Candice était arrivée devant la mairie. Elle avait retrouvé son futur mari et ses proches, tous présents. Enfin, presque tous. Une fois sortie de la voiture, Candice ne put s'empêcher de chercher du regard son collègue, qui à son grand damne ne s'était finalement pas décidé à venir. Tous se dirigèrent vers l'entrée de la mairie en direction de la salle où devait se dérouler la cérémonie. Ils commencèrent à gravir les dernières marches quand soudain, une voix se fit entendre : « Pardon, excusez-moi ! Pardon ! ». Mehdi… Candice se retourna et l'aperçut. Elle laissa passer devant-eux quelques amis en voyant son collègue s'approcher.
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Comme tous les week-end sans sa fille, Antoine était seul chez lui, en train de boire son café. Assis à sa table de cuisine, il ne pouvait s'empêcher de penser à sa collègue, qui, bien qu'absente, était parvenue à envahir son territoire. Son carton d'invitation trônait au centre de la table et se mariait parfaitement à la couleur rose du pull qui traînait sur le dossier de sa chaise. Mais comment Candice avait-elle pu croire qu'Antoine allait assister à son mariage alors que la seule place à laquelle il voulait être était celle du marié. Envahi par ces pensées, le commissaire se retrouvait perdu et tiraillé entre l'envie de l'oublier et l'envie de l'empêcher de faire la plus grosse connerie de sa vie. Mais il ne s'imaginait pas débarquer soudainement dans la salle et clamer haut et fort son amour comme dans toute bonne comédie romantique.
Non... Mais il jouait gros ; si elle disait oui à Max, il la perdrait pour le meilleur et pour le pire.
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À quelques mètres de la porte de la salle, Emma accouru vers sa mère pour lui tendre son téléphone qui sonnait.
« Ah non Candice ! Pas de cadavre aujourd'hui s'il-te-plaît. » s'écria Max. Candice adressa un regard désolé à son futur mari et décrocha :
« Allô ?
- Ouais Candie, c'est Bélinda. Désolée mais je suis bloquée dans les bouchons, le GPS m'annonce 20 minutes de retard. Mais j'arrive hein !
- Oui, enfin ça ne changera jamais. Tu ne seras jamais à l'heure ! »
Max lui fit les gros yeux et la pressa en priant au fond de lui pour que son interlocuteur ne soit pas Antoine. Candice raccrocha, légèrement agacée et annonça à Max qu'il fallait retarder la cérémonie de quelques minutes le temps que sa sœur arrive. Rassuré, il demanda au maire qui accepta de patienter quelques instants. Il ferma les portes et laissa les futurs mariés et leurs proches en attente.
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Soudain conscient qu'il allait la perdre, Antoine grimpa à l'étage pour récupérer son manteau. Il ne prit même pas la peine de se changer, et garda son style jean/tee-shirt. Il attrapa ses clés sur la table et claqua sa porte d'entrée avant d'entamer une course effrénée dans les ruelles sétoises, espérant arriver à temps… pour éviter le pire.
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Rassemblés devant les portes de la salle, le maire vint les interrompre : « Je suis désolé mais ça fait 20 minutes qu'on attend, on va vraiment devoir commencer ». Acculée, Candice ne put qu'accepter et pénétra dans la pièce fatidique. Chacun prit place dans le fond de la salle et les mariés s'assirent devant monsieur le maire, accompagnés de leurs témoins. Emma se pencha vers sa mère afin de la questionner sur sa robe :
« Je comprends pas comment t'as fait pour tâcher ta belle robe de mariée ?
- C'est Antoine qui l'a tachée…
- Hein ? Comment c'est possible ? Elle est restée dans ta chambre.
- Ah ! Euh… Oui enfin, c'est compliqué… Tu sais j'étais pas tout à fait moi-même ces derniers temps.
- Ça, on l'avait remarqué ! D'ailleurs, il est où Antoine ? »
Candice marqua un arrêt et esquiva sa question « T'es belle ! ». Elles se sourirent mutuellement et Candice se remit face au maire.
Le maire demanda aux époux de se lever quand la porte s'ouvrit soudainement. Candice se tourna immédiatement vers la porte et constata avec déception qu'il ne s'agissait que de sa sœur. Elle lui adressa un signe de la main et partit trouver une place dans le fond de la salle.
Commença alors l'interminable lecture des règles imposées par le code civil. Elle était interminable pour deux raisons : Max craignait voir surgir Antoine en plein milieu de son mariage et Candice voulait en finir au plus vite pour oublier son collègue ++. Soudain, le pire arriva. La porte s'ouvrit à nouveau et laissa apparaître Antoine complètement essoufflé. Tous les regards se tournèrent vers lui. Max perdit son sourire. Candice se figea.
Antoine avait le souffle coupé, impossible pour lui de parler. Constatant le trouble qui s'était produit, monsieur le maire tenta une plaisanterie « Et bien ! On peut dire que c'est mouvementé chez vous ! ». S'il savait… pensa Candice. Les deux collègues ne se lâchaient pas du regard. Antoine tentait à travers sa mine désespérée de lui faire comprendre qu'elle ne devait pas se marier.
Angoissé, Max se fit pressant et lança « Bon allez, on reprend !». Il prit la main de Candice comme pour se rassurer et laissa Antoine rejoindre le fond de la salle. Candice était stoïque, fixant le sol. Cette déstabilisation traduisait tous ses doutes et ses hésitations. À tel point qu'elle n'entendit pas les paroles du maire : « Je vais maintenant poser la question qui scellera votre union. Candice Renoir née Muller, consentez-vous à prendre pour époux Maximilien Frankazall ici-présent. » Des rires percèrent le silence assourdissant qui résonnait dans la pièce. Candice releva la tête et se tourna vers l'assemblée. Elle croisa le regard d'Antoine, qui à défaut de s'assoir était resté debout au fond. Son message était clair : il hochait négativement la tête et lui chuchota un « non ». Perturbée, elle fit volte-face, comme pour oublier cette image. Le maire réitéra sa demande « Bon, c'est pas courant mais je vais vous reposer la question, Candice Renoir née Muller, consentez-vous à prendre pour époux Maximilien Frankazall ici-présent ? ».
Toujours hésitante, elle marqua un temps et aucun son ne sortit de sa bouche. Un laps de temps qui vint donner à Antoine un élan de courage et lui permit de lâcher un « NON ! ».
Candice se figea, encore plus paralysée qu'elle ne l'était. Non, elle ne rêvait pas, l'homme qu'elle avait invité à son mariage la veille… L'homme qui n'avait aucune envie d'être là pour des raisons évidentes, s'était finalement pointé en jean-basket pour l'empêcher de faire une grosse connerie… Elle eut soudainement une pensée pour l'homme à ses côtés. Celui qui devait être son futur mari après la prononciation des 3 lettres fatidiques. Elle osa relever la tête vers Max et vit sa mâchoire serrée. Ce dernier fit volte-face, l'air sarcastique et affronta Antoine du regard.
Le commissaire n'avait pas bougé, toujours au fond de la salle, il se demandait comment il avait pu lâcher ce « non ». Au fond de lui, il ne voulait que le bonheur de Candice. Mais il se sentait soudainement égoïste d'avoir osé répondre à sa place, alors que peut-être son bonheur était auprès de Max… Mais il espérait. Il espérait que Candice réagisse. Il espérait qu'elle le conforte dans son affirmation. Il espérait qu'elle prononce un « non » elle aussi. Mais la seule chose qu'il obtint, c'est le regard azur de Max qui le transperça.
« Excuse-moi mais, tu te prends pour qui au juste ? Tu t'appelles Candice Renoir peut-être ? Qu'est-ce que tu veux ? Te taper ma femme ? » lâcha Max avec férocité.
« Max, arrête » lança doucement Candice auprès de son futur mari.
« Quoi arrête ? Le mec se pointe à notre mariage et répond à ta place. Et toi tu veux que je me taise ? » Max lâcha un rire jaune.
Un brouhaha se fit entendre depuis l'auditoire. Antoine sentit tous les regards sur lui. Tous, sauf celui de Candice. Pris de remords il bafouilla un « Excusez-moi… » et s'enfuit en dehors de la salle.
Max s'exclama un sourire victorieux aux lèvres « Voilà ! On peut reprendre maintenant ! ». La foule se plongea dans le silence à nouveau. Candice se tourna vers la seule personne en qui elle pouvait trouver de la force. Sa fille la regarda et comprit son désarroi. Elle lui chuchota « Vas-y ! » en souriant. Candice hésita. Sa fille réitéra « Vas-y ! C'est maintenant ou jamais ! ». Ses dernières paroles lui firent comme un électrochoc. Candice se retourna face au maire et lâcha à son tour un « Non ! ».
Max déchanta et la regarda « Candice… ». Au fond de lui il savait qu'Antoine avait toujours été un rival de taille mais il avait tellement espéré que pour une fois, il remporterait le combat. Candice avait les larmes aux yeux. Elle regarda son futur-ex-mari et se complaint en excuses avant de laisser le bouquet sur le comptoir de monsieur le Maire. Elle regarda derrière elle et vit les sourires de ses collègues. Elle remercia sa fille et s'empressa de se diriger vers la porte de la salle en espérant qu'Antoine ne soit pas si loin. Pantois, Max s'assit sur sa chaise. Ses enfants et ceux de sa future-ex-femme accoururent pour le soutenir.
Candice dévala les escaliers en courant, espérant le trouver dans le hall d'entrée. En vain. Elle demanda aux quelques personnes présentes si elles ne l'avaient pas vu. Les retours se firent négatifs. Elle se dirigea vers les toilettes. Personne. Elle sortit devant la mairie. Personne. Elle fit le tour du bâtiment en vain. Elle chercha son téléphone dans ses poches avant de se rappeler qu'elle l'avait confié à sa fille avant le début de la cérémonie. Elle jura entre ses dents puis fit demi-tour. À peine entrée dans la mairie elle tomba sur sa fille qui venait justement à sa rencontre pour lui remettre son portable. Elle la remercia en l'embrassant et sortit à nouveau.
Elle composa le numéro qu'elle connaissait désormais par cœur. Angoissée, elle ne put retenir ses larmes. Une sonnerie. Deux sonneries. « Alleeeeez répond ! ». Trois sonneries. « Répooond ». Quatre sonneries. « Merde ! ». Elle raccrocha en écoutant son répondeur et se retourna vers l'entrée de la mairie. Elle aperçut ses collègues arriver dans sa direction. « Il ne répond pas… » lança-t-elle dans le désarroi. Mehdi s'approcha d'elle plus rapidement et lui proposa de la déposer chez lui. Elle accepta. Ils se dirigèrent vers sa voiture, mirent le gyrophare et roulèrent à toute vitesse dans les rues sétoises.
Arrivés devant chez Antoine, Mehdi encouragea sa collègue. Elle sortit de la voiture, ouvrit le portail que le commissaire ne fermait jamais et se planta devant sa porte d'entrée. Elle hésita quelques secondes puis sonna. Personne ne lui répondit. Elle sonna une seconde fois. Le même schéma se reproduit.
« Antoine ! C'est moi. Ouvre s'il-te-plaît ! ». Le silence lui répondit. Elle fit le tour, passant devant les baies vitrées et constata un intérieur inanimé. « Putain mais t'es où ! » s'exclama-t-elle. Soudain elle fut prise d'une panique. Cela lui rappelait beaucoup trop ce qui s'était passé quelques temps auparavant. Antoine largué par Jennifer qui débarque chez elle en larmes avant de disparaître sans donner aucune nouvelle. Elle ne voulait pas que ce schéma se reproduise, pas maintenant qu'il avait fait cet aveu et qu'elle était prête à lui donner une chance.
Candice s'assit sur le pas de la porte gelé, espérant voir son commissaire rentrer d'un moment à l'autre. Son téléphone vibra, elle s'empressa de décrocher :
« Antoine !
- Euh non maman, c'est Emma.
- Ah. Pardon ma chérie. Qu'est-ce qui se passe ?
- Rien, je voulais savoir si tu l'avais retrouvé mais j'en conclus que non.
- Non. Mehdi m'a déposé chez lui là, alors j'a-…. »
Soudain Candice se figea et aucun son ne pouvait sortir de sa bouche. « J'te rappelle ! » lança Candice avant de raccrocher et de se lever.
Après le fracas qu'il avait causé à la mairie, Antoine s'était décidé à rentrer chez lui à pied. Il ne pouvait s'empêcher de penser à ce qu'il avait osé faire. Il était si honteux d'y avoir cru. Errant dans les rues, son esprit divagua sur ses souvenirs de moments passés en sa compagnie : Valenciennes, la salle d'interrogatoire, chez lui… Il se sentait tellement con. Il marcha une bonne demi-heure avant d'arriver devant chez lui. Il ouvrit son portail et l'aperçut assise devant sa porte au téléphone. Il sentit les larmes lui monter. L'air de rien il fit un pas dans son allée, la vit se relever et lâcha « Qu'est-ce que tu fais là ? ».
Ils se faisaient désormais face, tous deux les yeux embués de larmes. Candice bégaya « Euh… Je… ». Elle n'arrivait même pas à terminer sa phrase. Pour seule réponse elle s'approcha de lui et le prit dans ses bras. Antoine accepta son étreinte et ferma les yeux. Non il ne rêvait pas, elle avait quitté cette salle fatidique pour être ici, dans cette allée, mais surtout dans ses bras. Les siens et non ceux de Max. Il ressentit un énorme soulagement. Lui qui pensait qu'elle n'avait rien répondu parce que ce n'était pas réciproque. S'était-il finalement trompé ?
« J'ai cru que t'étais parti… À nouveau » lança-t-elle soulagée. Son ton était plein de reproches et faisait directement allusion à la longue absence d'Antoine quelques temps plus tôt. Il s'en voulait de l'avoir fait souffrir en ayant fait le mort. Mais si elle avait ouvert la porte, les choses se seraient peut-être passées autrement… Qui sait ?
« Je suis désolé » lui répondit-il en l'enserrant davantage et en glissant son visage dans le creux de son cou. Candice ferma les yeux à son tour et laissa glisser quelques larmes. Elle sourit et se recula doucement pour lui faire face, laissant ses mains appuyées sur ses épaules.
Candice brisa le silence qui s'était installé entre eux « Alors, comme ça tu ne veux pas que j'épouse Max …? ».
Antoine sourit furtivement. Il baissa les yeux avant d'avouer « Pardon… Je… J'sais pas ce qui m'a pris ». Candice secoua la tête de gauche à droite en souriant. Elle était touchée par son aveu et admirative de son courage. Pour une fois qu'un homme osait se déclarer…
« J'ai cru que tu ne viendrais jamais » rétorqua Candice dans un sourire sincère. Il réalisa ses paroles et prit conscience de la réciprocité de la situation.
Antoine Dumas n'avait donc pas merdé et avait vu juste. Il était arrivé à temps, pour récupérer le meilleur… au détriment du pire ! Les deux collègues se fixaient, n'osant pas se parler. Antoine se décida finalement à rompre la distance qui l'éloignait de la commandante et déposa un baiser sur ses lèvres. Celle-ci lui répondit positivement. Ils étaient là, à s'embrasser sans pouvoir se lâcher tels deux ados au milieu d'une allée. Antoine la fit soudainement pivoter et recula doucement jusqu'à la porte de son appartement. La situation était plutôt cocasse, il s'apprêtait à emmener dans sa chambre la femme qu'il aimait, en tenue de mariée, le jour de son mariage, alors qu'il n'était, en aucun, cas le marié en question...
Enfin entrés dans l'appartement, Antoine l'attira jusque dans sa chambre. Ils ne pouvaient se décoller l'un de l'autre, ayant beaucoup trop attendu pour se retrouver. Ils montèrent les escaliers et le commissaire l'allongea sur le lit où ils passèrent un tendre moment ensemble.
Allongés dans le bras l'un de l'autre, ils furent sortis de leur bonheur par une sonnerie de téléphone. Candice s'assit dans le lit reconnaissant sa sonnerie et se pencha sur le côté pour récupérer son portable qui vibrait parmi les vêtements qui jonchaient le sol. Elle parvint à l'attraper et se rassit dans le lit, gênée. Elle se tourna vers Antoine et lui annonça que l'appel provenait de Max… Il la regarda l'air désolé. La culpabilité commençait à envahir la commandante. Elle venait de coucher avec un homme dont elle éperdument amoureuse le jour de son mariage avec un autre homme qu'elle appréciait différemment. Elle s'en voulait tellement de le faire souffrir alors qu'il était tellement parfait avec elle et les enfants. Elle s'en voulait d'être si indécise et de se voiler la face en permanence. Elle s'en voulait d'avoir cru que l'épouser lui, permettrait d'oublier l'homme avec qui elle était actuellement… L'arroseur arrosé ! pensa-t-elle.
Comme pour oublier cet appel, elle se remit dans les bras d'Antoine qui l'accueillit volontiers. Elle déposa un baiser sur le haut de son torse et se mit à rire toute seule. Intrigué, Antoine la questionna du regard :
« Ma vie est un bordel Antoine ! » s'exclama-t-elle.
Antoine la regarda en souriant « Moui, mais ça c'est un petit peu à cause de moi aussi… » lui répondit-il, conscient de leurs conneries respectives. « Hum… C'est pas faux… » rétorqua-t-elle en caressant sa barbe de trois jours.
Le silence venait de se réinstaller entre eux. Aucun n'osait aborder le sujet d'une manière sérieuse. Une sorte de protection contre la souffrance probablement… Mais Antoine en décida autrement, voulant continuer dans son élan de courage, il osa lui poser la question fatidique : « Et nous ? On fait quoi maintenant ? ». Candice s'y attendait. Elle esquivait mais au fond d'elle, elle savait que cette discussion devait avoir lieu une bonne fois pour toute. Elle releva la tête pour lui faire face et se lança : « Je vais parler à Max et aux enfants. De toute façon tout le monde à très bien compris pourquoi j'avais dit non hein. Donc ce ne sera pas une grande surprise… »
Encore une fois Candice Renoir était parvenue à esquiver habilement la question d'Antoine. Cette capacité à détourner la conversation pour éviter d'évoquer le problème était incroyable songea le commissaire. Déterminé à en démordre, il réitéra : « Et nous ? Qu'est-ce qu'on fait ? ». Candice avait oublié à quel point son collègue pouvait-être tenace quand il s'y mettait… Mais le problème, c'est qu'elle n'avait pas la réponse à sa question. La seule chose qu'elle savait, c'était qu'elle ne voulait plus jamais être séparée de lui. Décidant d'arrêter de se voiler la face, elle opta pour une réponse sincère. Pour une fois ! pensa-t-elle ironiquement.
« Je sais pas Antoine… Je… J'sais pas comment toi tu envisages les choses, mais moi, la seule chose que je veux, c'est qu'on arrête de se faire du mal et qu'on ne se quitte plus. »
Antoine lâcha un sourire, reconnaissant de sa sincérité. Il pivota pour se glisser au-dessus d'elle : « Ça me paraît plutôt pas mal comme plan ça… ». Il conclut sa phrase en l'embrassant. Candice le laissa faire tout en riant. Jamais elle ne s'était sentie aussi heureuse qu'à ce moment précis dans ses bras. Elle songea à l'erreur qu'elle aurait pu commettre s'il n'était pas arrivé à temps avant de revenir à la réalité. Elle le repoussa doucement : « Et au travail, on fait comment maintenant que t'es commissaire ? Parce que là toute l'équipe nous a grillé… ». Antoine n'avait, en effet, pas pensé à toutes ses questions d'ordre pratique… Il répondit simplement : « Comme si l'équipe ne se doutait de rien… Tant pis, du moment que ce n'est pas la BSU entière qui est au courant. On les briefera et on se verra clandestinement… » Candice explosa de rire : « Clandestinement ? ». Antoine rigola à son tour avant de rétorquer « Ouais clandestinement ouais ! Cela vous convient-il commandant ?».
Candice déposa ses bras autour de la nuque de son collègue et fit mine de réfléchir. Elle hocha positivement la tête et attira Antoine vers elle. Ils profitèrent de ce moment rien qu'à eux avant que Candice ne décide de se rhabiller pour rentrer chez elle. Elle devait impérativement voir Max et s'expliquer avec lui.
