Chapitre 23

Alana était retournée s'isoler dans les toilettes se faisant vomir de stress. Elle se nettoya le visage pour se rafraichir mais en se regardant dans le miroir, elle vit ses mains couvertes de sang. Prise de panique Alana les lava frénétiquement de nouveau.

— Oh non non non non, répéta-t-elle en frottant encore plus.

Maggie la rejoignit, l'empêchant de continuer. Alana se laissa aller contre elle.

— Alana, tout va bien, essaye de te calmer.

— Il… il y avait tellement de sang… son sang… C'était… c'était horrible.

— Je sais, mais elle a la chance d'avoir une fille aussi douée que toi, souffla Maggie.

— Quand… quand on nous a séparés, je me suis promise de tout faire pour la rendre fière de moi. De ne jamais la décevoir. Et j'ai commencé à apprendre plein de truc… De langues, de l'Histoire, des coutumes et autres…

— Et elle est fière de toi, je peux te le promettre. On y retourne ? Le médecin voudrait te voir.

— Elle… elle …

— Il n'a rien dit encore. Tu te sens prête ?

— Maggie…

— Je reste avec toi d'accord ?

Le duo rejoignit la salle d'attente, Jubal vînt poser une main sur l'épaule d'Alana lui montrer son soutien. Le chirurgien revînt et regarda l'assistance avant de prendre la parole. Il ne s'attendait pas à autant de monde pour cette femme. N'ayant pas su qui elle était vraiment.

— La famille d'Isobel Castille ?

— C'est nous, répondit Jubal.

— Ca fait un peu beaucoup de monde.

— Ecoutez, il s'agit de la directrice du FBI de New-York, alors oui beaucoup de gens sont là pour elle ! siffla Jubal en se rapprochant dangereusement de lui.

— Jubal ! s'exclama Alana

— Pardon ma grande. C'est juste…

— Je sais. Alors Doc ?

— Hmmm, elle est sortie du bloc. Les hémorragies ont été stoppées, on a dû lui donner des poches de sang. Sa tension est descendue bas à un moment, mais ça a été stabilisé. J'aimerai savoir qui lui a prodigué les premiers secours.

— Sa fille, indiqua Jubal sans totalement désigner Alana par sécurité.

— Et bien c'est du très bon travail. Ça lui a fait gagner des minutes très précieuses.

Jubal se tourna vers Alana en souriant, posant ses mains sur ses épaules.

— Elle va s'en sortir ? demanda simplement l'adolescente ne voulant pas de louanges.

— Oui, et c'est en grande partie grâce à vous.

— Je peux la voir ?! demanda simplement Alana se frottant nerveusement les mains sur son pantalon.

Le médecin indiqua la chambre, Alana se tourna vers Jubal lui faisant comprendre de l'accompagner. Isobel était allongée dans un lit qui semblait trop grand pour elle, son bras avait été ramené en écharpe. Alana se précipita à son chevet et l'enlaça le plus délicatement possible inspirant son parfum. Le bip du moniteur cardiaque la rassurant. Encore une fois elle vit ses mains couvertes de sang, elle essayait de se convaincre que ce n'était qu'une hallucination mais la peur était trop grande.

— Je… j'ai besoin d'aller aux toilettes.

Elle repartit de nouveau pantelante. Jubal s'était penché au-dessus d'Isobel.

— Ma puce, j'ai eu tellement peur en voyant toutes ses voitures. C'est comme si mon cœur s'était arrêté de battre. Je ne peux pas te perdre Izie, je ne survivrai pas, avoua-t-il en caressant ses cheveux.

Il prit délicatement sa main dans la sienne.

— Tu sais si tu voulais prolonger tes vacances il y avait d'autres moyens pour le faire, blagua Jubal en embrassant son front.

Alana revenait vers la chambre après s'être calmée. Elle aperçut un livreur, pourquoi ce détail l'attirait c'était un mystère pourtant elle alla le voir.

— Je peux vous aider ?

— Je cherche la chambre d'Isobel Castille, j'ai un bouquet pour elle.

— Je vais lui prendre.

L'équipe était dans la chambre d'Isobel espérant la voir ouvrir les yeux, bien que ça soit trop tôt.

— C'est Vargas qui a fait ça, annonça Alana en entrant.

— Quoi ?! Mais il est en prison, répondit Tiffany.

— Elle vient de recevoir un bouquet avec une carte signée A. Vargas. Où il lui dit de bien se remettre de ses blessures, et bang bang. Sauf que personne n'a dit qu'elle avait plusieurs blessures, expliqua Alana.

— Je viens d'appeler le pénitencier, Vargas est dans sa cellule, intervint Omar.

— On va retourner sur la scène de crime, décida Scola en regardant Tiffany.

— Reste avec Isobel, Jubal je m'occupe du bureau. Elle a plus besoin que nous, annonça Maggie.

— Merci, j'attends au moins son réveil avant de vous rejoindre.

Maggie rejoignit Alana assise dans le fauteuil de la chambre, elle s'agenouilla devant elle.

— Ca va aller toi ?

— Oui, je veux rester près d'elle.

— Isobel va bien, grâce à toi.

— J'ai juste eu de la chance. Maggie s'il te plaît tu peux regarder pour ce bouquet ?

— Tu crois vraiment que c'est lier ? Il y a un tas de journaliste dehors, il a pu l'apprendre par leur biais.

Alana jouait nerveusement avec ses mains, les essuyant. Son regard noir se posa sur sa mère inconsciente. Maggie l'attira dans ses bras dans un dernier câlin, avant de rejoindre Omar dans le couloir, de commander à des agents du FBI de surveiller la chambre, le couloir et carrément l'étage.