Note de l'autrice : Bonsoiiiiir vous,
Merci pour tous vos follows et fav ! J'compte sur vous pour me laisser un petit mot / avis / critique à la fin de cette histoire ;-) (que je sache si ça vaut le coup de retenter des OS 2S ! ).
Bonne lecture !
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Force était de constater qu'il était effectivement nécessaire de se rencontrer toutes les semaines. Trouver des alibis était - certes - une part de leur tâche mais, le plus clair de leur temps, ils le passaient finalement à élaborer de nouveaux projets de Défense contre les forces du mal. Rapidement, ils avaient décalé l'horaire de leur rencontre plus tard dans la journée, et se retrouvaient désormais directement à l'appartement de George.
Pour stimuler leurs neurones, ils accompagnaient leurs rendez-vous hebdomadaires d'un verre d'Hydromel. Après deux mois à ce régime, ils avaient pris leurs petites habitudes. Hermione avait le mot de passe de l'appartement et n'attendait pas George pour préparer leur session de travail.
Tous les jeudis soir, en sortant du travail, elle se dirigeait directement chez lui. Quand il n'était pas encore rentré, elle n'hésitait pas à fouiller dans ses placards, à leur servir un verre et à s'installer sur le canapé ou sur les grands tabourets qui entouraient l'îlot central de la cuisine.
Si George tardait trop à fermer la boutique, il lui arrivait de se servir un deuxième verre ou de s'enrouler dans le plaid qui traînait sur le dossier du canapé avec un bouquin pris au hasard sur les étagères du salon. Parfois, elle leur préparait à manger. En général, c'était davantage de quoi grignoter qu'un vrai repas.
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Un de ses soirs, à la fin des vacances de Pâques, George s'était particulièrement fait attendre. La rentrée des classes se faisant sentir, les élèves de Poudlard envahissaient les boutiques du Chemin de Traverse et de Pré-au-Lard. Les Weasley faisaient des horaires à rallonges et la fermeture des boutiques s'étendait en longueur. En rentrant, George avait trouvé Hermione endormie, enroulée dans son plaid, recroquevillée sur elle-même. Il s'était accroupi à hauteur de son visage et avait repoussé quelques boucles derrière son oreille, un sourire attendri collé au visage.
Les yeux de la brune avaient papillonné et s'étaient accrochés au bleu azuréen du rouquin. Ils s'étaient regardés sans un mot puis elle s'était redressée sur un coude, rapprochant imperceptiblement leurs visages. George ne s'était pas reculé. Au contraire, il avait franchi les derniers centimètres qui les séparaient et s'était emparé de ses lèvres doucement.
Leurs langues s'étaient rapidement rencontrées, entamant une danse. Une valse lente et lancinante. Hermione avait posé une main sur la joue de George, caressant du pouce sa barbe naissante.
Il avait eu besoin de reprendre son souffle et s'était écarté de ses lèvres une demi-seconde, ce qui avait suffi à rompre le charme du moment. Hermione s'était redressée, avait écarté le plaid et lui avait tendu son verre qui l'attendait depuis plusieurs heures. Elle s'en était rempli un autre et avait commencé leur réunion, l'air de rien.
Ils avaient discuté des produits que Ron et lui envisageaient de mettre à la vente pour les vacances d'été, en grignotant des mignardises salées. Il était presque deux heures du matin quand ils décidèrent qu'ils avaient fait le tour de la question. Hermione s'était alors levée en baillant et s'était dirigée vers la porte, récupérant son manteau au passage. George l'avait suivie et lui avait posé son écharpe sur les épaules.
Elle s'était retournée et lui avait souri en baissant la tête, subitement gênée d'être aussi proche de lui. Il avait glissé sa main sous son menton et avait doucement relevé son visage, réduisant l'écart entre leurs corps du même mouvement. Elle avait retenu sa respiration et n'avait pu s'empêcher de mordiller sa lèvre inférieure, tout en fixant la bouche de George, légèrement entrouverte. Elle avait arrêté de réfléchir et avait, à son tour, franchi cette barrière invisible.
Leur baiser s'était fait plus fiévreux, maintenant que la surprise de la découverte était passée. Hermione s'était agrippée à son dos tandis qu'il s'était emparé de sa nuque, les doigts enfoncés dans ses boucles sauvages. Elle avait fait glisser ses doigts le long du dos du rouquin, jusqu'à ses fesses dont elle s'était emparée sans prévenir, lui provoquant un bruit de gorge rauque. Il avait fait un pas, la plaquant à la porte du même mouvement.
Elle avait gémi à son tour et, s'écartant de ses lèvres, elle lui avait offert sa gorge. Il avait mordillé la peau en resserrant leurs corps bouillonnants. Fébrilement, Hermione s'était agrippée au pull de George et l'avait aidé à le retirer. Elle s'attaquait à son t-shirt quand il l'avait soulevée du sol et avait à nouveau plaqué le dos de la brune à la porte.
Il avait retrouvé sa bouche puis sa langue, qu'il s'était amusé à aspirer, les amenant à ricaner bêtement. Accrochée aux épaules de George, se retenant de planter ses ongles dans sa peau si chaude, elle s'était précipitée vers son unique oreille qu'elle avait titillée de sa langue, lui arrachant à son tour des gémissements sourds. La portant toujours, George s'était dirigé à l'aveugle vers le canapé, il avait ensuite invité la jeune femme à rejoindre la terre ferme et lui avait à son tour retiré d'un unique mouvement son pull et son caraco. Il l'avait immédiatement poussée sur le canapé, la surplombant avec un sourire carnassier.
Hermione s'était encore mordue la lèvre inférieure et avait posé la main sur la boucle de ceinture de George qu'elle avait détachée en tremblant légèrement. Tentant de ne pas se laisser submerger, il avait fondu sur sa poitrine, laissant son nez glisser à la commissure de ses seins, embrassant la dentelle bleue qui les recouvraient. Il avait continué à parsemer son ventre de baisers, empêchant la brunette de finir de lui enlever son pantalon.
D'une langue mutine, il s'était dirigé de son nombril vers la ceinture de son jean. Elle avait planté ses ongles dans les épaules du rouquin, geste qu'il considéra comme un signal clair l'autorisant à en détacher le bouton. Il avait fait glisser l'inconvenant vêtement le long de ses jambes et s'était précipité vers sa culotte en coton orange, bordée d'une dentelle noire. Un sous-vêtement qui ressemblait tellement à cette femme qu'il n'arrivait pas à s'arrêter de sourire.
A travers le tissu, il avait embrassé son mont de vénus, se délectant d'entendre son prénom soupiré lascivement. "George". Il avait souri en la sentant tendre les hanches, offerte. Elle n'avait pas attendu de signe, elle, pour le repousser et retirer sa culotte. Elle l'avait rapidement embrassé et l'avait aussitôt invité à reprendre sa place, demande à laquelle il accéda sans sourciller. Il embrassa son aine puis ses lèvres gonflées de désir, avant d'y apposer une langue chaude.
Il partit en exploration, léchant chaque recoin de sa féminité, mimant une pénétration lente et langoureuse. Elle n'essaya même pas de retenir ses soupirs qui emplissaient l'espace. D'une main, elle agrippait le canapé, de l'autre, elle torturait l'épaule de George, accompagnant et accordant leurs mouvements respectifs. Il la tortura jusqu'à l'orgasme, grimaçant en sentant les ongles enfoncés dans sa chair mais se délectant de ses sons extatiques.
Il fit ensuite remonter sa langue le long de son ventre, entre ses seins toujours engoncés dans ce satané soutien-gorge, jusqu'à son cou puis sa mâchoire. Il l'embrassa alors, l'obligeant à apprécier le goût de sa cyprine et resserra leur corps. A travers son pantalon, il sentait l'humidité de l'intimité de la brune. La tension de son sexe était telle qu'elle lui faisait mal et il craignait d'éjaculer avant même d'avoir pu se libérer de sa prison de tissu.
Fermant les yeux, il se concentra sur sa respiration, tentant d'en ralentir le rythme. Hermione en profita pour inverser leurs positions et retira fermement les quelques vestiges de vêtements du jeune homme. Sûre d'elle, elle approcha sa bouche de sa verge tendue mais il l'empêcha de finir son mouvement. D'un geste autoritaire, il l'obligea à son tour à remonter vers son visage.
Il s'empara de ses hanches et la pénétra dans un râle rauque. Il se redressa et écrasa son torse contre sa poitrine, tout en empêchant Hermione d'une poigne ferme de faire le moindre mouvement. Il avait besoin de reprendre le contrôle de son corps. Elle ne le laissa pas faire et chaloupa ses hanches calmement, profondément.
George était grisé de l'expression de son visage, le regard perdu, les lèvres entrouvertes, les joues roses. Son ultime coup de rein vint rapidement. Trop à son goût même si le sourire plaqué au visage de la brune était rassurant. Hermione l'embrassa doucement, délicatement, et se releva prestement. D'un pas souple, elle se dirigea vers l'îlot central de la cuisine et se servit un verre d'eau qu'elle but à longue goulées, des gouttes s'échappant de ses lèvres et glissant jusqu'à ses seins. Toujours recouverts de dentelle bleue. George retint un frisson. Il n'avait pas eu de vision aussi érotique depuis des très longs mois.
Il se leva, enfila son pantalon sans même chercher son caleçon et tendit son t-shirt à Hermione qui le prit, lui lançant un regard interrogateur. Il glissa sa main sur sa taille, se colla contre son dos, et lui proposa de rester dormir en chuchotant au creux de son oreille. Elle enfila le bout de tissu, ôta son soutien-gorge au passage, l'abandonnant à même l'îlot, lui prit la main et le suivit en silence jusqu'à sa chambre. Un des rares endroits de l'appartement dans lequel elle n'avait jamais mis les pieds.
Elle se dirigea vers la fenêtre, des pensées confuses se bousculant dans son esprit. Ce qu'il venait de se passer avait été parfaitement agréable mais elle se demandait où cela les mènerait. Elle craignait, aussi, que lui poser la moindre question ne rende la situation trop réelle et elle en redoutait les conséquences. Elle prit une longue inspiration et se retourna, prête à lancer cette discussion. George semblait s'être endormi à l'instant même où sa tête avait rencontré son oreiller. Il était la sérénité incarnée, allongé nu de tout son long en travers du lit. Hermione se glissa sous les couvertures avec un sourire attendrit, soupira d'aise et s'endormit à son tour.
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- George ? George ! Geooorge ?
Hermione sentit plus qu'elle ne vit George l'ensevelir sous la couverture, le tout accompagné d'un vent de panique qui l'envahit également.
- George ! Ah tu es là, tu… Ah. Euh. Tu n'es pas seul, constata inutilement la voix amusée de Ron qui, avant même d'entrapercevoir des cheveux dépasser des couvertures, n'avait pu rater les vêtements disséminés dans la pièce de vie de l'appartement.
Le matelas se délesta d'un poids quand George se leva, n'ayant semble-t-il aucun complexe à se montrer totalement nu devant son frère. Hermione, elle n'osait pas faire le moindre geste et attendit, la tête toujours cachée sous la couverture. Elle entendit la porte de la chambre grincer et George saluer vivement Ron qui s'exclama.
- Hey, mais je connais ce sac ! Je la connais, ta conquête, non ?
- Non, Ronald. Arrête de fouiner et va ouvrir la boutique ! Je te rejoins, avait répondu l'aîné d'une voix agacée.
Hermione émergea, plus échevelée que jamais, en entendant la porte d'entrée claquer. Elle sourit à George, qui se tenait à quelques mètres du lit, les mains posées sur ses hanches, elles-mêmes désormais recouvertes d'un caleçon informe. Il la dévisageait, un demi sourire au coin des lèvres, cherchant probablement quoi dire. Elle ne laissa pas le silence s'installer et se leva vivement, en tentant de tirer le t-shirt de George suffisamment pour recouvrir ses fesses nues.
Le plus dignement possible, elle prit la direction du salon dans l'idée de récupérer ses affaires, de s'enfuir et de jeter son sac à main pour être sûre que Ron ne fasse jamais le rapprochement. Lorsqu'elle passa à hauteur du rouquin, il s'empara de sa taille et l'enlaça.
- Bonjour Hermione, souffla-t-il en enfouissant sa tête au creux de son cou.
- Bonjour George, répondit-elle sur le même ton, surprise de sa réaction.
Il embrassa alors sa jugulaire et elle enfouit ses mains dans ses cheveux. Il ne leur fallu pas cinq minutes avant de faire l'amour contre le mur le plus proche, sans même avoir pris la peine d'enlever les bouts de tissus qui leur restaient.
- Je crois qu'il faut vraiment que tu y ailles, maintenant, chuchota George légèrement déçu.
- Quelle heure est-il ?
Il ne voulu pas répondre à haute voix et baissa simplement les yeux. Hermione lança un sort d'attraction sur la montre qu'il avait posée sur sa table de chevet. 9h45. Elle s'écarta vivement de George, récupéra ses affaires disséminées autour du canapé, jeta un sort à ses vêtements pour donner l'illusion de ne pas porter les mêmes que la veille et fila directement au Ministère, sans demander son reste.
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George occupa une partie des pensées d'Hermione ce vendredi-là. Plus encore le soir même. Et réellement pas moins le lendemain. En début de soirée, ce samedi, elle ne savait pas plus comment réagir par rapport à ce qu'il s'était passé entre eux et elle répondit à l'invitation de Ron à reculons. Harry et Théodore étaient déjà en train de siroter un apéritif quand elle avait finalement rejoint le pavillon de banlieue hérité des parents de Lavande et, à son grand soulagement, George était absent.
Ils avaient beaucoup ri, se remémorant leurs souvenirs de vieux routards jusqu'à ce que la blonde les invite à passer à table. Ils venaient à peine de s'asseoir quand le grand frère de Ron s'était finalement décidé à débarquer. Il avait adressé des salutations à la cantonade et avait glissé un baiser sonore sur la joue de Lavande, s'excusant de son retard. Il prit la dernière place libre restante, face à Hermione, lui adressant un sourire radieux.
- Tu étais avec ta dulcinée ? demanda Ron, s'attirant un regard surpris de chaque convive.
- Mêle toi de tes fesses, Ronald.
- Ta dulcinée ?, s'amusa Harry. Tu veux dire que ta malédiction amoureuse a enfin pris fin ?
- Qui est l'heureuse élue ? renchérit encore Lavande.
- Je n'ai rien à vous dire.
- Il n'a rien à nous dire… N'empêche qu'elle t'a empêché d'ouvrir la boutique hier ! Je crois bien que ce n'était jamais arrivé.
- Ron, menaça encore George d'une voix sourde.
- Quoi ? Bon. Vous êtes prêts à noter ? Elle est brune, déjà ! s'exclama-t-il en plissant les yeux de concentration. Un peu comme toi, Mione.
L'intéressée fit un signe de tête qu'elle espérait suffisamment intrigué, se sentant surtout effarée. George fusillait son frère du regard et ne lui en adressa pas un, à elle, de regard. Elle non plus, d'ailleurs. Elle redoutait trop la trahison d'une rougeur de ses joues.
- Je suis content pour toi, George, relança Harry alors que Ron essayait de se souvenir d'autres indices sur cette fille qu'il n'avait pas vu. Combien de temps ça faisait ? Presque un an que tu n'avais fréquenté personne !
- Sérieusement ? Vous n'avez pas de sujet plus intéressant que ma vie personnelle ?
- On s'inquiétait pour toi, George. Tu es le seul de la famille à rester célibataire. Que Charlie ne veuille pas dire à vos parents qu'il partage sa vie avec Rafaël ne compte pas vraiment, s'exclama Lavande.
- Ils sont quand même ensemble depuis 4 ans..., compléta Ron dogmatiquement. Et puis maintenant que Harry a fait son coming-out sans vague, je suis sûr que Charlie va leur annoncer bientôt !
Il se tourna vers son frère et ajouta.
- Donc tu vois. Il ne reste que toi. On s'inquiète. Pas vrai, Mione ?
- Oh. Euh. Oui. Oui, sûrement, répondit-elle distraitement.
- Tu t'inquiètes de mon célibat, Hermione ? s'amusa alors George. Oh, je suis sincèrement touché. On devrait peut-être parler du tien, de célibat non ? Qu'en pensez-vous ?
- Traître !
- C'est vrai que ça fait longtemps que tu n'es pas sorti, Mione. Ce n'est pas très sain, de ne jamais s'arrêter de travailler.
- Je ne passe pas tout mon temps à travailler, Ron. N'exagère pas.
- C'était quand, la dernière fois que tu as eu un rendez-vous, hein ? Et que tu as embrassé quelqu'un ? Si ça se trouve.
- Si ça se trouve, rien du tout ! s'agaça-t-elle en levant les yeux au ciel. Ma vie sexuelle ne vous regarde absolument pas.
- Ta vie sexuelle ? Oh là ! On n'en demandait pas tant ! s'exclama alors Harry en tapotant le dos de George qui avait avalé de l'eau de travers.
Hermione eut le bon ton de rougir en se rendant compte de la tournure que prenait la conversation.
- Peu importe, ce n'est pas de moi qu'il s'agit ! C'était George que vous cuisiniez à l'origine. Vous seriez donc bien aimable de ne pas le laisser vous manipuler juste parce qu'il ne veut pas vous répondre ! s'exclama-t-elle, en croisant les bras sous sa poitrine et en relevant le menton, un peu trop fière d'elle, vu les circonstances.
- Oui, elle a raison. C'était qui, cette fille ? demanda encore Ron en se servant des pommes de terre qui commençaient à refroidir. Je suis sûre d'avoir déjà vu son sac à main quelque part...
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Le reste de la soirée fut rempli de silences gênés, de pommettes rougies, de raclements de gorge expectatifs de George et Hermione, de questions inappropriées de Ron, de ricanements de Lavande et de regards intenses d'un Harry bien silencieux. La brune profita d'ailleurs du départ de son meilleur ami pour s'éclipser avec lui et Théodore, ce qu'elle regretta presque aussitôt. Ils marchèrent en silence, le long de l'impasse qui accueillait le pavillon du couple Weasley.
Harry ne prononça pas un mot, ne lui demanda rien. Ce qu'elle trouvait presque pire que l'idée d'être harcelée de questions. Elle était sûre qu'il avait compris mais n'osait pas lui demander ce qu'il en pensait. Elle ne savait pas, elle-même, ce qu'elle devait penser de la situation. Le regard de Théodore, quant à lui, pétillait. Elle était sûre que, si le visage de Harry n'avait pas été si grave, il serait d'ores et déjà en train de la charrier comme il aimait tellement le faire.
Arrivés au bout de la rue, le silence perdura tandis qu'ils se regardaient tous trois en chiens de faïence. Tout à coup, Harry fixa la nuit derrière Hermione. Il eut un sourire en coin et la serra longuement dans ses bras. Toujours sans un mot, il s'empara de la main de Théodore et les fit transplaner. Hermione réprima un frisson et s'apprêta à partir à son tour. Des doigts frôlèrent son poignet, l'amenant à se retourner.
- Tu rentres avec moi ?
Elle pencha la tête sur le côté, tentant de réfléchir à sa réponse en détaillant le visage qui lui faisait face. Elle n'avait pas l'habitude de voir George aussi sérieux. Aucune malice dans les yeux, aucun rictus au coin des lèvres. Elle emmêla leurs doigts et hocha simplement la tête. Ils arrivèrent devant l'appartement du rouquin étroitement enlacés. George prononça le mot de passe et la laissa passer devant.
Il enleva son manteau, la laissa en faire de même et se dirigea vers la cuisine. Il leur servit un verre, sans un mot, sereinement. Elle s'assit sur un des grands tabourets, prit le verre d'Hydromel et y planta les lèvres avec délectation. George se pencha en avant, en travers de l'îlot de la cuisine, et posa ses doigts sur le dos de la main de Hermione.
- Tu veux en parler ? demanda-t-il sans conviction.
Elle secoua négativement la tête, provoquant un sourire soulagé du jeune homme. Ils terminèrent leur verre en silence, en se dévisageant, sans gêne. Ils n'avaient pas l'habitude de se taire et, pourtant, ce calme était particulièrement satisfaisant à cet instant précis. Hermione reposa son verre et se leva. Elle lui tourna le dos, provoquant un haussement de sourcil dubitatif de George. Elle retira immédiatement son pull et sa tunique, exposant un soutien-gorge en coton vert rayé de noir et pencha la tête vers lui.
- Tu viens te coucher ?
Elle se dirigea vers la chambre sans attendre de réponse, abandonnant son pantalon au passage. George eut besoin de trois secondes pour l'imiter en se délestant de ses propres vêtements.
Il sourit. C'était simple. Facile. Fluide. Évident.
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Alors, ça vaut le coup ?
A suivre, pour terminer ce two shot : une mini-scène Bonux qui aura valeur d'épilogue ! A très vite !
