Chapitre 26

Alana déambulait dans New-York en pleurant. Elle ne pensait pas se disputer de nouveau avec sa mère, surtout à cause de ça. Elle ne voulait que protéger sa mère, s'assurer que personne ne lui retirait. Qu'allait-elle devenir ? Elle n'a nulle part où aller… Il était hors de question qu'affronter de nouveau Jubal… Une portière claqua dans son dos. Un homme était sorti du véhicule, des gants aux mains, elle devina une arme à sa hanche. L'adolescente traversa la route, changeant de trottoir, mais l'homme fit de même. Il était là pour elle. Alana partit en courant tentant de se mélanger dans la foule, mais l'individu était toujours là.

Isobel était inconsolable, entre la douleur de ses blessures, et ce qui venait de se dérouler avec Alana. Jubal avait bien tenté de la calmer mais en vain.

— Ca va allez Izzy, c'est juste la peur de ce qui t'est arrivé. Le stress que le coupable recommence. Ça va se tasser, elle vient juste de te retrouver c'est normal qu'elle est peur. Tout est nouveau pour elle.

— Jubal… Elle est vulnérable…

— Elle est intelligente Isobel. Je suis même sûr qu'elle est partie rejoindre ce Lieutenant.

— Non justement. J'ai lancé une recherche sur Alana depuis qu'elle est partie de l'hôpital. Je l'ai retrouvé elle a erré dans les rues de la ville en pleurant. Mais il semble qu'un homme la poursuit, intervint Elise en entrant tablette à la main.

— Quoi ? Non, paniqua Isobel.

— Maggie, Oa et Scola se rendent sur place pour la récupérer, déclara Jubal.

Isobel tenait la tablette, fixant la silhouette de son adolescente courant à travers les rues… personne n'aidait… L'homme sortit son arme et visa… Le cri d'Isobel retentit au même moment que la chute d'Alana. Isobel enfoui son visage dans son oreiller sanglotant à chaudes larmes. Le silence était pesant dans la chambre seulement brisé par Isobel.

— Attendez ! Elle…elle se relève ! s'exclama Elise.

— Quoi ?!

— Elle boite mais elle est vivante !

Isobel se pencha au-dessus de l'épaule d'Elise. Alana boitait mais avait repris sa course. Jubal commentait à l'équipe qui était encore à 10 minutes de la jeune fille.

Puis l'homme s'effondra raide mort après avoir pointé encore une fois son arme sur Alana. Jo Martinez apparu à l'écran, alors que son équipier allait menotter le suspect bien qu'il soit mort, la femme avait rejoint Alana. Cette dernière se laissa aller à enlacer la Lieutenant. Après un moment, des ambulanciers arrivèrent et bandèrent la jambe de l'adolescente.

— Comment va-t-elle ? demanda Maggie en rejoignant Alana sur le brancard.

— La plaie est superficielle. Mais il faudra peut-être quelques points de suture.

— Comment tu te sens ? continue Maggie en regardant Alana.

— Bien, par grâce à vous en tout cas.

— Alana…

— Non laisse-moi tranquille. Jo on sait qui s'était ? demanda Alana en se tournant vers la lieutenant.

— Non, c'est un homme de main. Je vais faire des recherches sur lui au poste et peut-être que notre médecin légiste pourra aider.

Alana alla fut envoyé à l'hôpital sous bonne escorte. Et contre avis médicale, Isobel se rendit près d'elle en fauteuil. Comme elle s'y attendait, sa fille fuyait son regard. Ne voulant pas repartir dans une dispute, Isobel ne dit rien se contentant de lui caressait les cheveux pendant que le médecin recousait la plaie.

— J'ai eu si peur en te voyant tomber. Mon cœur s'est arrêté, je ne sais pas ce que je ferai sans toi ma puce. Je sais que tu es fâchée contre moi, je ne te demande pas de me parler, de me pardonner. Je veux juste que tu saches que je t'aime. J'ai juste peur que ce monstre te fasse du mal. J'ai… j'ai vu ce dont il est capable. Depuis… depuis qu'il a mis ce collier autour du cou d'Elise tout… tout est différent… Je… Il m'a fait avoir peur de nouveau…Que même si on est le FBI on… on n'est pas à l'abri, confessa Isobel les larmes aux yeux.

Alana se tourna vers sa mère et attrapa sa main valide.

— Je t'aime aussi maman.

Isobel caressa ses cheveux, des larmes silencieuses coulant le long de son beau visage. Vargas l'effrayait tellement, mais elle se devait de ne pas le montrer. Elle était sûre de ne pas l'avoir imaginé, il s'était tenu à côté d'elle… Et la façon dont il lui avait caressé la joue après avoir remis une mèche de cheveux derrière son oreille la rendait malade.

— Madame Castille vous devriez être allongée ! s'exclama son médecin.

— Je voulais être prêt de ma fille.

— Vous avez été sérieusement touché. Vous devez rester tranquille.

— Ca va aller maman ne t'en fait pas. Dès que les points sont finis je te rejoins, souffla Alana.

Isobel se pencha et embrassa son front, replaçant une mèche de cheveux corbeau derrière son oreille. Comme… non elle ne devait pas y penser.

De retour dans sa chambre Isobel retrouva Jubal qui la porta dans son lit. Il laissa sa main trainer sur son bras dans un geste tendre.

— Je vais au bureau voir ce qu'ils ont trouvés.

— D'accord.

— Ca va aller toi ? s'inquiéta Jubal la trouvant un peu distante.

— Oui, Alana va venir après avoir fait soigner sa plaie, répondit Isobel.

— Tu devrais aussi te reposer Izzy, tu es fatiguée et la journée a été longue.

— Bonne soirée Jubal, répondit Isobel un peu sèchement.

Isobel essayait de se changer les idées en regardant la télévision, les informations, mais rien de bien intéressant. Elle fut tirée de ses pensées par la sonnerie de son téléphone.

« — Castille.

— Quelle joie d'entendre votre voix ! Vous êtes plus coriace que ce que je pensais Isobel. »

Isobel avait la chair de poule en entendant sa voix, son accent, sa façon de prononcer son prénom lui donnait la nausée.

« — Vous avez une fille magnifique. J'ai été très heureux de la rencontrer, bien qu'elle soit accompagnée de ce Lieutenant de police. J'ai cru comprendre que c'était elle qui vous avait sauvé, ce qui veut dire qu'en plus elle est intelligente. Ca mettra encore plus de jeu lorsque j'en finirai avec elle, après vous avoir éliminé ! Et comment va ce cher Jubal Valentine ? De retour au bureau. »

Alana avait rejoint la chambre de sa mère, et su aussitôt que quelque chose n'allait pas lorsqu'elle vit son teint pâle. Faisant attention de ne pas faire mal à sa mère, Alana attrapa le portable.

« Ecoute espèce d'enflure, je te jure que je vais te faire la peau si tu la touches encore une fois. Ce n'est qu'une question de temps avant que je t'élimine. »

Pour toute réponse il rigola, disant qu'ils se reverraient bientôt avant de raccrocher. Isobel était en état de choc, peinant à respirer. Alana courut dans le couloir, appelant une infirmière.

— Elle va mal !