Bonjour à toutes et à tous qui arrivez ici, voici la fin de The Grace's Conception.
Merci à vous d'avoir lu cette histoire jusqu'au bout. Merci de vous être laissés embarquer par Grace et son histoire.
Merci à Shippeusesamnjack et Dana LMM pour leur soutien, leurs retours et leurs corrections. Merci d'avoir pris ce chemin avec moi.
Toutes les erreurs sont les miennes.
Balises d'épisodes:
Post séries: post SG1, post Atlantis, post Universe.
Jack/Sam établis. Daniel/Vala établis
7x13: Grace / Voyage intérieur.
Rappel: Rien ne m'appartient, ni la franchise, ni l'histoire, ni les personnages, rien du tout, ce texte a juste pour but de vous divertir et aucune visée commerciale.
N'hésitez pas à commenter et à bientôt !
— Ah ben quand même, vous avez mis le temps !
Jack qui fermait la marche hésita entre reprendre sa fille et éclater de rire. Il jeta un regard à Daniel qui en était visiblement au même point et se contenta de secouer la tête en s'approchant du poste de pilotage :
— Un problème citrouille ?
Grace plissa le nez :
— On est en retard sur l'horaire !
— Peut-on vraiment être en retard dans un vaisseau qui voyage dans le temps ?
Il sourit, satisfait de son trait d'esprit, peu importait que Daniel le regarde d'un air navré. Grace ronchonna :
— Je ne vois vraiment pas ce que maman trouve à ton sens de l'humour.
— Hé je ne te permets pas ! s'exclama-t-il en lui ébouriffant les cheveux.
— Mais papa ! couina Grace en lui lançant un regard noir tout en essayant de rediscipliner sa tignasse.
Les moteurs du Prométhée gagnèrent en puissance et Grace soupira. Jack lui posa une main sur l'épaule :
— Comment on sort ?
— En étant à l'heure, grinça Grace renfrognée.
— Je suis désolée Citrouille, mais tu sais, on ne court plus aussi vite que des enfants de neuf ans.
À côté de lui, Daniel, encore un chouia essoufflé, opina du chef.
— Parlez pour vous, O'Neill et Daniel Jackson, résonna la voix grave et subtilement riante de Teal'c.
Jack se tourna vers son ami, assis sur un banc, l'air triomphant :
— C'est ça Teal'c, rigole. Un jour, toi aussi tu seras vieux.
— Selon les critères tau'ri, c'est déjà le cas, il n'empêche que je suis en excellente forme physique.
— Je m'en veux d'interrompre votre petite joute verbale, mais je vous invite à vous asseoir, pour ceux pour qui ce ne serait pas encore fait, annonça Grace.
— Grace… qu'est-ce que tu as en tête ? Comment est-ce que tu veux sortir ? s'inquiéta Daniel en regagnant un banc.
— On ne sort pas, répondit-elle.
Daniel grimaça et Jack ressentit dans ses entrailles les vibrations caractéristiques du moteur temporel. Comme pour toutes les technologies atlantes, il sentait une sorte d'attirance, comme une familiarité naturelle avec le jumper et ses fonctions, il avait cependant bien conscience que pour Grace, les choses allaient bien au-delà de ça. Même si elle avait besoin de toute sa concentration, elle présentait un don naturel bien supérieur au sien. Daniel, face à lui, virait livide. Jack ricana sous cape, il n'avait pas peur, il avait toute confiance en Grace, comme en Sam. Entre eux, le module temporel s'illumina et le décor visible par la baie d'observation changea. Ils étaient dans l'espace. Il observa les épaules de sa fille se détendre.
— Et maintenant ? Demanda-t-il.
Grace soupira :
— On fait taxi dans l'autre sens, on commence par papi, ajouta-t-elle la voix basse.
Jacob, assis sur le siège passager, tendit le bras et le passa autour des épaules de la petite. Elle se nicha brièvement contre lui puis reprit son air clown, Jack connaissait la manœuvre, il l'avait presque inventée :
— Madame, Monsieur, où est-ce que je vous dépose ?
Un sourire bienveillant étira les traits de Jacob, il n'était pas dupe non plus :
— Juna.
— Juna ? répéta Grace incrédule.
— Selmak pense que c'est le mieux à faire. Nous ne pouvons pas prendre le risque que tu te poses directement sur la planète qui nous sert de base actuellement.
Grace plissa légèrement les yeux :
— Planète dont tu ne me diras pas le nom…
Jacob émit un léger rire :
— Effectivement.
— Et pourquoi Juna ?
— Ba'al y a réinstallé quelques jaffas mais la planète est suffisamment sûre et nous avons un agent sur place qui pourra me faire rapatrier.
— Bien, en avant pour Juna alors. Selmak peut me donner la localisation exacte ?
Jacob éclata de rire :
— Qu'est-ce que tu crois jeune fille ? Ton grand père sait aussi y faire, je n'ai pas besoin de Selmak pour rentrer un plan de vol.
Un sourire illumina le visage de Grace qui répondit d'un ton tout aussi moqueur :
— Ah bon ? Je serais quand même plus rassurée si elle jetait un œil.
Jacob lui fit une grimace et commença à la chatouiller.
— Hé ! On ne distrait pas le pilote ! gloussa Grace en se tortillant dans son siège.
Quelque chose tirailla le cœur de Jack. Ces deux-là étaient faits pour se connaître, la vie s'était montrée bien cruelle en les empêchant de partager quelques années. Il réalisa aussi combien Jacob avait pu lui manquer et pendant une fraction de seconde, il envisagea la possibilité de le ramener à la maison, même si la part rationnelle en lui savait bien que c'était impossible. Il pensa à Sam et une franche tristesse lui donna du vague à l'âme. Il aurait aimé qu'elle soit là, qu'elle puisse voir ça : son père et sa fille chahutant, comme si de rien n'était… dans un vaisseau spatial et au milieu du vide cosmique certes, mais ça, c'était un après-midi normal dans cette famille.
— Jack, murmura doucement Daniel en posant une main sur son épaule.
Il se retourna pour lui faire face et son ami lui déposa un petit caméscope dans les mains.
— Daniel ?
— Pour Sam. Elle finira bien par le savoir un jour de toute façon, je me suis dit que ça pourrait être bien si…
Il laissa planer la fin de sa phrase mais Jack n'avait pas besoin de plus, il sourit :
— Ce n'est pas interdit par les règles du voyage dans le temps ?
Vala pouffa :
— Au point où elles en sont les règles du voyage dans le temps…
Jack hésita, mais pas longtemps, il avait trop envie de se laisser convaincre :
— Les enfants ? Ça vous dit de faire une vidéo souvenir pour Carter ? Pour l'éventualité où elle saurait un jour la vérité, ajouta-t-il devant la petite bouche pincée de sa fille.
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Même avec le système McKay poussé à fond, ou presque : la machine commençant à fatiguer, Grace avait opté, sur les conseils de Selmak pour un fonctionnement à 80% de ses capacités, le trajet jusqu'à Juna s'étirait sur vingt-deux longues heures. Ils avaient utilisé les cinq premières à filmer des messages, de plus en plus absurdes, à l'intention de Sam, puis ils avaient fini le stock de glace. La fatigue et la mélancolie de fin de mission, mais surtout l'idée prochaine de quitter Jacob, plongeaient l'habitacle dans le silence. Daniel n'osait plus bouger, même si sa fesse gauche commençait à s'engourdir, il ne voulait surtout pas réveiller Vala qui s'était blottie contre lui. Il adorait quand elle s'endormait comme ça. Elle finissait toujours par le faire en mission, moins maintenant qu'ils étaient, d'un point de vue officiel, rangés évidemment. Il savourait la confiance qu'elle lui portait : Vala, l'intrépide, l'inquiète, la tumultueuse, qui acceptait de se reposer littéralement sur lui. Il avait toujours pris ça comme un honneur, depuis le début, et même maintenant, c'était toujours le cas. Il laissa doucement sa joue reposer sur les cheveux de sa femme, respirant leur odeur d'amande. Grace bailla pour la troisième fois en cinq minutes et Jack insista en fronçant les sourcils :
— Gracie, tu devrais me laisser les commandes.
— Non. Je te dis que ça va papa.
Daniel réprima un sourire, il essayait de ne pas trop jubiler de voir que même Jack éprouvait des difficultés à se faire entendre de sa fille. Sur le banc en face, Jacob dormait et Daniel en vint à penser que le pauvre homme avait aussi dû passer des moments compliqués en élevant Sam. Grace lui ressemblait tellement : brillante, toujours pleine d'idées et d'énergie mais incapable de savoir quand s'arrêter pour son propre bien. Le pauvre Jack se retrouvait à devoir dire stop aux deux, ce qui était assez ironique puisque reconnaître les limites n'était pas exactement le domaine où il excellait le plus. Mais pour elles, il réussissait à merveille :
— Laisse-moi au moins m'asseoir aux commandes, ton grand-père dort sur un banc et ta tante sur l'autre. Avec mes genoux, je ne peux pas rester longtemps debout, et si je m'assois par terre, je ne vais pas réussir à me relever, argumenta-t-il. Tu pourras toujours continuer de piloter assise sur mes genoux.
C'était finement joué, Daniel salua la performance. Il doutait cependant que Grace soit vraiment dupe, mais il avait de bons arguments donc la logique l'emporta sur le reste :
— Mouais. Admettons.
Moins de dix minutes plus tard, les mains de Jack glissaient sur les commandes alors que la petite tête blonde de sa fille endormie se nichait contre son torse. Le silence qui régnait dans le vaisseau fut rompu par Teal'c qui posait un regard tendre sur le tableau père fille depuis plusieurs minutes :
— Grace O'Neill est une enfant très douée.
Daniel vit la fierté illuminer le visage de Jack et cela lui réchauffa le cœur, même s'il ne pouvait pas vraiment dire pourquoi :
— Elle est tellement brillante.
Teal'c sourit et inclina la tête :
— Comme toutes les jeunes étoiles turbulentes.
Les élans poétiques de Teal'c prenaient toujours Daniel de court et lui rappelaient que sous la carapace du guerrier, se trouvaient à la fois un nounours et un sage. Spontanément, Daniel aurait dit que Grace était brillante comme sa mère, mais il supposait que Sam pouvait aussi rentrer dans la catégorie « jeune étoile turbulente ». Il posa un regard énamouré sur sa femme et l'évidence s'imposa : ils étaient tous de jeunes étoiles turbulentes aux yeux du jaffa.
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Comme Daniel l'avait craint, dire une nouvelle fois aurevoir à Jacob fut un crève-cœur. Jack et Grace tentèrent les boutades et leurs pitreries habituelles mais Daniel connaissait suffisamment bien son meilleur ami pour savoir qu'il avait l'âme lourde de tristesse.
Déposer Jack et Vala à la cabane fut plus léger mais il ressentit quand même un pincement au cœur au moment de laisser sa femme. Elle lui attrapa la main et planta son regard dans le sien, comme si elle avait lu dans ses pensées :
— Allez, on se revoit tout à l'heure, elle se rapprocha de lui et lui susurra à l'oreille : Je me souviens de ma soirée d'hier… j'espère qu'il te reste de l'énergie car j'aurai besoin de faire de l'exercice après le blabla diplomatique.
Elle éclata de rire et il devina qu'il avait rougi. Elle l'embrassa, un peu trop fougueusement pour que cela reste parfaitement décent. Grace leva les yeux au ciel et poussa son père hors du jumper :
— Aller zou ! Je t'attends à l'intérieur. Ce n'est pas tout ça, mais tu as une après-midi pêche à faire avec elle… enfin avec moi.
— Jeune fille, on reparlera de toute cette histoire !
— Oui, oui, demain soir, si tu veux, promis, demain, répéta-t-elle.
Il se retourna en bas de la rampe, la tête penchée sur le côté, l'air un brin moralisateur mais complètement foutu, tant il était visiblement gaga de sa fille et incapable de lui tenir rigueur de quoi que ce soit longtemps :
— On n'embrasse même pas son vieux père ?
Grace secoua la tête :
— Papa !
Elle se hissa sur la pointe des pieds et déposa un baiser sur la joue de Jack qui commençait à se couvrir de chaume.
Quand la porte du jumper se referma, Grace se laissa tomber sur le fauteuil du pilote :
— Bon, dernière étape les amis, on rentre à la maison.
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À la faveur du départ du jumper qui assurait la liaison SGC-Atlantis, tous les soirs à 17h30, le jumper furtif entra et se posa sans difficulté dans le hangar. Grace bailla à s'en décrocher la mâchoire et chancela légèrement en descendant de la passerelle. Daniel vit Teal'c se rapprocher discrètement et il fit de même. Ils marchèrent ainsi jusqu'à son bureau. Daniel se laissa choir sur sa chaise, Teal'c prit l'autre. Sans laisser le loisir à Grace de sauter sur son bureau, il l'attira sur ses genoux et elle ne protesta pas.
— Qu'est-ce que tu fais oncle Dany ? demanda-t-elle d'une toute petite voix.
— Je dois finir de traduire ça, tu te rappelles.
— Pfff.
Il tourna la tête vers Teal'c dont un discret sourire étirait les lèvres. Tout en essayant vaguement de chercher quelques mots, il observa sa filleule lutter contre le sommeil. Finalement, elle se rendit à Morphée et il la sentit se relâcher dans son étreinte. En soupirant, il la cala plus confortablement dans ses bras et tourna sa chaise pour faire face au jaffa :
— Eh bien Teal'c, quelle journée !
— En effet Daniel Jackson, même si cette journée a en réalité duré un peu plus de quatre jours.
Daniel s'enfonça dans son siège :
— Tu as raison, c'est pour ça que je suis épuisé.
Il sursauta quand Sam passa la tête par la porte entrouverte :
— Ça va par ici ?
Il se redressa :
— Chut, elle dort.
Le sourire sur le visage de Sam illumina la pièce :
— Dure journée ?
— On peut dire ça, éluda Daniel.
— En effet, s'inclina Teal'c quand elle le regarda avec son petit air pointu.
— Vous vous êtes bien amusés ?
Daniel ne put s'empêcher de ricaner mais quand Teal'c lui lança un regard en biais, il manqua de s'étrangler :
— C'était une drôle de journée. Et vous, ça a été avec la délégation ?
— Oui, Vala a été parfaite.
— Je pense que la jeune Grace est épuisée et qu'il faudrait rapidement rentrer chez vous et la mettre au lit, intervint le jaffa.
— Tu as raison Teal'c…
— Je vais aller voir où en est O'Neill avec le docteur McKay.
Quand il passa à côté d'elle, Sam posa sa main sur le bras du jaffa et capta son regard :
— Merci.
Il s'inclina avec un léger sourire et disparut dans le couloir. Sam s'avança dans la pièce et se planta devant Daniel. Une pointe d'angoisse l'aiguillonna.
— Elles ne t'en ont pas trop fait baver ?
Il nota l'utilisation du pluriel et hésita entre paniquer, botter en touche et s'enfuir. Les lèvres de Sam s'étirèrent en un sourire carnassier et il sut qu'il était foutu.
— Je ne voulais pas, je te jure.
— Daniel.
—Elles m'ont obligé !
— Daniel…
— Je te jure que Grace est restée en sécurité… presque tout le temps, tempéra-t-il.
Il ne savait pas mentir, surtout pas à Sam. Elle secoua la tête en riant :
— Daniel, je sais ce qu'elle fait. Grace. Avec Vala. Je sais.
Il déglutit et remercia le ciel d'être déjà assis. Elle savait. Et elle le prenait bien. Elle ne savait pas tout, forcément, ou elle ne le prendrait pas aussi bien. Il devait faire attention à ce qu'il allait dire ensuite s'il ne voulait pas compromettre tout le travail de sa filleule et de sa femme :
— Sam…
Elle leva un sourcil et se mordit un court instant la lèvre :
— Daniel. C'est ma fille, je l'ai reconnue à l'instant où je l'ai vue, dès sa naissance. C'est pour ça qu'elle s'appelle Grace d'ailleurs.
À la tête qu'elle fit en le fixant, il devina qu'il devait avoir l'air comme deux ronds de flan. Elle tira la chaise et s'assit à califourchon dessus, les coudes sur le dossier, le menton posé sur les mains, un rire jusqu'au fond des yeux. Daniel, lui, digérait l'information :
— Tu es en train de me dire que Grace s'appelle Grace…
— À cause d'elle-même, oui.
— Je me souviens que vous vous étiez mis d'accord pour Debby.
— En hommage à ma mère, oui, mais quand j'ai croisé son regard, j'ai reconnu la petite fille du Prométhée, j'ai su que c'était Grace, sa voix se fit plus mélancolique : j'ai eu la certitude que j'étais sur le bon chemin.
— Alors tu sais qu'elle voyage dans le temps.
Elle acquiesça :
— Tu crois vraiment qu'un jumper peut quitter Atlantis sans mon accord ?
— Tu le savais ?
Elle laissa échapper un rire doux :
— On n'installe pas un programme sans que je m'en aperçoive, elle planta son regard dans le sien : Jamais.
— Alors…
— Oui, ça fait longtemps que je repère ces programmes, ils sont tous pensés de la même façon, comme une signature, j'ai toujours su qu'ils venaient de la même personne. Comme ils nous ont toujours aidés, j'ai pris soin de les laisser en place tout en les surveillant. Hammond était au courant pour les programmes, ajouta-t-elle, j'ai fait ça avec son accord.
Cette fois, c'est lui qui sourit, même à la tête de tout le complexe, elle restait la bonne élève qui craignait le jugement :
— Je n'ai jamais dit le contraire.
— Quand Grace est née, j'ai commencé à avoir des doutes. Quand on a commencé à coder ensemble, j'ai compris.
— Donc tu es au courant depuis le début ? s'étrangla Daniel. Et nous, on se cachait pour ne pas que…
Elle tendit une main dans sa direction en secouant la tête :
— Non. Elle ne doit rien savoir, si elle ne m'a rien dit c'est qu'il n'y en avait pas besoin. Je ne sais pas ce qu'elles font exactement mais je sais que Vala est avec elle, et ça me suffit. Je fais confiance à ta femme.
— Ça me rassure aussi qu'elle soit avec elle, avoua Daniel.
— Elles font ce qu'elles ont à faire. Quand j'ai vu la robe et les chaussures dans le magasin, j'ai su que bientôt tu serais au courant aussi.
— Alors la robe, c'était toi ? Elle a tellement ronchonné en l'enfilant !
Sam pouffa :
— Je me doute, oui. Mais il faut respecter ce qui a été fait.
Daniel remonta de sa main libre ses lunettes sur le haut de son nez :
— Avoue que c'est aussi parce que tu mourais d'envie de la voir endimanchée comme ça.
Sam se mordit la lèvre, puis éclata de rire, essuyant une larme au coin de ses yeux :
— Possible.
— La robe est dans le sac si tu veux.
Elle secoua la tête toujours hilare :
— Non c'est bon, je doute qu'elle veuille la remettre, et je ne l'y forcerai pas.
— Il y a une cassette aussi dans le sac, tu devrais la regarder, à l'occasion, tranquillement.
Elle plissa le nez et le scruta un instant, avant de laisser un échapper un nouveau rire :
— Je suppose que tu ne me donneras pas d'indice.
Il gloussa :
— Non.
— Eh bien, ça rigole par ici ! lança Jack en entrant dans la pièce, suivi par Teal'c. Il se pencha et embrassa Sam délicatement : On m'a dit qu'une certaine jeune fille avait besoin de rentrer à la maison.
— Elle est partie pour faire sa nuit, je crois, répondit Daniel en lui tendant le précieux paquet qui occupait ses bras.
Jack récupéra sa fille et l'archéologue trouva ses bras brusquement vides, il eut presque froid.
— Vous vous êtes bien amusé ? Vous avez fait quoi de votre journée ?
Sam lui adressa un regard en coin et Daniel lutta pour ne pas éclater de rire.
— Nous sommes partis interroger le cœur d'une nébuleuse, là où brillent les jeunes étoiles turbulentes, répondit Teal'c avec son petit sourire énigmatique.
Jack fronça les sourcils, les regarda tour à tour et haussa les épaules :
— J'ai l'impression que j'ai encore loupé un épisode moi. Bon, j'emmène cette demoiselle au jumper, vous me retrouvez là-bas ? Je crois que Vala y est déjà.
— On arrive, lui assura Sam alors qu'il sortait déjà, Teal'c portant les sacs sur les talons.
Daniel ramassa ses quelques affaires et suivit Sam dans le couloir. Bras dessus, bras dessous, ils emboitèrent le pas de leurs amis, Teal'c le sage, et Jack, l'innocent, pendant encore 24h du moins.
Fin
