Disclaimer : Downton Abbey est l'oeuvre de Julian Fellowes.
Résumé : Face à la photo des trois sœurs Crawley avant le mariage d'Edith, rien ne laisse présager de la tragédie qui allait suivre.
Note de l'auteur : Cet écrit a été réalisé dans le cadre de l'atelier d'écriture du Discord «L'Antre des Méchants» du 13/03/22. 30 minutes sur le thème des trouvailles du grenier. N°2 : Votre personnage est veuf(ve) et retrouve une vieille photo avec son mari ou sa femme
Liste des dettes du Discord « Défis Galactiques » : 50 nuances de Downton Abbey (29/50)
Quelques instants avant la tempête
Tom n'aurait jamais cru voir cette photo. Il sait qu'elle a été prise, Sybil lui en avait parlé mais il ne l'avait jamais vue. La fameuse photo des trois sœurs Crawley prise quelques instants avant ce qui aurait dû être le plus beau jour de la vie d'Edith...
Avant qu'Anthony Strallan ne l'abandonne à l'autel et ne fuit, transformant ce rêve en cauchemar.
Il observe le visage radieux de son épouse, son sourire qui ne manque jamais de faire s'envoler des papillons dans son estomac, son ventre rond...
Rien ne laissait présager à l'époque de la tragédie qui allait les toucher quelques mois plus tard.
Non, personne ne pouvait se douter de cette horrible nuit où sa compagne allait agoniser sous leurs yeux impuissants, victime d'une éclampsie ignorée par l'un des médecins obstétriques les plus qualifiés pourtant dans la profession.
Personne ne pouvait imaginer alors qu'ils assisteraient tous à sa fin, recueillant son dernier souffle, expiré dans la douleur à cause d'une gorge qui se gonfle...
Non, quand on observe ce cliché, on ne voit que trois sœurs posant pour le jour important de l'une d'elles, l'unité, la paix, l'harmonie, la trêve d'un jour pour célébrer l'amour en la maison de Dieu, la création d'un nouveau foyer, l'espérance d'un bonheur à venir pour les années suivantes.
Le veuf éprouve alors des sentiments contradictoires, un goût doux et amer dans la gorge alors qu'il sent des larmes lui monter malgré lui.
Sybil lui manque cruellement.
Et si le temps apaise la brûlure, il ne la soigne pas, ne la soignera jamais.
Il n'y a qu'à vivre avec et composer.
FIN
