Chapitre 39

Ils arrivèrent ensemble aux bureaux, mais se comportèrent de façon professionnelle, c'était sans compter Jubal qui poussa Isobel contre une des parois de l'ascenseur et embrassa son cou il laissant un petit suçon.

— Jubal pas ici, souffla Isobel en gémissant.

Il s'éloigna tout en gardant ses yeux plongés dans les siens, un petit sourire en coin.

— Oui cheffe, mais avant, déclara-t-il en l'embrassant amoureusement.

Isobel lui rendit son baiser avant de remettre correctement sa veste de blazer. La porte s'ouvrit, Isobel se dirigea vers le JOC cependant Jubal l'attrapa par la taille déposa un baiser dans ses boucles brunes avant de la dépasser en rigolant.

— Tu es un gamin Valentine ! s'exclama-t-elle en rigolant.

— A qui tu as dit oui je te rappels !

Isobel secoua la tête exaspérée et entra dans le JOC saluant tout le monde. Une salve d'applaudissement l'accueillit alors qu'une photo de Jubal et elle à Paris s'affichait à l'écran. Elle fusilla Jubal des yeux qui leva les mains en l'air signifiant qu'il était innocent mais coula le regard vers Maggie.

— Ils étaient au courant !

— Maggie l'était ainsi que Jess et ta fille, rigola Jubal.

— On veut voir la bague ! intervint Scola.

Isobel montra sa bague et les agents s'approchèrent pour admirer, Maggie demanda l'autorisation avant de diffuser la demande. Jubal se fit charrier sur le fait qu'il n'avait pas fait les choses à moitié.

— Jamais pour ma gente dame ! Elle met la barre haute madame la directrice, il faut que je m'aligne !

Isobel lui donna un coup dans le bras avant de remercier tout le monde et filer dans son bureau. Mais son regard tombait souvent sur sa bague de fiançailles la ramenant au moment sur la péniche. Elle échangea quelques messages avec Alana qui était heureuse pour sa mère. Puis Clara lui envoya un message pour la féliciter lui promettant de l'appeler dès qu'elle le pouvait.

Le soir, l'équipe vînt chez eux afin de célébrer les fiançailles des deux, Jess leur fit la surprise de venir au plus grand bonheur d'Isobel. Tyler et Abi vinrent aussi, Isobel était angoissée de les voir, en tant que belle-mère et faisait tout pour les éviter. C'était mal, elle le savait mais cette boule dans le ventre l'empêchait de faire le pas.

— Tu ne vas pas pouvoir les éviter éternellement, lui souffla Jess à l'oreille.

Il l'avait étudié, et savait à quoi jouer son amie.

— Je sais, mais s'ils ne m'aiment pas Jess ? Parce que ça devient différent, je deviens vraiment leur belle-mère.

— Isobel, qui ne pourrait pas t'aimer ?! Et puis ils ont acceptés leur beau-père. Tout ce qu'ils veulent c'est que leur père soit heureux et que tu ne sois pas méchante avec eux.

Isobel lui sourit avant de rejoindre Abi qui se balançait.

— Veux-tu que je te pousse ? proposa Isobel.

— Oui s'il te plaît ! Tu es la nouvelle chérie de papa.

— Euh, oui.

— Je t'aime bien, tu joueras avec moi ? demanda la petite fille.

Isobel sourit touchée.

— Bien sûr ma grande on jouera ensemble.

— Tu fais du basket ? intervint Tyler.

— Non, mais si tu es d'accord pour m'apprendre je veux bien essayer, déclara Isobel en le regardant.

— Cool, sourit le garçon.

Jubal sourit en les voyants tous les trois, Isobel rigolait avec ses enfants et ça ne pouvait pas faire plus plaisir à Jubal.

— Papa nous a dit que tu avais une fille, continua Tyler.

— Oui Alana, mais elle est plus grande que vous.

— C'est pas grave ça nous fait une grande sœur, répondit Abi.

— Vous complotez contre moi ? demanda Jubal en enlaçant la taille d'Isobel posant sa tête sur l'épaule de cette dernière.

— Non mais ça pourrait terminer comme ça, souffla Isobel en faisant un clin d'œil aux enfants qui s'éloignèrent en rigolant.

Jubal embrassa le cou d'Isobel.

— Ça s'est bien passé tu vois, tu es exceptionnelle, souffla-t-il en embrassant son épaule.

— Jubal arrête avec ses baisers tu sais comment ça va finir.

— Oui, mais j'aime bien te taquiner, avoua-t-il en dévoilant un suçon qu'il embrassa délicatement.

— Désolé pour ça, je ne voulais pas te mettre mal à l'aise, s'excusa-t-il.

Isobel se retourna et se blottit contre lui, entourant sa taille de ses bras, cachant son visage dans le creux de son cou.

Les enfants restèrent pour le week-end, et ils firent tout un tas d'activités. Visite d'un zoo, tour à la patinoire, manger au restaurant… Tyler avait initié Isobel au basket et ils s'amusaient à tirer des balles. Le soir Abi et elle s'installaient dans le jardin sous une couverture et elle lui racontait une histoire devant le coucher de soleil. Et les craintes d'Isobel s'étaient envolées.

— Tu as été super avec eux ce week-end, souffla Jubal en embrassant la main de sa chérie.

— Ils sont géniaux, je vais prendre ma douche. On va être en retard au travail.

Il fit le lit pendant qu'elle était sous la douche, préparant leurs affaires prêtes à partir avant d'aller à son tour se changer. Jubal terminait de se préparer dans la salle de bains tandis qu'Isobel nettoyait leurs tasses de café. Une petite routine qu'ils avaient trouvée, lorsque celui qui passait en dernier dans la salle de bains, l'autre nettoyait en attendant. La sonnette de la porte retentit sortant Isobel de ses pensées. Le livreur repartait déjà après avoir déposé un colis de petite taille sur le perron. Il aurait pu attendre quelques minutes qu'elle ouvre mais ayant beaucoup à livrer, l'homme ne voulait pas perdre de temps. Isobel se saisit de la boîte, elle n'avait pourtant rien commandé… La brune ouvrit le colis après avoir vérifié qu'il lui était bien adressé. Délicatement elle ouvrit les pans, ôtant le papier de protection. Un cri d'effroi lui échappa en découvrant le contenu.

— Quoi ? Qu'est-ce qu'il y a ? Qu'est-ce qu'il se passe ?! intervint Jubal en surgissant dans la salle la chemise déboutonnée.

Isobel pointa la boîte restée sur la table. Une main coupée… rien de plus.

— Qui ?

— Je ne sais pas, le livreur a sonné, déposé le paquet et il est reparti. Il n'y a pas de mot…

— Tu as jeté quelque chose ? demanda Jubal.

— Non, j'ai tout gardé.

— C'est parfait, on va demander un relevé d'empreintes.

— Au vu de la main, je dirai qu'il s'agit d'une femme. Grande et fine, les ongles courts mais bien entretenues… observa Isobel.