de Grace. Elle n'avait jamais vu sa mère comme ça, presque fragile, si jeune aussi. Et les cheveux courts, c'était très bizarre. Elle se força à sourire. Sam inclina la tête, la fixant étrangement. Mal à l'aise, Grace se tordit les mains dans sa robe.

Tu ne dois pas interagir tout de suite, se rappela-t-elle. Lors du premier contact vous ne vous parlez pas.

Quand sa mère avança d'un pas dans sa direction, chancelante, se retenant au mur, Grace inspira et disparut dans un renfoncement. Elle attendit de ne plus entendre de bruits de pas pour sortir de sa cachette et retourner au jumper. Elle était presque arrivée quand la voix de sa mère résonna dans tous les haut-parleurs :

« Passerelle à tous les ponts, répondez ! Est-ce que quelqu'un m'entend ? »

Elle connaissait suffisamment bien sa mère pour sentir une pointe de douleur et de détresse dans sa voix, et cela lui serra le cœur.

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Grace bailla et s'étira pour s'installer plus confortablement dans le siège du jumper. Les anciens avaient beau être très avancés, pour le confort et l'ergonomie, ils laissaient à désirer.

— Qu'est-ce qu'elle fait ? demanda papi, les yeux fixés sur le moniteur.

Grace regarda plus attentivement l'écran :

— Elle a fait une entrée sur le journal de bord et elle va tenter les moteurs subliminiques. Tonton Teal'c ? ajouta-t-elle dans le micro.

— Je t'écoute Grace O'Neill.

— Ça va bientôt être à toi.

Le jaffa passa la tête dans le jumper moins d'une minute plus tard.

— Comment ça se passe avec papa ?

Teal'c inclina légèrement la tête, il paraissait contrarié :

— Pas très bien. Je crains qu'il n'adhère pas à l'histoire de Daniel Jackson. Il ne croit ni à la possibilité d'un rêve, ni à celle d'être en 2004.

Jacob se leva :

— Je vais y aller. Ou ton père ne va faire qu'une bouchée de ce pauvre Daniel.

— Merci Papi.

— Dois-je me rendre sur la passerelle ?

Grace vérifia sa montre :

— Oui, tu dois y être dans exactement six minutes.

— Je dois donc convaincre le major Carter de se méfier des occupants de l'autre vaisseau ?

Grace allait confirmer par l'affirmative lorsque que les données qui défilaient sur l'appareil tok'ra attirèrent son attention :

— Oh non, bafouilla-t-elle une pointe d'angoisse dans la voix, sa commotion s'aggrave…

— Ça va aller ? s'inquiéta Vala. Tu sais qu'on a un appareil de guérison au cas où ?

Grace balaya l'idée :

— Je sais mais on n'en est pas encore là. Teal'c, surtout, dis-lui de ne pas s'endormir. Il faut qu'elle reste réveillée. Au moins les prochaines heures. Il ne faut pas qu'elle dorme.

Teal'c s'inclina :

— Je ferai au mieux.

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Teal'c progressait rapidement en direction de la passerelle.

— Attention, elle va tenter l'hyper-propulsion, ça peut secouer un peu, souffla Grace dans son oreille.

— Bien reçu.

— Teal'c ?

— Grace ?

— Maman ne doit pas voir l'oreillette.

Le jaffa fit glisser l'appareil dans sa poche et entra dans la pièce. Samantha Carter était là, la tête dans les mains. Comme il l'avait vu sur la vidéo, il fit doucement glisser ses doigts autour de son poignet. Elle sursauta.

— Major Carter.

— Teal'c ?

La voix de la jeune femme semblait éraillée et elle paraissait vraiment en mauvaise forme, il fronça les sourcils d'inquiétude et son ton se fit plus sec qu'il ne l'avait voulu :

— Écoutez-moi, vous devez absolument rester consciente coûte que coûte.

— Il faut que je dorme un peu, gémit-elle.

Une pointe d'angoisse aiguillonna Teal'c :

— Hors de question ! Écoutez-moi, votre blessure est grave, si jamais vous vous endormez, vous mourrez, vous n'avez pas le choix.

— Je sais.

Sa voix n'était qu'un souffle et l'intuition du jaffa lui disait qu'elle allait vraiment mal. Il devait insister, tout faire pour qu'elle ne dorme pas. Il se pencha en avant :

— Si vous ne voulez pas mourir, vous devez rester éveillée, c'est clair ?

Samantha cligna des yeux et les ferma avant de s'affaisser sur les commandes, la tête dans les bras. Après un instant de flottement, Teal'c contrôla son pouls et sa respiration. Les valeurs semblaient correctes mais le major était vraiment pâle et il ne parvenait pas à la réveiller. Il remit l'oreillette en place :

— Grace O'Neill.

— Je t'écoute tonton.

— Je n'arrive pas à réveiller Samantha Carter. Son état m'inquiète.

Il y eut un instant de silence et la voix de Grace, serrée par l'angoisse, souffla dans son oreille :

— Très bien, on passe au plan B, Vala arrive.

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Grace soupira en regardant sa tante rentrer dans le Jumper :

— Comment va maman ?

Vala s'avança vers elle et la serra dans ses bras. Grace se coula contre elle, savourant ces quelques instants où elle pouvait juste être une petite fille qu'on console.

— Ça va aller. Je crois qu'il y avait un début d'hémorragie cérébrale, mais c'est soigné. Je ne suis pas allée au bout pour que la commotion soit toujours visible par le SGC.

— Merci tata.

— Ça va aller ma puce.

Grace s'éloigna à contre-cœur du ventre de Vala contre lequel elle s'était nichée :

— Où est Teal'c ?

Vala haussa les épaules :

— On a croisé Daniel, ton père a faim visiblement, ils sont partis au stock chercher à manger.

Grace grimaça en se précipitant sur les écrans :

— Si le timing est respecté, maman devrait bientôt se réveiller. Ils vont être trop juste.

— On a peut-être modifié le timing, souffla doucement Vala.

— Je ne comprends pas pourquoi tu n'as pas eu à intervenir la première fois.

— Peut-être parce que je l'avais fait directement en allant placer le capteur ? On n'a pas de caméra dans cette zone, on ne sait pas ce qui s'est passé.

Grace fronça le nez :

— Peut-être. Ah. On n'a pas modifié ça, grinça-t-elle alors que sur l'écran sa mère émergeait doucement.

— Daniel ! Oncle Dany, où est-ce que tu es ?

— Entrepôt de stockage, pour…

Elle ne le laissa pas finir :

— Partez de là immédiatement, maman est train de se réveiller ! Elle va vous tomber dessus ! Et prenez suffisamment à manger parce qu'après, maman va faire l'inventaire et vous ne pourrez plus rien prélever.

— Bien reçu Grace, tonna la voix caverneuse de Teal'c, nous arrivons.

Le cœur de Grace s'emballait alors qu'elle suivait leur progression dans les couloirs :

— Maman va les griller…

— Tu as une idée ? lui demanda Vala, tout aussi captivée par ce qui se déroulait sur les écrans.

— Peut être ! lança Grace alors qu'elle bondissait en dehors du jumper et s'élançait dans le couloir.

Faire diversion. Il fallait qu'elle éloigne sa mère du chemin pris par ses oncles. Des apparitions qui font le plein de nourriture ce n'est pas très crédible. Elle escalada une échelle et changea d'étage. Il fallait qu'elle trouve comment attirer sa mère de l'autre côté pour ne surtout pas prendre le risque qu'elle emprunte le chemin du stock ou du jumper.

— Vala ?

— Je t'écoute.

— Où est maman ?

— Toujours sur la passerelle.

— Super, merci.

Elle accéléra. Elle n'était plus très loin, l'idée s'imposa d'elle-même : elle allait chanter. Chanter quelque chose qui l'attirerait à coup sûr. Elle devait être à portée de voix. Elle inspira :

— Dis-moi jolie petite fille, quelle est cette étoile qui brille ? Si loin là-haut dans le ciel…

— Continue, ça marche, lui souffla Vala.

— Il y a quelqu'un ? demanda la voix de sa mère.

Grace commença à avancer pour l'attirer plus loin :

— Comme sa lumière est belle. Dis-moi jolie petite fille...

— Qui est là ?

— Ils en sont où ? murmura la petite fille pour sa tante.

— Ils vont passer à deux couloirs de ta mère.

Grace chanta plus fort :

— Quelle est cette étoile qui brille ?

— C'est bon, glissa, soulagée, la voix de Vala.

Grace soupira et reprit le chemin du Jumper.

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Vala sursauta quand ils entrèrent dans le vaisseau.

— C'est la chanson…

Jacob ne put finir sa phrase, les mots comme écrasés dans sa gorge.

— C'est la chanson de sa grand-mère, c'est Sam qui la lui a apprise, elle me la chante souvent, termina Vala. Votre femme a inventé une très belle chanson.

— Est-ce que quelqu'un veut bien me dire ce qui se passe ici ? grogna Jack, encore un peu étourdi mais bien trop réveillé pour le plan.

Vala grimaça, gigota sur son siège, cherchant une réponse et n'en trouvant pas.

— On ne peut pas dire qu'il soit très client de notre histoire, s'excusa Jacob.

— Jacob vous connaissez Vala ?

Le tok'ra grimaça :

— On va dire ça.

Jack secoua la tête en se passant une main dans les cheveux :

— Y a rien qui va. Où est Grace ? Grace !

— Jack ! paniqua Daniel en entrant dans le jumper. Qu'est-ce que vous faites là ?

Vala se mordit la langue pour ne pas éclater de rire. La voix de Daniel sonnait beaucoup trop aiguë et il gigotait comme un asticot. Il était toujours aussi mignon quand il était embarrassé.

— Pourquoi est-ce que tu me vouvoies Daniel ?

Cette fois elle pouffa.

— Vala ! Est-ce que tu peux me dire ce qui se passe ici ? tempêta O'Neill, encore flageolant sur ses jambes, en se plantant devant elle.

Elle haussa les épaules et fit la moue :

— Aucune idée.

— Où est Sam ?

— Pas là.

— Comment ça pas là ? répéta-t-il en s'énervant encore un peu plus. Pour l'amour du ciel, est-ce que quelqu'un va finir par me dire ce qui se passe ici ?!

Teal'c s'avança aux côtés de son ami :

— O'Neill.

— Teal'c, toi tu vas me dire ce qui se passe ! devant la mine impassible du jaffa, il ajouta : Ou pas.

— Je pense qu'il vaudrait mieux que Grace O'Neill t'explique elle-même de quoi il en retourne.

— Grace est là ?

— Elle arrive, énonça Vala en regardant les écrans de surveillance, je vais te faire un café Jack.

Elle se redressa, contournant les deux hommes pour aller vers l'arrière du Jumper récupérer le pot de café que Daniel avait été dérober au mess. Quand elle passa à côté de son mari, elle le heurta gentiment de l'épaule :

— Pour ça aussi on dirait qu'il va nous falloir un plan B.

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— Donc, tu veux dire que pendant qu'on la cherchait partout, que je me faisais un sang d'encre à l'imaginer perdue, seule, blessée ou pire encore, j'étais… on était tous ici, avec elle ?

Jack faisait les cent pas dans le petit vaisseaux ancien et Grace, tout en surveillant du coin de l'œil les actions de sa mère sur les moniteurs, commençait à avoir le tournis.

— Oui. Mais c'est mieux non ?

— Tu as volé un vaisseau temporel ! hurla son père.

Grace grimaça :

— Certes. Mais c'était un cas de force majeure, plaida-t-elle.

— Jack, tenta Daniel.

— Oh toi ! Attends ! Ton tour viendra, tu ne perds rien pour attendre !

— Hé ! Mais elle ne m'a pas laissé le choix ! se défendit Daniel.

Grace, outrée, plissa le nez :

— Quoi ? Tu essaies de me défendre ou de m'enfoncer là, tonton ?

— Qu'est-ce que tu ne comprends pas dans « surveiller une enfant » ? Tu crois vraiment qu'un voyage dans le temps soit une activité appropriée pour une enfant de neuf ans ? Comment tu as pu cautionner ça ?

— Tu aurais préféré quoi, Jack ? Qu'elle fasse ça toute seule ? C'est ta fille et celle de Sam, elle est plus bornée que vous deux réunis ! Tu crois que j'aurais pu l'empêcher de faire ce qu'elle avait décidé ? s'énerva Daniel.

— C'est toi l'adulte Daniel ! Elle a neuf ans !

— Tu crois que je ne le sais pas !

— Vous allez arrêter tous les deux ! gronda Jacob. On a autre chose à faire.

Mais aucun des deux belligérants ne fit attention à lui :

— Et puis en plus, comment je suis arrivé là ? Vous m'avez drogué ? C'est peut-être Grace qui m'a porté toute seule, avec ses petits bras, aussi ?

— Non mais…

— Non mais quoi Dany Boy ? Tu vas me dire qu'elle vous a tous forcés à être là ? Elle vous a quoi, assommés aussi ? Menacés d'une arme peut-être ?

Vala leva les yeux au ciel, enfonça deux doigts dans sa bouche et les fit taire d'un sifflement strident. Daniel et Jack se tournèrent vers elle dans un même mouvement :

— Vala !

— Wouah vous arrivez à vous coordonner ? Magnifique, gardez cet esprit. Nous ne serions pas là, Sam serait morte. C'est vraiment ce que vous auriez préféré ?

Grace sentit son cœur se serrer à cette pensée même si elle savait que Vala avait raison. Elle regarda son oncle et surtout son père blêmir :

— Où est Sam ?

Grace tourna l'écran vers son père :

— Elle est là. Elle soigne sa blessure.

— C'est grave ? s'inquiéta-t-il en caressant l'image de sa mère du regard.

— Ça l'était, déclara doucement Vala, elle agita l'appareil de soin goa'uld : Ça l'est moins maintenant.

Jack eut pour elle un léger signe de tête :

— Merci. Et maintenant ?

Grace inspira et lui tendit les dossiers qu'elle avait fait découvrir à Daniel quelques heures plus tôt :

— Il y a des choses que tu dois voir.

Il la regarda d'un air sombre et fronça les sourcils. Elle n'aimait pas voir son père si en colère mais elle insista quand même :

— S'il te plaît, c'est vraiment important. Tout ce que l'on fait ici, ça s'est déjà produit, il faut qu'on s'assure que tout se passe comme cela doit se passer…

Jack grimaça :

— Rah, arrête, on dirait ta mère, j'ai déjà suffisamment mal à la tête.

— S'il te plaît papa, c'est le seul moyen pour que rien ne change, vous deux et…

Elle baissa la tête. La main caleuse de son père effleura sa joue avant de relever son menton pour que leurs yeux se rencontrent :

— Toi ?

Elle renifla :

— Oui.

Il l'attira contre lui et, pour la première fois depuis le début de cette mission, l'angoisse sourde qui grondait en elle se tut, un instant, une éternité. Il la souleva de terre et la cala dans ses bras :

— Tu aurais dû me parler de tout ça avant Citrouille, murmura-t-il dans ses cheveux.

Elle retint difficilement une larme :

— Avec le temps, on ne sait jamais, il faut limiter au maximum nos actions, et qui on met au courant, et…

— Chut Citrouille, je sais tout ça…

— Maman ?

Il rigola et déposa un baiser sur son front avant de la reposer :

— Évidemment, qui d'autre ?

— Ta mère commence son inventaire, avertit Vala qui avait pris la place au centre des opérations.

Grace se redressa, elle devait reprendre du service :

— Bien. Daniel, tu es le suivant à intervenir. Dès qu'elle aura fini les stocks, elle mangera en travaillant sur la passerelle. Selon les vidéos, tu apparais à ce moment-là. Et change de lunettes !

Son oncle fit mine de lui tirer la langue tout en fouillant ses poches. À mesure que son visage se faisait grave, la gorge de Grace s'asséchait et un mauvais pressentiment lui parcourut l'échine :

— Quoi ?

—Je ne les retrouve pas.

Grace éclata d'un rire jaune :

— Tu plaisantes ? Tu n'as même pas idée de ce qu'on a dû faire pour les trouver !

— Je suis désolé… Ecoute Grace, ce n'est rien, je suis certain qu'elle ne va pas…

— Tonton, stop. On a déjà parlé de ça. Quand est-ce que tu les as enlevées pour remettre les actuelles ?

Daniel réfléchit une trop longue minute et l'expression qu'il afficha ensuite ne rassura pas Grace, bien au contraire :

— Dans la réserve, il hésita, je n'arrivais pas à lire les étiquettes avec les vieilles ! Du coup, j'ai remis celles-ci et…

Sa phrase mourut dans une vilaine grimace d'excuse. Grace se passa les mains sur le visage, hésitant entre la colère et le désespoir :

— Donc les lunettes sont dans les stocks, là où est maman, et elle risque de tomber dessus, merveilleux, vraiment merveilleux, merci oncle Dany ! Vraiment, merci !

— Arrête on dirait ton père !

— Hé ! s'écrièrent les deux O'Neill dans un bel ensemble.

— Je vais faire diversion pour qu'elle ne voit pas les lunettes, décida Grace, toi tonton, tu te tiens prêt, je ferai en sorte de te repasser la vieille monture et tu entreras en scène au bon moment, et n'oublie pas…

— Oui, je suis agaçant et prétentieux.

— Hautain, maman a noté hautain.

— En somme, sois-toi-même ! ricana Jack.

— Ah ah ! Je lui ai dit la même chose ! s'exclama Vala, hilare, en tendant les deux mains à Jack pour qu'il frappe dedans.

— Oui, bon, ça va tous les deux ! ronchonna Daniel.

— Papa, j'aurais besoin que tu regardes les vidéos… Teal'c ?

— Grace ?

— Vous avez ramené de la glace du stock ?

Le jaffa inclina la tête :

— Évidemment.

— Papa ? Pot de glace et vidéos !

— À vos ordres chef !

Grace secoua la tête et s'élança vers l'entrepôt de stockage.

Elle n'était qu'à deux mètres de sa mère et elle dut lutter pour ne pas se jeter dans ses bras. Elle repéra facilement les lunettes, en équilibre sur le bord d'un carton vers lequel se dirigeait Sam :

— Viens jouer avec moi !

Grace grimaça mentalement, il fallait bien trouver quelque chose. Sa mère sursauta, bousculant légèrement les cartons, assez pour faire tomber les lunettes, c'était déjà ça.

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Après avoir attendu dans une gaine de ventilation que sa mère se dirige vers la passerelle pour récupérer les fameuses lunettes et les repasser à son oncle, Grace se laissa tomber sur son siège à côté de Vala :

— Il s'en sort comment ?

— C'est ce qu'on va voir, il vient de s'installer.

« Ça pour être coincée vous êtes coincée. »

— Belle entrée en matière, commenta Vala.

Grace était plus dubitative, Daniel s'était affalé sur une chaise et avec sa maladresse légendaire, il prenait surtout le risque de se casser la binette :

— Mouais, peut-être.

« Arrêtez un peu Sam, vous vous acharnez sur le même programme de diagnostic depuis plus de quatre heures, s'il y avait quelque chose à trouver, vous l'auriez déjà trouvé. »

Grace fronça les sourcils :

— Pourquoi est-ce qu'elle fait comme s'il n'était pas là ?

— Parce qu'il n'est pas censé être là, elle pense que c'est une hallucination donc elle traite ça par le mépris, expliqua Jacob, arrivé dans leurs dos.

« Sam ! Coucou ! »

Sur l'écran, Daniel claqua des doigts et Sam leva les yeux au ciel.

« Pour quelqu'un qui s'est élevé vous êtes agaçant ! »

« On devait trouver ça intéressant, ça fait partie de mon charme, ou alors ça m'a valu ma chute, allez savoir. »

Vala laissa échapper un gargouillis en se cachant les yeux. Elle semblait hésiter entre la gêne et l'hilarité.

— Je le trouve plutôt bon, commenta Jacob.

— Il a réussi à l'énerver en tout cas, nota Vala alors que sur l'écran, Sam agitait son crayon de papier jaune en fronçant les sourcils :

« Désolée Daniel mais je n'ai pas de temps à perdre en bavardage. Surtout avec quelqu'un qui n'est même pas réel. »

Daniel papillonna des yeux et prit son air le plus exaspérant, la tête renversée en arrière, muet.

— Il ne sait plus quoi dire, devina Vala.

— Tonton, tu dois lui répondre ! l'invectiva Grace dans le micro par réflexe, sans toutefois être sûre qu'il l'entende, elle ne savait pas s'il avait pensé à ôter son oreillette ou non.

« Oui, c'est vrai que je ne suis pas vraiment moi, je suis plutôt vous, une manifestation de votre inconscient. » Il sembla hésiter : « En cela, suis-je réel ou non, vous seule pouvez répondre à cette question, ce que vous appelez bavardage à une portée philosophique très intéressante. »

— Du grand Daniel, commenta Jacob, plus joyeux qu'un enfant au spectacle.

À la façon dont sa mère secoua la tête sur l'écran, Grace pouvait dire qu'elle était très énervée et prenait sur elle pour ne pas exploser :

« Daniel… »

« Écoutez, vous avez besoin d'aide, non ? Acceptez celle que je vous offre » insista-t-il, l'arête du nez entre les doigts.

Sam se retourna, la mâchoire serrée et lâcha, sarcastique :

« Vous êtes moi et j'essaie de m'aider ? »

« Oui, c'est bien ça. »

— Elle va le tuer, se moqua Jacob.

— Mais non, contra Vala, une expression mi-figue mi-raisin sur le visage.

« Pourquoi pas, au point où j'en suis, tout aide est bonne à prendre. »

« Bravo Sam ! »

Daniel frappa dans ses mains et s'assit sur la console.

— Ou peut-être que si finalement, grimaça Vala.

« Alors, qu'est-ce que vous… qu'est-ce que j'ai à me dire ? »

Daniel inspira si fort qu'il en fit grésiller le micro :

« Alors voilà, je crois que vous avez tout pris à l'envers. »

— Cette fois il est cuit ! annonça gravement Jacob avant d'éclater de rire.

(à suivre)