Chapitre 24
Tout son corps lui faisait mal, le bas de son ventre la brûlait sans parler de la douleur du haut de son torse. La lumière l'éblouissait, elle prit quelques minutes pour s'y habituer et que sa vision s'ajuste. Elle aperçut Alana dans le fauteuil frottant nerveusement ses mains sur son pantalon comme si la jeune tentait d'effacer quelque chose. Son regard noisette tomba sur Jubal assoupit à côté de son lit. Un grognement lui échappa quand elle voulut se redresser.
— Hey Izzy, doucement, souffla Jubal pleinement réveillé maintenant.
— De l'eau…
— Je vais te chercher ça.
Les deux filles se retrouvèrent seules, Alana s'approcha timidement. Isobel tendit sa main valide vers sa fille, et pressa sa main.
— Ma chérie.
— Maman, je suis désolée. Je n'aurai pas dû réagir comme ça, j'ai tellement eu peur de te perdre.
— C'est ma faute ma puce, je me suis emportée. J'oublie que tu n'es plus une toute petite fille, et tu l'as prouvé en me sauvant.
— Tout le monde me prend pour un héros, mais je ne le suis pas. J'ai juste fait ce que j'avais à faire pour sauver ma mère.
Isobel l'attira contre elle, embrassant ses cheveux. Elle sentait le malaise de son enfant, et priait pour pouvoir l'aider. Jubal revint avec un gobelet d'eau et l'aida à boire quelques gorgées.
— Est-ce que tu te souviens ce qui s'est passé ? lui demanda-t-il.
— Jubal t'es sérieux, elle vient juste de se réveiller ! s'exclama Alana en se levant.
— Je sais, et ça ne me plait pas non plus, mais on doit savoir pour arrêter le coupable.
Alana le fusillait du regard mécontente.
— C'est la procédure ma puce, tu apprendras, intervint Isobel en serrant sa main.
— Prend ton temps, Izzy.
— J'ai… j'ai entendu une portière claquer, je pensais que c'était toi qui revenait je suis donc allée ouvrir la porte. J'ai reçu une balle dans le ventre… je… je suis tombée. Je voulais attraper mon arme, mais elle était trop loin. Il… il est venu à côté de moi… Et… et après avoir parlé, il… il m'a tiré de nouveau dessus, raconta Isobel les larmes aux yeux en se rappelant la terreur qui l'avait traversé.
— Qui il ? demanda Jubal près à envoyer l'information à l'équipe.
— Vargas.
Alana aurait bondit sur place, elle leur avait dit. Jubal regarda Isobel confus.
— C'est impossible, il est en prison.
— Jubal c'est lui. Je l'ai vu, il a dit qu'il venait prendre sa revanche, qu'il nous aurait tous… Et… et qu'il finirait par Alana pour me punir. Il m'a dit de saluer Rina et Kyle en enfer.
— Isobel, Antonio Vargas est en prison.
— Je sais ce que j'ai vu Jubal !
— C'est la morphine qui te rend confuse… Je vais appeler un médecin.
Alana quitta brusquement la pièce, elle héla un taxi pour se rendre 26 av Fed. Maggie l'attendait dans le hall du bâtiment.
— Je n'y ai pas cru que tu étais là.
— Je sais, c'était soit je venais, soit je sautais à la gorge de Jubal.
— Pourquoi ?
— Elle est réveillée. Elle a expliqué ce qui s'était passé, elle a identifié son agresseur, mais Jubal ne la croit pas.
— Pourquoi ? Qui est-ce ?
— Vargas… Elle a été cohérente sur tout ce qui s'est passé, il y avait les traces près d'elle quand je l'ai trouvé, sur sa joue… Et ses fleurs ! Les journalistes n'ont pas mentionnés ses blessures ! Ils ont juste dit que la directrice du FBI avait été trouvé apparemment blessée et transporté à l'hôpital. Que personne ne savait encore ce qui s'était passée et ce qu'elle avait ! Et dans le mot il signe « bang bang » représentation de deux coups de feu !
— J'avoue que ça fait beaucoup de coïncidence mais il est effectivement en prison. C'est peut-être un de ses hommes qui l'a fait.
— Alors pourquoi ma mère ne l'aurait pas précisé ?! Elle a dit que c'était lui ! Et qui a parlé d'une Rina et de Kyle.
— Peut-être que la morphine la troublait un peu.
— MAIS MERDE ! POURQUOI PERSONNE NE VEUT Y CROIRE ! Elle N'EST PAS FOLLE ! C'EST LA DIRECTRICE DE VOTRE BUREAU ! SI C'ETAIT L'UN DE VOUS A SA PLACE VOUS LE CROIRIEZ ALORS POURQUOI PAS ELLE !?
Tout le monde les regardait.
— Calme-toi.
— QUE JE ME CALME ?! UN TARE SEN EST PRIT A ELLE, ENCORE ! ET PERSONNE VEUT CROIRE A LA POSSIBILITE QUE CE CON EST TROUVE UN MOYEN POUR SORTIR EN DOUCE !
Alana se tut subitement, une idée traversant son esprit. Elle se dirigea vers la sortie, les mains tremblantes.
— Alana…
— Va chier ! cracha l'adolescente avant de s'enfuir rapidement.
— Elle se prend pour qui elle ? commenta un agent en passant près de Maggie.
— Occupez-vous de vos affaires.
Alana se rendit dans un commissariat que le maire avait mis à épauler le FBI.
— Je peux vous aider ? demanda un homme.
— Je cherche le lieutenant Martinez, déclara Alana.
