Une brise vint lui chatouiller les épaules et elle sentit un frisson la parcourir. Elle était tellement bien dans ces draps tout chaud qu'elle eut du mal à ouvrir son œil gauche, ce qui provoqua un mal de crâne instantané, accompagné d'une violente nausée.

Elle essaya de se calmer en inspirant et expirant cette douce odeur masculine qui flottait dans l'air.

Douce odeur masculine ?!

Ses pensées s'agitaient, ses yeux s'ouvrirent malgré elle et elle lutta contre elle-même pour pouvoir se situer. Elle arriva à voir qu'elle était dans une chambre, allongée sur un lit aux draps noirs et que personne ne semblait être présent. Après quelques minutes de récupération mentale, Hermione se redressa enfin. Un vague soulagement la frappa quand elle vit qu'elle était quand même habillée.

La chambre quant à elle, était ordonnée mais elle remarqua qu'aucun effet personnel particulier, comme des cadres ou des babioles, ornaient les différents meubles. Pourtant, la chambre ne semblait pas inhabitée, donc elle était sûrement dans l'appartement de quelqu'un et pas dans un hôtel.

Hermione faillit se taper la tête contre un mur. Ce genre de choses ne lui étaient jamais arrivées et n'étaient censées jamais lui arriver. Elle s'imagina avoir passé la nuit avec un des Aurors. Ce qui lui donna envie de s'enfuir par la fenêtre. Où était l'éthique dans tout ça ?

Puis elle se souvint de ce qu'il s'était réellement passé et cela lui fit l'effet d'une douche froide. Elle aurait d'ailleurs préféré finalement se retrouver nez-à-nez avec un Auror plutôt que dans ce qui semblait être l'appartement de Drago Malefoy.

Elle rassembla ses affaires en vitesse en se demandant ce qu'il lui avait bien pris pour faire une chose pareille. Elle ne voulait surtout pas s'avouer à elle-même que ce qu'elle avait ressenti hier soir l'avait rendue plus vivante que n'importe quel évènement qui s'était passé dans sa vie ces sept dernières années. Ces pensées-là se retrouvèrent elles aussi enfermées à double tour.

Hermione ouvrit silencieusement la porte de la chambre. Une douce odeur vint lui chatouiller les narines et renverser son estomac.

Mon dieu, combien de litre d'alcool est-ce que j'ai bu ? pensa-t-elle en posant la main contre sa bouche.

Elle descendit les escaliers tout en discrétion et se trouva directement dans ce qui était le salon mais aussi la cuisine. Là était attablé Drago Malefoy, une tasse dans la main et un journal dans l'autre. On pouvait difficilement faire plus cliché.

« Bien dormi ? » demanda-t-il en levant les yeux vers elle.

La jeune femme se sentit devenir cramoisie en instant. Non seulement elle avait bu comme un trou, embrassé le blond mais en plus de ça il avait cuisiné pour elle.

« Pour la gueule de bois. »

Il lui indiqua une fiole qui se trouvait juste en face de lui et elle dû se résoudre à s'asseoir avec lui. Le liquide gris était infecte mais elle le but d'une traite. Des pancakes ainsi qu'un assortiment de fruits et de confitures étaient éparpillés sur la table et Hermione lança un regard curieux vers le jeune homme.

« Je ne savais pas ce que tu aimais. »

« Qu'est-ce que je fais ici ? » questionna-t-elle après un instant.

« Tu avais trop bu et je ne connais pas ton adresse, expliqua-t-il en délaissant son journal. Je n'avais pas vraiment d'autres options. »

La deuxième questions qui se trouvaient au bout de ses lèvres lui arrachait les entrailles. Elle se devait quand même de la poser.

« Est-ce que… »

« Non, répondit-il instantanément comme s'il avait lu dans ses pensées. J'étais trop ivre pour transplaner alors j'ai appelé un taxi et tu t'es endormie dedans. »

Ils se fixèrent un instant. Hermione était toujours cramoisie mais elle hocha la tête quand même la tête, satisfaite de sa réponse.

Son ventre gargouilla et elle décida quand même de se servir. Les pancakes étaient réussis et elle savoura les fruits comme si c'était la dernière fois ou la dernière fois. A vrai dire, elle n'avait pas pris de petit déjeuner digne de ce nom depuis longtemps. Quand on vit seul et qu'en plus on est accro à son travail, on a plus vraiment le temps de penser à ce genre de choses.

« Je pensais que tu vivais au manoir, » dit-elle en engouffrant un autre morceau de pancake dans sa bouche.

« Ma mère y vit principalement, expliqua-t-il. On est en train de le rénover mais…les souvenirs de mon père et de…de Voldemort sont beaucoup trop frais pour moi. »

Hermione regarda longuement son assiette. Elle ne savait pourquoi mais une certaine honte commençait à se répandre à l'intérieur de son crâne. Après la guerre, même avec l'emprisonnement de Lucius et Drago, le trio avait insisté pour que Narcissa soit honorée de part sa participation à la victoire d'Harry mais cela n'avait pas empêché la fin tragique du patriarche. Tout le monde avait bien entendu été présent à l'enterrement même si la blonde ne semblait plus être que l'ombre d'elle-même.

Ginny avait de nouveau raison ; ils avaient tous souffert peu importe le camp choisi.

« Je vois, » lâcha-t-elle du bout des lèvres.

« Et Weasley ? » questionna-t-il brusquement à son tour.

Elle leva d'un coup la tête vers lui, sentant que la question n'était absolument pas innocente. L'intensité de son regard la déstabilisa alors qu'un nouveau poids s'ajoutait sur sa poitrine.

« Il a démissionné quelques temps après sa prise de poste au Ministère et il travaille maintenant avec ses frères, » répondit Hermione en sentant son expression se durcir.

Elle savait qu'elle n'avait pas répondu à la question qu'il lui posait mais n'était encore une fois pas prête à s'étendre sur le sujet. Elle ne voulait pas parler de ce qu'il s'était passé entre eux la veille au soir et d'après la tension dans le visage du blond, elle sentit que c'était ce qu'il s'apprêtait à faire.

« Je…je vais te laisser du coup, dit-elle en reposant sa fourchette et en se levant du tabouret. Merci pour ton hospitalité mais tu me diras combien je te dois pour le taxi. »

Elle était à mi-chemin vers la porte quand il se leva à son tour.

« Tu ne peux pas fuir pour toujours, Hermione, résonna la voix du blond. Je sais que tu ne penses pas être prête à entendre ce que j'ai à te dire mais ton corps ne me ment pas. »

Hermione ferma les yeux. Elle avait l'impression qu'on lui avait coupé les membres et qu'on la laissait saigner sur le parquet en bois massif.

« Mon corp ? répéta-t-elle en se retournant. Tu ne sais plus rien de moi, Drago et je ne devrais pas être ici. »

« C'est vrai, j'ai passé cinq longues années à Azkaban. Cinq putain d'années où j'ai dû attendre continuellement le jour où je sortirai de cette putain de cellule. J'ai dû attendre longtemps pour être ici aujourd'hui et je ne sais plus rien de toi. »

Hermione déglutit difficilement. L'image de Drago, seul dans une cellule sordide, s'immisçait derrière ses paupières comme un flash.

« Je ne te demande pas d'être désolée pour moi. Nous savons tous les deux très bien pourquoi j'étais dans cette cellule, » poursuivit-il.

« Qu'est-ce que tu attends, alors ? »

« Rien, répondit-il simplement. Enfin, ce que je veux dire c'est que c'était pas prémédité, Hermione… depuis le début. Je… j'ai essayé de ne pas penser à toi mais là-bas on avait le droit de lire le journal et à chaque fois je tombais sur l'une de tes photos et tout me revenait en mémoire. »

Hermione baissa la tête, incertaine sur ce qu'elle devait ressentir face à ces révélations. Elle avait été tenté d'aller le voir en prison plusieurs fois mais franchir ce pas là lui avait été insurmontable.

« Je savais pour Weasley et je sais même pour Krum… continua-t-il ce qui, encore fois, fit l'effet d'une bombe dans le cerveau d'Hermione. Et à chaque fois que je recevais ce putain de torchon de journal, je priais… je priais Merlin pour que les gros titres n'annoncent pas des fiançailles, un mariage, une naissance… n'importe quoi qui m'éloignerait encore de toi. »

Hermione avait arrêté de respirer. Sa bouche était légèrement entrouverte et des larmes menaçaient au bord de ses yeux. Elle dû se détourner pour tenir son bouleversement sous contrôle et elle le vit du coin de l'œil esquisser un mouvement vers elle avant de se raviser quand elle lui tourna le dos.

« Je suis ta supérieure, une relation de quelque nature qu'elle soit en dehors du cadre professionnelle est prohibée, articula-t-elle du mieux qu'elle pouvait. Nous nous reverrons Lundi au Ministère. »

Elle attrapa la poignée de la porte d'un geste brusque et s'engouffra dans la couloir du complexe d'appartement. Ce ne fut qu'une fois arrivée dans la cage d'escalier qu'elle s'autorisa à s'effondrer.


La fête de Slughorn venait à peine de commencer qu'Hermione regrettait amèrement son choix de cavalier. Puisque Ron avait d'autres choses de mieux à faire (ou d'autres amygdales à explorer), elle n'arrivait rien trouver de mieux que d'accepter la proposition de Cormac. Ce dernier semblait être prêt à l'emmener dans n'importe quel recoin pour faire librement courir ses mains baladeuses sur le reste de son corps.

Hermione dû d'ailleurs s'y reprendre à deux fois pour desserrer son étreinte autour de sa taille. Elle sentait graduellement la moutarde lui monter au nez et n'aurait pas déjà hésité à lui dire ce qu'elle pensait, si ce n'était pour les journalistes présents à la soirée.

« Ah, M. Mclaggen, me voilà heureux de vous retrouver en aussi bonne compagnie, salua le professeur Slughorn avant de se pencher vers la jeune sorcière. Miss Granger, vous êtes ravissante. »

« Merci, professeur. »

Slughorn se positionna à leur côté et ils sourirent face aux flashs des journalistes. Ce dernier fit encore la conversation avec le jeune couple, se questionnant sur le retard momentanée de Harry. Les reporters s'agitèrent au même moment sur l'arrivée d'autres convives et Hermione ainsi que Cormac se firent pousser en arrière plan.

Une grimace s'étira sur son visage quand elle se rendit compte qu'il n'y avait à présent rien pour occuper son cavalier. Le malaise se faisait graduellement ressentir alors que Cormac essayait de faire la conversation.

« Tu sais, Granger, j'aurai pu battre Weasley aux sélections, disait-il ce qui figea un instant Hermione. Je pense que j'ai eu un problème avec mon balais ou je devais être mal réveillé… je sais pas mais tu devrais venir plus souvent aux entraînements et même rester après… »

« Bonne soirée... »

Neville Londubat venait de se matérialiser devant eux avec un plateau couvert de verres de champagne. Hermione faillit le prendre dans ses bras tellement elle était soulagée.

« Neville ? s'étonna Hermione.

Elle attrapa une coupe et avala son contenu d'une traite.

Cormac s'était tourné vers elle, son bras toujours fermement enroulé autour de sa taille.

« J'aime les femmes qui savent boire, » déclara-t-il avec une certaine avidité dans la voix et dans le regard.

Les doigts de la jeune femme se crispèrent autour de son verre et au même mois une branche de gui apparut comme par enchantement au-dessus de leurs têtes. Quelques flocons tombèrent sur les cheveux dorés de Cormac et il sembla prendre ça pour un signe. Elle vit ses yeux se fermer et sa bouche se distendre pour l'attendre.

« Oh, mon verre est vide ! s'exclama-t-elle alors en se dégageant. Je reviens ! »

Cormac ne sembla même pas se rendre compte de ce qu'il se passait et elle prit aussi discrètement que possible la poudre d'escampette.

Elle continua à se maudire, puis Harry et Ron pour l'avoir laissée tomber et obligée de se retrouver dans une telle situation. Cormac était bien parti pour lui coller aux basques comme un chewing-gum jusqu'à la fin de l'année.

Elle jeta un coup d'œil dans son dos mais ne vit pas qu'il l'a suivait alors elle s'enfonça un peu plus loin dans la pièce. Slughorn avait fait installer des rideaux en tulle doré un peu partout et il était assez simple de se cacher dans les recoins.

Alors qu'elle avait peut-être trouvé une cachette, Hermione faillit glisser sur quelque chose mais deux bras la rattrapèrent de justesse. Elle vit alors l'ombre de Cormac se profiler au détour d'un rideau et elle attrapa la personne, peu importe qui cela pouvait bien être et la plaqua contre le mur avec elle au plus profond de l'alcôve pour empêcher ce demi-troll de la retrouver.

« Hermione ? » appela Cormac.

Au même moment, les yeux de la jeune sorcière croisèrent ceux de la personne qu'elle avait malencontreusement bousculée et son sang sembla s'évaporer à l'intérieur même de son corps.

Il semblait tout aussi tétanisé qu'elle alors que le Gryffondor leur passait devant en essayant tant bien que mal d'être discret. Le pauvre garçon pensait sûrement avoir interrompu un instant passionnel.

Malheureusement la réalité était toute autre, car face à Hermione se trouvait Drago Malefoy.

Elle n'eut pas le temps de se demander ce qu'il faisait là alors qu'il n'était pas invité. Ni pourquoi il ne se détachait pas d'elle alors que plusieurs secondes s'étaient écoulées quand ils s'étaient rendu compte l'un et l'autre de la personne à qui ils avaient à faire.

Un sourire narquois se dessinait sur ses lèvres et Hermione sentit son cœur tambouriner dans sa poitrine.

« Lâche-moi, Malefoy. »

« C'est toi qui me tient, Granger. »

Ses mots sonnèrent comme une cloche dans son esprit et elle se rendit compte qu'elle tenait effectivement le col de sa chemise. Elle retira ses mains comme si elles reposaient sur de la braise. Pourtant, le blond continua d'appuyer son avant-bras contre le mur en pierre. Bien sûr, elle avait laissé sa baguette dans sa chambre, pensant qu'elle n'en aurait sûrement pas besoin pour cette occasion.

« Sors, sinon je vais crier tellement fort que tout le château va m'entendre, menaça-t-il et elle ajouta rapidement quand elle le vit hausser les sourcils : il y a des journalistes présents. »

« C'est la deuxième fois que tu me gifles, Granger, souffla-t-il en écartant du bout des doigts une mèche de cheveux qui tombait sur son front. La première fois, j'ai laissé couler parce que j'étais qu'un gosse sans volonté… maintenant je sais pas si j'ai envie de te laisser partir. »

Hermione commença alors à hurler et il plaqua automatiquement sa main contre sa bouche.

« Oh, Granger ! Calme-toi, je vais rien te faire, » dit-il en se dégageant d'elle.

« T'as un grain ou quoi, Malefoy ? Depuis quand ça t'amuse de faire ça ? questionna-t-elle une fois qu'il eut libéré sa bouche. Enfin pourquoi je demande, bien sûr que ça t'amuse. »

« Fallait pas me dire que j'avais pas de pouvoir sur toi, alors que je sais que j'en ai. »

Hermione lui lança un regard noir.

« Tu crois vraiment que je peux rester impassible quand tu oses m'embrasser ? »

« Je peux recommencer si tu veux. »

Hermione eut l'impression que le plafond venait de s'écrouler sur sa tête. Non pas par ses mots mais par le sérieux qui transperçait ses yeux. Elle essayait de trouver dans son esprit logique ce qui pouvait le pousser à lui dire une chose pareille et elle ne trouva qu'une chose plausible.

« C'est un défi avec tes petits amis Serpentard, c'est ça ? claqua-t-elle en sentant les traits de son visage se resserrer. C'est bientôt la fin de l'année donc avant de rentrer dans vos petits manoirs, tu dois essayer de te faire la sang-de-bourbe, c'est ça ? Ou tu t'es pris un cognard dans la tête pendant tes entraînements ? »

Drago se mit alors à rire franchement. En général, c'était un rire qu'il réservait à ses amis ; elle le savait, elle l'avait déjà entendu rire comme ça plusieurs fois.

« Ni l'un, ni l'autre, à vrai dire, » répondit-il en reprenant quelque peu son sérieux.

« Alors quoi ? Tu t'es réveillé un matin avec l'envie soudaine de ne plus être horrifié par ma présence et tu crois que je vais te laisser faire ? »

« Écoute Granger, je vais te dire quelque chose qui m'écorche la bouche mais t'es belle quand tu es en colère. »

Encore une fois, son expression sérieuse et ses mots lui firent frémir les narines de colère. De quel droit se permettait-il de lui dire ce genre de choses ? Et pourquoi ne l'avait-elle pas encore giflé pour la troisième fois et poussé hors de son chemin ?

« Arrête tout de suite ce que tu fais. »

« Crois-le ou non, ce n'est pas un défi, poursuivit-il. Je peux aller voler du veritaserum dans la réserve de Rogue si tu veux vraiment savoir si je suis honnête. »

« J'ai pas que ça à faire, Malefoy. Tu vois pas que je suis occupée là ? »

Elle avait désigné sa robe pour lui rappeler où ils se trouvaient. Harry avait dû sûrement arriver à présent et il devait se demander où elle était.

« Occupée à fuir cet abruti de McLaggen ? »

« Laisse-le en dehors de ça. Et non, je voulais juste me rafraîchir. »

« C'est ça, en attirant le premier venu dans un recoin, répliqua-t-il. Je sais pas pourquoi je suis encore étonné par tes choix en matière d'homme, après tout tu pleurais pour Weasley la dernière fois. »

Hermione se sentit piquée au vif. Elle savait qu'il faisait exprès pour déclencher une réaction en elle, et il l'avait fait des millions de fois avant mais malgré elle, cela faisait mouche à chaque fois.

« Malefoy, je vais hurler. »

« Vas-y, hurle. »

Elle ouvrit la bouche alors, ses cordes vocales étaient prêtes à faire résonner le cri le plus strident qui soit. Elles n'en firent rien et Hermione aurait dû se douter qu'il en serait ainsi.

Drago avait attrapé son visage et ses lèvres s'étaient écrasées avec force contre les siennes. Elles la dévoraient comme si c'était la dernière fois et il déversa dans leur baisé une telle voracité qu'Hermione eut l'impression que son cerveau s'était éteint.

Elle voyait danser dans ses paupières des galaxies inexplorées alors que leurs langues tourbillonnaient ensemble. Elle agrippait sa chemise avec une force dont elle n'avait même pas conscience alors que les bras du jeune homme, sculpté par des années de Quidditch, semblaient vouloir faire fondre son corps avec le sien.

Au bout d'un certain temps, lequel ils ne le savaient même plus, leurs bouches se délièrent et Drago posa son front contre le sien. Leurs respirations haletantes s'entremêlaient alors qu'Hermione essayait tant bien que mal de se remettre de ce qu'il venait de se passer.

« Honnêtement, Granger… je sais pas ce qu'il m'arrive, je sais pas ce que je suis en train de faire, souffla-t-il sur sa bouche. Mais bordel, tout ce que je sais c'est que t'es belle dans ta putain de robe et que j'ai besoin de t'embrasser encore. »

« Drago… »

Elle avait prononcé son nom sans y penser et sa main droite se posa contre son torse. Plus rien n'avait de sens, Hermione avait d'ailleurs l'impression qu'il s'était infiltré dans son cerveau et avait changé toutes les connexions une par une.

Il posa à nouveau ses lèvres sur les siennes mais cette fois de façon plus douce, plus approfondie comme s'il la savourait. Et malgré elle, Hermione eut l'envie de rester là jusqu'à la fin des temps.

« J'ai quelque chose à faire là, murmura-t-il à nouveau au bout d'un moment. Je t'attendrais au septième étage. »

Il l'embrassa une dernière fois avant de se retirer de l'alcôve. Hermione cligna des yeux plusieurs fois en essayant de se sortir de l'état second dans lequel il l'avait mise.

Elle toucha sa bouche et se rendit compte qu'elle était beaucoup plus pulpeuse qu'à l'ordinaire. Ses mains tiraient sur sa robe pour la faire revenir droite et elle essaya de s'arranger les cheveux à l'aveuglette.

Après un long soupir, elle put enfin sortir à son tour.