Chapitre 7
Jubal les salua, notant qu'Isobel avait l'air déjà plus reposée. Il informa que l'équipe avait avancé un peu. Le suspect était droitier, mais avec une cicatrice à la paume au niveau des premiers doigts ce qui faisait que certaines lettres n'étaient pas nettes, tremblantes. Et qu'il est brun car un cheveu a été retrouvé dans une enveloppe mais ils n'ont malheureusement pas trouvé d'ADN tout comme le morceau de tissu.
— Jubal ? appela un agent de liaison avec la police.
— Oui dis-moi.
— Une patrouille a reçu un appel pour effraction.
— Et en quoi ça nous intéresse ?
— C'est l'adresse de l'appartement d'Isobel.
— Maggie, Omar…
— On y va ! s'exclama le duo.
— On vous suit, annonça Scola.
Omar allait démarrer lorsque la portière arrière s'ouvrit et qu'Isobel ne monte à l'intérieur.
— Madame, commença Omar.
— Ne discutez pas, je ne crains rien vous êtes là. Et vous avez besoin de moi pour savoir si on m'a volé. Roulez agent Zidane.
— Oui madame, obtempéra l'ancien Ranger.
— Jubal est au courant ? questionna Maggie
— Au courant oui, qui approuve pas vraiment.
Cependant, Isobel était nerveuse, apeurée. Elle tournait frénétiquement sa bague.
— West Point, supposa Oa.
— Oui. Comment savez-vous ?
— Les chevalières qu'ils distribuent à ceux qui y sont. Je l'ai eu également en plus grosse.
— Wahoo, je me sens petite face à vous deux, rigola Maggie.
Jubal anxieux contacta Maggie, faisant les cents pas dans la salle de réunion, Elise le regardant de loin.
— Maggie, Isobel est avec vous ?
— Oui elle est là.
— Super, je lui avais dit de ne pas y aller. Elle est retournée vers son bureau mais m'a dupé. Faites attention à elle. On ne sait pas si ce malade est encore sur place.
— Elle est sous bonne garde ne t'en fais pas.
« Oh si, je m'en ferai toujours pour elle. » pensa Jubal.
Scola et Tiffany étaient entrés les premières, vérifiant que les lieux étaient vides.
— Alors ? demanda Maggie en guettant les alentours.
— Personne. Mais c'est plutôt moche dedans.
Omar avait suivi de près Isobel pour la protéger. Et il avait bien fait car à la vue de son appartement retourné, des menaces taguées aux murs, la brune vacilla.
— Eh, je vous tiens.
— Mais qui est ce type… murmura-t-elle.
— On va le découvrir et le faire payer de vous infliger ça.
Scola les rejoignit, demandant à sa patronne si malgré le désordre il manquait quelque chose. L'auteur des faits avait déversé une telle rage en trouvant l'appartement vide, sans Isobel que cette dernière avait du mal à voir. Peut-être un haut ou deux. Une révélation s'imposa à elle. L'agent spéciale courut dans sa chambre, ou plutôt ce qui restait de sa chambre. Faisant abstraction de l'odeur d'urine, Isobel ouvrit un placard. A l'intérieur un petit coffre. Lorsqu'elle l'ouvrit son souffle se coupa, sa tête se mit à tourner, elle vit des tâches lumineuses.
— Oa, elle va s'évanouir ! alerta Maggie.
A quelques secondes près Isobel se serait fait mal dans les débris mais l'agent Zidane l'avait immédiatement attrapé à l'avertissement de son équipière. Ils la conduisirent dehors, l'installant dans leur véhicule pour qu'elle soit cachée des passants.
— Isobel, vous pouvez me dire ce qu'il y a dans le coffre ? demanda Maggie d'une voix douce.
La directrice du bureau de New-York prit une profonde inspiration, refoulant ses larmes.
— Il… il a pris toute ma correspondance avec Alana.
— Qui est Alana ? demanda Tiffany intriguée.
— Ma…ma fille. Oh mon dieu… Elle est de nouveau en danger à cause de moi, pleura Isobel.
Dans le même temps, Scola repéra quelqu'un dans la foule de curieux. Il les observait eux pas l'immeuble comme les autres. Sa taille, et sa corpulence correspondaient, le visage dissimulé…
Il avertit Omar et ils partirent à la recherche de l'homme.
— Maggie ramène Isobel au bureau avec Tiffany, lâcha Omar en poursuivant le suspect.
