Chapitre 38

Jubal se réveilla en premier, ils s'étaient couchés tard mais avaient bien célébrés leurs fiançailles. Isobel dormait paisiblement à côté de lui, ses boucles s'éparpillant sur l'oreiller ou son doux visage. Jubal sourit en voyant la bague à son doigt, elle avait la main posée sur l'oreille quasiment collé à son visage. Il ne put s'empêcher d'embrasser sa main et sa mâchoire, voyant qu'elle ne réagissait pas, le brun fila dans la douche après avoir remonté la couverture sur elle.

Jubal entra sous l'eau et commença à se savonner lorsque deux bras fins enlacèrent sa taille et qu'une tête se posa dans son dos, entre ses deux omoplates.

— Hmmm bonjour.

Il se tourna vers son Isobel toute endormie. Elle avait encore la trace de l'oreiller sur la joue. Il dégagea son visage de ses boucles brunes avant de poser ses mains de chaque côté de son visage plongeant dans ses beaux yeux bruns.

— Bonjour ma fiancée, souffla-t-il avant de l'embrasser tendrement.

Isobel sourit repensant à sa déclaration, ses yeux brillèrent de bonheur ce qui fit sourit Jubal.

— Tu ne regrettes pas ?

— Pas le moins du monde, répondit-elle en se nichant contre son torse.

Il referma ses bras autour d'elle et la berça doucement caressant son dos à la peau douce comme celle d'une pêche.

— On se douche, et on descend prendre un petit-déjeuner ? proposa-t-il.

Elle hocha contre lui sans pour autant se détacher. Jubal se saisit du shampoing et commença à lui laver les cheveux par petits massages. Puis il entreprit de la laver, bien que n'ayant pas l'habitude, Isobel se laissa faire, appréciant le contact de Jubal. Elle le remercia d'un baiser tendre.

Jubal n'avait pas envie de faire les visites typiques de la ville, où du moins pas tout de suite. Sur les recommandations d'un ami, Jubal entraîna Isobel à se perdre dans la capitale française, déambuler dans les rues au hasard et admirer le paysage, l'architecture. Pour déjeuner ils s'arrêtent dans une petite brasserie et se laissèrent conseiller par le chef cuisinier. Le jeune couple alla tout de même visiter le musée du Louvres ainsi que la cathédrale Notre-Dame.

— Tu voudrais faire le mariage dans une église ? demanda Jubal.

— Je ne sais pas… Pas forcément un truc trop extravagant… Je ne sais pas en fait… Je m'étais faite à l'idée de ne pas me marier car j'étais trop mariée à mon boulot, avoua-t-elle.

— Une si jolie femme que toi ne pas se marier, impossible ! Ça aurait été un crime que nous aurions dû résoudre ! plaisanta Jubal en l'enlaçant.

Ils finirent la journée en se promenant sur les Champs Elysées main dans la main. Jubal ne pouvait pas s'empêcher d'admirer sa chérie. Elle était totalement détendue, loin de la directrice du FBI qu'il connaissait et ça lui faisait plaisir de la voir comme ça. Ne pouvant pas se contenir, il embrassa ses cheveux l'attirant contre lui.

— C'était pourquoi ? sourit-elle en le regardant.

— Juste envie. J'aime bien te voir heureuse et détendue.

Isobel se tourna sur elle-même pour lui faire face et l'embrassa amoureusement passant ses bras autour de son cou.

— Tu sais il y a un truc que j'aimerai bien faire, souffla-t-elle son front collé au sien.

— Dis-moi ma puce.

— Il y a un pont ici à Paris, le pont des amoureux où les couples viennent y accrocher un cadenas avec leurs noms dessus…

— Et bien allons-y, mademoiselle Castille future Valentine.

Dans la soirée, Alana appela sa mère pour la féliciter. Jubal lui avait envoyé la vidéo la veille mais avec le décalage horaire et sa formation à Quantico elle n'avait pas vu tout de suite. Les filles restèrent deux heures au téléphone ensemble. Jubal en profita pour faire un point avec Omar et Mona pour l'enquête contre le directeur, savoir si Isobel craignait quelque chose. Mais les choses poursuivaient leur cour, ça prend du temps…

Isobel le rejoint et embrassa sa nuque, et une fois encore ils passèrent la nuit à célébrer leur fiançailles.

Le lendemain, les tourtereaux passèrent la matinée dans le lit enlacés devant un film, Jubal avait fait monter un petit-déjeuner typiquement français.

— On devrait voyager plus souvent, souffla Isobel la tête posée contre Jubal tout en dessinant des cercles sur son torse.

— Moi ça me va, sourie-t-il.

— Tu crois qu'on doit le dire à l'équipe ?

— De ?

— De ça, souffla-t-elle en montrant sa bague tout en rigolant.

— Hmm attend-on de voir qui la remarquera en premier.

— Je parie sur Elise, sourit Isobel.

— Moi sur Maggie tu vois.

— Celui qui perd doit un restaurant à l'autre.

Jubal s'empara de ses lèvres et descendit dans son cou sachant qu'elle aimait bien cet endroit. Ils profitèrent des dernières heures dans Paris pour flâner encore un peu avant de reprendre l'avion.

A leur retour, Isobel proposa une balade dans Times Square, ne voulant pas retomber tout de suite dans la routine du travail. Ils déambulèrent main dans la main dans le parc, profitant de l'air chaud.

— Maman ma balle est coincée dans l'arbre, se plaignit une petite fille.

— Attend je vais te l'attraper, intervint Isobel en se saisissant de la balle qu'elle tendit à la petite fille.

— Merci madame ! Tu es la cheffe de ma maman !

Isobel la regarda étonnée l'enfant avant de voir Elise arriver.

— Maman c'est ta cheffe !

— Je sais ma puce, on ne montre pas du doigt je te l'ai déjà dit. Pardon, bonjour Isobel, Jubal.

— Bonjour, elle est adorable, sourit Isobel.

— Tu veux jouer avec moi ? demanda la petite fille en regardant Isobel.

Avant que sa mère n'ait le temps de réagir Isobel s'était déjà éloignée avec la petite. Jubal regardait sa fiancée fier et encore plus amoureux que jamais.

— Elle est géniale avec. Je ne la remercierai jamais assez pour m'avoir permise de continuer à border ma fille tous les soirs alors que les autres supérieurs voulaient me laisser mourir pour conserver Vargas, souffla Elise les larmes aux yeux.

— Isobel a un grand cœur, et elle est bien plus humaine que beaucoup.

— Et c'est bien qu'elle t'est à ses côtés.

Ils partirent jouer avec les deux filles, passer un dernier moment ensemble avant de rentrer à la maison se préparer pour le lendemain.