Chapitre 25

Isobel tenta de se saisir le gobelet, mais ce dernier lui échappa des mains, un juron lui échappa. Jubal qui s'était endormit se leva aussitôt.

— Attend, je vais t'aider.

Il lui apporta un nouveau gobelet d'eau et nettoya celui qui était tombé.

— Où… où est Alana ? demanda Isobel voulant voir sa fille.

Maggie arriva au même moment, le visage fermé. Elle chuchota quelque chose à l'oreille de Jubal.

— Maggie vous pouvez le dire devant moi, intervint Isobel.

— Tu n'es pas en état, justifia Jubal.

— Agent Valentine, je suis la directrice. Ne me cachez rien ou il y aura des conséquences, menaça Isobel d'un ton strict de supérieure à subordonnés.

— Alana est partie après qu'on se soit disputé, avoua Maggie se retenant de sourire que la Isobel qu'ils connaissaient au boulot soit de retour.

— Pourquoi vous vous êtes disputé ?

Alana attendit que le lieutenant Hanson ne revienne. Ce qu'il fit cinq minutes plus tard accompagné d'une femme, la trentaine, des cheveux mi- longs châtains, les pommettes hautes…

— Je suis le Lieutenant Jo Martinez, vous vouliez me voir ?

— Oui je suis…

— La fille de la directrice du FBI ?! Le maire nous a parlé de vous, et je vous ai aperçu sur la scène.

— On peut discuter ? Et s'il vous plaît appelez-moi Alana et tutoyez moi.

Le lieutenant Martinez lui fit signe de s'assoir, et Alana lui confia tout, strictement tout n'omettant aucune détails de ce qu'elle avait observé. Parlant du passif entre Antonio Vargas, l'équipe du FBI et surtout sa mère.

— Bien, que dirais-tu de me suivre ?

— Absolument ! s'exclama Alana.

— Mais si je te dis de ne pas bouger tu restes où je te le dis.

— Oui Lieutenant, sourit Alana heureuse que quelqu'un semble la croire.

L'équipe était dans la chambre d'Isobel, témoignant à quel point ils étaient soulagés de la savoir saine et sauve. Mais Isobel avait le cœur serré de ne pas voir sa fille. Elle aimerait la serrer contre elle, pouvoir plonger dans ses yeux noirs.

— Bonjour, excusez-moi, je suis le Lieutenant Martinez de la criminelle. Le maire nous a chargés de vous épauler sur cette affaire. Je peux ? demanda le Lieutenant de police.

— Bien sûr, répondit Isobel en lui faisant signe d'entrer les autres se taisant.

— Je ne suis pas seule, vous permettez que la personne entre aussi ? demanda Jo Martinez.

— Oui bien sûr, souffla Isobel.

La lieutenant de police fit signe à quelqu'un dans le couloir, et Alana apparut dans la pièce. Les agents spéciaux la regardèrent étonnés cherchant à deviner pourquoi l'adolescente se trouvait avec un lieutenant de police.

Jo Martinez posa plusieurs questions à Isobel qui confirmait les observations d'Alana. Cette dernière se retint de sourire, et alla enlacer sa mère. Isobel inspira profondément son parfum, caressant ses longs cheveux.

— Je t'aime mon amour, souffla la directrice du FBI.

— Je t'aime aussi maman. Ça ne te dérange pas si je reste avec Jo ?

— Tu fais ce qu'elle te dit d'accord ? Et rien de stupide Alana, je ne veux pas te perdre. Et il est dangereux.

— Je sais maman. On va le coincer, et je prouverai à ton équipe qu'ils sont stupides et qu'on avait raison, déclara Alana fusillant ces derniers sur la fin.

— Lieutenant Martinez…

— Ne vous en faites pas madame, je veillerai sur elle.

Le nouveau duo quitta l'hôpital, alors que Jubal essayait de raisonner Isobel réitérant qu'elle avait halluciné Vargas. Quant au duo de filles, elles s'étaient rendues à la prison. Jo coacha Alana sur le comportement qu'elle devait avoir. Cette dernière avait les mains tremblantes, elle tenta de le cacher dans ses poches mais le lieutenant Martinez l'avait remarqué.

— Cauchemars ?

— Comment ?

— Tu n'es pas du style à te droguer ou boire. Sans parler du fait que ta mère est directrice du FBI.

— Bien vu Lieutenant. Je… je revois sans cesse… ma mère allongée mourante… et… et mes mains constamment couverte de sang, se confia Alana.

— Il ne faut pas garder ça pour toi, parles-en à quelqu'un, un spécialiste ou autre.

— Pour dire vrai je ne connais personne ici. Hormis ma mère et son équipe.

— Je suis là, si jamais, sourit Jo.

Elle interrogea le personnel qui travaillait ce jour-là, voir s'il y avait des suspects. Jo demanda les caméras de surveillance autour de la prison, et du bloc où est enfermé Antonio Vargas. Le duo alla le confronter, Jo voulant voir par elle-même le fameux criminel.

Alana poussa un long soupir avant de remonter le couloir de l'hôpital. La Lieutenant de la criminel l'avait redéposé à l'hôpital pour la soirée, lui assurant que ça lui fera du bien de voir sa mère, voir qu'elle est vivante…

L'adolescente ignore Maggie, et Jubal allant embrasser la joue de sa mère. Isobel sourit en la voyant.

— Comment tu te sens ?

— Ca va, ça me tire un peu mais c'est supportable. Comment ça se fait que tu étais avec le Lieutenant Martinez ? demanda Isobel.

Alana garda le silence, fuyant le regard de sa mère.

— Alana Clara Isobel Castille répond à la question.

— Parce que ton équipe se trompe totalement de piste. Ne te crois pas sur le fait que c'est Vargas, et ne prennent pas en compte les observations que je leur ai fait.

Isobel fronça les sourcils, Alana était fuyante, sa posture la trahissait.

— C'est pourquoi tu as été voir Vargas avec le lieutenant, intervint Jubal qui désigna son portable où il avait reçu la notification de la part d'Elise.

Isobel vit rouge subitement, ne se préoccupant pas de la douleur elle se redressa dans son lit.

— TU AS FAIT QUOI ?! TU AS ETE VOIR CE MONSTRE !

— Je n'étais pas seule, et c'était pour lui poser des questions.

— ALANA CE MEC EST UN MONSTRE QUI VEUT LA FIN DE NOTRE EQUIPE ET NOS FAMILLES. NE REFAIS JAMAIS CA SINON…

— SINON QUOI ? IL VA RECOMMENCER ET CETTE FOIS IL TE TUERA VRAIMENT, PARCE QUE TON EQUIPE ENQUETE PAS DU BON COTE !

— CE NEST PAS A TOI DE FAIRE CA ! TU N'ES QU'UNE ADOLESCENTE !

— CE QUI VEUT DIRE QUE JE SUIS UNE INCOMPETENTE ? JE TE SIGNALE QUE CEST LADOLESCENTE QUE JE SUIS QUI TA SAUVEE LA VIE !

— JE T'INTERDIS DE RETOURNER AVEC CE LIEUTENANT ! ET NE T'APPROCHES PLUS DE LA PRISON SINON…

— SINON QUOI ? TU VAS ME RENVOYER A DES MILLIERS DE KILOMETRES DE TOI ?! C'EST SÛR COMME CA TU SERAS TRANQUILLE POUR VIVRE TA PETITE VIE AVEC JUBAL SANS SOUCIS ! TU SAIS QUOI TRES BIEN, JE PARS.

Sur ces mots Alana s'enfuit de l'hôpital malgré qu'Omar ait tenté de la retenir.