Texte écrit dans le cadre du Winter Fest du discord FestumSempra. Comme la Forteresse (qui peut être lue en prequel), il se place dans l'univers de Voyages mais peut être lu sans connaitre.

Bonne lecture!


Le Bal des Sapins Dansants

« Le problème, c'est que les humains ont un don pour désirer ce qui leur fait le plus de mal. » Déclara Sirius, profitant d'un creux dans la conversation.

Noel et la pleine lune étant passés et le fameux bal du nouvel an approchant à grand pas, ils avaient donc décidé de ressortir la forteresse plus tôt que prévu pour planifier leur grande blague. En quelques coups de baguettes, le dortoir était transformé : 2 lits contre les murs, les 2 autres transformés en table basse et une véritable forteresse de couvertures et coussins installés au centre de la pièce. De grands draps rouge suspendus entre les 2 lits servaient de toit. Des sphères de lumières illuminaient la pièce alors que les maraudeurs s'installaient.

Remus, encore fatigué de sa transformation, même si la nuit s'était relativement bien passé grâce aux 3 autres maraudeurs, s'était emmitouflé dans la couverture la plus chaude qu'ils possédaient. Il était à moitié allongé contre Sirius qui passait une main dans ses cheveux châtain, massant délicatement son cuir chevelu, comme il en avait pris l'habitude.

« Tu dis ça mais James a quand même fini par sortir avec Lily, comme quoi ! » Fit remarquer Peter, depuis l'autre côté des matelas, serrant son coussin contre lui pour s'empêcher de se ronger les ongles. Il se demandait bien ce qui avait pu traverser la tête de Sirius pour se lancer dans une pareille discussion.

« Ouais mais vu le nombre de gifles qu'il s'est pris avant qu'elle dise oui, tu ne peux pas dire que ce qu'il a désiré ne lui a pas fait mal ! » Répliqua Sirius en ignorant les protestations de James.

« Pourquoi on parle de vouloir se faire mal déjà ? » Murmura Remus en ne relevant pas la tête de l'épaule de Sirius où il s'était blotti. Il essayait vaillamment de résister au sommeil, s'il ne participait pas un minimum à la planification de la blague, ils allaient encore partir sur un projet complètement irréaliste.

« Parce que James veut des sapins dansants, sans enchanter les vrais sapins… » Soupira Sirius en tentant d'ouvrir un paquet de sucrerie d'une main.

« C'est trop facile sinon ! Faut qu'il y ait un peu de challenge quand même, c'est notre dernière année et Dumbledore nous offre une occasion en or avec ce bal ! » Insista James.

« Je veux bien mais comment tu vas faire pour avoir des sapins dansants sans toucher aux sapins ? Tu veux métamorphoser les tables ? Les bancs ? Pourquoi se compliquer la vie quand il y a 12 sapins de Noël, parfaitement décorés, et qui n'attendent que nous pour exécuter leur meilleur pas de danse ? » Questionna Sirius après avoir perdu patience avec son sachet de friandises et l'avoir abandonné pour une patacitrouille.

« Non mais il n'y a pas que les sapins qui portent du vert dans la grande salle et ils sont bien plus que 12... » Fit remarquer James, en ne cachant pas son amusement devant sa propre idée.

Un sourire sadique se dessina sur le visage de Sirius alors qu'il comprenait où son meilleur ami voulait en venir.

« Prongs, tu es un génie !»

Remus et Peter échangèrent un regard exaspéré, se demandant bien ce qu'ils avaient loupé mais craignant d'avance la suite des évènements.


La grande salle s'était parée de ses plus beaux atouts pour le bal du nouvel an. Il faut dire que cette occasion n'avait pas lieu tous les ans. C'était plutôt exceptionnel mais le professeur Dumbledore avait pensé que la période s'y prêtait. Tout était bon pour changer un peu les idées des élèves alors que la guerre contre Voldemort faisait rage à l'extérieur du château.

Pour cet évènement, le Poudlard Express avait fait un voyage de plus afin de permettre aux élèves qui étaient rentrés pour fêter Noël en famille d'assister aussi au bal s'ils le désiraient. Et ceux qui préféraient passer le plus de temps possible avec leurs proches rentreraient comme prévu le lendemain soir. Certains diraient qu'il aurait été plus facile d'écourter les vacances d'1 jour ou 2, mais en ces temps troublés, chaque instant passé après des personnes aimées était précieux.

De la neige enchantée longeait les bords de la pièce alors que de fin flocons brillaient à la lueur des bougies en tombant du plafond enchanté. Les 5 grandes tables avaient été déplacées afin de libérer un espace pour danser. En réalité, la grande salle semblait encore plus spacieuse qu'elle ne l'était d'habitude, comme si le château en lui-même avait œuvré pour que le bal soit parfait.

Des stalactites étaient suspendues au-dessous des bougies flottantes, déversant de temps en temps des gouttes d'eau glaciale dans le cou des sorciers assez malchanceux pour se trouver en-dessous à ce moment-là.

Une légère musique d'ambiance planait dans la pièce, noyée sous les bavardages des élèves émerveillés devant ce décor.

Les 12 sapins de noël habituels avaient été remplacés par un modèle bien plus grand, installé dans un coin de la pièce. La musique ambiante semblait venir de celui-ci.

« Qui pensait que c'était une bonne idée d'utiliser les sapins habituels déjà ?» Ne put s'empêcher de demander James en découvrant cette modification.

« Attention Jamesie, on va confondre ta tête avec un souaffle à ce rythme. » L'averti Sirius après avoir lever les yeux au ciel. Pourquoi fallait-il qu'il ait toujours raison ?

« Qu'est qu'il a encore fait ?» Questionna Lily en s'approchant, ayant manifestement entendu la remarque de Sirius.

Elle déposa un baiser sur la joue de James qui tentait en vain de se défendre avant de rougir jusqu'aux racines de ses cheveux en bataille.

« Le grand James Potter, vaincu par un petit bisou. » Ironisa Remus alors qu'ils s'installaient à table.

Raven McGonagall, qui ne quittait guère Lily depuis les évènements d'i an et demi, prit place à côté de Peter sans lever le nez du livre qui occupait toute son attention. Apparemment même un bal n'arrivait pas à le détourner de sa passion première : les peintures sorcières et leur histoire.

Pour l'occasion, une partie des élèves, dont les 2 Serdaigles, avaient abandonné leur propre table pour s'installer entre groupes d'amis, toutes maisons confondues, même si la table des Serpentards restait à dominance verte, symbole des tensions qui persistaient même au cœur de Poudlard.

La soirée se déroulait dans une ambiance bonne enfant, les mets délectables préparés par les elfes de maisons arrivaient à dérider même les visages les plus graves. On aurait pu penser que les Maraudeurs en avaient presque oublié leur blague, si ce n'était les quelques regards furtifs qu'ils lançaient à la table des verts et argents.

Alors que les desserts apparaissaient sur les tables, Peter se tourna vers Remus, ne voulant pas attirer l'attention de Lily en s'adressant directement à James.

« Tu crois que c'était une bonne idée de demander l'aide de Tirade ? Cela ne nous a pas toujours souri dans le passé. » S'inquiéta-t-il en se retenant de porter ses ongles à sa bouche dans un tic nerveux dont il n'arrivait plus à se libérer.

« Il est déjà plus fiable que Donni et Orni, le plus grand risque c'est qu'il ait tout raconter a quelqu'un dans une de ses célèbres tirades. » Ne le rassura qu'à moitié Remus avant de froncer les sourcils en remarquant les ongles meurtris de Peter.

Toutefois, il se retint de commenter ceux-ci, sachant que ce n'était ni le lieu ni le moment, mais son cœur se serra face à l'anxiété de son ami.

Mais une agitation soudaine du côté de la table des Serpentards le tira de ses pensées avant qu'il ne puisse s'attarder plus longtemps sur le comportement de Peter.

Petit à petit, les occupants de celle-ci se levèrent, leur mouvement mécanique comme des pantins de bois, alors que leur uniforme se parait de magnifiques guirlandes rouges et ors ainsi que de petites sphères de lumière multicolores tournant autour de chaque victime. Pour compléter le tableau, un vif d'or battait des ailes dans leurs cheveux, provoquant des nœuds dans certains cas. Comme si leur déguisement ne suffisait pas, les nouveaux sapins de Noël se mirent à interpréter une petite danse, toujours de façon très mécanique.

Quelques victimes, Severus Rogue y compris, arboraient, en plus de leurs guirlandes, un magnifique tutu rose et semblaient exécuter une danse différente.

Un silence surpris s'étendit dans la salle, avant que de grands éclats de rire ne le remplacent petit à petit.

Au milieu des rires, une boule de poils orange et noir s'élança de dessous la table des Poufsouffles et entra en collision avec le « sapin » le plus proche, plantant ses griffes dans le malheureux pour tenter d'atteindre la petite balle dorée qui tournoyait toujours autour de la tête de celui-ci, sans se douter de son funeste destin.

A la table des Gryffondor, Peter fit comme s'il n'avait rien vu, rigolant de la blague avec les autres. Il ne tenait pas à devoir tenter de maîtriser Machiavel. Merci mais non merci, il tenait à ses yeux.

« Qui a ajouté les tutus ? Je croyais qu'on ne refaisait pas la blague du tutu et de la danse des canards à Rogue ! » S'exclama James en se tenant les côtes. L'instant suivant, il s'étrangla à moitié en croissant le regard réprobateur de sa petite amie. « Oups, mais j'avais dit non moi ! » Tenta-t-il vainement de se défendre.

« Désolé Evans, mais c'était trop tentant et jamais 2 sans 3 non ? Mais au moins j'ai inclu d'autres personnes !» Se défendit Sirius, pas désolé pour une noise. Il ne se lasserait jamais de voir Servilus se dandiner sur cette danse.

« Et puis on a visé la table, pas les serpentards en particulier, ce n'est pas notre faute s'ils font bande à part ! » Ajouta-t-il en aggravant son cas.

« Sirius, tais-toi ! Ou c'est toi qui va avoir mal pour une fois. » S'amusa Remus en repensant a la conversation d'il y a quelques jours. Et vu le regard furieux de Lily, une gifle n'était pas impensable. Elle n'était peut-être plus amie avec Severus mais cela ne rendait pas le comportement parfois encore enfantin des maraudeurs plus acceptable à ses yeux. Heureusement pour James (et ses joues), pareilles blagues se faisaient rare désormais.

« Les gars, McGonagall en approche ! » Prévint Peter alors que le calme revenait gentiment dans la grande salle, les professeurs ayant rendu leur autonomie aux victimes de la farce. Hagrid, aux cheveux encore plus hirsutes que d'habitude, tenait un Machiavel furieux d'une main alors qu'il se dépêchait de sortir de la grande salle pour le relâcher à l'extérieur.

« Bonsoir professeur, il y a de l'ambiance se soir vous ne trouvez pas ? » Demanda Sirius avec son meilleur sourire insolent. Il ignora le coup de pied et le regard noir que lui lança Remus alors que James ricanait derrière sa main.

« Un peu trop à mon goût, Mr. Black, mais cela ne devrait plus m'étonner venant de vous. » Répondit le professeur avant de s'employer à retirer des points à sa propre maison pour cette blague. « Oh et je vous attends pour votre retenue lundi soir, messieurs. » Ajouta-t-elle avant de retourner à sa place en ignorant le commentaire de James :

« Avouez qu'on va vous manquer l'année prochaine ! »

« Autant qu'un poulet manque à un basilic. » S'amusa Raven a la place de sa tante. En vrai, il savait que James avait raison. Tante Minnie allait trouver le temps bien long en septembre en n'ayant plus à courir après ses fauteurs de trouble préférés.

« Eh ! On n'est pas si horribles ! » Protesta Sirius. Il tendit une part de gâteau au chocolat à Remus alors que celui-ci s'apprêtait à répliquer.

« Non, vous êtes pires. » Insista Lily mais un petit sourire amusé trahissait son affection pour eux.

« Au moins, vous n'avez pas céder à la facilité en m'incluant dans la blague à cause de mes cheveux. » Pensa à haute voix Raven en tirant sur une mèche verte foret qui lui revenait devant les yeux. Il savourait un muffin au framboise en feuilletant son livre qu'il avait caler contre son verre de jus de citrouille.

« Tu aurais trop aimer. » Fit remarquer Remus entre 2 bouchées de son gâteau, le glaçage tâchant ses doigts.

« En parlant de tes cheveux verts … Je ne comprends toujours pas comment on a fait pour qu'ils restent ainsi, plus de 4 ans après. » S'étonna Peter en repensant à la blague bien innocente qu'ils avaient joué au Serdaigle.

« Oh... Je ne vous l'avais pas dit ? Le sort s'est dissipé quelques semaines plus tard mais j'y avais pris goût. Du coup, je le relance régulièrement. Regardez ! » Expliqua-t-il en montrant ses racines châtaines qui étaient à peine visibles au milieu du vert forêt.

Un silence choqué s'installa à cette information, avant que James et Sirius ne s'exclament en chœur :

« Mais on a passé des mois en détentions à cause de ça ! »

« Vous n'aviez qu'a pas me viser, Tante Minnie n'a pas apprécié. » Répondit simplement Raven alors que Lily et Remus rigolait de l'air dépiter de James et Sirius.

Peter se contenta de sourire légèrement, la tête ailleurs.

Le reste de la soirée se passa dans un calme relatif, la farce ayant temporairement fait disparaître les tentions dues à la guerre. Mais Peter ne pouvait pas l'oublier aussi facilement. Il lança un regard attristé a la table des Poufsouffles, cherchant un visage familier, tout en sachant qu'il ne le trouverait pas. Zoé était toujours à Ste Mangouste alors qu'ils s'amusaient...

Peter croisa un instant le regard inquiète de Remus avant que celui-ci ne soit distrait par Sirius qui lui chuchotait quelque chose dans l'oreille, avant de se lever.

« Je vais voir si Machiavel s'est calmé. » Expliqua-t-il simplement face au sourcil interrogateur de James.

« Plutôt toi que moi. » S'amusa celui-ci, mais déjà Peter avait quitté la table.


Harry parcourait les rives du lac gelé, rappelant aux quelques élèves qu'il croisait l'heure du couvre-feu qui n'allait plus tarder, quand il le vit. Il s'était demandé où il était passé en ne le voyant pas avec ses amis dans la grande salle.

« Déjà lassé des tourtereaux Mr. Pettigrow ? » Demanda-t-il en s'approchant du Maraudeur.

« Oh, bonsoir Dr. Weasley. Un peu, mais j'ai l'habitude. J'avais juste besoin de prendre un peu l'air avant d'aller me coucher. » Expliqua Peter en ne croisant pas le regard du médicomage.

Harry observa le jeune homme, son instinct lui disant que ce n'était pas la seule raison de son isolement volontaire.

Si on lui avait dit i an et demi, quand il avait décidé de remonter le temps à l'époque de ses parents, qu'il allait finir par s'inquiéter pour Peter Pettigrow, Harry ne l'aurait pas cru. Mais il était désormais dans cette situation improbable. L'envers du miroir était inattendu même s'il aurait dû s'en douter. Plus il apprenait à connaitre cette version encore presque insouciante des Maraudeurs, plus la trahison de Pettigrow lui paraissait tragique.

« Votre blague a fait sensation, tout à l'heure. Bien que je ne sois pas sûr que vos camarades serpentards soient du même avis. » Commenta-t-il en espérant que le jeune homme lui ferait part de ce qui le préoccupait.

« Merci... On a l'habitude. Mais ils devraient être soulagés, Sirius voulait les faire chanter en plus du petit pas de danse improvisé. » Expliqua Peter en baissant le regard sur ses mains posées sur ses genoux. Il avait réussi à se ronger certains ongles jusqu'au sang, une fois de plus. Il grimaça en le réalisant, cela expliquait les regards inquiets que lui avait lancé Remus pendant tout le repas…

Mais il ne pouvait s'en empêcher, pas depuis l'été 1976 et l'attaque des Mangemorts sur le Poudlard Express. Pas depuis ce qu'il était arrivé à la meilleure amie de Lily et à sa propre petite amie.

Peter se frotta les yeux, retenant difficilement ses larmes à la pensée de Zoé et de la dernière lettre qu'elle lui avait envoyé.

Une main sur son épaule le fit sursauter, Peter tourna un regard paniqué en direction du médicomage qui s'était approché sans qu'il s'en rende compte, perdu dans ses pensées.

« Peter, je vois bien que quelque chose vous tracasse. Voulez-vous en discuter autour d'une tasse de chocolat, dans mon bureau ? » Proposa Harry, inquiet devant la détresse qu'il percevait chez le jeune Pettigrow.

« Non ! Enfin... peut-être... C'est juste que... » Balbutia Peter, tentant de mettre des mots sur ce qu'il ressentait. Ce n'était pourtant pas la première fois qu'il discutait avec le médicomage, mais il ne pouvait s'empêcher de penser qu'il se prenait la tête pour des broutilles. « Je devrais sans doute juste aller dormir. » Déclara-t-il au final, n'y croyant qu'à moitié lui-même.

Harry observa le jeune homme qui s'était levé avec la claire intention de retourner au château. Il ne savait pas trop si cela valait la peine d'insister ou s'il valait mieux le laisser pour le moment. Mais Harry sentait que s'il ne faisait rien, il verrait les évènements de son passé se répéter sous ses propres yeux. Le jeune homme de 17 ans devant lui n'avait pas encore commis l'horrible trahison qui bouleverserait la vie de tout son cercle d'amis. Il était sûrement encore temps de changer les choses.

« Parfois une nuit de sommeil aide mais cela n'est qu'un soulagement temporaire. Cela ne règle pas le problème initial. » Murmura-t-il, presque plus pour lui même que pour Peter. La situation lui avait étrangement rappeler les paroles d'Albus après la 3eme tâche et le retour de Voldemort. Le sommeil ne soignait pas tous les maux.

« Rien ne peut régler le problème initial, rien ne ramènera les personnes tuées par cette foutue guerre !» S'exclama Peter en se retournant vers le médicomage.

« Et certainement pas nos stupides blagues. » Ajouta-t-il en serrant les poings, le regard baissé.

« Vos blagues sont plus importantes que vous ne le pensez, en cette période troublée. C'est important de pouvoir rire, surtout quand tout est sombre autour de nous. » Contra Harry « Mais tu as raison, rien ne ramènera les victimes de cette guerre, on ne peut que continuer à vivre en sachant que c'est ce qu'ils auraient voulu pour nous. »

« Même si je me sens affreux de rire et d'être heureux alors que Zoé est toujours à Ste Mangouste ou que les parents de Xenia ne reverront jamais leur fille ? J'essaye de faire comme si tout allait bien pour ne pas inquiéter James et les autres, ils l'ont assez été pendant notre enlèvement et ma convalescence, mais c'est si dur... » Confessa Peter alors que les larmes coulaient enfin sur ses joues.

Harry ne répondit pas tout de suite, il se contenta de s'approcher et de poser une main sur une épaule tremblotante. Il y avait tant de choses qu'il aurait pu dire pour essayer de réconforter Peter, mais soudain un souvenir s'imposa à lui.

« Je comprends ce que tu ressens mais le plus important que tu dois garder en tête, c'est une personne très chère à mon cœur qui me l'a dit : Tu n'es pas quelqu'un de mauvais. Tu es quelqu'un de bon à qui il est arrivé de mauvaises choses. »

Harry se souvenait encore de l'effet que ses simples paroles, prononcé par la personne qui représentait le plus sa famille a cette époque, avaient eu sur lui.

Cela sembla être similaire pour Peter qui ne retenait plus ses larmes, des sanglots sortant de sa bouche alors qu'il se jetais dans les bras de medicomage, cherchant une source de réconfort. Harry passa une main dans les cheveux du Gryffondor, caressant son dos de l'autre. Il ne disait rien, laissant Peter exprimer sa douleur sans l'interrompre. Le temps des paroles viendrait plus tard.

Et si quelques minutes plus tard, ils se retrouvaient tous les 2 dans le bureau d'Harry, une tasse de chocolat fumante devant eux... Eh bien, Sirius n'avait pas été le seul maraudeur à influencer le dernier Potter, Remus avait toujours dis que le chocolat était le meilleur remède.


Pour le fest, le texte devait commencer avec la citation: "Le problème, c'est que les humains ont un don pour désirer ce qui leur fait le plus de mal." et se finir avec celle-ci: "Tu n'es pas quelqu'un de mauvais. Tu es quelqu'un de bon à qui il est arrivé de mauvaises choses." mais je vous ai ajouter la vraie fin du texte.