Chapitre 48
Le vol se passait s'en encombre vers l'Ecosse, Isobel avait pris un peu de travail pour l'avion, ne voulant pas prendre de retard. Un taxi les attendait pour les emmener dans un hôtel d'Inverness. Isobel étouffa un bâillement en attrapant sa valise. Elle n'avait que peu dormi la nuit dernière, entre une réunion tardive, relire un dossier urgent, finir sa valise…
— Tu es fatiguée ma puce, on va aller à l'hôtel que tu te reposes, déclara Jubal en embrassant son cou.
— Je veux bien. Mais toi si tu veux aller te balader tu peux, sourit-elle.
— Pas sans ma femme, rigola Jubal en jouant avec l'alliance d'Isobel.
Une fois à l'hôtel, Isobel alla directement s'allonger alors que Jubal admira la vue du balcon, avant de ranger leurs affaires. Il couvrit Isobel d'un plaid avant de descendre à l'accueil se renseigner sur les activités à faire dans les environs.
— Vous avez perdu votre dame ? demanda un vieil homme vêtu d'un kilt.
— Elle est partie faire une sieste, le voyage a été long, et elle n'avait peu dormi la nuit dernière avec le travail.
— C'est une personne bonne, ça se voit, elle le porta sur elle. Elle a une bonne aura, continua l'homme.
— Pourtant elle a souffert.
— Elle n'en est sortie que plus fort. Prenez soin d'elle.
Jubal discuta encore un peu avec lui notamment sur le kilt, avant de remonter voir Isobel. Cette dernière était sous la douche, il se déshabilla avant de la rejoindre. Il décala ses cheveux sur son épaule et commença à embrasser son cou, son autre épaule…
— Tu es d'humeur taquine, sourit-elle en savourant son contact.
— Oui.
Il l'attira plus près, elle gémit contre sa bouche alors que Jubal approfondissait le baiser. Quand ils se séparèrent pour reprendre leur respiration, elle le regarda en se mordant la lèvre inférieure de désir. Elle était sur le point de lui dire quelque chose mais il ne la laissa pas faire. Il plaqua une main sur sa bouche en la poussant vers le mur de la douche, emprisonnant ses deux mains avec les siennes au-dessus de sa tête contre le mur. Il a commencé à embrasser ses lèvres puis son cou pendant que son autre main précédemment sur sa bouche parcourait son corps, caressant ses seins, taquinant ses mamelons et enfin allant entre ses jambes. Il la sentit trembler à son toucher. Pendant une seconde, il cessa de l'embrasser et la regarda dans les yeux alors qu'il touchait sa zone. Un fort gémissement sortit d'elle à ce moment-là, ce qui l'excita davantage. Il a commencé à frotter ses doigts contre son clitoris et la respiration d'Isobel devenait plus difficile. Elle appuya sa tête contre le mur pendant qu'il commençait à embrasser son corps depuis son cou et jusqu'entre ses seins et son ventre. Il commença à jouer avec sa langue et cette fois elle cria son nom de surprise tandis que ses doigts s'emmêlaient dans ses cheveux noirs. Il la regarda et vit qu'elle avait les yeux fermés de plaisir, alors il recula une seconde pour lui parler.
— Regarde-moi, ordonna Jubal d'une voix profonde alors que sa main caressait la peau douce de son ventre.
Il voulait qu'elle fasse attention à ce qu'il lui ferait. Obéissante, elle tourna les yeux vers lui et elle ne put retenir les gémissements de plaisir. L'entendre gémir plus fort à chaque fois lui donnait envie d'explorer davantage son corps. Sa langue trouva son point G et cela la fit crier encore plus fort alors que ses doigts tiraient doucement les cheveux de son mari.
— OH MON DIEU JUBAL!
Jubal sourit en l'entendant gémir de plaisir en tremblant. Il continua sans s'arrêter même une seconde pour lui laisser du répit, au contraire il accéléra la cadence pour l'emmener au bord du gouffre.
Deux autres doigts rejoignirent sa langue et les deux autres doigts. Elle sentit ses jambes trembler de plaisir mais aussi à la lâcher.
Un cri lui échappa. Elle le regardait à bout de souffle. Elle n'avait jamais pensé qu'il lui ferait ça. Leur nuit de noces avait été plus douce mais tellement incroyable, rempli d'amour. Il lui donna un rapide baisé voyant qu'elle n'avait toujours pas repris son souffle. Délicatement, Jubal la souleva dans ses bras, la belle brune posa sa tête dans sur son épaule, le visage tourné vers son cou qu'elle embrassa. Isobel bougeait ses hanches au même rythme que lui. Chaque fois qu'il allait plus profondément en elle ses gémissements étaient plus forts à chaque fois ou elle se mordait la lèvre pour se contenir. Il essaya de les étouffer en l'embrassant mais bientôt il gémit aussi. Isobel posa son front contre le sien. Tous deux respiraient plus fort alors que leur travail continuait.
— Je t'aime, elle lui murmura en regardant dans ses yeux qui pétillaient.
Elle se sentait tellement heureuse de l'avoir, tellement sereine, moins seule… Qu'il atténuait sa douleur et sa peine.
—Je t'aime aussi Izzy, Répondit Jubal en l'embrassant.
— C'était incroyable. Avoua-t-elle alors qu'ils étaient de nouveau sous l'eau pour se nettoyer.
Jubal qui la savonnait, l'étreignit par derrière, embrassant délicatement sa nuque et lui chuchota.
— Tu es incroyable ma chérie.
Sortis de la douche, Jubal attrapa la crème qu'il appliqua par petits massages à sa chérie. Il fronça les sourcils en caressant le ventre d'Isobel.
— Qu'est-ce qu'il y a ? demanda-t-elle ayant capté son regard dans le miroir.
— Tu as une bosse dure dans le bas du ventre. C'est… étrange, elle est assez grosse…
— Ce n'est rie…
— Tttttt, chut ! Demain on va voir un médecin par sécurité s'il te plaît. Plus d'Izzy tête brûlée, maintenant je suis là pour prendre soin de toi ! Et j'en ai fait la promesse à ta sœur, et surtout, surtout à Alana.
— D'accord, souffla Isobel un voile de tristesse dans la voix en repensant à sa fille.
Jubal le sentit, et l'attira contre lui caressant tendrement ses cheveux.
Le lendemain comme prévu, le couple se rendit au médecin pour vérifier cette fameuse bosse. Il passa une batterie de test à la directrice du FBI étant méticuleux dans son travail.
— J'aurai les résultats d'ici peu, peut-être que vous pourriez aller visiter les ruines du château du village en attendant.
Jubal entraîna sa chérie dans les ruines du fameux château. Ils déambulèrent enlacés, Isobel admirait le paysage, imaginant ce château dans ses heures de gloire, alors Jubal de son côté angoissé du résultat. Peur que le diagnostic soit mauvais comme avec Tyler. Le portable d'Isobel sonna et son visage se décomposa.
— Izzy ?
— Il… il veut nous voir tout de suite. Hey Jubal, je suis sûre que ce n'est rien. Je me sens bien, je continuerai de te donner des ordres au bureau et tu pourras toujours te venger le soir à la maison.
Jubal se tourna vers elle et pris son visage en coupe avant de l'embrasser amoureusement. Ils n'arrivèrent pas à lire sur le visage du médecin si la nouvelle était bonne ou mauvaise.
— Et bien, les résultats sont revenus, et c'était assez surprenant.
— Comment ça ? demanda Isobel les mains tremblantes tout de même.
Jubal se saisit de sa main afin de lui apporter du soutien.
— Comment dire ça… Madame Castille-Valentine… vous êtes enceinte.
