Chapitre 9

Isobel se réveilla doucement, elle avait passé une super soirée malgré la situation. Ils avaient beaucoup discuté, rit avant de regarde un film à l'eau de rose. La brune s'était laissé à poser sa tête sur l'épaule de Jubal. Elle se souvînt avoir eu peur qu'il la repousse, mais il en était rien. Au contraire, Jubal avait passé son bras autour de ses épaules et embrassé ses cheveux. Et qu'est-ce qu'elle s'était sentie bien…

Isobel entra dans la cuisine enroulée dans un châle.

— Hey, sourit-elle.

— Hey, bien dormi ? Assis-toi, j'ai bientôt fini les pancakes.

Isobel prit place, Jubal lui servit une tasse de café et des pancakes et ne put s'empêcher d'embrasser ses cheveux. La boule au ventre qu'elle le limoge pour ce geste mais elle sourit.

— Ils sont délicieux.

— Merci. Je sais au moins que tu auras eu un vrai dîner et un vrai petit-déjeuner.

Isobel lui sourit tristement. Jubal lui prit la main caressant sa paume de son pouce.

— Isobel, je te promets que je ne laisserai jamais rien t'arriver.

Il vu une lueur briller aux fond de ses beaux yeux noisettes.

Le trajet jusqu'au bureau fut calme et détendu. Avant de sortir de la voiture, Jubal serra la main d'Isobel.

— Ca va aller, souffla-t-il.

Pour toute réponse, elle embrassa sa joue et descendit prenant son rôle de directrice.

Elle entendait le bourdonnement habituel de la salle des opérations avec tout le monde travaillant. Ian n'eut pas le temps d'éteindre l'écran mural pour qu'elle ne voie pas la nouvelle…

Le cœur d'Isobel se brisa, elle s'évanouie en apercevant le visage de sa fille à l'écran avec inscrit en-dessous « disparue ».

Tout le monde accourut vers elle, Jubal la souleva délicatement, l'installant sur la banquette de son bureau.

— Vous ne m'avez pas appelé.

— C'est ma décision, je voulais qu'Isobel est une pause, justifia Maggie les yeux humides.

— C'est gentil.

Omar le briefa sur ce que son ami lui avait dit, et ce que eux ont trouvé.

— Les gars, elle revient à elle.

Isobel ouvra les yeux douloureusement, ses oreilles bourdonnaient.

— Ju…Jubal ?

— Je suis là, Isobel. Tu t'es évanouie.

— On…on sait où est Alana ? C'est… ce n'est peut-être pas le même suspect mais ceux pour qui elle est sous protection, hypothésa la directrice.

— On a enquêté de ce côté, Elise a regardé. Et il se trouve qu'Alana allait sortir du système de protection car le dernier coupable est mort en prison après une émeute, expliqua Omar en joignant ses mains.

Isobel les regarda les yeux écarquillés comprenant là où voulait en venir son agent.

— Elle… elle allait… rentrer à la maison…

— Oui, ils ont commencé la procédure, confirma Maggie.

Isobel essuya une larme, vite suivit pas une autre, et une autre… Jubal s'agenouilla devant elle et lui releva doucement le visage.

— Eh, je te promets qu'on va te la ramener. Et vous pourrez me montrer ce fameux site de randonnée. Faire découvrir aussi à Tyler et Abigail.

Isobel sourit doucement, imaginant la scène. Ian les rejoignit.

— On a peut-être une piste.

— Allez-y, souffla Isobel en remettant une mèche de cheveux derrière son oreille.

— Ca va aller toi ? demanda Jubal.

— Je… je vais faire de la paperasse.

Un peu dubitatif qu'elle tenait le coup, le trio retourna dans la salle des opérations.

Isobel observa son bureau essayant de calmer les pensées folles et abominables de son esprit, se répétant qu'elle a sous ses ordres une équipe professionnel, les meilleurs.

Jubal était penché au-dessus d'Elise regardant l'écran d'ordinateur lorsqu'un vacarme retentit.

— C'était quoi ça ? questionna Scola en se redressant.

— Isobel, souffla Jubal avant de se précipiter vers le bureau arme à la main.

Le bureau était retourné, sans dessus-dessous, Isobel jonchait au milieu des débris prise de violents sanglots. Les agents rangèrent leur arme.

— Hey Isobel, souffla Maggie étant la première à rejoindre la directrice.

— Je ne peux pas la perdre Maggie, je ne survivrai pas à sa perte, sanglota Isobel.

— On va la retrouver saine et sauve. C'est votre ville, elle est donc forte.

— Elise et Ian ont trouvés des pistes, on va aller vérifier, intervînt Omar.