Chapitre 8
Jubal était furieux qu'Isobel soit allée sur place malgré les risques, cela aurait pu mal se terminer de milles façons. Supérieur ou pas il comptait bien lui dire le fond de sa pensée, surtout que le suspect était sur les lieux. Mais quand il vit son visage ravagé de larmes, son regard brisé, il ne put s'y résoudre.
— Isobel ?! Qu'est-ce qui se passe Maggie ?
— Je vais expliquer, allons dans la salle des opérations, souffla Maggie en pressant le bras de sa patronne.
— Omar et Scola ont perdu le suspect dans le métro, leur apprit Hobbs.
— Merde, Ian les caméras ?
— Je suis dessus.
— Bien, alors Maggie dis-moi.
Cette dernière jeta un coup d'œil vers Isobel avant d'expliquer que le coupable a dérobé le courrier entre Isobel et Alana.
— D'accord, on a besoin de la retrouver au plus vite. Il pourrait s'en prendre à elle afin d'atteindre Isobel. Retrouvez-moi la trace d'Alana Castille. Voyez avec les Marshall, vite le temps presse les amis.
— Par chance on est au même niveau de lui vu qu'Omar et Scola le poursuivaient. Il n'a pas pu la chercher, souffla Maggie.
— Ouais, il faut qu'on le double sur ce coup-là. Je vais prendre Isobel ce soir. Il a dû vous voir ensemble. Tu peux aller dormir ailleurs ? demanda Jubal.
— Elle va venir chez moi. Mon ami chez les Marshall regard le dossier d'Alana, intervint Oa.
— Parfait. Vous avec une description du suspect ?
— Non, il couvrait bien son visage, mais il doit faire dans les un mètre quatre-vingt, avança Scola.
Jubal jura avant de monter sur le toit. Il savait qu'il la trouverait là. Elle contemplait la ville, le visage camouflait sous son écharpe bleu afin de se protéger du vent. Jubal la contempla un moment, sa silhouette fine emmitouflée dans son manteau. Il la rejoignit en silence, ne voulant pas la déranger.
— Je ne me le pardonnerai jamais s'il lui arrive quelque chose. Toutes ces années passées loin l'une de l'autre… et pour quoi ? Qu'un taré ne lui fasse du mal ?
— Isobel, on va l'empêcher. On a la meilleure équipe en bas qui travaille d'arrache-pied.
— J'ai peur Jubal, avoua-t-elle la voix brisée.
Le cœur de Jubal se serra en l'entendant. D'un geste doux, il la fit tourner vers lui avant de l'enlacer.
— Je te promets que ça va aller. On va le coincer, je ne m'arrêterai que lorsque je serai sûr que tu es en sécurité ainsi que ta fille.
Isobel se laissa aller à l'étreinte, passant ses bras autour de la taille de Jubal. Il la berça doucement, d'une main frottant son dos, de l'autre caressant ses cheveux. Ils restèrent un long moment comme ça, Isobel se détendant dans les bras de Jubal, et ce dernier profiter du moment.
— On devrait y retourner. Et puis il commence à faire froid, sourit Isobel en se détachant.
— C'est vrai, je ne voudrai pas te rendre malade, rigola Jubal avant d'embrasser le front d'Isobel.
Il n'avait pas réfléchit à son geste, juste agit suivant son cœur. Par chance Isobel ne lui hurla pas dessus, au contraire elle souriait.
— J'ai une idée, déclara-t-il.
Il sortit son portable, passa un bras derrière elle et les prit en photo. Isobel sourit en regardant la photo avant de demander à Jubal de lui envoyer.
En fin de journée, Jubal ramena Isobel chez lui après un nombre incalculable de détour pour sa sécurité. Il lui fit le tour des lieux avant de se mettre derrière les fourneaux voulant qu'elle est un vrai repas dans le ventre.
Jubal ne put s'empêcher de la détailler lorsqu'Isobel revint dans une tenue plus décontractée. Ils passèrent la soirée tranquillement entre les blagues douteuses de Jubal, et parler de leurs enfants respectifs.
Au JOC, c'était autre chose, ils épluchaient les preuves relevés chez Isobel. Elise avait une piste, et la creusait le plus possible.
— Hey Maggie, lança Omar en revenant de son bureau.
— Oui ? Tu as quelque chose ? demanda-t-elle vu que l'agent spécial remplaçait Jubal pour la nuit.
— Ouais…
— J'appelle Jubal…
— Non attends, Isobel a besoin de repos. Si on leur dit, elle ne dormira pas…
— Oa, qu'est-ce que tu as trouvé ?! Tu me fais peur.
— Mon ami au Marshall m'a appelé.
— Géniale, il a retrouvé Alana.
— Justement… non. Ses collègues qui assuraient sa sécurité sont morts. Une balle dans le cœur chaque… Aucune trace d'Alana.
