Chapitre 15
Isobel paniqua, ça ne pouvait pas arriver… Samuel sortit son arme, la pointa vers Alana… Jubal retînt sa respiration.
— Maintenant ! s'exclama Maggie en se levant.
Alana plongea au sol tandis que l'assemblée entière se leva pointant son arme sur Samuel.
— A genoux ! ordonna Omar.
— Oh vous avez les nerfs car j'ai tué votre petite directrice ?! ricana le suspect.
— Tu as tord espèce d'enflure, ma mère n'est pas morte. On a simulé sa mort afin de te piéger, et on a gagné. Tu t'es cru plus fort, mais tu es qu'un faible abruti, cracha Alana en les rejoignant.
Contre toute attente elle le frappa, plusieurs coups de poing dans le visage avant que Scola ne réussisse à la maintenir, et qu'Elise ne l'éloigne.
— C'est pour ce que tu lui as fait !
Le suspect ricana, ce qui irrita l'agent Zidane qui le sonna d'un coup de poing également.
— Quelqu'un a vu quelque chose ? demanda Maggie
— Non rien, juste un suspect qui s'est montré résistant à son arrestation, déclara Tiffany discours validé par tout le monde d'un hochement de tête.
Isobel tourna la tête vers Jubal choquée dans le bon sens de la réaction de ses agents.
— C'est fini, Izy.
Elle l'enlaça heureuse et soulagée que tout ça soit derrière eux. Jubal lui rendit son étreinte, frottant son dos et embrassa une dernière fois ses cheveux.
— Tu es prête à retrouver ta fille ? demanda-t-il
— Oh oui !
Elise avait guidé Alana vers une camionnette. L'arrière s'ouvrit sur Isobel posant brièvement sa main sur la plaie de son ventre.
— Maman !
— Alana ! sourit Isobel en se précipitant vers sa fille qu'elle attrapa dans ses bras.
Isobel ferma les yeux profitant du contact de son enfant contre elle, elle embrassa sa tempe avant de dégager son visage de ses cheveux.
— Je suis fière de toi mon trésor. C'était très malin, sourit Isobel en embrassant son front.
— J'ai eu un super prof. Tu vas bien ? s'inquiéta l'adolescente.
— Oui, rien de sérieux. Comment va ta tête ? Jubal m'a dit que tu étais à l'hôpital.
— Ca va, j'aurai peut-être des maux de tête dans les prochains jours c'est tout. Le fameux Jubal.
— Comment ça le fameux ?
Alana rigola avant de s'effacer pour laisser place aux autres qui vinrent enlacer à leur tour leur supérieur.
— Vous avez une super fille, madame, nota Omar.
— J'ai de la chance effectivement.
Alana quant à elle avait rejoint Jubal au niveau de la camionnette. Il regardait la scène attendri.
— Vous allez lui dire ? demanda la jeune Castille.
— Dire quoi ?
— On sait tous les deux de quoi je parle.
Jubal la regarda, elle souriait malicieusement.
— Vous savez agent Valentine… techniquement nous n'avons plus de toit vu que ce taré a ruiné l'appartement de ma mère… déclara-t-elle en souriant.
Jubal ne dit rien, la regardant. Pouvait-il faire ça ? En tout cas il en avait envie, continuer à prendre soin d'Isobel. Et puis ça allait être nouveau pour les filles de se retrouver et vivre ensemble… Il laissa son regard traîner sur la mère et sa fille. Isobel avait passé un bras autour des épaules d'Alana, le visage lumineux, elle était enfin de nouveau heureuse. La brune rigolait à une blague de Maggie alors que Scola faisait de grands gestes.
— Bien, prenez deux trois jours pour vous reposer. Les rapports peuvent attendre un petit peu, intervint Jubal en les rejoignant.
— A tes ordres ! rigola Maggie.
— Jubal a raison, vous méritez grandement du repos après tout ce que vous avez fait pour moi. Et je ne vous en remercierai jamais assez pour. Surtout que vous avez sauvez ma petite sorcière, déclara Isobel.
— Par contre je tiens à préciser que je ne suis pas petite ! tiqua Alana en rigolant.
Tout le monde rigola alors qu'Isobel lui ébouriffait les cheveux. Les agents commencèrent à partir après avoir salué une dernière fois la directrice.
Isobel se gratta distraitement l'oreille embêtée.
— Maman ça va ?
— Oui ne t'en fait pas trésor.
Jubal inspira profondément, jouant avec l'élastique autour de son poignet.
— Hey Isobel, hmm je me disais que vu que ton appartement n'est pas en état, tu… tu pourrais rester à la maison.
Isobel le regarda étonnée et amusée face à son anxiété de lui avoir proposé ça.
— Mais Alana… je ne veux pas nous imposer.
— Tu n'imposes rien, si je te propose c'est que ça me fait plaisir, sourit Jubal en prenant doucement sa main.
Isobel l'enlaça timidement, laissant s'évaporer une partie de son stress. Alana adressa un clin d'œil à Jubal les pouces en l'air. Il avait envie de secouer la tête mais ne le fit pas afin de ne pas déranger Isobel.
— En route, tu as besoin de te détendre, déclara Jubal en caressant la paume de la main d'Isobel.
