Disclaimer : Desperate Housewives est l'oeuvre de Marc Cherry
Résumé : Quand elle repense au passé, Bree a honte de la mère qu'elle a été pour Andrew.
Liste des dettes du Discord « Défis Galactiques » : 50 nuances de fandom méconnu + 25 mars - Marcia Cross + Quatre aspects de... Bree Van de Kamp : 3/4: Homophobe repenti : écrire sur un ancien homophobe qui a appris de ses erreurs ou écrire sur un homophobe qui commence à réaliser qu'il se trompe (peut être adapté en fonction des orientations sexuelles LGBTQIA+)
Le regret d'une mère
-J'ai honte de la mère que j'ai été pour toi.
Andrew lève les yeux vers Bree, laquelle contemple sans y toucher le contenu d'une bouteille de vin rouge. Il n'a pas besoin de demander pourquoi. Il le sait. Ressasser le passé ne sert qu'à blesser un peu plus. Ce soir, la veuve Van de Kamp semble en proie à ses fantômes passés. Le jeune homme lui sourit, s'assoit à ses côtés, lui prend la main.
-C'est derrière nous. Dit-il sobrement
-C'est juste que… Tu avais besoin de moi, Andrew. Et moi, j'ai été cruelle.
Elle le pense sincèrement désormais. Mais à l'époque, prise dans ses valeurs d'un autre temps, elle ne voyait pas cela comme ça. Aujourd'hui, l'idée de rejeter son fils pour sa sexualité différente de la sienne l'horrifie, d'autant plus qu'elle n'est pas un modèle et n'a aucune leçon à lui donner.
Elle pense aux premières peines de cœur de son bébé, les premières vraies peines de cœur, qu'il a dû consoler par lui-même.
Elle pense aux peurs qu'il a dû éprouver quand il a compris qu'il était gay. Son père l'aurait enlacé, l'aurait assuré de son amour, que rien ne changeait pour lui. Il avait dû avoir peur d'elle, à juste titre.
Elle pense à tout ce qu'elle a pu lui dire ou faire. A l'heure actuelle, l'idée ne lui traverserait même pas l'esprit et surtout, celui ou celle qui oserait faire ne serait-ce qu'un cinquième de ce qu'elle a fait se retrouverait enterré dans son jardin sous ses hortensias.
Pourquoi a-t-elle pensé aux regards des autres ?
Dans les années 50, oui, cela aurait été logique mais dans cette ère nouvelle où les droits humains les plus fondamentaux commencent à mettre sur un pied d'égalité tous les hommes, toutes les femmes, indépendamment de leurs genres, de leurs préférences ?
Gabrielle, Susan, Lynette, même Eddie, n'auraient pas jugé Andrew, n'auraient pas considéré son homosexualité comme un défaut d'éducation du côté maternel. En soi, Danielle avait raison, elle les rendait tous malheureux avec son image de perfection.
Avoir des valeurs, c'est bien. C'est important.
Admirer un temps ancien, son style, c'est humain.
Mais face à son enfant, c'est lui qui doit emporter la souveraineté parfaite sur toute autre considération.
Mais elle, Andrew, elle a refusé son couronnement.
Alors oui, aujourd'hui, cela va mieux, elle l'a enfin accepté, elle l'aime réellement pour lui, leur relation est apaisée après tout ce qu'ils ont pu se faire. Cela n'efface pas des années de manquement à son devoir le plus important.
-T'as pas été géniale avant. Mais maintenant, tu es la meilleure mère qu'un gay puisse avoir. C'est ça qui compte. Je suis fier d'être ton fils. Et je suis fière de toi.
Bree sourit enfin.
FIN
