Plop bonjour !
Et voici les retrouvailles tant attendues ! Bon ces deux idiots restent deux idiots, mais est-ce qu'on pouvait s'attendre à autre chose de leur part ? XD
La suite devrait arriver mercredi, à peluche !
DISCLAIMER : Tout appartient à Marvel
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Scène 15
Welcome Home
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— Monsieur ?
— Quoi, Jarvis ?
Tony avale le fond de son verre de whisky avec un grognement, se demandant ce qui risque de lui tomber prochainement dessus pour que la voix de l'IA soit pleine de précautions. Il repose le verre sur son établi, entre deux outils et des pétales de fleurs qu'il ne prend plus la peine de ramasser depuis la dernière lettre de Loki.
— Je dirais, à défaut de meilleure explication, que quelqu'un s'est téléporté dans votre salon. Et il ressemble à la description faite de Monsieur Odinson.
— Tu ne pouvais pas me le dire plus tôt ?!
Tony se redresse d'un bond, vacille à cause de la quantité d'alcool qu'il a ingurgité et se rattrape au bord de son établi. Loki est vivant, Loki a tenu sa promesse de venir le voir ; peu importe le petit tour qu'il a utilisé pour apparaître sans prévenir dans le salon, le milliardaire doit le voir tout de suite. Chaque seconde lui paraît une éternité alors qu'il retrouve son équilibre et se rue en dehors de son atelier.
Loki est à la maison. Le reste n'a que peu d'importance, ses raisons attendront.
Loki est enfin là.
— Il semblerait qu'il ait besoin de soins, Monsieur. Dois-je appeler une ambulance ou un médecin ?
Le cœur de Tony rate un battement comme son corps une marche dans les escaliers et il manque de s'effondrer. Il se rattrape de justesse à la rambarde, les yeux écarquillés par l'horreur. Loki est blessé ? Immédiatement, il songe à appeler le meilleur médecin de la ville, peu importe le coût, parce qu'il ne peut pas perdre Loki, quand Jarvis reprend la parole.
— Monsieur Odinson vient de me demander de ne pas appeler de médecin. Juste vous. Il ne veut que vous.
Et Tony se hait d'interpréter ces mots et de se remettre à espérer, alors qu'une quinte de toux le plie en deux et qu'il tousse, tousse des fleurs par poignées, qui viennent mourir sur le sol sous l'escalier.
— Dis-lui…
Encore des fleurs ensanglantées, partout sur les marches, et sa respiration qui siffle, mais Tony ne peut pas laisser la douleur l'immobiliser, pas aujourd'hui, pas maintenant, alors que Loki a besoin de lui.
— J'arrive. Et s'il bouge, je jure que je le traque jusqu'à l'autre bout du monde s'il le faut.
Un rire humide, presque brisé, retentit jusqu'à lui et le cœur de Tony se tord en sentant toute la douleur contenue dedans.
— Jarvis ? Qu'est-ce qui se passe ?
Tony peut presque imaginer l'IA sourire avec tendresse alors qu'il lui répond :
— Monsieur Odinson vient de siffler qu'il ne voit pas pourquoi il irait à l'autre bout du monde alors que vous êtes là et qu'il faudrait le dégager du canapé à coups de pied au cul pour qu'il daigne bouger.
— Quelle vulgarité.
À quel point Loki est-il épuisé pour perdre toute politesse ? Tony s'en fiche un peu, pour l'instant ; rien que le fait que son ami n'ait pas l'intention de partir le rend immensément heureux malgré la situation. Il manque de déraper sur les marches tant il les monte vite, mais il se rattrape de justesse à la rampe pour atteindre le palier, avant de courir vers le salon.
Lorsqu'il claque la porte du salon, Loki est sur le canapé, ensanglanté, dans des habits étranges, une main sur le flanc et l'air de quelqu'un qui a passé des jours dans une grotte aux mains des Dix anneaux. Mais lorsque son ami croise son regard, il lui adresse un sourire tellement doux que Tony n'est pas inquiet. Il n'a qu'à soigner Loki. Il est capable de comprendre une thèse en quelques minutes, alors prendre soin de lui ne devrait pas être trop difficile si Jarvis lui trouve les informations et lui indique la marche à suivre.
— Pardon, pour la lettre. Je pensais pas que j'arriverais à venir jusqu'à chez toi.
— Tu aurais pu prévenir. Je n'ai même pas de thé à la menthe à t'offrir, réplique Tony avec une voix enrouée.
Le rire de Loki résonne entre ses murs et Tony s'approche de lui pour observer son état. Il devrait s'en sortir, le sang sur lui ne semble pas être le sien ; il n'a même pas l'air blessé, seulement épuisé. L'ingénieur a des milliers de questions sur ses lèvres, qu'il ne posera pas. Après tout, le milliardaire ne lui a jamais dit non plus de quoi il l'avait sauvé, non ? Que Loki garde ses secrets tant qu'il le souhaite.
Tant qu'il est auprès de lui et vivant, Tony peut se satisfaire de rester dans l'ignorance, quand bien même il en souffrira.
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