Chapitre 14
Jubal patientait dans le salon pendant que le médecin auscultait Isobel. Ils étaient dans un endroit sûr, impossible qu'il les trouve. Maggie était repartie au bureau s'occuper d'Alana, c'est-à-dire l'emmener à l'hôpital.
— Vous pouvez aller la voir.
— Comment elle va doc ? demanda Jubal.
— Des bleus, la plaie au ventre est infectée mais je lui ai donné des antibiotiques et il suffira de nettoyer la plaie tous les jours. Elle a besoin de sommeil, de repos.
— D'accord, merci Doc.
Il toqua doucement à la porte de la chambre et attendit son approbation pour entrer. Elle était adossée contre l'oreiller, le teint pâle.
— Hey, le doc a dit que tu étais une super héros, plaisanta Jubal.
— Que tu es bête ! J'ai eu de la chance d'avoir une bonne équipe.
— Et une fille très maline.
— Où est-elle ? J'aimerai bien la voir.
— Elle est à l'hôpital, les médecins veulent la garder en observation. Ne t'affole pas, elle a une commotion. Maggie reste auprès d'elle.
— Je veux la voir Jubal, je veux voir ma petite sorcière.
— Je sais Izy, mais ce n'est pas possible. Tu dois rester ici, il la surveille, ça ferait capoter la mission.
Une larme perla sur la joue d'Isobel. Le cœur de Jubal se serra, il la rejoignit rapidement et l'attira contre lui. Isobel s'y nicha et se laissa échapper toute sa peine et sa terreur contre le torse. Jubal la berça longuement, caressant son dos, ses cheveux. Il détestait la voir dans cet état.
— Izy, tout va bien. C'est une question de jours avant que tu vois Alana. Pourquoi petite sorcière ?
— Depuis petite elle est passionnée par les sorcières et la magie.
Isobel lui raconta toute l'histoire faisant sourire Jubal, il se cala correctement contre la tête de lit et raffermit sa prise autour d'elle.
— T'as sûrement envie d'être ailleurs, d'aller voir tes enfants…
— Il y a nulle part où je voudrais être qu'auprès de toi, souffla Jubal avant d'embrasser les cheveux d'Isobel.
Elle savait qu'ils devaient parler de tout ça mais pour l'instant la brune ne voulait que profiter du moment. Elle étouffa un bâillement.
— Repose-toi, je reste là. Maggie gère le bureau et la sécurité d'Alana.
— Merci Jubal, pour tout.
— Je t'en prie ma belle, sourit Jubal en continuant de caresser tendrement le bras d'Isobel.
Elle s'endormit de cette façon, appuyée contre Jubal berçait par la respiration de ce dernier, se sentant complétement en sécurité.
Maggie observait Alana, la jeune essayait de se concentrer sur l'écran de télé mais n'y parvenait pas.
— Tu vas bien ?
— Non. Je viens de perde ma mère alors que ça fait des années que je ne l'ai pas vu.
Maggie fronça les yeux ne comprenant pas où elle voulait en venir, surtout que l'adolescente commençait à pleurer. Elle avait pourtant bien vu sur la caméra que Jubal portait qu'Isobel était vivante. Puis l'agent spécial remarqua un agent d'entretien insistant un peu trop sur le sol devant l'entrée de la chambre, un espion. Maggie envoya un message à Oa, sachant qu'il devait passer. En attendant, elle joua le jeu également tentant de « consoler » Alana.
Omar arriva ce qui effraya l'homme qui mima d'aller nettoyer ailleurs.
— Chapeau, je ne l'avais même pas remarqué.
— J'ai été à bonne école, sourit Alana.
— C'est vrai, elle serait fière de toi, confirma Omar.
Le lendemain, ils jouèrent le jeu et organisèrent les « funérailles » d'Isobel. Jubal resta tout du long avec Isobel, ne voulant pas laisser Isobel seule et s'assurer lui-même de sa sécurité.
— Quand est… ?
— Aujourd'hui, on va le voir par les caméras.
Isobel se concentra sur l'image de sa fille qui se préparait avec Maggie et Elise. Alana se retrouva seule un moment avec Elise, et le duo eut une discussion. Isobel essayait de lire ce qu'elles se disaient mais c'était compliqué, Alana parlait vite et bougeait beaucoup.
— C'est partit, lança Jubal alors que l'unité gagné le cimetière.
— Ton absence ne va pas paraître louche ? demanda Isobel.
— L'équipe a laissé sous-entendre que j'avais mal réagi à ta « mort » et décidé de me retirer.
— Ooooh, mal réagi, répéta Isobel en le regardant taquine.
— Je tiens à toi c'est tout, répondit Jubal timidement.
Isobel se pencha vers lui et déposa un baiser sur sa joue, pas très loin de ses lèvres.
Alana tenait la main de Maggie, le visage baigné de larmes en fixant le portrait officiel de sa mère. Le prêtre donna la parole à Alana qui devait faire un discours. Isobel commença à jouer avec ses bagues. Jubal l'aperçu et posa ses mains sur les siennes pour l'apaiser.
Alana commença son discours la voix tremblante.
— Là à gauche, c'est lui. C'est Samuel ! reconnu Isobel.
Jubal le signala aux agents dans leurs oreillettes.
— Jubal il a une arme ! Il va la tuer ! paniqua Isobel en regardant sa fille seule sur l'estrade.
