Chapitre 44

Jubal avait réussi à la convaincre de consulter un spécialiste sur les deuils. Il s'inquiétait réellement de son état, et ne souhaitait que l'aider. Il fut convoqué par le médecin afin de parler de l'état d'Isobel afin que ce dernier puisse savoir à quoi s'en tenir et comment aider sa patiente.

Jubal la réveilla par de tendres petits baisers sur sa mâchoire, dans son cou, dans ses boucles brunes, ses épaules…

— Hmmmm Jubal…

— Aujourd'hui c'est moi aux commandes ma chérie. On ne travaille pas. Habilles-toi je t'emmène prendre un petit-déjeuner en ville, et après on ira se promener, annonça Jubal en embrassant le cou de sa chérie.

— A vos ordres chef, rigola Isobel en lui rendant son baiser.

— Je t'aime mon ange, souffla Jubal en emprisonnant tendrement son visage.

— Moi aussi je t'aime Ju', je suis désolée pour mon comportement…

— Ne t'excuses pas ma chérie, tu es la plus belle femme au monde. Et j'aimerai être aussi fort et charismatique que toi. Allez va t'habiller ma puce.

Isobel opta pour un pantalon en toile léger à motif et un débardeur blanc rehausser d'une veste en jean. Jubal apprécia la vue de sa chérie en mode décontractée, il lui prit la main et héla un taxi, expliquant à Isobel que c'était une journée où ils se laissaient allés. Le petit café était calme, Jubal commanda un petit-déjeuner français pour eux deux, avec en supplément une coupe de fraises au chocolat.

— Isobel ?! s'étonna une voix masculine en se stoppant dans le couloir.

— Pa…Robert ?

— Comment vas-tu ?

— Bien. Et toi ?

— Ça va. Mes condoléances pour Alana, j'ai appris…

Isobel se raidit, son regard noir.

— Tu rigoles, tu n'as même pas envoyé un bouquet pour son enterrement, c'était ta petite-fille aussi.

— J'étais présent Izzy. En retrait mais j'étais là, je ne voulais pas t'importuner dans ce moment douloureux, expliqua son père.

Isobel fut silencieuse, ne s'y attendant pas.

— Hmmmm… voudrais-tu…voudrais-tu dîner avec moi ce soir ?

Jubal contempla sa chérie, voyant ce qu'elle allait dire à son père.

— D'accord.

Le vieil homme sourit heureux, après s'être donné une heure de rendez-vous, Robert repartit.

— Tu m'as épaté, je pensais que tu allais refuser.

— Le psychologue m'a fait voir des choses d'une autre façon.

— C'est bien si ça t'aide, encouragea Jubal en caressant la main d'Isobel.

Cette dernière sourit en entrelaçant ses doigts à ceux de son chéri.

— Tu vas prendre qui comme témoin ? demanda la jolie brune.

— Hmmm je pensais à Jess, Omar, Scola, et peut-être Tyler. Et toi, une idée ?

— Clara pour sûre, Elise, Abi, et Maggie je pense.

— Ma fille ?! sourit Jubal touché.

— Bien sûr, à moins que tu ne trouves que ça soit trop… Je ne suis que sa belle-mère…

— Non, c'est parfait. Je suis heureux, Abi t'adore, elle a hâte de passer du temps avec toi.

Isobel sourit, le psychologue avait raison, malgré la douleur elle doit vivre. Même si Alana lui manquera éternellement, sa vie devait continuer et pas de façon négative.

— On devrait prévoir un pique-nique avec eux, ça pourrait être sympa, proposa Isobel faisant sourire Jubal.

— Bonne idée, j'en parlerai à leur mère. Tu as fini ?

Jubal l'entraîna vers la Statue de la Liberté, emblématique de New-York. Ils grimpèrent à l'intérieur, avant de retraverser New-York pour aller dans un magasin remplis de M&M's. Isobel se moqua de lui, mais ne fut pas longue à attraper un sachet afin de le remplir de différentes sortes de friandises. Le couple déambula dans différents magasins, avec pour mission de choisir des vêtements pour l'autre sans qu'il ne voit de quoi il s'agissait. Jubal rejoignit Isobel dans la rue après l'avoir observé quelques minutes. Elle avait les yeux fermés et profitait des rayons du soleil sur sa peau. Tendrement il enlaça sa taille avant de l'embrasser amoureusement. Ils filèrent marcher dans Central Park, avant de rentrer chez eux se poser dans le canapé regarder la télé. Isobel se blottit contre lui savourant son contact et son odeur. Ils découvriront les tenues choisi par l'autre plus tard, voulant se reposer un peu ensemble avant qu'Isobel n'aille dîner avec son père.

— Qu'est-ce que je dois mettre à ton avis ?

— Quelque chose de décontracté tout de même, mais où tu te sens à l'aise pour lui faire face, annonça Jubal en la rejoignant dans la chambre.

Isobel avait sorti un tas de vêtements sur le lit ne sachant pas lequel choisir pour son dîner. Jubal attrapa une jupe noire droite sur le haut et partant en s'évasant dans le bas, et un chemisier en soie bleu foncé.

— Ça me paraît pas mal.

— Tu es parfait, sourit Isobel en l'embrassant.

— Va t'habiller, ça serait dommage d'être en retard. Je vais tout rangé.

— Désolée…

Jubal l'enlaça par derrière, embrassant doucement son épaule dénudé avant de remonter dans son cou.

— Tu es nerveuse, je comprends. Ça va bien se passer, et dans le cas contraire, tu m'appelles et je m'occupe de lui.

Isobel sourit bien qu'elle avait la boule au ventre que son père la déçoive à nouveau.

— Tu m'appelles quand tu es sûr le retour ?!

— Promis. Mais ne m'attends pas pour te coucher, on travaille demain, sourit-elle.

Pour toute réponse Jubal l'enlaça, inspirant son parfum, son visage enfoui contre son cou… Isobel rejoignit un restaurant huppé tandis que Jubal rangeait les vêtements dans la penderie se demandant qu'est-ce qu'il avait fait pour être aussi chanceux d'avoir Izzy dans sa vie. Il alla se coucher avec cette idée en tête et tous leurs petits moments en tête. Il reçut un sms de sa part tard dans la nuit, l'avertissant d'être sur le chemin du retour, que son père la déposait chez eux, que ça s'était bien passé et qu'elle avait été contente de le voir.

Jubal se réveilla en sursaut à l'entente de sa sonnerie de réveil. Il se tourna sur le flanc pour réveiller Isobel, mais la place était vide… même pas défaite. Pourtant elle lui avait dit être sur le chemin de retour… Il lui envoya un message après avoir vérifié dans la maison et le planning, mais aucune réponse, pareille pour l'appel. Ayant un mauvais pressentiment, Jubal envoya un message à Robert, le père d'Isobel. Ce dernier lui répondit aussitôt avoir déposé Isobel devant chez eux, qu'elle était en train de sortir ses clefs quand il est parti.

« Elise, c'est Jubal. Tu es au bureau ? »

« Oui, pourquoi ? »

« Peux-tu regarder les caméras de notre rue ? Et essayer de localiser le portable d'Isobel ? Je crois que quelque chose lui est arrivé. »