Fanfiction : Glee

Un jour, à Lima, Kurt et Blaine étaient allongés sur le lit. Kurt était conscient que Blaine lui cachait quelque chose. Il ne parlait jamais de sa famille, malgré toutes les questions qu'on lui posait. Il trouvait toujours une excuse pour changer de sujet ou éviter la question. Kurt commençait à en avoir marre de ne pas avoir de réponse, alors il décida de le confronter. S'il ne lui laissait pas la chance de changer de sujet, il devrait avoir ses réponses. Il se leva, retourna Blaine sur le dos et le plaqua contre le lit, pour qu'il ne puisse pas partir.

« Tu sais, je ne sais rien sur ta famille, alors que toi, tu connais tout sur la mienne. Alors, j'aimerais bien que tu m'en parles ». Blaine soupira fortement et se redressa. Kurt n'avait pas mit beaucoup de force dans sa prise, mais il espérait que c'était assez pour maintenir Blaine contre le lit. Il fut surprit de voir que Blaine l'avait déplacé avec autant de facilité, montrant une grande force physique. « C'est pas facile d'en parler, parce que je ne veux pas que tu me juges quand tu connaitras la vérité ». Kurt pencha la tête sur le côté, ne comprenant pas ce qu'il disait.

« Je ne vais pas te juger. Qu'importe ce qu'ils font, je serais toujours là pour toi ». Blaine sourit et prit sa main dans la sienne. Il était toujours nerveux de lui avouer la vérité, car il sait que ce sera dur d'accepter. Sa famille fait partie du crime organisé. Beaucoup de trafic d'armes, de blanchiment d'argent, de braquages et de cambriolages, allant souvent jusqu'au meurtre. Il n'a jamais participé à tout ça, mais il sait qu'il est le successeur direct de son père. Un autre trait de personnalité, qui caractérise presque chaque homme de sa famille, sont les pulsions de domination qu'il ressent. Il fait toujours de son mieux pour les garder sous contrôle, ne voulant pas effrayer Kurt.

« Écoute, c'est très compliqué. Ça prendra sûrement beaucoup de temps pour que tu comprennes tout ». Kurt hocha doucement la tête, et incita Blaine à continuer. Il s'appuya contre la tête de lit et attendit quelques secondes avant de commencer à parler.

« Ma famille fait partie du crime organisé, et je suis le successeur direct de mon père. Un jour, probablement quand je serais diplômé, je serais à la tête de tout ça. Et, je suis aussi un dominant, comme presque tous les hommes de ma famille. C'est dans mon sang, j'ai besoin de contrôler quelqu'un, toi pour être précis. Mais, je fais de mon mieux pour ne pas laisser cette partie de ma personnalité prendre le dessus ». Kurt le regardait avec les yeux écarquillés et la bouche légèrement ouverte. Il ne s'attendait pas à ce que cette révélation soit si importante et dangereuses. L'idée de sortir avec un garçon dangereux ne lui a jamais traversé l'esprit. Mais, il aime trop Blaine pour le laisser tomber, même s'il se livre à des activités dangereuses.

« Et bien, je…j'avoue que c'est beaucoup à encaisser d'un coup, mais je te fais confiance. On ne choisit pas sa famille, ni ce qu'elle fait. Et, j'ai aussi l'impression que c'est beaucoup plus compliqué que tu ce que tu as expliqué, et que je ne pourrais probablement pas rencontrer tes parents ». Blaine hocha la tête et serra ses mains. « Ouais, c'est vraiment très compliqué. Et, pour ce qui est de rencontrer mes parents, ça l'est encore plus. Il y a pleins de précautions à prendre, surtout pour les personnes étrangères à la famille ». Kurt fronça les sourcils, mais se détendit en sentant Blaine poser sa main sur sa joue. Blaine la descendit sur son cou et serra doucement. Il laisse ses instincts de dominant prendre le dessus pour quelques secondes.

« Je ne suis pas un étranger, je sors avec toi ». Kurt eu un petit rire, mais s'arrêta quand il vit le regard de Blaine, et sentit sa prise se resserrer. Blaine se rendit compte de ce qu'il faisait et il lâcha directement son cou. « Excuse-moi, je ne voulais pas faire ça. On va dire que j'ai laissé ressortir mes instincts ». Kurt frotta doucement son cou, la sensation des doigts de Blaine lui manquant déjà.

« Non, ne t'excuse pas. En fait, c'était agréable, ça me faisait me sentir en sécurité. Et, j'aimerais que tu m'expliques comme ça se passe. Tes instincts, ce que je dois faire pour rencontrer ta famille, ta future prise de pouvoir. Tout. Je veux tout savoir ». Blaine inspira fortement et commença à réfléchir.

« Depuis plusieurs générations, ma famille fait partie du crime organisé, et je t'ai déjà dit que je suis le successeur direct de mon père. Donc, dans quelques mois, je serais officiellement à la tête de centaine de millier d'hommes à travers le pays. Et, on est riches, très riches. Pour ce qui est de mes instincts de dominant, ça fait partie de moi. Je peux les contrôler, mais pas les effacer ». Blaine parlait d'une voix claire et distincte, et attendit quelques secondes après avoir terminé son explication.

Kurt le regardait, les yeux admiratifs. D'un côté, il sait que c'est dangereux, mais de l'autre, il aimerait vraiment rencontrer sa famille. « J'aimerais vraiment rencontrer tes parents, ta famille, qu'importe les conditions qu'il faut pour ça. Je veux connaitre le milieu dans lequel tu vis. Et, je veux apprendre ce que je peux faire pour aider un dominant ». Blaine retint sa respiration pendant quelques secondes, ses yeux s'assombrissant. Blaine prit les poignets de Kurt et les joint ensemble, les tenant d'une main dans une prise ferme mais qui reste quand même douce. Kurt fut surprit de ce que fit Blaine, mais se détendit très vite dans son emprise.

« Je ne suis pas encore un très grand expert en la matière, mais je dirais que tu es soumis. Je l'ai remarqué dès notre première rencontre. Je ne pense pas que tu le savais à ce moment-là, mais moi, je l'avais directement senti. C'est pour ça que j'ai décidé de cacher mes pulsions, mes instincts. Je ne voulais pas te faire peur ». Blaine retenait toujours les poignets de Kurt d'une main, appréciant le fait qu'il ne bouge pas. Kurt aimait la sensation d'être retenu, ça le fait se sentir en sécurité. Il ne voulait pas que Blaine le lâche, même s'il sait que ça allait arriver. Kurt se demanda pourquoi Blaine n'a pas encore parlé de ses parents.

« Pour en venir à ma famille, c'est très compliqué. Comme je te l'ai dit, il y a beaucoup de précautions à prendre, et elles sont vraiment strictes ». Blaine lâcha les poignets de Kurt, qui gémit, et s'appuya contre la tête de lit. Kurt le regarda, attendant d'autres explications de sa part.

« Allez, continue. Ne me fait pas attendre, tu sais que je déteste ça ». Kurt grognait d'impatience, voulant en savoir plus. Blaine soupira et mit sa main sur la cuisse de Kurt, le calmant efficacement. « C'est pas si simple à expliquer. J'essaye de trouver la bonne manière de le faire, pour que tu puisses comprendre et que tu ne paniques pas ». Kurt était impressionné du calme de Blaine. Le voir si calme l'aidait à rester calme aussi. Il pense que ce son ses instincts de soumis qui réagissent à la domination de Blaine. « Explique-moi juste. Si je ne comprends pas, je te poserais des questions ». Blaine hocha la tête, comprenant son point de vue.

« Et bien, l'une de ses précautions, c'est d'être menotté, mains dans le dos, et bâillonné. Et, ton téléphone doit être sur une fréquence spéciale. Ensuite, mes parents, surtout ma mère, sont très stricts sur ce qui concerne les soumis. Ils doivent se mettre à genoux entre les jambes de leurs dominants, porter un collier, être tenus en laisse et pleins d'autres contraintes. Ça pendrait des jours pour toutes les citer ». Kurt le regarda, visiblement choqué. Il s'attendait à ce que ce soit très restrictif et contraignant, mais il était quand même choqué.

« Ok, je…j'avoue que je m'attendais pas à ça. Mais, je suis prêt à le faire. J'imagine qu'ils savent qu'on sort ensemble, et j'imagine aussi qu'ils veulent me rencontrer. Alors, si c'est ce que je dois faire pour les rencontrer, et bien...faisons-le ». Blaine put voir la détermination dans les yeux de Kurt. Il était toujours hésitant, car il sait que ce n'est pas facile. « Écoute, je vais voir avec mes parents, leur demander s'ils peuvent faire l'impasse sur tout ça. Mais, je vais être honnête, je ne pense pas qu'ils accepteront ». Blaine se redressa et prit les mains de Kurt dans les siennes.

Kurt hocha la tête et regarda Blaine se lever. « Tu vas déjà faire ça maintenant ? ». Blaine hocha la tête, commençant à se diriger vers la porte. « Vu ton impatience, je pense que mieux que je fasse ça maintenant ». Kurt alla l'embrasser pour lui dire au revoir et revint se coucher dans son lit.

Le lendemain, Blaine se tenait devant la porte de la maison de Kurt, un ceinturon fixé autour de sa taille, arme bien visible. Il lui avait envoyé un message pour lui expliquer les changements de sa tenue. Il espérait que ça ne lui ferait pas peur, parce qu'avoir une arme visible est vraiment intimidant. Blaine toqua à la porte et attendit que Kurt vienne lui ouvrir.

Kurt lui ouvrit et le laissa entrer. Blaine remarqua sa nervosité, alors il le prit dans ses bras pour le rassurer. Kurt laissa échapper un long soupir et se détendit dans l'étreinte de Blaine. « Alors, qu'est-ce qu'ils ont dit ? ». Blaine resserra son étreinte sur Kurt pendant encore quelques secondes avant de le relâcher. « Et bien, j'ai essayé de négocier pour qu'ils laissent tomber tous leurs protocoles et procédures, mais ils ont dit non. La seule chose qu'ils ont bien voulu retirer, c'est le fait que tu sois tenu en laisse, mais le reste est obligatoire. Ils ont aussi dit que ta présentation se fera aujourd'hui. C'est ma mère que tu rencontreras en premier, mon père étant occupé toute la journée ».

Kurt alla s'assoir dans le fauteuil et Blaine le rejoint. « Est-ce que ça te va ? Je sais que c'est difficile, mais je serais toujours là pour toi ». Kurt hocha la tête, comprenant ce qui allait se passer. « S'ils sont stricts, j'imagine qu'ils ont aussi des vieilles traditions auxquelles ils tiennent ». Blaine soupira fortement, ne voulant pas parler de ça. « C'est…un sujet dont je ne voulais pas encore te parler, parce que j'espérais encore négocier avec mes parents ». Blaine posa sa main sur la joue de Kurt, se contrôlant pour éviter de la poser sur son cou. Il vit dans les yeux de Kurt l'envie de savoir ce qu'il lui cachait.

« Ils…ils marquent leurs soumis au fer rouge, au niveau de l'intérieur du poignet droit. Et, quand tu seras à la maison, tu as de très fortes chances d'y passer aussi. Et, je sais à quel point ça fait mal, c'est pour ça que je ne veux pas de ça pour toi ». Kurt eu un air de panique dans son regard, puis réussi à se calmer. Blaine ne lui fera jamais de mal, c'est juste une vieille tradition. « Comment tu sais à quel point ça fait mal ? ». Kurt était curieux maintenant.

Blaine baissa les yeux et commença à rougir. « Je me suis brûlé accidentellement, quand j'étais petit. Mon père avait mit un bout de métal dans la cheminée, et j'avais décidé de le prendre à pleine main. Ça m'a valu une greffe de peau et la connaissance de la douleur horrible qu'il fait subir aux soumis. Cet accident utilise presque le même principe que le marquage, sauf que le marquage est effectué dans un milieu contrôlé ». Kurt le regardait, les yeux écarquillés. Sans s'en rendre compte, il avait dirigé sa main vers son poignet droit et le serrait

Blaine remarqua ce qu'il faisait et écarta la main gauche de Kurt de son poignet droit. Il décida d'utiliser une prise ferme, pour pouvoir le faire lâcher. Kurt tenait son poignet si fort que ses jointures étaient blanches. « Ok, calme-toi. Tout va bien, mon amour. Respire et détends-toi, d'accord ? ». Kurt hocha vivement la tête, et commença à respirer plus calmement, pour que sa respiration s'équilibre. Blaine frotta son dos, l'embrassa doucement sur la joue et décida de mordiller le cartilage de son oreille. Il sait que ça pourrait provoquer une réaction chez Kurt.

Kurt gémit doucement, ne voulant pas que Blaine s'éloigne, mais il sait qu'ils devront bientôt partir. « Désolé, j'ai paniqué. Tu sais à quel point je panique vite. Bon, je pense qu'on va devoir bientôt y aller. Je…comment ça va se passer ? » Kurt bégayait légèrement, sa panique commençant à prendre le dessus. Il baissa les yeux et remarqua le sac que Blaine avait posé à ses pieds. Blaine vit où son regard était dirigé, et vit son sac posé sur le sol. Il soupira, sachant très bien ce qu'il avait dedans. Il avait fait de son mieux pour que ses parents lui permettent d'éviter toutes ces précautions, mais ils avaient été très clairs. Kurt devait être menotté et bâillonné, donc il avait mit une paire de menottes et un foulard dans son sac.

Kurt voulait prendre le sac et regarder ce qu'il y a dedans. Blaine le prit et le posa sur ses genoux. Il sortit un collier en cuir noir et attendit. Kurt le dévisagea pendant quelques secondes, pour savoir ce qu'il allait dire.

« Qu'est-ce que c'est ? ». Kurt comprenait pourquoi Blaine avait prit un collier, mais voulait quand même qu'il lui explique. Blaine passa doucement ses doigts sur le collier et dirigea sa main vers le cou de Kurt, voulant la poser dessus. Kurt inclina la tête, lui laissant tout l'espace qu'il voulait pour toucher son cou. « C'est l'une des règles à suivre. Tout soumis doit porter un collier avec le nom de son dominant sur une plaque nominative. Mais, pour être honnête, je t'ai toujours imaginé avec un collier comma ça autour du cou ». Blaine avait un ton possessif et il resserra délicatement sa prise sur le cou de Kurt.

« Vas-y, mets-le moi ». Kurt gémit sous la pression de la main de Blaine. Blaine retira sa main de son cou et la remplaça par le collier. Kurt apprécia la sensation du cuir fermement pressé contre son cou, mais pas serré au point de bloquer sa respiration. Blaine profita de la vue pendant encore quelques secondes puis reprit son sac. « Maintenant, ce que je vais prendre, je sais que ça va te faire peur, mais c'est obligatoire, malheureusement. Mais, n'oublie pas que je suis là pour toi. Tu n'as qu'un geste à faire pour que je règle le problème ». Kurt hocha la tête, regardant le mouvement de son ceinturon pendant qu'il fouillait dans son sac. Il le vit sortir une paire de menottes argentées et un foulard noir.

« Tu n'as pas besoin d'expliquer à quoi ça sert. Je le sais déjà ». Kurt était très nerveux à l'idée de ce qui allait suivre, mais il voulait le faire. Il sait qu'il ne peut plus revenir en arrière, et il n'en a jamais eu l'intention. « Écoute, je vais te mettre ça juste avant de sortir, pour que tu puisses mettre ta veste. Maintenant, j'aimerais que tu m'écoutes très attentivement, d'accord ? ». Kurt hocha vivement la tête, attendant la suite des explications. « Ma mère est l'une des personnes les plus strictes que je connaisse, donc elle va sûrement te demander de faire des trucs en s'attendant à ce que tu lui obéisses. C'est à toi de décider, mais tu ne risques rien, je suis là pour te protéger. Tu es à moi, donc c'est à moi que tu dois obéir en priorité. Et aussi, ne laisse pas ses critiques t'atteindre ».

Kurt l'écoutait attentivement, comprenant ce qui allait se passer. « Je vais lui faire bonne impression, enfin j'espère. Et, j'imagine qu'elle s'attend à ce que je reste derrière toi, silencieux, en fixant le sol ? ». Blaine hocha la tête, confirmant ce qu'il pensait. Blaine reprit les poignets de Kurt et les joint l'un contre l'autre, gardant sa prise ferme mais douce. Kurt gémit doucement, aimant la sensation des mains de Blaine enserrant ses poignets. Il se rendit compte qu'il aime le côté dominant de Blaine, et qu'il est très facile de se soumettre à lui.

« Oui, elle s'attend à ce que tu fasses ça. Et, je te conseille de le faire, parce que je n'ai pas envie que tu aies des ennuis. Je ferais tout ce qui est dans mon pouvoir pour l'empêcher de te faire du mal. Mais, en général, quand elle a décidé de faire quelque chose, personne ne peut lui faire changer d'avis. Et, elle est très procédurière. Elle a pleins de procédures pour tout et n'importe quoi, dont la plupart que je ne connais pas. Donc, ne sois pas étonné si elle dit quelque chose que je ne sais pas expliquer ». Kurt hocha la tête et posa son regard sur les menottes et le foulard qui sont posés sur les genoux de Blaine. Il n'avait toujours pas lâché ses poignets, donc il sait ce qui va suivre.

« Avant que tu me mettes ça, est-ce que je peux aller faire ma valise et mettre des vêtement confortables ? Parce que j'imagine que je vais passer quelques jours là-bas ». Kurt ne bougea pas, attenant de voir si Blaine lui donnerait l'autorisation. « Oui, bien sûr. Vas-y, je t'attends devant la porte ». Blaine se leva et se dirigea vers la porte. Il gardait les menottes et le foulard en main, conscient de ce qu'il allait devoir faire. Il ne voulait pas menotter et bâillonner Kurt même s'il a dit à plusieurs reprises qu'il est d'accord. Mais, il sait que c'est une obligation contre laquelle il ne peut rien faire. Il soupira et s'appuya contre le mur, l'attendant.

Kurt descendit les escaliers, trainant sa valise derrière lui. Il vit Blaine appuyé contre un mur, ayant l'air de réfléchir. Il était clair qu'il n'appréciait pas ce qu'il allait devoir faire. « Hey, tu vas bien ? » Blaine sursauta, ne s'attendant pas à ce que Kurt arrive sans prévenir.

« Ouais, je vais bien. Je réfléchissais juste à ce qui va se passer. Donne-moi ta valise, je vais la mettre dans le coffre ». Blaine prit la valise de Kurt et prit quelques secondes pour le regarder. Il s'était changé, ayant troqué son pantalon moulant contre un short en jeans, sa chemise à manches longues contre un t-shirt blanc sous une chemise à manches courtes bleue claire, et ses bottes hautes contre des baskets blanches. Kurt frottait doucement ses poignets, son regard braqué sur les menottes que Blaine tenait. Blaine comprit qu'il s'était changé pour lui permettre de le menotter plus facilement. Soupirant, il alla mettre la valise de Kurt dans le coffre de sa voiture, le laissant attendre dans l'entrée.

Blaine revint dans la maison, et vit Kurt joindre ses poignets devant lui. Blaine lui sourit, embrassa doucement son front, prit sa main gauche et se dirigea derrière lui. Kurt se tendit quand il sentit Blaine tenir fermement ses mains derrière son dos. « Détends-moi, mon amour. Ça me fait mal de le dire, mais c'est pas la première fois que je fais ça. Tout va bien se passer, mon cœur. Dis-moi juste quand tu es prêt et je commencerais. Un poignet à la fois, promis ». Kurt inspira et retint sa respiration pendant quelques secondes, se détendant quand il sentit Blaine lui masser les poignets et l'embrasser dans le cou. Il le mordillait doucement, marquant son territoire.

« Vas-y, je suis prêt ». Kurt parla d'une petite voix, et sentit Blaine commencer à le manipuler avec précaution. Blaine prit le poignet gauche de Kurt et referma l'un des bracelets des menottes dessus. Kurt haleta à la sensation soudaine de froid et au fait que c'était serré. « Pas trop serré ? ». Blaine reprit ses massages et attendit que Kurt réponde. « Non, c'est bon. Et, je pense que je ferais mieux de vite m'y habituer. Tu peux continuer ». Blaine referma l'autre bracelet des menottes sur le poignet droit de Kurt, serrant aussi fort que le gauche. Kurt tira doucement dessus, se rendant compte que ses mouvements sont vraiment limités. Blaine prit le foulard qu'il avait posé sur son épaule, se préparant mentalement à ce qu'il allait faire. « Maintenant, j'ai besoin que tu sois aussi détendu que possible. Je vais mettre le foulard dans ta bouche, et pour que ce ne soit pas douloureux, tu dois te laisser faire. Tu comprends ? ». Kurt hocha doucement la tête, se risquant avec cette simple réponse. « Oui maitre ».

Blaine inspira fortement, et commença à mettre le foulard au niveau de la bouche de Kurt, attendant qu'il l'autorise à continuer. Kurt avança sa tête vers le foulard, montrant à Blaine qu'il pouvait y aller. Blaine mit le foulard dans la bouche de Kurt et le noua à l'arrière de sa tête. Kurt soupira doucement quand il sentit que sa voix ne porterait pas haut et que ses mots seront déformés. Blaine embrassa sa nuque et l'attira contre lui en mettant un bras autour de sa taille. « Tout va bien, mon amour. Maintenant, tout ce que tu dois faire, c'est te détendre, d'accord ? ». Incapable de parler, Kurt se contenta d'hocher la tête.

Blaine prit le bras de Kurt et le dirigea vers sa voiture. Il ouvrit la portière côté passager, l'aida à s'assoir sur le siège et mit sa ceinture. Il alla s'assoir sur le siège conducteur, démarra la voiture et roula jusque chez-lui. De temps en temps, Blaine jeta un coup d'œil à Kurt, voyant qu'il fixait ses genoux, étant dans une position assez inconfortable. Kurt se rendit compte que Blaine l'observait, alors il se força à regarder la route, au lieu de garder son regard braqué sur ses genoux. Blaine posa sa main sur la cuisse de Kurt, voulant le rassurer à travers ce geste. « Détends-toi, ça va bien se passer. Je serais toujours à tes côtés ». Kurt hocha la tête et essaya de se calmer.

Après deux heures de route, durant laquelle Kurt s'était endormit, Blaine entra dans l'allée de sa maison. Avant de pouvoir aller plus loin, son identité doit être confirmée par un sac rétinien et un scan digital. Personne ne posa de question sur Kurt, ils se contentèrent juste de vérifier s'il était bien menotté. « Les gars, c'est bon ! Vous lui faites peur, même si vous n'en avez rien à faire. Laissez-le tranquille ». Tous les gardiens, qui surveillaient l'immense grille d'entrée, s'écartèrent de la voiture de Blaine, reprenant leurs postes précédents. Kurt regardait autour de lui, impressionné par la taille de la propriété et du nombre de personnes armées qui sont placées un peu partout.

Blaine gara sa voiture à sa place habituelle et aida Kurt à en sortir. Kurt trébucha un peu, ayant un manque d'équilibre à cause de ses mains menottées dans son dos. Blaine le rattrapa avant qu'il ne tombe, le stabilisa et le dirigea vers la porte d'entrée. En marchant, il essaya de rassurer Kurt, l'ayant senti se tendre dans sa poigne durant le court trajet jusqu'à la porte.

Blaine s'arrêta devant la porte, sortit ses clés et se tourna vers Kurt. « Bon, on y est. Je ne vais pas te détacher, mais je vais bientôt le faire, ne t'inquiète pas. Maintenant, j'ai besoin que tu sois le plus calme possible, que tu ne bouges pas, quoi que te fasse ma mère. Je la connais, je sais qu'elle va t'inspecter sous tous les angles, et qu'elle va sûrement te donner des ordres. Mais, je sais aussi que je ne la laisserais jamais aller trop loin. Si elle te dit quelque chose que tu n'es pas à l'aise de faire, tourne-toi vers moi ou appelle-moi ». Kurt hocha la tête et fixa l'énorme porte en bois. Blaine ouvrit la porte et le fit entrer.

En entrant dans la maison, ils tombèrent sur la mère de Blaine, qui se tenait dans l'entrée, l'air sévère. « Et bien, te voilà enfin. Tu sais à quel point je déteste le retard, même si tu as eu du mal à l'embarquer ». Blaine leva les yeux au ciel, n'aimant pas les critiques de sa mère. « Je n'ai eu aucun mal à l'embarquer, parce que j'ai fais ça en douceur, en lui expliquant tout. Tu sais tout aussi bien que moi que c'est nouveau pour lui, et donc qu'il est stressé. Alors, sois conciliante, s'il te plait ». Sa mère leur fait signe d'entrer dans la salle à manger. Blaine reprit le bras de Kurt et avança. Il sentait qu'il était très tendu, s'attendant à une éventuelle douleur. Dana s'arrêta devant la table et leur fit face. Elle vit Kurt reculer d'un pas, se tenant derrière Blaine, les yeux rivés sur le sol.

« Détache-le. Et, j'espère pour lui qu'il est calme. Une claque est vite arrivée, tu sais ? ». Blaine lança un regard noir à sa mère, et se déplaça derrière Kurt pour le détacher. Dana se mit devant Kurt et agrippa son menton avec force, établissant ainsi un contact visuel. « Bon choix, Blaine. Belle ligne de mâchoire, beaux yeux bleus, et je dirais qu'il a une bonne musculature. Mais, puisqu'il est habillé, je ne peux pas vraiment dire mon avis. Tu sais ce que tu dois faire ». Elle relâcha son menton et recula de quelques pas, attendant la suite des évènements.

Blaine la regarda, choqué. « T'es pas sérieuse ? C'est pas parce que tu le fais avec tout le monde que t'es obligée de le faire avec lui ! ». Blaine était en colère et faisait les cent pas dans la pièce. Il se mit devant Kurt, face à sa mère et prit quelques inspirations pour se calmer.

« Les règles sont les règles, et tu le sais. Mais, je veux bien faire une concession. Il retire que le haut et ce sera bon ». Blaine écoutait sa mère parler, et comprit qu'il est contraint de faire ce que sa mère veut. Il se retourna et commença à déboutonner la chemise de Kurt, embrassant son front pour le rassurer. « Tout va bien, mon amour. C'est juste un mauvais moment à passer ». En retirant sa chemise, il passa son t-shirt par-dessus sa tête, laissant son torse exposé à la vue de tous.

« Bien. Il est taillé comme un dieu grec, comme je le pensais. Tu as vraiment fait un très bon choix. Tu as toujours eu de très bons goûts. Maintenant, remplit ce dossier, qu'on puisse passer au marquage ». Blaine prit les papiers que sa mère lui tendait, et incita Kurt à aller s'assoir à table, posant le dossier devant lui. « Remplit ça, mon cœur. Quant à toi, j'aimerais que tu lui montres du respect. Ne le traites pas comme s'il était un objet ou un objet sexuel. Il est plus humain que tu ne le seras jamais ». Blaine alla se tenir devant sa mère et la regarda avec un air de défi. Dana scruta la table à laquelle Kurt est assit, concentré à remplir les informations manquantes. « Normalement, c'est à toi de le faire, pas à lui ».

Blaine ignora le commentaire et prit le dossier que Kurt lui tendait. Il le lit et vérifia qu'il ne manquait aucunes informations. Il sourit en guise d'approbation et passa sa main dans les cheveux de Kurt pour le rassurer, et le féliciter pour son obéissance directe. Dana se racla la gorge et pointa une porte du doigt. « Maintenant, je vais le marquer. À partir de ce moment, il sera complètement soumis, entièrement à toi, donc j'espère qu'il sait obéir. S'il n'obéit pas, tu sais ce que tu dois faire ». Elle ouvrit la porte et commença à descendre les escaliers menant à la cave.

Blaine fit un geste à Kurt, qui se leva et le suivit en silence. Il savait qu'il ne devait pas parler ou il risque d'être blessé. La mère de Blaine est sévère et elle est sûrement capable de lui faire du mal. Ils arrivèrent dans la cave où Dana les attendait, ayant déjà allumé une grande cheminée dans le fond de la pièce. Kurt déglutit de manière audible et un air de panique traversa ses yeux. Blaine se mit derrière lui, passa ses bras autour de sa taille et embrassa sa nuque pour le rassurer.

« Calme-moi, chéri, tout va bien se passer. Je sais que ça va faire mal, mais je suis là. Contente-toi juste de faire ce qu'elle te dit ou alors tu me dis si ça ne va pas. Tu comprends ? ». Kurt se retourna et enroula ses bras autour du corps de Blaine, cherchant son réconfort. « Oui maitre ». Dana entendit leur interaction et se retourna. « Tu l'as bien éduqué, Blaine. J'espère qu'il écoute d'autres personnes que toi ». Elle s'avança vers Kurt et prit ses cheveux, tirant sa tête en arrière et le mettant dans une position de faiblesse. Blaine grogna de manière possessive, retira sa main de ses cheveux et le rapprocha de lui. Dana se recula et alla prendre le marqueur qu'elle avait posé dans la cheminée.

« Toi, à genoux au milieu de la pièce ! Maintenant ! ». Kurt se raidit au ton de la mère de Blaine, et commença à bouger pour exécuter son ordre. Il tomba à genoux et garda ses yeux braqués sur le sol, ne voulant pas croiser son regard. Blaine lança un regard meurtrier à sa mère et rejoint Kurt sur le sol. Il voyait l'inconfort qui débordait de tout son corps. « Ça va aller, mon amour. Je suis juste là ». Dana s'avança vers eux, le marqueur en main, le bout rouge et fumant. « Tu connais la procédure. Alors, vas-y ». Blaine soupira et prit le bras droit de Kurt, le tenant levé pour y donner accès à sa mère. Kurt ferma les yeux d'anticipation à la douleur et insupportable qui allait arriver.

Blaine resserra sa prise et mit sa main sur ses yeux. Dana passa le marqueur autour du bras de Kurt, et actionna le mécanisme. Kurt mordit sa lèvre inférieure pour étouffer son cri de douleur et commença à pleurer, la douleur étant très difficile à supporter. Blaine passa son pouce sur son front, le rassurant à travers ce geste. « C'est fini, chéri. Respire et calme-toi. Contente-toi juste de respirer ». Kurt réussi à calmer sa respiration, la douleur irradiant toujours dans son bras. Dana regarda son œuvre et sourit d'un air satisfait. « J'ai bien fait ça, elle est très belle. Maintenant, il est officiellement ton soumis. Et aussi, tant que j'y pense, tes grands-parents viennent pour toute la semaine. Ton père leur a annoncé la nouvelle ».

Blaine le regarda, traitant ce qu'il venait d'entendre. Ses grands-parents n'ont jamais été gentils, et son grand-père était à la tête de toute cette organisation il y a une trentaine d'année. Soupirant, Blaine se leva et aida Kurt à se relever. Il chancela, ayant du mal à trouver son équilibre.

« Bien sûr qu'il les a appelés. Mais, ce qu'il n'a pas prit en compte, c'est que Kurt n'est pas habitué à ça. Et là, il a besoin de beaucoup de repos, puisqu'il souffre énormément. Donc, excuse-moi, mais je l'emmène dans ma chambre, et j'espère que la trousse de soin est toujours dans ma salle de bain ». Blaine parlait d'un ton assuré et commença à monter les escaliers quand il entendit sa mère l'appeler. « Tu descends avec lui à 20H pour sa présentation officielle. Et, n'oublie pas les règles. Je ne veux voir aucuns vêtements sur lui ou il sera puni pour t'avoir désobéi ».

Blaine regardait sa mère d'un air abasourdit, ne croyant pas ce qu'il venait d'entendre. « Qu'est-ce que…je…pourquoi !? Tu oublies que c'est nouveau pour lui, il n'a pas l'habitude de ça ». Dana le regarda monter les escaliers, tenant Kurt qui a du mal à tenir debout. « Je te l'ai dit, les règles sont les règles. Donc, je m'attends à ce qu'il soit à genoux entre tes jambes et nu, bien sûr. Et, s'il ne le fait pas, il devra être puni pour sa désobéissance. Mais, si tu n'es pas à l'aise de le faire, je veux bien m'en charger. Et, on a placé la cage dans le salon, comme ça il sera enfermé pendant le diner ». Blaine se retourna et eu l'envie d'aller étrangler sa mère. Il sentit une pression sur son bras, et vit Kurt le regarder avec des yeux suppliants.

Blaine soupira et décida d'ignorer ce que sa mère avait dit. Il dirigea Kurt vers sa chambre et le fit assoir sur son lit. « Comment tu te sens ? ». Kurt leva les yeux, des larmes coulant doucement le long de ses joues. « Et bien…je…ça fait vraiment très mal…je le savais déjà, mais…c'est quand même pire que ce à quoi je m'attendais… ». Kurt bégayait, la douleur qu'il ressent s'infiltrant dans ses mots. Blaine le prit dans ses bras et le serra fort contre lui. « Je sais que le marquage est déjà fait, mais on peut partir. Dès que ça aura cicatrisé, du fond de teint suffira pour la cacher. Sache que je suis prêt à quitter cette vie pour toi ».

Kurt rendit l'étreinte de Blaine et soupira doucement avant de s'écarter. « J'ai d'énormes problèmes de cicatrisation, donc je ne pense pas que ça se fera un jour. Et, tu as toujours connu cette vie, et tes parents ont de très grands espoirs pour toi. Ne la quitte pas parce que j'ai mal. Ensuite, pour ce qui va se passer ce soir, je suis prêt à l'affronter ». Kurt s'ajusta sur les genoux de Blaine et attendit sa réponse.

« Ma mère, à côté de mes grands-parents, c'est un gentil petit chien. Ils sont encore plus stricts qu'elle et ils sont de la vieille école. Je ne sais pas pourquoi ils veulent que tu sois nu, et je ne pense pas que je le saurais un jour. Et, pour ce qui est de cette cage…je vais encore essayer de négocier ». Blaine s'était levé et faisait les cent pas dans sa chambre. Kurt se leva et posa ses mains sur ses épaules pour l'arrêter, faisant attention à ne pas mettre trop de pression sur sa main droite. « Non, c'est bon, ne t'inquiète pas. Ils vont sûrement parler boulot, alors ça ne me dérange pas d'être à l'écart ».

Blaine se mit à rire doucement, rassuré de savoir que Kurt va bien. « Si seulement je pouvais être à l'écart aussi. Parce que parler boulot avec mon père et mon grand-père est quelque chose que je déteste vraiment. Ils vont sûrement me parler de mon avenir, de mes responsabilités, de toute la charge de travail que j'aurais quand je serais le grand patron ». Blaine poussa un léger grognement de frustration et se laissa tomber à plat dos sur son lit. Kurt le rejoint, se blottissant contre lui, cherchant à le réconforter. Blaine vit qu'il ne bougeait pas trop son poignet droit.

« Assied-toi, mon cœur. J'ai prit de quoi te soigner ». Blaine se leva et alla chercher sa trousse de soin, et vit Kurt assit avec ses yeux rivés sur le sol. Il a dû faire des recherches, la veille, pour savoir ce qu'il devait faire et comme il devrait se comporter. « De ce que je vois, tu as fais des recherches. Je me trompe ? ». Kurt sursauta et hocha doucement la tête. « Ouais, j'en ai faite, hier soir. J'arrivais pas à dormir, alors je me suis dit que j'allais faire quelques recherches, pour faire bonne impression ». Blaine sourit et passa sa main dans les cheveux de Kurt, s'étant rendu compte qu'il adore ça.

Kurt ouvrit les yeux quand il sentit Blaine s'assoir à côté de lui, et prendre son poignet droit dans une prise ferme mais douce. « Détends-toi, chéri. Ça devrait t'aider à te sentir mieux. C'est un désinfectant spécial pour ce type de blessure. J'ai aussi prit un bandage et une attelle, pour être sûr que c'est bien protégé ». Kurt hocha la tête et laissa Blaine travailler sur son poignet.

Blaine fit les soins nécessaires, prenant son temps pour éviter de blesser Kurt. Il sait que c'est une douleur insupportable, qui ne s'estompera que dans très longtemps. Et, avec ses problèmes de cicatrisation, ça prendra sûrement deux fois plus de temps. « Bon garçon. Tu es si calme, c'est bien ». Blaine le félicita, voulant connaitre l'effet que ça aurait sur Kurt. Il ne fut pas surprit de l'entendre gémir doucement, aimant visiblement la sensation que ça lui procurait. Blaine a toujours su que Kurt est un soumis naturel, mais qu'il n'était pas encore au courant des pulsions qu'il pourrait ressentir à un moment donné.

Blaine fini de mettre l'attelle sur le poignet de Kurt et attendit qu'il bouge. « Voilà, c'est fini. Maintenant, allonge-toi et repose-toi. Je vais aller parler à ma mère, donc tu seras seul ici. Mais, tu as ton téléphone, donc tu peux m'appeler si tu as besoin de moi ». Kurt hocha la tête et s'allongea, s'endormant directement. Blaine sourit et passa sa main dans ses cheveux, lui soutirant un gémissement de contentement. Blaine soupira et descendit les escaliers pour aller dans le salon, y trouvant sa mère assise au coin du feu. Elle ne l'a pas entendu entrer, bien trop concentrée sur sa lecture.

« Il faut qu'on parle ». Blaine rassemble tout le courage et défia sa mère du regard. Elle leva les yeux, soupira et posa son livre, avec un grand claquement, sur la table basse. « De quoi tu veux parler ? Qu'est-ce que tu vas encore me raconter ? ». Dana avait l'air exaspérée, ne voulant clairement pas continuer la discussion qu'ils ont eue. Blaine se tenait toujours dans l'entrée du salon, essayant de contrôler sa colère du mieux qu'il pouvait. « De ce que tu as dit. Il est à moi, donc c'est moi qui décide s'il sera nu ou non ». Dana le regarda droit dans les yeux, semblant satisfaite de ce qu'elle a entendu, mais elle semblait toujours incertaine.

« Tu prends des initiatives, c'est bien. Mais, il y a des règles à respecter. Tu pourras les changer une fois la passation de pouvoir terminée, et elle a lieu à la fin de ta remise de diplôme. Alors, tâche d'être patient. Et, pour lui…j'accepte qu'il garde son boxer, mais c'est tout. Et, sa marque doit être visible ». Blaine la regardait, ne sachant pas quoi dire.

« Bien…j'imagine que c'est mieux que rien. On arrive dans les températures d'hiver, alors garde la cheminée allumée ». Blaine se retourna et commença à monter les escaliers. « Ton père sera là dans une heure, la majorité de ses rendez-vous ont été annulés. Quand il sera là, tu descendras pour le présenter, et n'oublie pas ton ceinturon ». Blaine le vit là où il l'avait posé à son arrivée, sur la table à manger. Il le prit et le mit autour de sa taille. Il prit quelques secondes pour regarder sa mère. Son air est abattu, sa posture droite est légèrement voutée et ses mains tremblent un peu. Il est clair qu'elle n'appréciait pas ça, cette vie, mais ça fait beaucoup trop longtemps qu'elle y est pour pouvoir y renoncer.

« Tu sais, on pourrait sortir un jour. Je sais que tu es nerveuse avec tout ce qui est prévu pour ce soir. Mais, on pourrait aller rendre visite à ta famille, ça fait très longtemps qu'on ne les a pas vus. Après tout, ils savent que tu vis avec un parrain du crime, que ton plus jeune fils va bientôt l'être aussi et que ton ainé à décidé de faire carrière à Hollywood ». Blaine voulait alléger l'ambiance lourde de la pièce en faisant de l'humour. Dana leva les yeux et esquissa un léger sourire. « J'aimerais bien, mais c'est très compliqué. Ils ne sont pas du tout ravis de la vie que j'ai choisie, alors ils m'évitent le plus possible. Mais, je sais qu'ils seront heureux de rencontrer l'amour de ta vie, même s'il t'est soumis ». Blaine souriait, content d'entendre sa mère le complimenter.

« On va dire qu'il a découvert ses pulsions de soumission aujourd'hui. J'ai toujours cru qu'il serait dominant. Donc, t'inquiète pas, il sait les ignorer quand il faut ». Blaine se retourna à nouveau, mais il sentit une main sur son épaule qui l'arrêta dans son élan. « Écoute, je suis désolée de la façon dont j'ai agit avec lui. J'ai été beaucoup trop sévère et je le sais. Je…je voulais juste qu'il sache comment ça allait se passer à partir de maintenant. Je ne peux pas me montrer laxiste, même quand personne est à la maison. Et, prépare-le pour la venue de tes grands-parents. Tu sais à quel point ils sont stricts ». Blaine hocha la tête et regagna sa chambre. En entrant, il vit que Kurt était toujours profondément endormit, les poignets croisés comme s'ils étaient attachés.

Blaine alla s'assoir sur le bord de son lit, posa sa main sur les poignets de Kurt et le sentit se détendre sous son toucher. Il décida de le laisser dormir, sachant très bien qu'il a besoin de repos. Pour s'occuper, il sortit un carnet que son père lui a donné et commença à le lire. Il sait qu'il doit commencer à s'investir dans son futur travail, la passation de pouvoir se faisant bientôt

Après quelques minutes, il entendit le bruissement des draps et vit que Kurt était réveillé. Il regardait son poignet droit, semblant avoir très mal. Blaine fut à ses côtés en un instant. « Hey, est-ce que ça va ? J'ai des antidouleurs, si tu veux ». Kurt hocha très doucement la tête et Blaine se leva pour aller les chercher, revenant avec un verre d'eau en plus. Il les prit et les avala d'un coup. « J'ai une question. Pourquoi est-ce que tu dormais avec les poignets croisés, comme si était attaché ? ». Kurt leva les yeux, ne comprenant pas pourquoi Blaine lui posait cette question. Puis, il baissa les yeux et se rendit compte qu'il avait à nouveau les poignets croisés, l'ayant sûrement fait sans s'en rendre compte.

« Je…je sais pas…c'est sûrement mon côté soumis qui prend le dessus ». Blaine hocha la tête, comprenant ce qu'il voulait dire. « Oui, c'est fort probable. Mais, le fait que tes pulsions soient maintenant ressorties, je pense que tu as des besoins plus spécifiques. Par exemple, le fait d'avoir les poignets attachés, ne serait-ce que pour dormir, qu'est-ce que tu en penses ? ». Kurt inclina la tête sur le côté et réfléchit pendant quelques instants, essayant de comprendre ce qu'il ressent. « Ouais, pourquoi pas. J'avoue que ça ne me dérangerait pas d'avoir les poignets attachés, que ce soit devant ou dans mon dos. Mais, j'ai plutôt mal pour l'instant ».

« Bon garçon. Merci de m'en avoir parlé. J'aimerais que tu me parles de ce que tu ressens, pour qu'on puisse être à l'aise et qu'on se comprenne bien. Et, tant que j'y pense, mon père sera là dans trente minutes, donc on devra descendre, pour qu'il puisse te rencontrer ». Kurt se raidit légèrement, se demandant à quel point son père serait strict ou s'il serait violent. Il commença à défaire sa ceinture, sachant qu'il doit se déshabiller.

« Tu peux garder ton boxer, j'ai réussi à négocier avec ma mère. D'ailleurs, elle tient à s'excuser pour la façon dont elle a agit avec toi. C'est juste que…on va dire qu'elle a une réputation à tenir, et aussi parce qu'elle voulait que tu comprennes directement le style de vie dans lequel tu vas vivre à partir de maintenant ». Kurt l'écoutait tout en retirant son pantalon. Il avait du mal à cause de la douleur brûlante dans son poignet droit, et il gémit, s'avouant vaincu. Blaine l'aida à le retirer et le prit dans ses bras.

« Au moins, je ne suis pas complètement nu, c'est déjà ça. Mais bon, j'imagine que j'aurais très peu, voire pas du tout, de libre arbitre, mais je vais m'y habituer ». Kurt était assit au bord du lit de Blaine, frissonnant alors que le froid frappait sa peau. Blaine prit une couverture dans son armoire et la drapa sur ses épaules, le réchauffant efficacement. « Aussi, ta marque doit être visible, alors je devrais te retirer tout ça. Mais, je vais rester attentif à la moindre de tes réactions ». Kurt hocha la tête et reposa son regard sur le sol. Il a décidé de se montrer aussi soumis que possible, sachant très bien que c'est à quoi les parents de Blaine s'attendent.

Blaine avait comprit pourquoi il faisait ça. Il veut faire bonne impression et se plier aux règles de la maison est la meilleure façon de le faire. Trente minutes plus tard, ils entendent la porte d'entrée claquer, ce qui signifie que le père de Blaine est rentré. « Bien, il est l'heure. Reste derrière moi et silencieux. Et, laisse-moi gérer la conversation. Tu comprends ? ». Kurt leva légèrement les yeux pour montrer qu'il avait entendu et écouté ce qu'il avait dit. « Oui maitre. Je comprends ». Blaine sourit et plaça sa main sur sa nuque, voulant le féliciter à travers ce geste. Il lui retira l'attelle et le bandage et le conduisit dans le salon. Passant devant son miroir, il ajusta son ceinturon et vérifia que son arme est toujours là.

Il descendit les escaliers, Kurt le suivant sans un mot. Il s'arrêta devant son père, qui avait sa veste de costume sur le bras et avait desserré sa cravate. Il porte aussi un ceinturon, mais il est en cuir noir et a deux étuis, l'un pour son arme et l'autre pour un couteau. « Bien, toujours aussi ponctuel, à ce que je vois. Et, lui, il a l'air d'être très soumis. Il me semble que tu as bien fait ton travail ». Blaine se raidit légèrement au ton de son père, et Kurt ne bougea pas, gardant sa posture droite, mais avec la tête baissée.

« Je vais aller me servir un verre. Voyons si ton soumis est aussi obéissant qu'il en a l'air. Je veux connaitre ses capacités. Et, avant que tu me le dises, je sais qu'il est à toi ». Blaine regardait son père et se demanda ce qu'il voulait qu'il fasse. Il le vit faire un geste vers la cuisine, indiquant qu'il devait demander à Kurt de lui servir un verre, pas d'alcool bien sûr. C'est clairement un test, pour voir s'il est obéissant ou s'il allait avoir besoin de force pour fairece qui lui est demandé.

« Il y a des verres dans l'armoire au-dessus de l'évier. Je veux bien un verre d'eau ». Blaine fit de son mieux pour éviter de mettre des signes de politesse dans sa demande, sachant très bien comment son père réagirait. Kurt se dirigea directement vers l'armoire, remplit le verre avec de l'eau et l'amena à Blaine en souriant. Blaine posa sa main sur sa joue. « Bon garçon ». Kurt sourit, rougit et retourna à sa place derrière lui. Ken les regarda et sembla assez satisfait. « Bien, il est très obéissant. Espérons qu'il le sera encore quand tes grands-parents seront là. Maintenant, je vais vérifier sa marque ». Blaine se mit devant Kurt, le protégeant ainsi de son père.

« Je sais que c'est la procédure, mais il souffre beaucoup trop pour ça. Tu te souviens de la brûlure que j'ai eue, de la douleur que j'ai ressentie ? Et bien, je sais à quel point il souffre. Alors, si tu veux la voir, je te conseille d'y aller doucement ». Son père hocha doucement la tête, se sentant presque honteux d'avoir à se remémorer ces souvenirs. Il est conscient de la douleur qu'il endure. Et, il est aussi fier de la façon dont Blaine à réagit. Il a réagit comme un vrai chef de famille doit le faire.

« Et bien, je comprends ton inquiétude, et je suis aussi fier de la façon dont tu as réagis. Tu es un vrai chef de famille, et je pense à avancer la passation de pouvoir. Mais, je sais que l'obtention de ton diplôme est très important aussi ». Blaine regardait son père, enregistrant les informations qu'il venait d'entendre. Être déjà à la tête de tout ? C'est un peu trop tôt pour lui. Il ne sait pratiquement rien de ce que ça va impliquer.

« Je…et bien…c'est vrai que ça peut être cool d'être déjà chef de l'organisation. Mais, n'oublie pas que je ne me limite pas qu'à cette vie. J'ai d'autres projets en tête ». Blaine parlait d'une vois sérieuse, voulant que son père sache à quel point il est sérieux. Ken se dirigea vers le salon et s'assit dans son fauteuil, attendant que Blaine le rejoigne. « Viens, fils. En même temps, ça va me permettre de voir si tu lui as expliqué les règles de la maison ». Blaine soupira, alla s'assoir dans le grand fauteuil et vit Kurt se mettre à genoux entre ses jambes. Pour le féliciter, il mit sa main dans ses cheveux et les caressa.

« Ton futur poste est très important et la cérémonie de passation de pouvoir s est en court de préparation depuis plusieurs mois déjà. Ton costume, ton ceinturon, ton bureau, ce que portera ton soumis. Bien sûr, tu devras choisir ce qui te plaira le plus. Avec ton grand-père, on discutera de tout ce que ça va impliquer ». Blaine regardait son père, un air sérieux gravé sur le visage. Il détourna légèrement le regard et vit une grande cage dans un coin, sachant très bien à quoi elle sert. « Cette cage, quand je serais patron, elle disparaitra. D'ailleurs, plein de choses vont changer ». Son père suivi son regard et apprécia son ton sérieux.

« Oui, je vois de quoi tu parles. Évidemment, quand tu seras patron, tu auras le droit de changer les règles à ta guise. Mais, pour l'instant, il devra s'y faire et toi aussi ». Le sérieux ne quitta jamais le regard de Blaine. Ces règles l'ont toujours énervé et il n'a qu'une hâte, les changer. « Tu veux vraiment avancer la passation de pouvoir ? Ça ne me dérange pas, mais Kurt n'est pas encore habitué à cette vie, et il va lui falloir du temps pour ça. Et puis, combiner l'école et tout ça, ça risque de pas être très facile ». Blaine garda sa prise sur les cheveux de Kurt, le sentant se détendre sous son geste.

« Ce n'est pas une décision à prendre à la légère. On va en discuter pendant le repas. Mais, oui, c'est ce que je pense faire. Tu es doué au tir longue et courte distance, au corps à corps et dans toutes les autres disciplines pour lesquelles tu t'es entrainé. Tu es plus que prêt à prendre ma place ». Blaine écoutait son père parler, et toucha son arme du bout des doigts. Il s'est entrainé à tirer avec son arme, mais ça fait longtemps qu'il n'a pas pratiqué.

Kurt, quant à lui, se contentait d'écouter la conversation entre Blaine et son père, ne pouvant pas faire grand-chose d'autre. Il sentit le regard lourd de sa mère sur lui, et il retint à peine un frisson. Il n'ose pas l'admettre, mais elle lui fait un peu peur. Son regard sévère et dur le transperçait et il fit de son mieux pour garder son regard rivé sur le sol. Blaine remarqua le comportement étrangement calme de Kurt et il se demanda pourquoi. Il réfléchit pendant quelques secondes et remarqua que sa mère le fixait. « Maman, arrête ! Tu lui fait peur ». Dana sursauta et détourna le regard.

« Oh, je…je vais aller dans la cuisine ». Blaine se leva et laissa Kurt dans le salon. « Non, attends. Pourquoi est-ce que tu le fixais ? Il est calme et suit les règles, alors tu n'as aucunes critiques à lui faire ». Dana se retourna et regarda son fils. « Je sais qu'il est calme, mais j'essaye de me montrer digne de ton père. Ton petit-ami est un soumis, donc je me comporte avec lui comme je l'ai toujours fait avec les autres ». Elle se retourna et se dirigea vers la cuisine. Blaine soupira, retourna dans le salon et vit son père pointer Kurt du doigt, un air sévère dans son regard. « Qu'est-ce qu'il y a ? ».

« Il me semble qu'il a du mal à comprendre le concept d'immobilité totale. Regarde ses mains, elles tremblent. Est-ce que tu as besoin que je le punisse ? Ou est-ce que tu veux t'en charger ? ». Blaine regarda son père, ne croyant pas ce qu'il venait d'entendre. « T'es pas sérieux !? Pour commencer, s'il a les mains qui tremblent, c'est parce qu'il a mal. Ensuite, je ne le punirais jamais, à moins qu'il ait fait une faute grave. Et, je sais qu'il n'y aura pas de problèmes de ce côté-là ». Blaine grognait de colère, n'appréciant pas du tout ce que son père suggérait.

« Bien, je comprends ton point de vue et j'accepte ta décision. C'est vrai qu'il est très calme et qu'il n'a même pas bougé quand tu t'es levé. C'est juste le fait de voir ses mains trembler autant qui m'a perturbé ». Blaine se rassit à sa place et reprit ses caresses dans les cheveux de Kurt, le sentant se détendre. « J'avoue que c'est le soumis le plus calme que j'ai jamais vu dans cette maison ».

Blaine leva les yeux et vit son père sourire. « Ouais, mais c'est parce qu'on se connait depuis un an. On a eu le temps de se connaitre, de savoir quels sont nos désirs les plus profonds. Mais, ses pulsions de soumission, il ne les a découvert qu'hier, donc il est encore occupé de s'y habituer ». Son père le regarda, comprenant ce qu'il disait. « Oui, je vois de quoi tu parles. Vous vous faites confiance, et c'est ce qui à dû aider à l'amener ici. Mais, quand tes grands-parents seront ici, tu es conscient qu'il sera enfermé la plupart du temps. C'est une mesure de sécurité, pour que tu ne sois pas déconcentré. Et, je m'attends à ce que tu respectes ça ».

Blaine sentit Kurt se raidir sous son toucher, n'aimant clairement pas le fait de devoir être enfermé pendant une longue période. Il retint le gémissement qui menaçait de sortir de sa bouche, voulant toujours être sage et obéissant. Blaine déplaça sa main sur sa joue et y frotta doucement son pouce dessus. « Calme-toi, mon amour. Tout va bien se passer. J'ai toujours été au courant de ça, donc j'ai demandé à ce qu'elle soit aménagée, pour qu'elle soit le plus confortable possible pour toi ». Kurt l'écoutait parler et se détendit légèrement. Il voulait parler, dire quelque chose, mais il ne sait pas s'il en a l'autorisation.

Dans un geste hésitant, il prit le poignet droit de Blaine et espérant qu'il comprenne ce que ce geste veut dire. Il le vit hocher la tête, lui indiquant qu'il a l'autorisation de parler. « Je vous fais confiance, maitre. Faites ce que vous avez à faire. Je me soumettrais à toutes vos décisions ». Blaine caressa à nouveau ses cheveux, espérant réussir à le détendre complètement. Son père les regardait, appréciant leur interaction. « Ouais, j'ai jamais vu un soumis aussi obéissant que lui. À mon avis, ça doit être quelque chose de naturel en lui ».

Blaine hocha la tête. « Oui, c'est un besoin naturel, et c'est ce qui rend sûrement les choses beaucoup plus facile. Mais, je vais être très clair, il est hors de question que vous vous serviez de ça pour profiter de lui. Jusqu'à preuve du contraire, il est à moi. Donc, il n'y a que moi qui a le mot final. J'aimerais que tu fasses passer le mot à toute la famille ».

Son père hocha la tête, comprenant ce qu'il disait. « Bien, je ferais passer l'information. Et, si jamais tu as ton frère au téléphone, dis-lui de revenir à la maison. J'essaye de le joindre depuis quelques jours déjà, on dirait qu'il m'a complètement sortit de sa vie ». Blaine soupira et sortit son téléphone. « Il est juste très occupé, c'est tout. Tu sais à quel point sa carrière est importante pour lui ». Blaine tapait quelque chose sur ton téléphone, visiblement en train d'envoyer un message à son frère.

« Oui, je sais. Mais bon, je suis inquiet pour lui. Je connais le danger qu'apporte le fait d'appartenir à cette famille. D'ailleurs, c'est ça que je ne suis pas trop ravi que tu fréquentes à nouveau une école publique ». Ken regarda son fils, essayant de lui transmettre son inquiétude, mais il comprit très vite qu'il ne voulait pas parler de ce sujet. « Bien, tes grands-parents devraient arriver dans une heure. Remonte dans ta chambre, avec lui, et prépare-toi. Et, je vais leur dire d'être gentils, mais je ne promets rien. Tu sais comment ils sont ».

Blaine se leva, indiqua à Kurt de le suivre et regarda son père. « Je sais très bien comment ils sont. C'est pour ça que j'aimerais qu'ils gardent leurs réflexions pour eux. Kurt est très sujet aux crises de panique, et c'est une première pour lui. Alors, j'aimerais vraiment que tout se passe dans le calme ». Son père hocha la tête. Blaine sourit légèrement et monta dans sa chambre, Kurt le suivant sans un mot. « Hey, comment tu te sens ? ». Kurt s'assit sur le bord du lit de Blaine et étira ses jambes, rétablissant ainsi sa circulation sanguine.

« J'ai les jambes engourdies, mise à part ça, je vais bien. Et, ton père est vraiment impressionnant. Je savais qu'en tant que chef d'une organisation criminelle, il allait être impressionnant, mais je pensais pas à ce point ». Blaine rit et prit Kurt dans ses bras. « C'est vrai qu'il est peut être cruel, manipulateur, mais c'est surtout un homme qui veut prendre soin de sa famille. Seulement, il a sa propre manière de voir les choses, comme mes grands-parents d'ailleurs ».

Kurt hocha doucement la tête, se sentant maintenant fatigué. Blaine le remarqua et le serra plus fort contre lui. « Tu es fatigué, mon amour ? ». Kurt ajusta sa position pour être plus à l'aise dans ses bras. « Sachant que je n'ai rien fait à part rester à genoux, je ne sais pas pourquoi je suis si fatigué ». Blaine frotta ses mains le long de ses bras, sentant Kurt s'endormir. « Tu était stressé, c'est normal. Maintenant, va dormir, mon cœur. Je te réveillerais quand on devra redescendre ». Kurt soupira de contentement quand il sentit Blaine passer sa main dans ses cheveux.

Une heure plus tard, Kurt se réveilla en sursaut en entendant une porte claquer et des gens parler fort. Il se rendit compte qu'il s'était endormit dans les bras de Blaine et qu'il dormait encore. Le bruit doit être quelque chose dont il a l'habitude, c'est pour ça qu'il ne s'est pas réveillé. Kurt décida de le secouer pour le réveiller. « Hey, debout. Je crois que tes grands-parents sont là ». Blaine se réveilla doucement et regarda autour de lui. « J'imagine que c'est la porte qui a claqué t'a réveillé ». Kurt hocha la tête et se leva, commençant à se diriger vers la porte. « Ouais, j'ai pas l'habitude d'avoir autant de bruit à la maison ».

Blaine se leva et marcha d'un pas lent, étant encore un peu endormit. « Ouais, il y a toujours beaucoup de bruit ici. J'ai fini par avoir l'habitude de ça ». Pendant qu'il marchait, Kurt remarqua le ceinturon de Blaine, toujours fermement serré autour de sa taille. « Comment tu fais pour dormir avec ça ? ». Blaine vit le geste de Kurt vers son ceinturon et comprit ce qu'il voulait dire. « En général, je le retire. Mais, parfois, ça m'arrive de m'endormir avec ». Kurt hocha la tête et frissonna à l'air froid de la pièce. Il commença à réfléchir à la discussion qu'il a eu avec son père.

« Est-ce qu'il est sérieux quand il a dit qu'il pourrait te mettre à la tête de cette organisation plus tôt que prévu ? ». Blaine soupira et prit quelques secondes avant de répondre. « Et bien, je pense que oui. Il doit encore en discuter avec mon grand-père, parce que je ne suis pas encore diplômé. Mais, je suis majeur, donc je peux déjà être le chef de famille ». Kurt commença à réfléchir à tout ce que ça va impliquer, sachant très bien que sa vie va changer.

« J'imagine que ça va impliquer beaucoup de changements, aussi bien pour toi que pour moi. Bon, c'est surtout pour toi que ça va changer, puisque je suis à l'écart ». Blaine l'embrassa doucement sur le front, essayant de le rassurer à travers ce geste. « Il y aura des changements, oui, pour nous deux. Une fois que je serais le grand patron, je vais un tas de changement. Par exemple, la cage qui est dans le salon, elle disparaitra. Les personnes qui sont soumises seront et devront être respectées. En fait, je vais rétablir le respect au sein de cette famille. C'est quelque chose à laquelle je tiens vraiment ».

Kurt hocha la tête et regarda la porte. « Allez, on devrait descendre. Ne faisons pas attendre tes grands-parents ». Blaine prit sa main et se dirigea vers l'escalier. « Tout va bien se passer, mon cœur. Fais juste comment toute à l'heure. D'ailleurs, en parlant de ça, tu étais parfait. Je savais que tu avais ça naturellement en toi ». Kurt rougit légèrement, se rendant compte de son comportement de toute à l'heure. « Je…et bien…je voulais faire bonne impression. J'espère que j'ai réussi ». Blaine sourit et l'embrassa plus fort que d'habitude, affirmant sa domination. « Tu as réussi, chéri. Tu as parfaitement réussi. Même mon père était impressionné par ton calme et ton obéissance directe. Tu as entendu ce qu'il a dit, non ? ».

Kurt hocha vivement la tête. « Ouais, ouais, j'ai entendu. Et, j'avoue qu'avoir des compliments fait toujours du bien. Et, j'espère faire aussi une bonne impression sur tes grands-parents. Bien qu'avec ce que j'ai entendu, ils ont l'air d'être durs ». Agrippant la rampe de l'escalier, Blaine fixa le sol avant de répondre. « Je vais être honnête, ils sont pires que mes parents réunis. Si tu restes calme et obéissant, tout devrait bien se passer ». Blaine commença à descendre les escaliers, Kurt le suivant, restant complètement silencieux.

En arrivant dans le salon, Blaine vit ses grands-parents, chacun ayant un verre de vin à la main. Il entra doucement, trouvant un fauteuil pour s'assoir. Quand il s'assit, il écarta légèrement les jambes, indiquant clairement à Kurt ce qu'il devait faire. Il ne fut pas surprit de le voir se mettre à genoux entre ses jambes directement.

Ses grands-parents restèrent impressionnés devant cette scène. Sa grand-mère fut la première à prendre la parole. « C'est la première fois que je vois ça. D'habitude, il faut leur crier dessus pendant plusieurs minutes pour qu'ils le fassent ». Blaine les regarda avec un air arrogant et suffisant. « Ouais, je suis plus fort que vous tous ». Il croisa les jambes, ce qui surprit Kurt. Il les décroisa et les reposa, soudainement conscient qu'il n'était pas censé faire ça.

Blaine inspira quand il vit les regards choqués et en colère de ses grands-parents. « Il t'a touché sans ton autorisation. À part pour demander la permission de parler, il lui est strictement interdit qu'il te touche. Tu vas devoir te montrer sévère et le punir pour cet acte grave ». Blaine était choqué aussi et sentit Kurt trembler d'appréhension contre sa jambe. « Non, il est hors de question que je fasse ça. Je ne lui ai mit aucunes règles, alors il n'a pas besoin d'être puni. Je suis désolé si vous trouvez que je suis beaucoup trop laxiste avec lui, mais c'est mon soumis. C'est moi qui décide de ce qu'il a le droit de faire ou non. Est-ce que je me suis bien fait comprendre ?! ».

Ses grands-parents paraissent encore plus choqués qu'avant. Son grand-père prit la parole. « Tu sais faire valoir ta position, quand tu veux. Il est vrai que tu es prêt à prendre la tête de l'organisation familiale. Je pense que la passation de pouvoir se fera plus tôt que prévu. On verra les détails pendant le repas ». Blaine les regarda et sourit quand il vit qu'ils sont d'accord avec lui. Il vit sa mère se lever et se diriger vers la cuisine, commençant à disposer différents plats sur la table. Son père se leva aussi et lui tendit un trousseau de clés. « Tu sais ce que tu as à faire, fils. Les règles sont les règles ».

Blaine soupira et se leva pour aller ouvrir la cage qui se trouve dans le coin du salon. Il l'ouvrit et indiqua à Kurt d'y entrer, ce qu'il fit directement. Blaine la ferma et plaça sa main sur sa joue pour le rassurer. « Ça va aller, mon amour. Je t'apporterais à manger après, mais je t'ai laissé une bouteille d'eau ».

Kurt hocha la tête et embrassa la paume de sa main. Il s'allongea et essaya de dormir autant qu'il en aurait l'occasion. Il ne sait pas combien de temps leur discussion prendra, mais il sait que ça risque d'en prendre beaucoup. Blaine se releva et alla dans la salle à manger, là où ses parents et grands-parents l'attendaient pour commencer à manger. Il était nerveux, car ils allaient parler du rôle qu'il aura, les détails de la cérémonie de passation de pouvoir. Jusqu'ici, il n'a jamais connu les détails de son futur rôle.

« Bien, comme on l'a dit, la cérémonie de passation de pouvoir se fera plus tôt que prévu. J'ai déjà prit soin de noter les détails les plus importants. Je sais que tu n'es pas encore diplômé et donc que tu vas devoir jongler entre tes cours et tous les rendez-vous que tu auras. Mais, pas d'inquiétude, on prendra en charge les choses qui te prendront le plus de temps, jusqu'à ce que tu aies ton diplôme ». Blaine écoutait attentivement les explications de son père, sachant que c'est très important. « Et, pour l'université ? Parce que Kurt et moi, on a l'intention d'aller à New-York ».

Son père soupira de manière audible. « Je garde ma fonction au sein de notre entreprise façade, donc tu n'as pas besoin de diplôme universitaire. Et, on contrôle une très grande partie du pays, y comprit l'état de New-York, donc il ne devrait pas y avoir de problèmes de ce côté-là ». Blaine était impressionné de savoir que sa famille contrôle une ville aussi grande, avec beaucoup d'habitants. Il sait qu'il aura des contacts dans toutes les grandes villes du pays, et rien ne l'empêchera d'étendre encore plus son influence. « Je pourrais le garder en sécurité quand il sera à l'université ».

Son père hocha doucement la tête, confirmant ce qu'il disait. « Oui, tu pourras. Mais, avant que vous alliez là-bas, je préfère que tu attendes encore un an. Pour que tu puisses t'habituer à toutes tes fonctions ». Blaine s'appuya sur le dossier de sa chaise et réfléchit pendant quelques secondes. « Je serais diplômé quand dans un an, Kurt le sera déjà. Alors, ça veut dire attendre deux ans d'aller à New-York ».

Son père hocha à nouveau la tête. « Exact. Et, vous ne serez là-bas que le temps de ses études. Notre quartier général est ici, donc je m'attends à ce que tu reviennes ici. Je me montre déjà assez clément en acceptant qu'il fasse des études. Alors, il devra attendre que ton planning soit libre ». Blaine prit un air arrogant et regarda son père avec défi. « Quand je serais le chef, je changerais les règles. J'ai toujours dit que plein de choses allaient changer, et ce sera le cas ».

Son grand-père le regardait, ne sachant pas trop quoi dire. « Du changement ? Tu sais que cette famille n'est pas habituée à ça. Si tu fais ça, tu risques de t'attirer des ennuis ». Blaine tourna son regard vers lui et le durcit, montrant qu'il n'appréciait pas son commentaire. « Je serais la personne la plus puissante, la plus influente. Si quelqu'un n'est pas d'accord avec une de mes décisions, je leur montrerais qu'ils devraient mieux changer d'avis ». Sa mère les regardait, voyant le changement de comportement chez son fils. Il n'est pas froid et cruel et il ne le sera sûrement jamais. Mais, il est plus professionnel et protecteur.

Une heure plus tard, le repas est fini et tout le monde est entassé dans le salon. Blaine commençait à se sentir fatigué, alors il décida d'aller sortir Kurt de cette cage et d'aller dans sa chambre. Son grand-père le vit faire et se demanda pourquoi il allait le sortir. « Qu'est-ce que tu fais ? Pourquoi est-ce que tu le sors ? Sa place est là-dedans, comme tous les autres soumis de cette famille ». Blaine grogna de frustration et se retourna vers lui, après avoir lancé un regard doux à Kurt.

« Est-ce que je dois me répéter ? De un, il n'a pas encore mangé. Et, de deux, il est hors de question qu'il dorme là, tout seul ». Blaine se retourna directement, ne prenant pas la peine d'attendre une réaction de la part de sa famille. Il sait très bien qu'ils sont choqués de ce qu'ils considèrent comme du laxisme. Il ouvrit la cage et aida Kurt à en sortir. Il chancela un peu, ses jambes étant encore légèrement engourdies à cause du temps qu'il a passé allongé.

Blaine conduit Kurt à la cuisine et lui fit à manger. « Mange, mon cœur. Après, on ira se coucher ». Kurt commença à manger dès que l'assiette fut placée devant lui, la faim ayant prit le dessus. Il se dépêcha de manger, commençant à se sentir fatigué. « Va déjà dans ma chambre, je te rejoins ». Kurt se tendit à l'idée de traverser le salon où toute la famille de Blaine était installée. Ils allaient le juger ou lui interdire d'aller dans sa chambre.

« Je…je préfère t'attendre. Je vais honnête, ils me font un peu peur. Je fais de mon mieux pour ne montrer aucunes émotions, mais…j'avais l'impression que j'allais avoir une crise de panique ». Blaine le regarda, s'approcha et le prit dans ses bras. Il sait qu'il a eu peur, c'est même évident. Il l'emmena dans sa chambre et l'allongea sur son lit. « Je sais que tu as peur, chéri. Je sais que c'est pas facile, mais sache que tu es parfait. Oui, ils vont dire des trucs qui vont sûrement te faire très peur. Mais, c'est leur propre vision des choses, une vision que je n'approuve pas du tout ». Kurt resserra son étreinte sur Blaine, ne voulant pas le lâcher.

« Je sais, je ferais tous les efforts qu'il faut pour être le meilleur soumis possible. Si jamais je fais quelque chose de mal et que je dois être puni, fais-le. Toute à l'heure, j'ai décroisé tes jambes et je n'étais pas censé le faire. J'aurais dû être puni et tu le sais ». Blaine inspira, comprenant qu'il aurait dû le faire. « Je tiens beaucoup trop à toi pour te faire du mal. En général, les seules punitions qu'ils acceptent, c'est les coups de fouet ou d'aiguillon électrique. Pour être précis, tout ce qui peut être douloureux ». Kurt se raidit à cette idée.

« Ok, je vais rester sage dans ce cas ». Kurt rit un petit peu et bâilla juste après. Il était beaucoup trop fatigué pour penser à autres choses que dormir. Il se rendit quand même dans la salle de bain pour prendre une douche rapide. Il mit un boxer et alla se coucher, sentant Blaine le rejoindre dans le lit

Blaine sentit Kurt trembler contre lui. « Tu n'as rien à craindre, mon amour. Je vais très vite être le chef et je vais faire pas mal de changements ». Il enroula ses bras autour de lui et le serra fort contre lui. Kurt se détendit dans son étreinte et s'endormit en quelques secondes. Blaine s'endormit vite lui aussi. Le lendemain matin, Kurt se réveilla doucement, toujours enveloppé dans les bras de Blaine. Il s'attendait à être réveillé par le bruit, mais il se rendit compte que la maison est complètement silencieuse. Kurt sentit Blaine remuer à côté de lui, venant visiblement de se réveiller.

« Hey, salut chéri. Comment tu te sens ? Tu as bien dormi ? ». Kurt hocha la tête, s'étira et se leva. Il commença à se diriger vers la porte de la chambre quand il sentit une pression sur son bras. « Attends, il vaut mieux que je sois avec toi. Je ne suis pas à l'aise de te savoir seul avec eux ». Kurt eu les yeux écarquillés pendant un bref instant puis acquiesça la décision de Blaine. « Oui maitre. Je vais vous attendre ». Blaine sourit et passa sa main dans ses cheveux en guise récompense. « Bon garçon. Maintenant, on peut aller manger ».

Ils descendirent et allèrent dans la cuisine. Toute la famille de Blaine y est, tous occupé de manger sans prêter attention au bruit soudain. Kurt se mordit la lèvre pour s'empêcher de faire un commentaire qui lui vaudrait des ennuis. Blaine le remarqua et le guida vers une chaise, lui indiquant de s'assoir. Kurt sentit le regard lourd des personnes présentes dans la pièce. Voulant encore faire bonne impression, il décala la chaise, pour avoir plus de place et se mit à genoux juste à côté.

Blaine soupira, mais ne fut pas étonné de sa réaction. Il alla sortir deux assiettes, leur prépara à manger et alla s'assoir à table. Il décida d'écouter la conversation de sa famille, sachant que c'est important pour son avenir. En écoutant, il gardait également un œil sur Kurt, pour s'assurer qu'il va bien et qu'il n'a besoin de rien. Son père lui remit un dossier, remplit de diverses instructions et détails.

« C'est tout ce dont tu as besoin de savoir pour la cérémonie de passation de pouvoir. Comme tu peux le voir, il y a des détails dont tu peux t'occuper, puisque ça concerne tes goûts et tes choix. Mais, n'oublie pas qu'il y a des règles très strictes en ce qui concerne ton soumis, et je m'attends à ce que tu les respectes. Je sais que tu n'as pas envie de lui faire peur, mais il a un mois pour s'habituer à cette vie ». Blaine hocha la tête puis fronça les sourcils quand il prit connaissance du délai de préparation.

« Un mois pour tout préparer ? C'est pas un peu court ? Je pensais que j'allais devoir attendre un peu plus longtemps que ça ». Son père soupira légèrement avant de répondre. « Oui, pour que tu sois en poste le plus vite possible. Mais, cette cérémonie sera faite dans la plus pure tradition familiale. Je connais tous tes points de vue et je sais ce que tu en penses, mais c'est comme ça. Une fois que tu seras chef de famille, tu auras le droit de changer les traditions pour ton successeur. Et, tu es un dominant, n'oublie pas ça ». Blaine hocha la tête à la dernière déclaration de son père.

« Oui, je suis un dominant, mais je sais contrôler mes pulsions. Ce n'est pas une relation conventionnelle, donc je me dois d'être discret quand on est en public. Et, je ne suis pas aussi strict que vous. Je sais me montrer gentil, mais je sais quand je dois me montrer plus sévère ». Toute sa famille comprit son point de vue, mais personne ne dit rien. Remarquant que Kurt a finit de manger, il débarrassa son assiette, ainsi que la sienne, et retourna dans sa chambre, Kurt sur ses talons. Il s'assit sur le bord de son lit, dossier en main et commença à le lire. Kurt le rejoint quelques secondes plus tard, se mettant à genoux entre ses jambes.

« Qu'est-ce que tu fais, mon cœur ? ». Kurt sursauta à la question soudaine. Pris au dépourvu, il ne savait pas quoi répondre. « Je…et bien…je me suis rendu compte que j'aime vraiment ça. Ça me fait le sentir en sécurité ». Il sourit, espérant que Blaine comprenne ce qu'il disait. Blaine remarqua que Kurt avait de nouveau les mains croisées sur ses genoux.

« Chéri, tu as de nouveau les mains croisées, comme si elles étaient attachées. Pour moi, ça veut dire que tu veux avoir les mains attachées, mais peut-être que je me trompe. Pour que je puisse savoir quoi faire, tu dois me dire ce que tu veux, ce que tu as besoin ». Blaine parlait d'une voix assurée, dominante, voulant que Kurt comprenne ce qu'il voulait dire. Kurt le regarda et prit quelques secondes pour réfléchir à ce qu'il veut. Il détourna le regard et le posa sur son sac.

Blaine regarda Kurt se lever et aller prendre son sac, qu'il avait déposé sur son bureau. Kurt posa le sac sur les genoux de Blaine, se remit à genoux et croisa ses mains dans le dos. Il baissa également la tête, montrant qu'il accepterait sa décision. « C'est ce que je veux, maitre. Je ne savais pas comment le dire, alors je pense que le montrer aidera à faire comprendre ce que je veux ». Blaine inspira et ouvrit son sac, sachant très bien ce qu'il a y dedans. Il en sortit une paire de menottes et le même foulard noir qu'il avait déjà utilisé.

Kurt le regarda faire, ayant relevé un petit peu la tête. Il a décidé de ne pas bouger, histoire que ce soit plus facile pour Blaine. Blaine prit une grande inspiration, sachant qu'il fait ça parce que Kurt le veut. « Je vais avoir besoin de ton aide dans pas longtemps. Alors, je vais te laisser comme ça le temps que je règle les derniers détails avec ma famille. D'accord ? ». Kurt hocha la tête. « Oui maitre ». Ajustant l'écartement de ses jambes pour que la position soit confortable pour la durée, Kurt attendit, ses mains toujours fermement croisées dans son dos.

Blaine s'abaissa derrière Kurt, prit doucement ses poignets et commença à les masser pour les rassurer et le détendre. Après une minute de massage, il garda son poignet gauche dans une prise ferme et plaça l'un des bracelets des menottes. Il répète l'action sur le poignet droit de Kurt puis embrassa sa nuque. Ensuite, il prit le foulard et le pressa contre la bouche de Kurt, qui l'ouvrit directement. « Bon garçon. Je suis toujours très impressionné par ton calme ».

Une fois qu'il eu fini, Blaine se releva, s'attendant à ce que Kurt le suive. Il le vit toujours à genoux sur le sol, la tête baissée. Il comprit qu'il n'allait pas bouger, alors il décida d'aller rejoindre sa famille. Il y a encore de nombreux détails qu'il doit régler. Il veut que cette cérémonie soit parfaite. Il prit le dossier qu'il avait posé sur l'armoire près de sa porte et alla s'assoir à son bureau. Il sélectionna les détails qui sont importants, mais veut laisser le soin de l'esthétique de leurs costumes et de ceinturon à Kurt. En matière de dessin, il est le meilleur, et il sait mélanger le chic et le décontracté. Il se concentra sur les informations qu'il doit remplir en priorité, pour pouvoir remettre ce dossier à son père à la fin de la journée. Il n'est pas toujours sûr qu'avancer la passation de pouvoir soit une si bonne idée, mais il sait que ce n'est pas une décision irréfléchie. Si son père ne le pensait pas encore prêt pour prendre le pouvoir, il ne l'aurait jamais avancée.

Une heure plus tard, Blaine avant fini de remplir le dossier, et il se retourna vers Kurt. Il n'avait pas du tout bougé de sa position, bien qu'il ait l'air plus tendu. Il alla le détacher, massant ses poignets pour rétablir sa circulation sanguine. « Comment tu te sens, mon cœur ? ». Kurt s'étira doucement, ne quittant toujours pas sa position à genoux. « Je me sens bien, maitre. J'avoue que ça fait du bien de rester comme ça. Je sais pas pourquoi, je ne sais pas comment l'expliquer, mais c'est juste agréable. Je pense que je vais avoir besoin de ça de temps en temps ». Blaine acquiesça doucement tout en mordillant son cou. Il y laissait des suçons, marquant son territoire, voulant monter à tout le monde que Kurt lui appartient, qu'il n'est à personne d'autre.

Kurt ne bougeait pas, appréciant ce que Blaine faisait. Au début, il n'avait jamais été fan des suçons, surtout parce qu'il ne savait pas l'effet que ça faisait. Mais, depuis que Blaine s'est mit à lui en faire, il les apprécie. Encore plus ceux qu'il fait maintenant, plus fort. Il mort plus fort, veillant toujours à ne pas le blesser. En faisant ça aussi fort, il laisse son côté dominant prendre le dessus, mais il fait toujours attention à ce que Kurt apprécie ce qu'il fait, qu'il ne fait rien qui lui fait mal ou peur.

« Et bien, de mon côté, j'ai bien avancé. Je me suis contenté de remplir les informations concernant le côté administratif et de te laisser tout le côté esthétique. Je sais que tu es très doué pour mélanger plusieurs styles différents ». Kurt hocha la tête, prenant le dossier que Blaine lui tendait. Il le passa en revue, voyant les différentes annotations qu'il avait laissée. De ce qu'il voit, c'est assez classique mais reste dans le chic et le classieux. « Ouais, je sais faire ça. Et, c'est un bon mélange. En fait, je m'y attendais, donc j'ai déjà élaboré quelques plans dans ma tête. Je n'ai plus qu'à les mettre sur papier et tu feras ton choix ». Blaine hocha la tête, aimant son avis. Il alla s'assoir sur son lit, s'allongea et s'endormit en quelques secondes. Kurt secoua la tête et rit doucement. Il se dirigea vers le bureau et vit un bloc de feuilles vides et des crayons posés dessus. Il s'assit et se mit à dessiner les différents modèles qu'il avait imaginés. Il savait très bien ce qu'il faisait et ce qui leur irait bien, alors il fit attention aux moindres détails.

Après plusieurs heures, la nuit commençait à tomber et Blaine s'était réveillé. Il avait décidé de lire un livre, laissant Kurt travailler dans le calme. Cependant, il commençait à avoir faim, alors il décida d'aller dans la cuisine pour se faire à manger. Avant de descendre, il jeta un œil à ce que Kurt faisait, et vit qu'il avait avancé dans ses croquis. Des dizaines de feuilles étaient éparpillées sur le bureau, toutes avec différents croquis et codes couleurs. « Je vois que tu avances plutôt bien. Je vais aller me chercher à manger, tu veux quelque chose ? ». Kurt leva les yeux, surprit et ne s'attendant pas à ce que Blaine parle. Il était tellement concentré dans ses dessins qu'il ne se s'était pas rendu compte qu'il avait faim. Il hocha la tête et regarda Blaine sortir de la chambre. Il sait qu'il va probablement prendre plusieurs minutes, le temps de préparer ce qu'il veut et peut-être que ses parents voudront lui parler. Après tout, avec tout ce qu'ils ont prévu, ils risquent de lui donner encore d'autres détails pour que cette cérémonie soit parfaite et se déroule sans le moindre petit problème.

Une heure plus tard, Blaine revient dans la chambre avec deux plateaux. Il avait ouvert la porte avec son coude en faisant attention de ne rien faire tomber. Kurt avait débarrassé le bureau pour qu'ils aient de la place et manger tranquillement. « Bon, j'ai prit un peu de tout, pour qu'on ait du choix. Et aussi, mon père m'a encore donné d'autres détails pour la cérémonie. Il veut savoir s'il faut un traiteur ou pas, parce qu'il en connait des bons. Je crois qu'il essaye de me responsabiliser en me donnant la grande majorité des détails administratifs. Il dit qu'il s'occupe d'autres choses, mais c'est plus des offres de contrats ou d'importantes missions qui sont en cours de préparation. Je pense que ça va être bientôt à mon tour de préparer et d'organiser ce genre de choses ». Kurt hocha la tête, un bloc de feuilles posé sur ses genoux. Blaine l'avait remarqué et il se demandait pourquoi il le gardait là, bien qu'il ait sa petite idée.

« Ce sont les croquis que tu as fait ? ». Kurt hocha à nouveau la tête, posant le bloc de feuilles entre eux, pour que Blaine puisse regarder. Il le prit, l'ouvrit et regarda les différents croquis qui s'y trouvent. Les couleurs qu'il a choisie sont assez neutres, mais reste dans le thème du classieux, comme il le voulait. « C'est…magnifique. Je savais que tu étais doué en dessin, mais là, c'est vraiment plus que ce que tu m'as déjà montré ». Kurt sourit, visiblement fier que ses dessins plaisent à Blaine. Il espérait que ça lui plairait, car son avis compte énormément pour lui. « Et bien, j'ai décidé d'être simple. Le thème que tu m'as donné n'était pas évident, mais je suis content du résultat. Ton costume est noir avec des reflets gris anthracite et gris clair. Je trouve que ça donne un très bel effet. Et, pour moi, j'ai décidé d'un simple costume et d'une chemise blanche, et je garde la possibilité de mettre un décolleté sur la chemise, pour qu'on voit mon collier ».

Blaine hocha la tête en accord avec ses explications, mais fronça les sourcils quand Kurt expliqua ce qu'il voyait pour son costume. « Je ne vois pas pourquoi tu prendras un costume simple. Je ne suis pas le seul à être sur le devant de la scène. Ce sera un jour important, et pas que pour moi, pour toi aussi. Tout le monde saura que tu es mon soumis, donc toi aussi tu dois être mis en valeur ». Kurt hocha la tête et baissa respectueusement les yeux. Blaine releva sa tête en mettant deux doigts sous son menton. Kurt ouvrit la bouche pour dire quelque chose, mais s'arrêta avant, par peur de ne pas avoir l'autorisation. Blaine l'embrassa doucement et l'incita à continuer. « Les seuls détails qu'il manque, ce sont les cravates et ton ceinturon. Je me suis aussi demandé si je ne devrais pas porter un collier spécial pour l'occasion. Celui-là est très joli, mais j'aimerais bien quelque chose de plus festif ».

Blaine hocha la tête en accord avec lui. Il prit le carnet où il a noté toutes les adresses dont il aurait besoin et chercha celle du fabriquant où il a commandé le premier collier. « Oui, tu as raison. Celui-ci est bien pour maintenant, bien que je le trouve parfait. Mais, c'est vrai qu'il faut quelque chose de plus précieux et de plus classe, pour montrer ton statut à tout le monde. Je vais contacter le même fabriquant, car il travaille bien et rapidement. Vu des détails que je vais demander, un mois devrait être assez pour tout faire correctement. D'ailleurs, si tu as des idées, tu peux me les dire. Ça me permettra de savoir dans quelle direction aller ».

Kurt secoua doucement la tête. Il fait parfaitement confiance à Blaine pour le choix de son futur collier. Il sait qu'il n'a pas trop son mot à dire dans cette décision, alors il se contenta de ne rien dire. Si Blaine veut vraiment avoir son avis, il le lui dira. « Non, je te fait confiance pour ça. Tant qu'il est confortable, ça m'ira ». Blaine hocha la tête et nota le numéro du fabriquant. Il se dit qu'il appellera et passera la commande demain matin. Là, il se fait tard et ils vont bientôt aller se coucher. Il a besoin de beaucoup d'heures de sommeil pour avoir les idées claires le lendemain.

Un mois plus tard, Blaine était occupé de se préparer pour la cérémonie de passation de pouvoir. La maison et le jardin sont décorés, des centaines d'invités sont présents et plusieurs traiteurs différents assurent le service de la nourriture et des boissons. Blaine inspira fortement, commençant à devenir nerveux. Son costume à beaucoup changé depuis l'élaboration des premiers croquis, ainsi que celui de Kurt. Quelques jours avant le grand jour, ils ont enfin réussi à se mettre d'accord sur ce qu'ils allaient porter. Blaine portera un costume noir avec des touches de gris clair. Pour le compléter, il a décidé de mettre des mitaines en cuir, donnant l'effet classieux qu'il désirait. Pour maintenir ses cheveux en place, il a décidé d'utiliser un produit à base d'eau, donnant un effet beaucoup plus naturel que le gel qu'il utilise normalement. La pièce maitresse de sa tenue est le ceinturon qui enserre sa taille. Il est en cuir noir avec des broderies en fil d'argent qui épellent ses initiales. Sur la crosse de son arme se trouvent également ses initiales, mais cette fois-ci, elles sont en or.

Kurt, quant à lui, a opté pour un costume beaucoup plus classique, ne voulant pas voler la vedette à Blaine. Son costume est aussi noir, avec chemise blanche et une simple cravate noire. Blaine à décidé de ne pas en porter une, trouvant que ce serait de trop. Kurt avait également un nouveau collier pour l'occasion. Il est toujours en cuir noir, avec la même plaque en argent au milieu, mais la nouveauté sont les touches de fil d'argent et d'or qui s'entrecroisent sur les coutures. Une fois habillé, Kurt se regarda dans le miroir, visiblement content du résultat de son costume. Il décida de fixer ses cheveux avec de la laque, ne voulant pas qu'ils bougent si jamais il y a du vent.

Quelques minutes plus tard, Kurt et Blaine se rejoignent dans l'entrée. Ils sont tous les deux nerveux, mais savent que ça va bien se passer. Blaine le prit dans ses bras et le serra fort contre lui, le rassurant à travers ce geste. « Ne t'inquiète pas, tout va bien se passer. Cette cérémonie, c'est juste une formalité. J'y ai déjà assisté une fois et c'est assez simple. Tout ce que j'ai à faire, c'est rester debout et écouté mon père parler. Il va nous sortir un grand discours élogieux sur à quel point je suis le fils parfait, que je suis le bon pour prendre la tête de l'affaire familiale et d'autres trucs comme ça. Et toi, tout ce que tu as faire, c'est rester à genoux à côté de moi, sans bouger ni parler. Simple, non ? ».

Kurt hocha la tête et arrangea son costume pour s'assurer qu'il n'ait aucun pli. Il veut être parfaitement présentable pour ça et il ne veut pas que les connaissances de la famille se moquent de lui parce qu'il y a un faux pli sur son costume ou quoi que ce soit d'autre. « Ouais, c'est assez simple. Je peux faire ça sans problèmes ». Blaine l'embrassa avec une légère force, laissant toujours ses instinct de dominant prendre le dessus comme il le fait depuis déjà un mois. Kurt s'y était très bien habitué, bien qu'il ait eu un peu de mal au début. Il s'est habitué à cette nouvelle vie, ne s'attendant pas du tout à ça, mais c'est une agréable surprise.

Blaine regarda l'horloge qui est accrochée au mur et soupira doucement. « Allez, en piste. C'est l'heure ». Kurt hocha la tête et alla ouvrir la porte pour Blaine. Tout se déroulait dans le jardin car il fait assez beau et qu'il sera dommage de tout faire dans une maison où tout le monde sera entassé l'un sur l'autre.

Le père de Blaine les attendant sur une grande scène. Il se tenait debout derrière une table où se trouvent deux coupes de champagne. Il sourit en le voyant monter l'escalier, suivit de très près par Kurt. Blaine s'arrêta en face de son père et vit Kurt se mettre à genoux juste à côté de lui. Pour le féliciter, il passa sa main dans ses cheveux. Il attendit que son père commence son discours. Chaque prédécesseur fait un grand discours pour vanter les mérites de leur successeur et le père de Blaine ne fait pas exception. « Bien, je vois que tout le monde est réuni. Comme vous le savez, mon fils ici présent va prendre la tête de toute cette organisation. Je sais que ce n'était pas prévu avant quelques années, mais j'ai décidé de l'avancer. Il est plus que prêt à prendre le pouvoir. Maintenant, c'est à lui que vous devrez rendre des comptes principalement. Bien sûr, le temps qu'il obtienne son diplôme et qu'il s'habitue à être au pouvoir, je prendrais en charge certains des missions les plus importantes, mais pas sans le consulter. Et, sachez qu'à partir de maintenant, il peut changer les règles aussi souvent qu'il le souhaite. Donc, ne soyez pas étonné si ça arrive ».

Blaine l'écoutait parler et ne put s'empêcher de sourire. Il n'avait pas retiré sa main des cheveux de Kurt, s'assurant ainsi qu'il reste calme. Il se demanda s'il devait faire un discours lui aussi, mais se dit que son père le lui aurait dit si c'était le cas. Il prit l'une des deux coupes posées sur la table et la leva en direction de son père qui fit de même. Après en avoir bu une gorgée, il l'a passa à Kurt pour qu'il en boive aussi. Il s'approcha de son père pour pouvoir lui dire quelque chose en privé. « Tu aurais dû en prévoir une pour lui aussi, et tu le sais ». Son père le regarda brièvement et hocha la tête.

« Oui, je sais, mais j'ai oublié, ça arrive. Vous aurez tout le temps de fêter ça entre vous plus tard ». Blaine grogna de frustration et le regarda avec un regard de rage. « Tu l'as dit toi-même, c'est moi qui dirige maintenant. Alors, si je te dit que tu aurais dû prévoir, c'est que tu aurais dû faire ». Son père le regarda avec le même regard et fit attention que personne ne trouve leur échange étrange. « Ne me parle pas sur ce ton. Je suis toujours ton père, qu'importe le statut que tu as ici ». Blaine hocha la tête, sachant qu'il n'aura pas gain de cause. Il décida de laisser son verre à Kurt, vu qu'il n'est pas trop fan d'alcool.

Au soir, après que la fête soit terminée, Kurt et Blaine sont remonté dans la chambre. Ils sont tous les deux fatigués et prêt à aller dormir. Blaine est heureux que ce soit terminé, car il sent enfin qu'il a de l'importance dans la famille et qu'il n'a plus à justifier tout ce qu'il fait ou veut faire. Kurt, quant à lui, est content de ne plus sentir tous les regards braqués sur lui. À part Blaine, personne n'a daigné lui adresser la parole, comme s'il n'existait pas. Ça ne le dérange pas plus que ça. Il s'est habitué à être ignoré de la famille de Blaine. Il sait que le fait d'être soumis fait qu'il est considérer comme inférieur à eux. Seul Blaine lui accorde une véritable importance, lui demandant son avis alors que personne ne s'y attend. Blaine s'est déjà prit des dizaines de remarque de a part de ses grands-parents, car il demande son avis à Kurt, alors que la plupart des soumis ne sont même pas autorisé à parler sans demander la permission d'abord.

Blaine se laissa tomber lourdement dans son lit, la fatigue prenant le dessus. « Je suis content que ce soit fini. C'était une très longue journée, maintenant, j'estime qu'on peut se reposer. Demain, on a rien à faire, donc on peut prendre du temps pour nous ». Kurt hocha la tête et bâilla, étant fatigué lui aussi. « Ouais, je suis fatigué aussi. Je pense que je vais dormir toute la journée de demain ». Blaine se mit à rire doucement, se positionna au-dessus de lui et l'embrassa doucement sur le front. Il s'abaissa doucement sur lui, son poids le maintenant sur le lit. Il fit très attention pour éviter de lui faire mal.

« Il est tard, on devrait dormir ». Kurt hocha à nouveau la tête et soupira de contentement quand Blaine mordilla son cou, laissant sa trace. Il le fait de plus en plus souvent, s'assurant ainsi que tout le monde voit à qui il appartient. Ça n'a jamais dérangé Kurt, au contraire, il le réclamait parfois, quand il sent que ça fait longtemps qu'il ne l'a plus fait. Blaine appréciait son côté soumis et aussi le franc-parler qui le caractérise bien. Peu de gens de sa famille comprenne qu'il le laisse faire ce qu'il veut quand il veut, ou qu'il le laisse ce qu'il a envie de dire. Les remarques étaient incessantes pendant un temps, mais il a réussi à remettre les gens à leur place. Maintenant qu'il a prit le pouvoir, il espère que personne ne lui en fera plus jamais.

Blaine s'allongea sur le dos et croisa ses bras sous sa tête, un grand sourire jouant sur ses lèvres. Il avait déjà prit ses dispositions pour changer les règles de la maison qui le dérangeait le plus. Il les avait écrites sur un carnet, les avait montrées à son père au préalable, bien qu'il n'est pas son avis à donner. Une fois qu'il fut sûr de tout, il l'a donné à quelqu'un qui les publiera dès que la passation de pouvoir terminée. Pas la fête en elle-même, mais la passation. Dès que le discours prononcé et toutes les formalités remplies, un mail à été envoyé à tout le monde pour qu'ils prennent connaissances des nouvelles règles.

Blaine sait qu'il va passer une belle vie grâce à ça. Il a tout l'argent qu'il peut avoir pour faire tout ce dont il aura besoin. L'un de ses rêves serait d'aller à l'université, don cil a déjà commencé à chercher, pour savoir où il va se diriger. Mais, ce qu'il sait, c'est que rien ni personne ne l'empêchera de faire ce qu'il veut quand il veut.