Chapitre 18
Isobel se réveilla à la lueur du soleil perçant à travers le rideau de la chambre. Elle ne put s'empêcher de sourire en sentant la main de Jubal sur son ventre. Ils avaient passé une magnifique soirée tous les trois, et la déclaration de Jubal… leur premier baiser… ça avait été magique. Ils étaient rentrés, Alana avait filé ranger ses affaires, et alors qu'Isobel allait se rendre dans sa chambre, Jubal lui avait attrapé tendrement le poignet l'entrainant dans sa chambre. Ils s'étaient allongés dans le lit, elle avait levé la tête vers lui, et de nouveau Jubal l'avait embrassé avant qu'elle ne pose la tête sur son torse s'endormant paisiblement. Et elle était heureuse qu'il est fait le pas, la brune n'était pas sûre qu'elle aurait réussi à le faire. Isobel se tourna sur le flanc pour l'observer.
— La vue te plaît ? plaisanta Jubal toujours les yeux clos.
— Plutôt, rigola Isobel.
Jubal se pencha, leur nez se touchant. Il admirait son immense sourire, et ses yeux rieurs magnifiques, puis fondit sur ses lèvres dans un baiser amoureux. Elle prolongea le baiser posant ses mains sur les joues de Jubal, quant à lui il enfoui les siennes dans ses cheveux châtains.
— Tu es magnifique, souffla Jubal avant de l'embrasser de nouveau.
Isobel rigola, il la chatouillait. Son rire cristallin résonnait dans la maison. Alana souriait en préparant le petit déjeuner. Elle aimait entendre et voir sa mère heureuse. Et elle l'était, Alana avait vu ses yeux pétillaient toute la soirée lorsqu'il l'avait embrassé, sa façon d'être lorsqu'il la tenait enlacé ou sa main. Sa mère méritait tellement d'être heureuse.
— Bonjour petite sorcière ! s'exclama Isobel en l'enlaçant.
— Bonjour ! Bien dormi ?
— Absolument.
Alana sourit, posant la cafetière sur la table.
— On n'a rien fait, rougit Isobel ne voulant pas effrayer sa fille.
— Je n'ai rien dit, je suis juste heureuse pour toi.
— Ça ne change rien entre toi et moi, souffla Isobel en l'enlaçant de nouveau.
— Je sais, répondit Alana en embrassant sa joue.
Jubal les rejoignit, ébouriffant les cheveux d'Alana par la même occasion.
— Tu as été courir ? observa-t-il face à la tenue sportive de l'adolescente.
— Oui, ça me détend. Ça…Ça pose un problème ?
— Non, mais fait attention de ne pas te perdre ma chérie, déclara Isobel
Alana lui sourit avant de filer dans la salle de bain se changer. Jubal en profita pour discuter avec Isobel. Elle était sa cheffe, mais ils voulaient absolument que leur relation fonctionne. Ils seraient professionnels au bureau, pouvant se retrouver le soir. La dernière chose qu'ils voulaient c'est que l'un d'eux ne soit transféré ailleurs et qu'ils se voient moins souvent.
Maggie toqua chez Jubal, quelle avait été sa surprise lorsqu'Isobel lui avait demandé si elle pouvait passer prendre Alana le temps qu'ils organisaient la fête d'anniversaire surprise de cette dernière. Expliquant le fait qu'elles étaient encore chez Jubal car son appartement n'est pas encore habitable. Le nouveau couple ne voulait pas l'annoncer tout de suite, préférant prendre leur temps sans les blagues des autres, mais aussi pour prouver aux supérieurs d'Isobel qu'ils peuvent être professionnels tout en sortant ensemble.
— Maggie s'est proposé de te faire découvrir la ville.
— Pourquoi pas toi maman ? tiqua Alana.
— J'ai de la paperasse à faire pour l'appartement, et je dois commencer à relire les rapports de l'équipe par rapport à l'enquête.
— D'accord, consentit Alana en voyant le véhicule de Maggie tourner au coin de la rue.
Isobel n'aimait pas lui mentir mais c'était pour la bonne cause. Jubal enlaça sa taille déposant un baiser dans son cou.
— Ce n'est pas vraiment lui mentir, et elle sera heureuse, souffla-t-il comme si il avait lu dans ses pensées.
— Je sais, c'est juste que je viens juste de la retrouver…
Jubal déposa une traînée de baiser dans le cou d'Isobel avant de monter vers sa mâchoire puis ses lèvres.
— Allez on a dû travailler, rigola Jubal en la faisant tourner sur elle-même.
Le jeune couple gagna le jardin nettoyant l'espace afin d'avoir le maximum de place pour tout le monde et circuler sans se bousculer. Jubal observait Isobel, il n'avait pas l'habitude de la voir en dehors du travail, et il était avide d'apprendre à connaître la Isobel qui n'est pas agent fédéral. Déjà, elle était plus décontractée. Isobel se moqua de lui lorsqu'il tenta d'accrocher une guirlande de lumière.
— Tu n'es pas doué, plaisanta la brune en grimpant sur l'escabeau.
— Oh ! Je suis nul, c'est ce que tu dis ! répliqua Jubal
— Oui, je peux le répéter si tu veux !
— Tu vas voir ! lança Jubal en l'attrapant aux niveaux des genoux.
Il l'a mis sur son épaule tel un sac à patate et se mit à tourner sur lui-même sous les cris amusés d'Isobel et son rire…. Un rire magnifique. Après un moment, Jubal la reposa sur la terre ferme gardant ses mains sur ses flancs afin de la maintenir stable.
— J'aime t'entendre rire, avoua Jubal en plongea dans son regard noisette lumineux.
— Oh vraiment, taquina Isobel en le poussant doucement.
— Oui, sourit Jubal en l'embrassant.
Le duo se rendit en ville afin d'acheter ce qu'ils leurs manquaient, tout en faisant attention de ne pas tomber sur la jeune Castille.
Maggie et Alana avaient été sur Times Square, La Statue de la Liberté… de bonnes visites. C'était surtout pour Maggie un moyen d'être sûre qu'elles ne tombent pas sur Isobel. Et que la surprise soit totale. L'agent spéciale curieuse lui avait posé de questions sur sa patronne afin d'apprendre à connaître cette femme mystérieuse qu'elle admire tant.
— Tu crois que je dois m'inscrire tout de suite pour les cours ? demanda Alana.
— Non, je pense qu'avec ce que tu as traversé tu as le temps de souffler, te réadapter. Ne précipite pas les choses, tu dois te donner du temps.
— Merci Maggie. Je ne sais pas si je fais en présentiel ou encore à distance…
— N'y pense pas pour le moment. Tu le sentiras quand tu seras prête, et tu feras un bilan pour savoir où tu en es dans tes connaissances, expliqua Maggie en frottant le haut du dos de l'adolescente.
— Tu… pourras m'aider ?
— Absolument, tu peux venir me voir, te confier, je serai toujours là pour toi, sourit Maggie. — Merci. On peut rentrer ? Et ça évitera à maman de travailler trop aujourd'hui.
— En route la sorcière.
— Rho pourquoi elle l'a dit, s'exaspéra Alana en levant les yeux au ciel.
