Plop bonsoir !

Il est jeudi, c'est donc un nouveau chapitre du point de vue de Loki cette fois !

DISCLAIMER : Tout appartient à Marvel


.

.

Scène 2

Fourmi

.

Loki se demande bien ce qu'il fiche. Ce n'est qu'un humain qu'il a ramassé dans le sable ; une fourmi dont il aurait pu faire cesser les souffrances sans tarder plutôt que de s'acharner à la sauver. Peut-être est-ce le sang sur ses vêtements qui l'a retenu de l'achever, ou encore la chose dans la poitrine de l'homme qui semble le maintenir en vie.

Mais sans nul doute, la souffrance qu'il a vue dans les yeux sombres avant qu'ils ne se ferment n'y est pas tout à fait étrangère. Loki connaît bien la douleur ; un bref instant, il s'est vu dans le reflet des iris perdus dans le vague. Il n'a pas pu condamner l'humain, tout aussi misérable qu'il soit, à une fin solitaire dans le désert, là où son corps aurait fini par disparaître sous le paysage changeant.

Il laissera l'humain dans la première ville sur son chemin et retournera à sa contemplation de Midgard sans laisser l'occasion au blessé d'en apprendre trop sur lui. Juste une ombre de passage. Il a l'habitude d'être une ombre, après tout ; n'est-il pas toujours celle de Thor lorsqu'il se trouve à Asgard ?

Quand l'humain gémit une nouvelle fois dans son sommeil, Loki soupire. Il aurait mieux fait de le laisser mourir là où il l'a trouvé. Qu'est-ce qu'il lui est passé par la tête, lui-même se le demande. Il a toujours été un peu impulsif, quoi qu'il le cache mieux que Thor et sa bande d'amis. Cet humain est comme un chiot, en fait. Le dieu qu'il est témoigne seulement sa pitié envers un animal blessé.

Voilà, c'est ça. Loki est seulement miséricordieux pour ceux plus faible que lui. Aussi supportera-t-il tant bien que mal les cauchemars qui déchirent la gorge de l'humain. Et s'il chantonne doucement une berceuse de sa mère, c'est uniquement pour apaiser le blessé et pouvoir à son tour s'endormir.

Quand bien même il n'est pas certain de trouver le repos tant les supplications de l'humain font remonter d'âpres souvenirs.

.

.