Titre : Agent de liaison

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Avertissement : Rating M., réservé à un public adulte, scènes explicites (en 2° partie)

Pairing : Hermione Granger / George Weasley (ou l'inverse)

Disclaimer : L'œuvre et l'univers de « Harry Potter » sont la propriété exclusive de J.K.R..

Résumé : Parfois, un tout petit baiser peut tout faire basculer. Parfois…

Note de l'autrice: Tout petit Two-Shot (+/-3000 mots par chapitre) assorti d'un épilogue encore plus petit…

Parce qu'Hermione va aussi vachement bien avec George… qui était jaloux, après Foutues. Hormones.

Et maintenant, autant vous dire que je réfléchis fortement à continuer à mettre la petite brune en couple avec tout le reste de la famille Weasley ! Si l'inspi vient !

J'espère que vous apprécierez cette petite chose et me laisserez un mot, un commentaire, une critique !

Bonne lecture !

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Partie 1

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Les rues commençaient à être recouvertes de cette neige qui tombait sans discontinuité depuis une demi-heure maintenant. Elle tombait en petits flocons dans l'air sec de ce mois de janvier. Les décorations de Noël avaient été ôtées la semaine précédente et les rues reprenaient leur allure habituelle.

Hermione souffla dans ses mains jointes, expirant une fine fumée blanchâtre. Elle accéléra le pas, saisie par le froid piquant. Elle évita une plaque de verglas et franchit rapidement la porte de la boutique de farces et attrapes des Weasley. La clochette retentit dans le magasin vide à cette heure matinale et surprit George qui se cogna la tête contre un des étals en se relevant vivement. Il se frotta le cuir chevelu et un sourire naquit sur ses lèvres.

- Hermione ! Que me vaut le plaisir ?

- Mon Portoloin vient de me déposer à deux rues d'ici. Je me suis dit que c'était le meilleur endroit où m'inviter à prendre un café à cette heure-ci, répondit la brune, un sourire timide au coin des lèvres.

- Tu as bien fait. Viens

Les insomnies du rouquin étaient légendaires et il était plus qu'habituel de le voir s'agiter avant l'aube. Il lança un sort de fermeture sur la porte de la boutique et ouvrit le rideau de l'arrière-boutique pour laisser passer Hermione qui se dirigea sans hésitation vers le couloir de droite, jusqu'à la salle de pause.

Elle jeta négligemment son manteau vert d'eau sur l'accoudoir du sofa, avant de glisser ses mains dans ses cheveux, les ébouriffant en secouant la tête. George leva les yeux au ciel, attrapa le manteau qu'il accrocha à la patère derrière la porte. Il invoqua ensuite sa cafetière italienne et fit couler le liquide sombre dont ils appréciaient chacun l'âcreté dans deux grandes tasses.

- Alors, tu étais où, cette fois ?

- Tambacounda.

- Sénégal ?

- Exact !

- Quelle idée de génie tu as eu, Hermignonne, en entrant au Ministère, plaisanta George en secouant la tête.

- J'avoue qu'après avoir visité quasiment toute l'Afrique au cours des neuf derniers mois, il m'arrive de me faire la même réflexion…

- Pourquoi l'Afrique, d'ailleurs ? Vous n'avez pas assez de cas à résoudre en Grande-Bretagne ?

- Je ne sais pas. Je crois que mon chef a une passion pour ce continent. On est la seule équipe à traiter autant d'affaires là-bas.

Ils continuèrent à siroter leur café en silence un moment.

- Je vais rester à Londres, maintenant.

- Comment se fait-ce ?, demanda George, ne pouvant retenir un sourire sincère.

- J'abandonne ma carrière d'Oubliator !, répondit-elle en claquant le dos de sa main sur son front, dans un geste mélodramatique. Elle continua plus sérieusement. Je vais intégrer le Bureau de désinformation et gérer ma propre équipe.

George siffla.

- Au moins, tu restes au Département des Accidents et Catastrophes Magiques !, s'exclama-t-il encore joyeusement tandis qu'elle acquiesçait en souriant. Tu sais que j'ai mes quartiers, là-bas.

Hermione hocha positivement la tête. Elle y travaillait depuis deux ans maintenant et, effectivement, il ne se passait pas une semaine sans que George ne pointe le bout de son nez au Ministère, plus souvent convoqué à la Brigade de réparation des accidents de sorcellerie ou au Bureau de désinformation que par simple visite de courtoisie.

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Ils avaient pris l'habitude de s'y croiser, quand Hermione n'était pas elle-même en vadrouille à l'autre bout de la planète.

- Ils me proposaient ce poste depuis plusieurs mois et j'hésitais mais, j'avoue qu'après avoir passé le dernier trimestre à Tambacounda, loin de tout le monde et sans moyen de revenir vous faire la moindre visite, je me suis décidée à franchir le pas.

- Tu commences quand ?

- La semaine prochaine ! Le temps de boucler mon dernier dossier et de réunir mon équipe.

- Tu sais déjà avec qui tu bosses ?

- En partie. Je récupère une partie de l'équipe de Mafalda Stevenson qui prend sa retraite et j'avais déjà prospecté auprès de quelques personnes de confiance qui sont tous ok pour me rejoindre, affirma Hermione, tout sourire, en redressant les épaules de fierté.

- J'aurais donc le plaisir de te revoir régulièrement !

- Tu ne crois pas si bien dire ! Si tu veux tout savoir, George, Edgar Powell m'a demandé si je ne voulais pas être ton agent de liaison…

- Vraiment ?

- Oui. Il faut croire qu'il en a assez de réparer les bêtises des Weasley…

Il ouvrit la bouche, exagérant une mimique choquée et posa la main sur son coeur dans un claquement sourd.

- Quoi ? Comment oses-tu ? Nos bêtises ? NOS bêtises ! Les Weasley ne font pas de bêtises, Madame ! Ma mère a élevé sept enfants ! Sept merveilleux enfants, même ! Mon père dirige un des services du Ministère de la Justice !

Hermione hocha la tête, en retenant un rire.

- Bill est un briseur de sorts de classe internationale.

Elle approuva, avec un sourire en coin toujours présent.

- Charlie est un des dragonniers le plus reconnu de la planète.

Nouveau hochement de tête.

- Ginny est la meilleure poursuiveuse des Harpies de Holyhead !

- Oui. Et Ron et toi, vous êtes convoqués tous les quatre matins au Ministère, qui pour un accident domestique, qui pour un mauvais usage de.

- Oui, tu as tout dit ! Pour un mauvais usage de notre magie ! Ce ne sont pas NOS bêtises ! Ce n'est pas de notre faute si les gens sont ignares.

- C'est vrai que, la plupart du temps, ce n'est pas directement de votre faute. Mais, je peux quand même te rappeler l'épisode de la Goule Maudite ? Ou du Télescope chanteur ?
George eut le bon ton de baisser les yeux une seconde, contrit, mais sans réussir à retenir un léger sourire.

- C'est vrai que, quelquefois, on n'est pas passé loin d'un séjour à Azkaban… Donc… Tu vas être notre agent de liaison ?

- Il faut croire, soupira-t-elle tragiquement.

Un silence tranquille s'installa, uniquement interrompu par l'ouverture fracassante de la porte et l'arrivée bougonnante de Ron. Un sourire illumina toutefois son visage en apercevant la brune.

- Hermione ! Tu es rentrée quand ?

- A l'instant !, s'exclama-t-elle en le serrant dans ses bras. Comment va l'heureux papa ?

- Oh, là, là, m'en parle pas, Mione. Honey fait des caprices tous les soirs au coucher.

- Si ce n'était qu'au moment du coucher, souffla George en levant les yeux au ciel, s'attirant un regard noir de Ron.

- Elle affirme son caractère, George.

- Si ça peut rassurer Lavlav de le dire comme ça, s'amusa encore l'aîné.

- Il faut absolument que tu viennes la voir. Elle a tellement changé depuis ton départ !

Hermione hocha la tête.

- Ce soir ?... Non, tu as raison, c'est trop tôt ! Vendredi ?

- Je.

- Non, je sais ! Tu n'as qu'à venir dimanche au Terrier ! Tu pourras voir tout le monde comme ça !

- Je.

- Tu n'as pas le choix, Hermignonne. De toute façon, quand notre mère saura que tu es rentrée, elle viendra elle-même te chercher par la peau des fesses.

- George !, s'exclamèrent Hermione et Ron en riant.

- Oui ?, s'étonna le concerné. Attendez. On dirait que vous ne connaissez pas Molly Weasley, vous !

- C'est une très bonne idée George ! Je vais prévenir maman. On aura qu'à inviter Harry aussi, ça fait longtemps qu'il n'est pas venu pour les repas du dimanche.

- Depuis que tu es partie, en fait, Hermione.

- Il faut croire que cette tripotée de Weasley l'impressionne…, sourit-elle tranquillement. Elle reprit. Comment va Ginny ?

- Écoute, leur rupture lui va comme un gant ! Elle était encore un peu bouleversée quand elle est partie vivre avec ses coéquipières l'été dernier mais, finalement, elle a accepté assez facilement de revoir Harry.

- Il faut croire que c'est plus facile d'être quitté pour un homme que pour une autre femme, s'exclama Ron en riant.

Hermione allait répliquer quand quelqu'un tambourina violemment à la porte d'entrée de la boutique. Ils émergèrent tous trois de l'arrière et rencontrèrent les yeux furibonds de Verity.

- Il est 8 heures et demi passé les gars ? Pourquoi la boutique est-elle encore fermée ?, s'exclama leur vendeuse préférée. Oh ! Hermione, tu es rentrée !

Elle la serra dans ses bras.

- Ce n'est pas une raison pour traîner !, ajouta-t-elle en direction de Ron, l'index pointé en l'air.

- Je rêve. Qu'est-ce qu'il t'a pris de recruter une furie pareille, George ?, s'agaça le plus jeune Weasley.

L'aîné continua à rire sous cape et Hermione s'éclipsa vers le Ministère, leur adressant un clin d'oeil. La matinée promettait d'être agitée chez Weasley, Farces pour sorciers facétieux.

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Hermione passa les deux jours suivants à rédiger son rapport de mission. La fin de la semaine lui permit de boucler l'ensemble de ses dossiers pour partir du bon pied la semaine suivante, à son nouveau poste au Bureau de désinformation. Elle était impatiente de commencer et de diriger sa propre équipe. Elle n'avait pas pu en sélectionner tous les membres mais elle savait déjà qu'elle pouvait compter sur la loyauté indéfectible de ses propres recrues.

Elle n'eut pas beaucoup de temps pour revoir ses vieux amis cette semaine-là toutefois, le soir même de son retour, Harry avait débarqué chez elle et n'était reparti que tard dans la nuit.

Le dimanche suivant, elle s'était rendue avec plaisir au Terrier. Elle y avait retrouvé Fleur, Victoire et Dominique, qui étaient toutes aussi belles à croquer les unes que les autres. Bill, quant à lui, était retenu à Singapour depuis plusieurs jours.

Charlie était arrivé couvert de suie, refusant toujours de repasser son permis de Transplanage. A quoi bon, disait-il, s'infliger ces sensations déroutantes alors qu'il y avait tellement d'autres moyens de voyages longues distances ? Percy était venu avec sa compagne, Audrey, qui s'avérait également être sa secrétaire, ce qui ne manquait pas de faire jaser au Département de Transports Magiques où ils travaillaient tous les deux.

George était là également, ayant toujours l'air plus triste entouré de sa fratrie que dans la vie de tous les jours. L'absence de Fred se faisait plus forte lorsqu'ils étaient réunis et le manque s'en ressentait d'autant plus. Hermione ne pouvait alors s'empêcher de lui adresser des sourires d'encouragement. Ron et Lavande n'avaient d'yeux que pour Honey, leur jolie poupée âgée de 9 mois qui commençait à babiller quelques mots mais qui, effectivement, passait le plus clair de son temps à exiger impérieusement l'attention de tous, s'attirant les foudres de ses cousines.

Dominique lui adressait principalement du mépris et Victoire, du dédain. Ginny, quant à elle, était radieuse. Elle n'avait de cesse de rabattre les oreilles de tout un chacun sur ses retrouvailles avec Blaise Zabini qui venait la voir à tous ses matchs. Oh, initialement, ce n'était pas particulièrement elle qu'il venait voir mais rapidement, en se reconnaissant, ils avaient retrouvé leur verve de l'époque du Slug Club.

Ils s'étaient lancés des piques, s'étaient moqués l'un de l'autre et s'étaient amusés follement. Leurs rencontres régulières, les fêtes d'après victoires et une chose en entraînant une autre, ils s'étaient mis à se fréquenter en dehors des matchs. Rien n'était encore officiel entre eux mais la famille Weasley ne se faisait aucune illusion sur le fait que l'ex-Serpentard allait prochainement se retrouver à leur table, de gré ou de force.

Ils savaient se montrer patients. Surtout avec la cadette de la famille. Harry était venu seul, quant à lui. Il avait encore du mal à imposer la présence de son amant à Ginny. Amant qui, par ailleurs, n'avait aucun intérêt à rencontrer cette famille. Il en connaissait suffisamment de membres pour sa santé mentale et n'avait pas besoin d'en côtoyer davantage.

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Hermione prit place aux côtés de George sur le canapé et posa sa main sur le genou du rouquin, pour le sortir de sa torpeur. Détachant ses yeux des flammes de la cheminée, il la regarda avec un sourire triste.

- Alors, George. Comment voudrais-tu procéder, pour éviter Azkaban cette année ?

- Que dirais-tu de rencards hebdomadaires, Hermignonne ? Pour faire le point sur nos projets et.

- Pour vous trouver des alibis ?

- Et pour élaborer des explications plausibles aux éventuels accidents et catastrophes magiques de nos clients malheureux !

- Je sens que je vais souvent rencontrer le Premier Ministre moldu, avec vos histoires !

Il lui adressa un sourire indulgent.

- Que dirais-tu du mardi matin ?

- Impossible. J'ai un staff hebdomadaire avec le Comité des inventions d'excuses à l'usage des Moldus. Le mercredi à 16h ?

- Non, le mercredi et le samedi, ce sont nos plus grosses journées. Je ne peux pas laisser Ron gérer les deux boutiques seul ! Le jeudi après-midi ?

- Je ne peux pas avant 17h mais si ça te va, ça me semble jouable.

- Tu termines tes journées à quelle heure ?

- Théoriquement ? A 17h30. Dans les faits… C'est… disons… Plus variable.

- Tu es sûre que ça ne te dérange pas de décaler tes horaires.

- Écoute, partons sur le jeudi 17h sur le mois qui vient et on avisera après. Si ça se trouve, il ne sera peut-être même pas nécessaire de se voir toutes les semaines !

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To be continued...