Plop bonsoir !

... Je me contenterais de dire que je suis désolée pour le retard dû à une semaine chargée avant de fuir me planquer XD

La suite devrait arriver mercredi ou jeudi ^^

DISCLAIMER : Tout appartient à Marvel


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Scène 13

Lettre à Tony

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— Jarvis, est-ce qu'il y a du courrier pour moi, aujourd'hui ?

— Je suis désolé, Monsieur, rien de la part de Monsieur Odinson.

Tony inspire, avant de se plier en deux sur son établi et de cracher des fleurs, encore et encore, mêlées à du sang et des larmes amères. Voilà plusieurs semaines qu'il essaye de joindre Loki, mais après le seul message de ce dernier sur son répondeur, il n'y a plus rien eu. Plus de cartes, plus d'appels, pas même un SMS pour lui dire qu'il allait bien.

Loki l'a finalement abandonné à son tour. Tony a pardonné à Pepper, a pardonné à Rhodey, mais il a perdu la personne la plus chère à ses yeux. Loki a comme disparu de la planète et même Jarvis n'arrive pas à trouver la moindre trace de son existence.

Tony aime un fantôme. Il devrait faire cette chirurgie dont Pepper lui parle, pour ôter ses sentiments silencieux qui l'étouffent jour après jour, mais il n'arrive pas à se décider. Il refuse de perdre ses précieux souvenirs avec Loki, de perdre la seule chose à laquelle il s'est accroché pour survivre.

Lentement, il range les fleurs dans le tiroir qui menace d'imploser, avant de se diriger vers le tableau en liège, sur lequel il a accroché toutes les cartes que lui a envoyé Loki depuis leur rencontre. Tony n'a pas pu halluciner son existence, ces cartes en sont la preuve. Loki est là, quelque part.

Alors pourquoi il ne donne aucun signe de vie ?

— Monsieur ?

— Oui, Jarvis ?

— Quelque chose vient d'apparaître sur la table du salon.

— Pardon ?

— Une lettre vient d'apparaître sur la table du salon.

Jarvis semble aussi perplexe que Tony à cet instant. Comment est-ce possible qu'une lettre ait pu arriver dans sa propre maison sans que Jarvis ne sache comment ? Attrapant la première chose qui lui passe sous la main – une clé à molette, toujours utile comme projectile ou massue – Tony sort de son atelier, le cœur battant contre ses côtes.

— Je ne détecte aucune présence, Monsieur.

— J'aurais été plus rassuré si tu avais trouvé quelque chose.

Il aurait pu mettre son armure, maintenant qu'il y pensait. Cela l'aurait mieux protégé qu'une fichue clé à molette. Pourtant, il ne fait pas demi-tour pour aller la chercher, considérant que si la personne qui a déposé cette lettre lui voulait du mal, elle aurait pu l'attaquer dans son atelier sans même qu'il ne puisse riposter, puisqu'elle a pu échapper aux capteurs de Jarvis.

Lorsqu'il entre dans le salon, celui-ci est vide de présence humaine et la lettre évoquée par son IA repose sur la table. Tony baisse légèrement la main qui tient sa clé à molette, avant de s'avancer pour la saisir. Il reste interdit quand ses doigts rencontrent la texture du sang ; en retournant le papier, il aperçoit des taches sombres encore fraîches. Tremblant, il le déplie, pour lire quelques mots à la hâte, d'une écriture qu'il reconnaît avec aisance.

Je suis désolé. Je crois que je ne pourrais pas venir te voir et te dire en face que t'es pardonné, idiot.

Prends soin de toi. Je ne veux pas te retrouver après la mort avant que tu ais des cheveux blancs.

Loki.

Non. Ce n'est pas possible. C'est une mauvaise blague. Tony refuse de le croire. Loki n'a pas le droit de mourir ! Quel genre de problèmes familiaux peuvent mener à la mort, sérieusement ? C'est une mauvaise blague, ça ne peut pas en être autrement.

— Monsieur ? Dois-je appeler Miss Potts ou le Colonel Rhodes ?

Mute.

Tony hurle de rage, avant de tomber à genoux, crachant pétale sur pétale en se demandant s'il est en train de payer pour tout le sang qu'il a sur les mains, pour toutes les morts que ses armes ont causées.

Il ne fera pas la chirurgie. Si Loki n'est plus, alors il n'a plus de raison de rester en vie. Il vivra ses derniers jours le mieux possible, pour finir ses projets d'un avenir meilleur avec une nouvelle source d'énergie, mais il ne se battra pas pour autant contre la maladie.

Les fleurs mourront en silence dans sa poitrine.

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