Plop bonjour !

... Woups ? Vous connaissez la chanson je crois, je vais vous épargner mon bla-bla X)

La suite devrait être publiée dimanche !

DISCLAIMER : Tout appartient à Marvel


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Scène 17

Dum-E & U

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— Allez, viens, je dois te les présenter !

— Tony, je ne vais pratiquement jamais dans ton atelier, sauf pour t'amener à manger, ce n'est pas vraiment nécessaire !

— Si, ça l'est ! Il ne manquerait plus que Dum-E utilise l'extincteur contre toi parce qu'il ne te reconnaît pas.

— Je te ferais payer les frais de pressing, dans ce cas.

Tony éclate de rire et saisit le poignet de son ami, dévalant les escaliers en le traînant à sa suite. Loki n'a jamais l'air ennuyé quand il lui explique ses travaux, quand bien même il ne comprend sans doute pas tout. Loki ne dérange jamais son atelier quand il vient, veillant à déposer le café ou le repas qu'il amène dans un coin où cela ne gênera pas et où cela ne risque globalement rien.

Aussi, cela lui semble important de lui présenter Dum-E et U.

L'ingénieur n'est pas certain de s'en remettre si Loki émet la moindre critique, mais il ose espérer que son ami n'en fera pas. Il aime les deux petits robots, quand bien même passe-t-il une grande partie de son temps à pester sur eux lorsqu'il travaille. Il les aime et est fier d'eux comme un père, même s'il n'admettra jamais ce fait à haute voix. Il a bien conscience de sa bizarrerie, après tout.

Il pousse finalement Loki dans son atelier et les deux robots bipent joyeusement, sans doute prévenus par Jarvis, avant de s'approcher de son ami. Tony sent son cœur se gonfler de fierté lorsque U s'approche de Loki et lui tend le bout de son bras mécanique comme pour se présenter. Qu'importe ce que pourrait dire le reste du monde ; ses bébés ne sont peut-être pas les mieux codés, ni les plus récents, mais ils lui sont tout aussi précieux que Jarvis.

— L'hyperactif, c'est Dum-E et celui avec une caméra, c'est U.

— Enchanté de vous rencontrer.

Les deux robots cliquent et sonnent joyeusement ; Loki arbore un sourire en coin, avant de passer doucement la main sur le haut des deux robots, comme un parent le ferait avec ses enfants. Il y a une lueur que Tony n'identifie pas dans le regard de son ami, comme une douleur trop longtemps retenue, au point d'être terriblement amère. Le milliardaire ignore s'il a le droit de poser la question. Il ignore s'il en a même envie, parce qu'il ne veut pas braquer son invité.

Il sait bien qu'il ne connaît rien du passé de Loki, ni de ce qui l'a amené à se réfugier chez lui, blessé. Il sait qu'il ne devrait pas lui faire confiance, qu'il risque de se retrouver avec un couteau dans le dos. Pourtant, lorsqu'il le voit sourire et même rire alors que Dum-E et U entreprennent de lui faire visiter l'atelier, peu importe que Loki soit déjà venu plusieurs fois, Tony ne peut pas exiger de réponses. Il préfère rester dans son déni et son ignorance qui lui permettent de réchauffer son cœur au feu de ces petits moments de bonheur.

Mais le feu ne manque pas de brûler à la moindre inattention et l'ingénieur craint un peu le prix qu'il devra payer pour la présence de Loki dans sa vie.

Tony sort de ses pensées lorsqu'il se retrouve soudain couvert de mousse d'extincteur – Dum-E, mais quel gaffeur, celui-là ! – avant de voir le dit-robot félicité par Loki, qui se retient visiblement à grand-peine de lui rire au nez. Et le milliardaire comprend.

— Tu as corrompu Dum-E. Comment as-tu réussi à faire ça ? Ils n'ont jamais écouté que moi, même Rhodey ne pourrait pas leur donner d'ordres !

— Un bon magicien ne révèle jamais ses secrets. Mais je crois bien lui avoir dit que je voulais être sûr que cet extincteur fonctionnait, pour ta propre sécurité.

Loki avoue son crime avec un sourire plein de malice, puis tente une retraite vers la sortie ; Tony le rattrape et le sert contre lui, le recouvrant à son tour de mousse et s'attaquant même à ses côtes pour le chatouiller. Son ami gigote avec un sourire pour échapper à cette attaque, mais le génie ne compte le laisser s'en tirer à si bon compte. Oser retourner un de ses propres robots contre lui, sans même toucher à une ligne de son code !

Tony ignore s'il est excité ou effrayé par cette possibilité, à vrai dire. Ce n'est rien de bien méchant, non ?

Ils tombent à terre dans un rire commun qui fait presque mal aux côtes de Tony, mais c'est si bon de se sentir si vivant et heureux, alors que Loki peine à reprendre son souffle. Quelque chose semble attirer son regard derrière lui et son ami redresse la tête avant de geindre.

— U, ne filme pas !

— Si, U, n'écoute pas ton créateur et filme, tu auras un nouveau coup de peinture !

Le robot bipe joyeusement et Loki éclate de rire, se rallongeant à ses côtés. Tony pourrait presque le toucher et il rêve de rester encore quelques minutes comme ça, le corps de son ami contre le sien et son rire dans les oreilles, mais toutes les bonnes choses ont une fin. Le milliardaire se lève finalement, avant de faire craquer ses os.

— Tu devrais aller prendre une douche assez rapidement, ça colle.

— C'est ma faute, alors j'irai après toi.

— Ne commence pas, Lok', je peux toujours aller dans l'une des salles de bain des invités.

Comprenant que ce n'est cette fois qu'il gagnera la bataille, Loki esquisse une moue boudeuse avant de se redresser, rétorquant qu'il était l'invité ici et donc qu'il irait dans la salle de bains désignée pour ceux-ci, quand bien même elle est à l'autre bout de la maison. Loin de l'atelier.

Comment Tony peut-il même lui en tenir rigueur de l'avoir poussé à douter de l'intégrité de ses robots lorsque Loki fait preuve de ce genre d'attentions ? Comment-il regretter de tousser à plein poumons de plus en plus de pétales givrés ?

Le milliardaire ignore combien de temps il lui reste à vivre, avec les racines qui grandissent dans ses poumons un peu plus chaque jour. Peut-être encore quelques mois, s'il est chanceux. Mais il veut vivre comme ça jusqu'à la fin, avec Loki souriant, heureux et assez confiant pour oser lui faire des blagues.

Il veut se sentir vivant et ne plus penser qu'il aurait mérité de mourir à la place de Yinsen aux mains des Dix Anneaux, ne serait-ce que quelques mois.

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