Chapitre 4
Jubal rappela le protocole à suivre à Maggie pour le moment où elle quittera le bâtiment en compagnie d'Isobel. Il savait pertinemment que Maggie le connaissait, elle était un excellent agent, mais c'était plus fort que lui. Il craignait pour Isobel. Le quatuor se dirigea vers la salle des opérations, Isobel plus hésitante. Elle était sur le point d'exposer ses soucis aux agents sous ses ordres. La regarderont-ils autrement ?
— Bien écoutez tout le monde ! Nous avons une affaire, et des plus importante puisqu'un dérangé menace Isobel. Oui oui vous avez bien entendu, il s'en prend à l'un des nôtres alors nous allons répliquer avec toute la puissance que nous avons.
Des regards convergèrent vers Isobel, choqués qu'on puisse s'en prendre à leur directrice.
Elise se fit la promesse de redoubler d'effort, de ne rien laisser passer, quitte à faire des heures supplémentaires pour retrouver ce salaud. Isobel avait été là pour elle au moment de la bombe, prête à sacrifier sa propre vie pour qu'elle ne soit pas seule, alors oui Elise remuera ciel et terre pour cette femme charismatique.
— Il faut une protection…, commença Tiffany.
— Je m'en occupe, et on tournera avec Omar et Jubal, annonça Maggie.
— Je m'ajoute aussi, ça compliquera les choses pour ce taré, intervint Scola vit suivit par Tiffany.
Isobel était profondément touchée par ses agents, le point qu'ils mettaient à assurer sa sécurité.
— Bien, sur cette affaire c'est moi qui dirige. Soulager Isobel, donc vous me tenez au courant et je ferai la liaison si nécessaire avec elle, déclara Jubal.
Ian téléchargeait déjà les différentes images des lettres.
— Au boulot toute le monde, je veux cette affaire résolue en un temps record. Que notre chère patronne puisse dormir paisiblement sur ses deux oreilles. Bien que dormir sur les deux simultanément semble impossible.
Isobel sourit, même dans une situation délicate Jubal parvenait à sortir des blagues. C'est ça qu'elle aimait bien chez lui.
— Maggie et moi, on va interroger les voisins, voir si ils n'ont pas vu quelque chose d'inhabituelle.
— Je viens de recevoir un mail inconnu avec une pièce jointe, annonça Isobel.
— Un virus ? demanda Jubal en se tournant vers Ian.
— Non mais il y a un logiciel espion dans l'ordinateur.
— L'enfoiré, surveille il surveille le pc, jura Jubal.
Isobel ouvrit le mail qui s'afficha aussi sur les écrans.
« Belle Castille. Je t'aurais. Tu es à ma merci. »
La pièce jointe était une photo d'elle en train de dormir.
Déjà qu'elle ne dormait pas beaucoup ces derniers temps, les quelques heures où elle y parvenait venait de s'envoler…
La brune se couvrit la bouche avant de s'enfuir vers les toilettes. Savoir ce taré entré dans son intimité la rendait malade.
— Elise ou Ian, l'un de vous peut regarder de quel angle a été pris la photo ? Qu'on positionne où il se tenait. Il y aura avec un peu de chance des empreintes ou indices sur place, avança Jubal.
— On ira voir avec Maggie, déclara Oa en coulant un regard à son équipière mais elle n'était plus là.
— Elle a suivie Isobel avec Tiffany, le prévint Scola.
Les filles étaient effectivement aux toilettes. Maggie frottait le dos de la brune tentant de la rassurer.
— Maggie, ce taré était là pendant que je dormais, sanglota Isobel déchirée.
— Je sais, je n'imagine pas à quel point ça doit être effrayant, mais on est là. On va le coincer. Et vous ne craignez rien ce soir, je veillerai ne vous en faites pas.
— On ne prendra pas de repos le temps que vous n'êtes pas à l'abri, intervint Tiffany.
— Merci…
— Tiffany, tu peux aller chercher quelque chose à boire ? De l'eau…
— Tout de suite.
Elle revînt avec une petite bouteille de jus d'orange.
— Ça vous fera du bien.
— Maggs tu viens, on va voir l'appartement, intervint Oa.
— On a quelque chose ?
— D'après Elise la photo aurait été prise depuis la fenêtre.
— Il…il y a un arbre devant, annonçant Isobel.
— On va aller voir.
— Je…je viens avec vous, il me faudra des affaires.
— Dans ce cas-là nous venons avec Scola, et c'est non négociable madame, déclara Tiffany.
Omar et Maggie retinrent un petit rire amusé. Les cinq se mirent en route. Un Jubal anxieux épluchait la liste des criminels libérés de prison qui aurait un lien de près ou de loin avec Isobel, remontant même à ses débuts dans la police et au FBI. Il ne voulait rien laisser de côté.
