Je ne possède aucun des personnages de du film.
Charlie avait tenté de se convaincre qu'il avait une chance d'obtenir la garde de son frère, les cartes avaient déjà été tiré, peu importait ce qu'il pourrait dire ou faire...
Cette scène est si bouleversante, il fallait bien que je finisse par écrire dessus.
Ce texte a été écrit pour la journée de sensibilisation à l'autisme tombe le 2 avril
En espérant que cela vous plaise !
Bonne lecture
PS : Au fait j'ai commencé à faire du tri et à remettre de l'ordre dans mes publications en faisant une sorte de table des matières dans mon profil alors n'hésitez pas à y faire un tour ;)
Je suis content que tu sois mon frère
Charlie avait du mal à cacher qu'il était nerveux et pour le coup cela le mettait sur la défensive, prêt à exploser à la moindre réflexion, surtout qu'il était en train de comprendre entre les lignes qu'il n'aurait pas gain de cause pendant cette audience. Il comprenait que les les jeux étaient fait, que les médecins s'étaient mis d'accord entre eux et que le sort de Raymond était scellé. Ils allaient le renvoyer à Wallbrock, ils allaient les séparer et cela lui était insupportable.
- J'ai déjà perdu, souffla-t-il en les regardant, ignorant leurs réponses toutes faites où ils lui expliquaient que seul comptait le bien-être de Raymond…
Foutaises, il voulait juste le ramener là-bas pour gérer les trois millions de la fortune de son père laissés en gestion pour le bien-être de son fils aîné. Charlie frémit et posa les yeux sur son frère qui s'asseyait en face de lui… Il s'en moquait tellement de cet argent désormais, tout ce qu'il voulait c'était ne plus quitter son frère, son grand-frère… Celui dont on lui avait caché l'existence pendant trop longtemps…
Il inspira et tenta de se maîtriser. S'il voulait avoir une petite chance qu'on lui accorde la garde de son frère, il ne fallait pas qu'il perde pieds. Raymond avait besoin qu'il soit fort pour deux, mais les médecins savaient comment le faire sortir de ses gonds : en méprisant sa demande, en méprisant l'attachement qu'il ressentait pour son frère, en lui répétant qu'il n'en avait que pour l'argent, qu'il l'avait enlevé, qu'il ne pourrait pas le gérer, qu'il était ridicule de vouloir leur faire croire qu'il voulait s'en occuper à vie au bout de seulement six jours…
Charlie se sentait perdre pied, comment ils osaient avancer l'idée qu'on ne pouvait pas devenir frère en une semaine, surtout avec un autiste ?… Comment ils pouvaient lui dire qu'il mentait et qu'il ne pouvait pas communiquer avec lui ?
Bien sûr qu'ils avaient communiqués… et plein de choses étaient remontés de leur passé… Charlie n'avait pas rêvé qu'il avait un ami imaginaire… Il avait réellement un grand frère qui venait le rassurer et lui chanter une chanson quand il faisait des cauchemars. Rain Man c'était Raymond… un nom qu'il ne prononçait pas bien car trop petit pour l'articuler… Une présence qu'on lui avait arrachée, le privant d'une partie de lui et pour laquelle il allait se battre, même s'il avait déjà perdu.
Charlie sourit quand les médecins demandèrent à Raymond ce qu'il avait fait pendant ces quelques jours… Bien évidemment il aurait préféré qu'il ne parle pas de cartes comptées au casino, des 3000 dollars perdus à la roue ni même du fait qu'il l'avait laissé conduire… C'étaient des moments complices, des moments doux, comme quand il lui avait apprit à danser… les médecins étaient étonnés, mais Charlie savait que son frère avait fait plus de progrès avec lui en six jours qu'avec eux en 20 ans de centre… sauf qu'ils ne voulaient pas le voir, que les questions se faisaient plus pressantes et qu'il s'entendit avouer que son frère avait bien fait des crises violentes pendant ces quelques jours… D'abord pour ne pas prendre l'avion, puis ce matin avec l'alarme incendie, mais ils n'avaient pas prit l'avion et il faudrait juste qu'il modifie le système d'alarme et…
- Vous entendez ce que je dis. Je pourrais très bien ne pas vous dire tout ça et vous mentir…
Mais il ne mentait pas, parce que c'était Raymond et qu'il était trop précieux… Raymond qui fit naître un deuxième sourire sur le visage de son cadet quand il murmura un « oui » quand ils lui demandèrent s'il voulait rester avec lui… Charlie était touché, mais les médecins se mirent à poser encore et encore la même question, puis à lui demander s'il voulait aller à Wallbrock et Raymond répondit « oui » à tout… signe que la conversation l'atteignait, le paniquait, lui faisait perdre pieds et les médecins qui continuaient à le harceler de questions sans une once d'empathie… et Raymond, totalement bouleversé et perdu qui maintenant répétait en boucle qu'il voulait aller à Wallbrock avec son frère tout en se balançant d'avant en arrière. Il le répétait de plus en plus vite, de plus en plus fort pendant que les médecins continuaient à le harceler de questions.
Charlie comprit qu'il se sentait mal, perdu et qu'ils étaient en train de lui faire perdre pieds exprès, parce qu'il voulait démontrer qu'il ne savait pas choisir, qu'il n'en avait pas la capacité alors que c'était faux. Il savait raisonner. Il fallait juste être plus doux pour lui parler et ne pas l'agresser comme ils étaient en train de le faire… Si Raymond faisait une crise à cause d'eux... Le jeune homme trembla, ravala ses sanglots et souffla.
- Stop ! Vous avez démontré, ce que vous vouliez, ça suffit…
Charlie ne supportait pas qu'on fasse du mal à son frère et il venait de comprendre qu'ils ne céderaient pas… Il avait perdu sa garde avant même qu'il n'ouvre la bouche… parce que tout ça dépassait leur simple relation… Ces médecins voulaient continuer à administrer les trois millions de son père… Comme Charlie s'en moquait de ces millions… Un frère ça valait bien plus que toute la fortune du monde…
Se retrouver seuls tous les deux fit redescendre la pression. On allait lui enlever, mais personne ne le forcerait à l'abandonner. Tout doucement, Charlie laissa couler les mots qui lui venaient du cœur, même pas sûr qu'on le laisse le revoir après la fin de cet entretien. Son cœur se serrait, les larmes n'étaient pas loin et il fit glisser sa main dans le dos de son frère pour le caresser, le détendre et l'apaiser tout en lui jurant que plus personne ne lui poserait de questions. Il ne les laisserait pas lui faire du mal pour prouver qu'ils avaient raison. Charlie sentait la boule dans son ventre devenir de plus en plus douloureuse. Il l'aurait bien serré Raymond dans ses bras, mais il savait qu'il refusait qu'on le touche, alors il se contenta de continuer à lui caresser le dos, penché vers lui, ses doigts effleurant ceux de sa main… et il frémit quand Raymond fut celui qui vint plaquer doucement son front contre le sien. C'était lui qui venait de demander le contact, lui qui avait fait un pas vers son petit frère, lui qui venait de démontrer en un seul geste, tout ce que Charlie avait tenté de prouver aux médecins. Ils avaient besoin l'un de l'autre… et murmurant tendrement.
- Je suis content que tu sois mon grand frère….
Bien évidement, Raymond ne répondit pas, mais il ne coupa pas le contact… lui faisant comprendre qu'il l'appréciait, qu'il aimait sentir son petit frère aussi proche, que cette proximité venait de l'apaiser après le harcèlement des médecins.
Charlie profita de ce moment quelques instants de plus, luttant maladroitement contre ses larmes et sa douleur, puis il se redressa en lui donnant un baiser sur le front. Raymond le laissa faire, appréciant à sa manière le geste de tendresse, ce qui était encore un progrès par rapport à ses habitudes. En revanche, il ne vit pas son jeune frère se redresser pour se mettre face à la fenêtre afin de tenter de maîtriser ses larmes… qu'il ne put retenir…
C'était injuste, ils auraient dû lui laisser sa chance, mais quelque soit le poids de ses arguments ils ne seraient jamais suffisant, pourtant… Il aurait su s'en occuper, l'amour fraternel faisant des miracles… mais c'était par amour qu'il allait céder, terrifier que l'interrogatoire se prolonge et lui fasse faire une crise… C'était injuste… mais depuis quand la vie était-elle juste ?
Liste de défis galactiques
2 avril - Journée mondiale de sensibilisation à l'autisme
Maladie 4 : Trouble du spectre de l'autisme (TSA excluant Asperger))
Défi des adultes 352 - Psychologie : Autisme
Préjugé 93 : Les autistes sont insensibles et ne ressentent aucun sentiment/aucune émotion
Prénom 51 : Charlie
U - USA
4 aspects de... fandoms (partie 1) : Good Doctor : Ecrire sur une personne autiste
50 nuances de famille (10/50)
100 façons de pleurer (38/100)
Si tu l'oses : 905. N'être jamais suffisant (241/400)
