La soirée s'étirait tout autant que la pression montait dans l'atmosphère. La douce musique du piano à queue qui trônait dans un coin de la salle était légèrement atténuée par le brouhaha des convives. Rien en apparence ne laissait présager la mise en scène imaginée des semaines plus tôt. Mais rien ne laissait également croire qu'on avait mordu à l'appât non plus, et là s'étendait tout l'enjeu de cette soirée.

Hermione attrapa au vol une coupe de champagne sur le plateau d'un serveur qui passait devant elle. Le goût âcre de son contenu lui retroussa les lèvres. C'était du Schweppes.

Elle croisa le regard d'Harry et pu voir les cernes sombres qui s'étiraient jusqu'aux pommettes. Le plan était en place, et tout se passerait bien.

Ils avaient peaufiné leur stratégie jusqu'au dernier moment et fait croire à une réception en l'honneur de l'alliance du Ministère de la Magie britannique ainsi que des différents ministères des Balkans. Ils avaient largement fait savoir qu'ils seraient présents ; cela restait un appât énorme mais impossible à manquer pour Dolohov ou Greyback.

L'un des balcons était vide et elle s'y réfugia, l'air frais de la nuit lui rafraîchissant les avants-bras. Alice lui avait trouvé une robe beaucoup trop pompeuse pour ce qu'ils s'apprêtaient à faire mais elle n'avait pas eu le temps de trouver autre chose. En effet, elle était d'un rouge profond et se composait de deux bretelles qui descendaient bas dans son dos et à la base d'un décolleté assez discret. Le haut de la robe était ajusté tandis que le bas était assez large et flottait autour de ses jambes.

Hermione analysa les jardins obscures de la propriété ; sachant que les aurors positionnés sur les toits en faisaient autant. Ses pensées se tournèrent vers Drago sans qu'elle ne puisse le contrôler et encore une fois elle se demanda s'il ne se convertirait pas en dommage collatéral.

Après tout, plusieurs ex-Mangemorts étaient susceptibles de transplaner sur la propriété et il était évidemment une cible de choix.

Elle décida néanmoins de se concentrer sur sa mission principale qui était de se rendre bien visible et accessible. Le reste du liquide s'écoula le long de sa gorge et elle posa la coupe contre le rebord du balcon. La lune était bien ronde, pleine de promesses.

Puis, tout commença.

Une détonation résonna et fit trembler les murs du manoir ; un souffle propulsa Hermione en avant. Du verre fusa tout autour d'elle et elle dû malheureusement se rattraper au marbre de la balustrade pour ne pas passer par-dessus bord. Elle mit quelques secondes pour s'en remettre avant d'attraper sa baguette coincée dans la couture à la base de sa taille et de pénétrer à l'intérieur.

C'était une scène qu'elle n'avait plus vu depuis la bataille de Poudlard et cela lui fit un drôle d'effet. Les sorts fusaient dans tous les sens et elle dû se réfugier derrière une colonne à moitié détruite pour en éviter quelques-uns. Un pique d'adrénaline et d'appréhension lui transperça subitement la colonne vertébrale. Elle connaissait son rôle mais elle voulait tout de même s'assurer qu'Harry allait bien. Ce fut lui qui la trouva en premier.

« Il a été vu, indiqua-t-il à bout de souffle en lui passant brièvement la main dans son dos. Vas-y ! »

La brune lui adressa un dernier regard puis courut comme elle pu vers les portes qui menaient au jardin. D'autres personnes qui ne faisaient plus partie de l'opération fuyaient les lieux, se réfugiant vers le bois assez imposant à l'arrière des jardins. Hermione faillit se casser un talon et la cheville au passage en marchant dans l'herbe et décida de les laisser sur place. Sa robe flottait autour d'elle et personne ne pouvait la rater même dans la nuit.

Tout était réuni et pour l'instant, le plan semblait fonctionner.

Après un dernier regard en direction du manoir à moitié en feu, elle entra dans le sous-bois et continua à courir, tout en faisant attention à ne pas abîmer sa robe. Après quelques minutes de silence, elle se rendit compte qu'elle ne savait absolument pas si le cette partie-là du plan avait fonctionné. A bout de souffle, elle s'arrêta brièvement tout en jetant des coups d'œils frénétiques tout autour d'elle dans l'espoir d'entrevoir quelque chose.

Elle sortit de son corset un petit flacon dont elle versa le contenu sur sa poitrine, qui continuait de se soulever sous l'effort et dans son cou. L'adrénaline lui avait complètement grillé son énergie mais elle demeurait tout de même confiante. Jamais Greyback ne passerait à côté d'une victime innocente, complètement perdu dans l'obscurité d'un sous-bois. Hermione se remit alors à courir pour diffuser les phéromones et les mêler à sa propre odeur corporelle.

Et ce fut après plusieurs longues minutes qu'une branche vint à craquer non loin d'elle et provoqua l'envole d'oiseaux dans le ciel noir.

Enfin, pensa-t-elle en s'arrêtant.

Lentement, elle se retourna en pointant sa baguette légèrement face à elle. La lune projetait ses quelques rayons entre les feuilles des arbres mais elle ne pouvait vraiment rien distinguer. Une autre branche claqua et cela la fit reculer un peu plus alors que le feuillage commençait à s'agiter. Son cœur loupa un battement quand son dos entra en collision avec une surface dure mais ce n'était qu'un tronc d'arbre, auquel elle s'accrocha fermement.

D'autres oiseaux quittèrent à leur tour leurs branches et laissèrent derrière eux des cris stridents. Elle scrutait en continu l'obscurité pour essayer d'apercevoir quelque chose entre les arbres. Finalement, deux orbes rouges sang se détachaient dans l'obscurité et lui glacèrent le sang et pendant une seconde elle eût dû mal à s'obliger à réagir. Elle envoya un sort vers le ciel avant de courir de nouveau à travers la forêt. Un nouveau pic de stress lui électrisa les nerfs alors qu'elle entendait la respiration du loup-garou s'élever dans les airs.

Les autres devaient transplaner autour d'eux d'un instant à l'autre, et elle en venait à prier intérieurement pour qu'ils le fassent. Elle pouvait sentir le côté droit de son corps la paralyser graduellement, comme un poids mort qui l'enfonçait dans le sol et ses poumons la brûler de l'intérieur.

Un mur de ronce dessinait finalement une impasse face à elle. Il avait été créé artificiellement quand ils avaient analysé le terrain quelques jours plus tôt et formait une barrière au cas où le loup-garou tenterait de s'enfuir.

« Si tu crois que tu peux m'échapper, susurra-t-il comme s'il se trouvait dans son oreille. Tu te trompes. »

Hermione sursauta et se retourna. Fenrir Greyback se tenait entre deux arbres, le visage à moitié calciné et un regard qui rappelait celui d'une bête sauvage. La sorcière pointa de nouveau sa baguette vers le demi-homme, ses lèvres se détachant sous la peur.

Mais où sont-ils, bon sang ! pesta-t-elle intérieurement.

« Fenrir Greyback, v-vous êtes en état d'arrestation, » articula-t-elle mais sa gorge était si sèche qu'elle eut du mal à être convaincante.

« Comme c'est touchant. »

La lumière de la lune l'effleurait alors qu'Il semblait léviter vers elle tant il avançait vite et sans plis. La panique s'empara entièrement d'elle, ses doigts devinrent moites en un instant et elle recula instinctivement vers les ronces.

« Brachialigo ! » s'écria-t-elle et un jet argenté sortit de sa baguette.

Malheureusement, il esquiva le sort et elle se rendit compte qu'il n'avait pas besoin de baguette pour la désarmer. Il devait faire à vue d'œil 2 mètres de haut et ses épaules étaient aussi larges que le tronc des arbres. Hermione n'était pas supposée le tuer mais contempla grandement cette possibilité si personne ne se décidait à se pointer.

« Le fils Malefoy… » grogna-t-il alors qu'il n'était à présent qu'à un mètre d'elle.

Un ricanement sinistre s'éleva de sa gorge et il se retourna. Hermione entrevu Harry et Drago se tenant dans la lumière de la lune et autour d'eux, une armada d'Aurors, les baguettes convergent vers le loup-garou.

Greyback reporta son attention vers la sorcière. Ses yeux brillaient d'une lueur terrible et elle entrevu ses crocs acérés. En un battement de cil, il fondit sur elle et un cri perçant brisa le silence de la forêt. Hermione n'eut d'autres réflexes que de fermer les yeux et de se recroqueviller sur elle-même. Cependant, elle ne ressentit jamais l'impact.

Elle avait entendu en même temps des déflagrations de sorts et un bruit sourd à ses pieds. Hermione ouvrit les yeux et trouva Greyback recouvert de chaînes en argent et se faisant traîner au sol.

« Hermione ! s'écria Harry alors qu'il s'avançait vers elle et posait sa veste de smoking autour de ses épaules. Est-ce que tout va bien ? »

« Ça irait mieux si vous n'aviez pas poussé le suspens jusqu'au bout. »

« On était juste derrière vous. »

Elle croisa furtivement le regard de Drago qui maintenait avec les autres Aurors le loup-garou. Un sentiment de soulagement involontaire la submergea alors et lui fit violemment mordre sa lèvre inférieure.

Greyback était au même moment entré dans une colère noire et tirait sans relâche sur ses chaînes jusqu'à ce qu'ils sortent de la forêt. Là, les attendaient d'autres Aurors avec une boîte en argent de la taille du demi-homme, tirée par des Sombrals. Ils le placèrent à l'intérieur et scellèrent les chaînes à chaque coin, puis on lui administra une potion en intraveineuse.

Hermione tremblait toujours de tout son être et s'appuya légèrement contre Harry. Un Auror arriva avec ses affaires et elle s'emmitoufla dans sa cape de sorcier. Elle sentait que la situation avait laissé en elle une forte impression et elle allait sûrement avoir du mal à dormir cette nuit.

« Le manoir est en ruine… constata Hermione alors que des flammes brillaient toujours au niveau des fenêtres de l'aile ouest. Vous avez eu Dolohov ? »

« Non, sinon ça aurait été encore une fois trop facile… soupira-t-il. Il nous a échappé à un moment où on le coinçait et comme on l'avait prédit Greyback est beaucoup trop impulsif… »

« Il ne peut pas rester toujours aussi vigilant, dit Hermione en posant la main sur son bras. Il va forcément commettre une erreur et on pourra l'avoir. »

« Je l'espère, Hermione. »

L'adrénaline était retombée et la fatigue s'abattait durement sur ses épaules. Mais Hermione savait depuis la guerre qu'Harry ne pouvait empêcher son anxiété de le tenir éveillé toute la nuit.

« Malefoy ! » appela alors Harry, une fois que le loups-garou fut en cage.

Hermione eut de nouveau cet horrible sentiment quand elle vit la silhouette du blond se diriger vers eux. Il semblait encore plus pâle que d'habitude et des cernes violacées ornaient elles aussi son visage parfait.

« Ta nouvelle mission est de ramener Hermione au Ministère, énonça le brun. Pour votre sécurité à tous les deux, il vaut mieux que vous repartiez à Londres. »

« Mais… et toi ? »

Harry eut un léger rire avant de lui presser le bras.

« Je suis Auror, Hermione, c'est mon métier, répondit-il toujours en souriant. Et puis rappelle-toi, c'est moi qui me fait du souci pour toi. »

Elle hocha la tête, même si elle n'était pas complètement convaincue. Elle finit par se presser à moitié contre lui en guise d'au revoir et il les laissa pour rejoindre ses coéquipiers en direction du manoir à moitié en ruine.

Hermione finit par se retourner vers le blond, qui la regardait déjà. Un tension se forma au creux de son dos alors qu'il sortait d'un pli de sa cape de sorcier un vieux petit parapluie délavé. Drago dégaina sa baguette, jeta un coup d'œil à sa montre et après un instant de concentration murmura un 'Portus'. Le parapluie s'illumina faiblement l'espace de 2 secondes avant de revenir normal. Il fit ensuite léviter le bout de tissus avec son armature dans les airs et ils attendirent sagement de pouvoir le toucher. Hermione avait presque oublié combien il était doué pour la magie et faillit lui demander comment il savait créer un portoloin mais elle se ravisa.

La cage blindée de Greyback s'envolait déjà dans les airs, guidée par plusieurs sombrals et entourée par une multitude d'Aurors. Ils ne pouvaient pas risquer plus d'exposition en restant sur la propriété et elle pria intérieurement pour que rien n'arrive qui pourrait discréditer le Ministère et surtout mettre en danger Harry et les autres Aurors. Jetant un dernier regard empreint de crainte, elle reporta son attention sur le sorcier à ses côtés. Il demeurait immobile, sauf pour sa cape qui virevoltait par moment sous l'effet du vent, ses yeux qui étaient toujours rivés sur sa montre et sa main, tout comme la sienne s'élevait au-dessus de l'objet.

« Maintenant. »

Hermione sentit l'impulsion dans son bras et leurs doigts s'écrasèrent en même temps sur le portoloin. L'instant d'après, ils tourbillonnaient dans l'obscurité et elle ne pu s'empêcher de paniquer légèrement ; elle n'avait jamais aimé ce moyen de transport. Le vent s'engouffrait dans les pans de sa robe et elle avait dû mal à tenir sa cape en place. Des doigts vinrent alors se glisser autour de sa taille pendant qu'elle se débattait avec elle-même et elle se figea sur place.

Un doux parfum musqué s'empara de sa gorge, et un rouge profond, lui, de ses joues.

« Ne bouge plus. »

Le cœur de la brune s'emballait pour la première fois depuis longtemps. C'était un sentiment qu'on oubliait facilement mais qu'on reconnaissait directement. Comme si quelqu'un avait appuyé sur un interrupteur quelque part et qu'elle était vivante à nouveau. Une chose qu'elle n'avait pas vécu depuis ses années à Poudlard et qu'elle s'était efforcée d'oublier.

Elle commença à étouffer alors qu'elle sentait son corps contre le sien et n'eut qu'une envie : qu'ils s'éloignent l'un de l'autre.

Une fois revenue sur terre, elle se dégagea de son étreinte. Elle prit les pans de sa robe et sortit de la salle qui servait à l'atterrissage en portoloin. Hermione pouvait le sentir juste derrière elle alors qu'ils franchissaient le long couloir qui menait aux ascenseurs.

Aucun mot, aucun regard et pourtant elle avait l'impression que quelque chose se produisait à cet instant. Finalement, ils arrivèrent à leur étage et s'arrêtèrent devant le bureau des Aurors.

« Je dois envoyer quelques missives pour Potter... » commença-t-il mais elle ne le laissa pas finir.

« Tu n'as pas besoin de m'attendre. »

Une tension supplémentaire s'ajouta à l'atmosphère déjà chargée qui les entourait. Il marqua une légère pause, comme s'il ne s'était pas attendu à cette réaction et semblait l'analyser sous ses longs cils blonds.

« Et si j'insiste ? finit-il par dire. Je ne peux pas te laisser rentrer comme ça. Je sais ce que ça fait de se retrouver nez-à-nez avec Greyback… »

Hermione resta interdite. Elle ne s'était pas non plus attendu à ce qu'il insiste. Et puis, elle se rappela qu'à ce stade de pression professionnelle, Harry était capable d'utiliser du veritaserum s'il n'avait ne serait-ce qu'un soupçon de mensonge et la brune soupira intérieurement. Elle finit par hocher la tête et rejoint son bureau où ses vêtements l'attendaient.

Drago, quant à lui, pu souffler un instant. Il s'était appuyé contre la paroie du bureau d'Harry, les yeux fermés. La soirée avait été un supplice pour lui et il essayait toujours de calmer ses mains qui, en se relâchant, s'étaient mises à trembler. Il n'arrivait pas à croire ce qu'il était en train de se passer. Il s'était sentit comme partir de son corps en la voyant si vulnérable et si belle dans sa robe rouge.

Ils finirent par se retrouver quelques minutes plus tard et reprirent l'ascenseur, ils passent par le grand hall du Ministère pour finir par remonter à la surface. Hermione avait l'impression de vivre deux journées en même temps et le poids de la fatigue et du stress pesait irrémédiablement sur ses épaules.

Le vent froid vint leur mordiller les joues et elle resserra instantanément son manteau autour de son cou. Depuis la fin de la guerre, la sécurité du Ministère avait été renforcée ; on ne pouvait plus y transplaner, ni se servir des cheminées à partir d'une certaine heure.

« Hermione… dit-il alors qu'ils marchaient toujours et elle s'arrêta net en se tournant vers le blond. Je voulais te présenter mes excuses pour ce qu'il s'est passé la dernière fois qu'on s'est parlé. »

A ces mots, elle pouvait sentir son cœur tambouriner à l'intérieur de sa gorge et le sang affluer jusqu'à son cerveau. Bien sûr, elle aurait dû s'y attendre mais la surprise demeurait en elle.

« Tu n'as pas besoin de t'excuser, j'étais présente à ton procès et j'y ai entendu tout ce qu'il y avait à entendre… »

Elle ne voulait pas paraître sèche mais les souvenirs qu'elle gardait de la dernière fois où elle s'était tenue à face lui et de ce qu'il s'était déroulé ensuite lui avaient lentement arraché le cœur.

Drago hocha la tête vers le sol et fit mine de se gratter la base de la paume de ses mains. Elle pouvait voir qu'il était gêné.

« Tu sais tout donc… »

« Je ne te déteste pas si c'est ce que crois… l'interrompit-elle en soupirant et ses yeux restaient fixés sur l'obscurité de la rue. Nous avons tous dû faire des choses que nous regrettons d'avoir faites. Je sais que tu devais protéger ta famille et moi la mienne. »

« Justement, il y a des choses que je ne regrette pas d'avoir faites. »

Hermione reporta son attention vers lui et elle se rendit compte qu'il la fixait intensément et elle fut tenté l'espace d'un instant de détourner le regard.

Elle ne voulait pas avoir cette discussion avec lui, pas maintenant. Les souvenirs qu'elle avait déjà bouclés à double tour se bousculaient aux portes de sa conscience et elle n'était pas encore prête à se replonger dans tout ça.

« Le point de transplanage est juste ici donc je te laisse, dit-elle en essayant de faire comme si de rien n'était. Bonne nuit Drago. »

Elle se retourna et fit quelques pas sur les pavés vers un lampadaire. Il était toujours derrière elle, Hermione pouvait le sentir.

« Hermione… » souffla-t-il alors et elle dû se retourner, le cœur battant.

Il se tenait dans l'obscurité, en dehors du halo qu'offrait le lampadaire. Depuis son arrivée au Ministère, elle avait redouté qu'une chose pareille ne se passe mais elle devait s'avouer qu'elle n'avait pas fait grand-chose pour l'éviter.

« Bonne nuit. »

Hermione hocha la tête, soulagée qu'il n'en dise ou fasse plus, puis elle visualisa son appartement et disparut dans la nuit. Drago resta un instant sur place pour souffler après ce qu'il venait de se passer. Ses mains tremblaient toujours et il serra les poings jusqu'à ce que ses phalanges deviennent blanches. Il finit par transplaner quelques secondes plus tard, ignorant tout des yeux sombres qui ne les avaient pas quittés une seconde.