Chapitre 46
Jubal se réveilla sur la vue de sa fiancée en tenue de sport. Il fronça les sourcils et se releva sur un coude.
— Que fais-tu sweetheart ?
— Je vais faire un jogging avec Jo, on se verra au JOC.
— Tu veux manger quelque chose en particulier ce soir ? demanda Jubal.
— Chéri, tu as oublié que les filles font mon enterrement de vie de jeune fille ce soir.
— Ah oui, tu veux vraiment faire ça ?
— Je ne sais pas, j'avoue que les idées des filles m'inquiètent, à quelle sauce elles vont me manger, rigola Isobel en se penchant vers lui pour un baiser.
Jubal remit une mèche de cheveux derrière l'oreille de sa chérie, et laissa traîner ses doigts sur sa joue.
— Je te verrai plus tard alors, souffla-t-il contre ses lèvres.
— Je t'aime, sourit Isobel en se relevant.
Jo l'attendait dans la rue, les deux femmes partirent à petites foulées régulières. Jubal les observa disparaître à l'angle de la rue, heureux qu'Isobel est une amie.
Au bureau, il eut du mal à se retenir de toucher Isobel sachant qu'il ne la verrait pas du soir.
— Envoyez l'adresse à Maggie et Oa qu'ils aillent sur place l'arrêter, ordonna-t-elle.
— A vos ordres, souffla Jubal en posant une main dans son dos en la dépassant.
A la fin de la journée, Jubal se rendit au bureau d'Isobel, mais les filles y étaient déjà afin de l'emmener. Maggie se moqua de lui sur le fait d'être arrivé trop tard.
— Juste un bisou, plaida Jubal.
Maggie échangea un regard avec Tiffany avant de se décaler pour le laisser passer. Isobel sourit plaçant ses mains sur les hanches de son chéri.
— Je croyais pas ce genre de geste au travail, la taquina-t-il.
— La journée est finie.
Jubal la fit taire d'un baiser, lui demandant la permission d'approfondir. Maggie banda les yeux d'Isobel dans la voiture afin qu'elle ne voit pas où elles l'emmenaient.
Il y avait de la musique forte, malgré les yeux bandés Isobel sentait les gens bougeaient autour d'elle, beaucoup de gens. Jo la fit assoir sur ce qu'il semblait être un canapé en cuir au vu de la texture. Le bandeau tomba, et Isobel se retrouva face à un strip-teaseur. Le rouge lui monta aux joues, ce n'était pas son genre de lieux, mais les filles voulaient marqués l'événement. Isobel finit par se détendre et profitant du moment. Elles continuèrent dans un bon restaurant avant d'aller dans un parc à mousse et à bulles après avoir relooké Isobel pour montrer qu'elle se marie bientôt.
Les garçons se moquèrent d'elles le lendemain, car elles n'avaient pas dormis, ayant juste le temps de prendre une douche. Isobel l'avait prise chez Jo à qui elle avait emprunté des vêtements avant de se rendre à une réunion avec le directeur.
— Isobel va bien ? demanda Jubal à Elise.
— Oui, elle est en rendez-vous avec le directeur.
— Vous vous êtes bien amusé ?
Elise pouffa de rire et coula un regard vers Maggie qui souriait.
— Oui c'était rigolo, la pauvre Isobel en a pris pour son grade.
Maggie lui montra une photo où Isobel était recouverte de peinture de la tête aux pieds à cause des filles.
— Nous avons une enquête ? demanda Isobel en entrant dans le JOC.
— La police nous a demandé de les aider sur ce dossier, comme c'est calme de notre côté, l'informa Jubal.
Isobel donna quelques ordres avant de rejoindre son bureau. A midi, Jubal la rejoignit à son bureau.
— Tu viens manger un bout ?
— En faites, je déjeune avec Jo. Désolée…
— Pas de soucis, je suis content que tu es une amie. Je te verrai ce soir.
— J'ai une réunion ce soir, je serai tard…
— Décidément… souffla Jubal.
— Désolé chéri…
Jubal la rejoignit tournant sa chaise pour qu'elle soit face à lui et emprisonna doucement son menton avant de l'embrasser. Avant de coller son front contre celui de sa chérie, dessinant tendrement des cercles sur ses joues.
— Ça va ? demanda-t-il.
— Oui, fatiguée et le directeur n'était pas de bonne humeur ce matin. J'ai hâte de rentrer à la maison, mais j'ai la sensation que la journée va être à rallonge.
— Si je peux te soulager un peu n'hésite pas, souffla Jubal voyant la fatigue dans ses yeux noisettes.
— Merci.
— C'était bien hier soir ?
— Oui, on s'est bien amusé. Et tu devrais être jaloux, elles m'ont emmenés voir des strip-teaseurs.
— Oooooh, il va falloir que je rattrape le coup alors… taquina Jubal
— Pas ce soir s'il te plait…
— Non pas ce soir, tu as besoin de sommeil. Je te laisse, tu me dis si tu as besoin que je te fasse quelque chose pour te soulager. Et tu diras bonjour à Jo pour moi.
Jubal se réveilla en sursaut, il était minuit passé et Isobel n'était toujours pas rentrée. Mais des sanglots lui parvinrent depuis le salon. Isobel était recroquevillée dans le fauteuil, la tête dans les genoux, ses épaules se soulevaient au rythme de ses sanglots.
— Ma puce ? Hey qu'est-ce qu'il se passe ? souffla Jubal en s'agenouillant devant elle.
— Je t'ai réveillé, je suis désolée, renifla-t-elle les yeux rouges.
— Non ce n'est pas toi. Qu'est-ce qui se passe ?
— Le…Le directeur… a dit que tout… tout ce qu'il était arrivé, tout ce qui m'était arrivé, était ma faute.
— Quoi ?! Comment ose-t-il ?! C'est un enfoiré, rien n'est ta faute ma puce.
Jubal l'attira contre lui, caressant son dos tendrement ainsi que ses cheveux espérant l'apaiser. Il était furieux que le directeur la dénigre alors qu'elle se donne à fond dans son travail.
— Je t'aime ma chérie, et je serai toujours là pour essuyer tes larmes et aller combattre ceux qui te feront pleurer, promit Jubal en embrassant le visage et le nez d'Isobel la faisant sourire.
Ils allèrent se coucher, Isobel lové contre lui.
