Chapitre 36

Jubal préparait une valise dans la chambre pour Isobel et lui, cette dernière était dans le salon en visio avec Alana. Il avait réservé un petit week-end pour eux deux, voulant faire les choses bien, lui prouver à quel point il l'aime, qu'il est désolé de ne pas l'avoir cru. Et puis, il avait autre chose en tête… Son portable sonna le tirant de ses pensées. Pendant de brèves secondes il pria pour que ça ne soit pas pour une enquête urgente. Normalement ils ont le week-end entier de libre, Omar ayant parlé de l'incident avec le directeur à Mona qui avait décidé sur accord du procureur de faire une petite enquête et donc de mettre le JOC en stand-by.

— Tu ne veux toujours pas me dire où l'on va ? questionna Isobel en entrant dans la chambre le faisant sursauter.

— C'est une surprise mon cœur, et si tu allais prendre un beau ? Te détendre ?

— Non ça va aller, je vais nous cuisiner un petit plat.

— Comment va Alana ?

— Bien, elle est heureuse. Les formateurs sont fiers des résultats qu'elle produit. Elle te passe le bonjour, sourit Isobel.

Quelques heures plus tard, le jeune couple était dans l'avion.

« Bienvenue à bord, je suis le commandant de bord, je vous souhaite un bon vol jusqu'à Paris. »

Isobel se tourna vers Jubal les yeux écarquillés de surprise et de joie.

— Paris ?!

— Oui, la ville des amoureux rien que pour nous.

— Tu es fou Jubal ! Ça doit couter une fortune !

— Rien n'est trop beau pour toi, je veux te faire plaisir. Ça sera notre petit truc à nous.

Isobel se pencha pour l'embrasser, Jubal posa une main sur sa joue répondant à son baiser. Il remit une mèche de cheveux derrière son oreille, contemplant ses magnifiques yeux marron.

Elle finit par s'endormir, la tête posée sur l'épaule de Jubal. Ce dernier avait passé un bras autour de sa taille la tenant un peu plus fermement contre lui. De temps à autre, il caressait délicatement son bras ou embrassait ses cheveux noirs rebelles.

« Hey, comment se passe Quantico ? Jubal. »

« Bien, je suis la meilleure de la promo. Alana »

« Pas étonnant, tu es comme ta mère. Tu seras une super agent. Et peut-être qu'un jour tu travailleras au JOC avec nous. Jubal. »

« Peut-être, mais ça m'étonnerait qu'ils me mettent sous les ordres de maman. Vous ne devriez pas être dans l'avion ? »

« Si si on y est, ta mère dort à côté. Je t'envoie une photo, heureusement elle ne bave pas ! »

« Mauvais. Profitez bien de votre week-end ! J'ai entendu dire qu'il y avait eu une petite rébellion au JOC contre le directeur. »

« Oui, ne t'en fait pas, on contrôle la situation. Et je veille sur ta mère. Jubal »

« Je sais que tu le feras. Tu as retenu la leçon la dernière fois, et Clara t'a bien fait passer le message. C'est juste que ça parle ici, apparemment les gradés de Washington vont également enquêter sur le comportement du directeur vu qu'une avocate new-yorkaise s'en mêle. Alana. »

« Oui Mona, la petite-amie d'Oa. Jubal »

« En tout cas c'est cool que l'équipe entière du JOC soutienne maman. Des nouvelles du Lieutenant Martinez ? »

« Oui, elle va bien. Elle a eu une promotion. Jubal »

« Super, Jo méritait bien. Je te laisse le cours va reprendre je ne voudrai pas me faire mal voir de mon formateur. Tu embrasseras maman pour moi, et prendra des photos et vidéo de tu sais quoi pour moi. »

« Promis. Salut Alana. »

« Salut Jubal 'beau-papa' ».

Jubal sourit face à ce dernier message.

— Monsieur, il faudrait réveille votre femme, nous allons entamer l'atterrissage, déclara une hôtesse.

Jubal allait rectifier l'hôtesse mais elle était déjà partie. Il se tourna vers Isobel, et caressa ses cheveux les enlevant de devant son visage.

— Ma puce, il faut que tu te réveilles.

— Hmmm ta femme, rigola Isobel en se redressant.

— Tu as entendu.

— Oui je ne dormais plus vraiment, je profitais d'être blotti contre toi, avoua Isobel en rougissant.

Jubal lui vola un baiser avant d'attacher sa ceinture. Le taxi les attendait à la sortie de l'aéroport Charles De Gaulle, ils se rendirent d'abord à leur hôtel.

— Première fois ici ? demanda le chauffeur pour faire la conversation.

— Oui, petit week-end romantique avec madame, c'est tout ce qu'on peut se permettre pour le moment avec notre travail, répondit Jubal.

— Oh, vous faites quoi dans la vie ?

Isobel pouffa doucement de rire à la question.

— Hmmm nous sommes agents du FBI, je suis assistant du directeur, et elle, bien, c'est la directrice du bureau du FBI de New-York.

— Ah oui effectivement ! J'ai intérêt à bien me comporter ! plaisanta le chauffeur.

— Ne vous en faites pas nous avons laissé nos armes et insignes chez nous, nous sommes de simples touristes, sourit Isobel regardant par la fenêtre.

— Tu cherches la Tour Eiffel ? lui demanda Jubal.

— Oui.

— On va aller la voir plus tard, d'abord l'hôtel.

— Si je peux me permettre vous devriez aller la voir de nuit lorsqu'elle s'illumine.

— Et descendre les Champs Elysées à pied ? demanda Isobel.

— Absolument ! confirma le chauffeur.

— Et bien nous avons le programme de la fin de journée ! plaisanta Jubal qui n'avait pas prévu ça comme ça.