Disclaimer : Versailles est l'œuvre de Simon Mirren et David Wolstencroft.
Résumé : Grâce à son fils, Philippe découvre une nouvelle facette de son amant.
Liste des dettes du Discord «Défis Galactiques » : 50 nuances de fandom méconnu + 50 drabbles + 11 mars - Evan Williams (Anniversaire) + Quatre aspects de... Petra (JTV) : 1/4 : Bi : Ecrire sur un personnage LGBT ou sur Wylan (SOC) + Titre du 06/03/2022 : Une preuve indélébile
Une preuve indélébile
Bébé Philippe pleure et aussitôt, mû par un réflexe ancré profondément en lui, le Chevalier de Lorraine se lève pour le prendre dans ses bras. Philippe père s'amuse mais s'étonne aussi de voir ce côté plus tendre, plus doux, plus paternel en son amant. Son âme-sœur n'est pas un être sans cœur, il est au contraire profondément sensible et pour survivre, donner le change, il s'est revêtu de cette armure de confiance, d'arrogance et de piquant. Ce qui n'est pas pour lui déplaire. Cependant, même en sachant tout cela, le voir sans cette protection est un fait rare. Même avec lui qui l'aime tout entier, il a du mal à laisser paraître le vrai lui. Son fils, lui, le déshabille sans problème alors qu'il n'a même pas encore un an.
Le prince l'observe donc bercer son garçonnet, lui murmurer des choses agréables à l'oreille, lui embrasser le front où quelques boucles brunes commencent à se former.
-Je ne te savais pas si doué avec les enfants. Plaisante-t-il
-Oh lui, c'est spécial, mon étoile. Répond le noble. J'étais avec sa mère pendant la grossesse, avec elle pendant l'accouchement.
Le frère du roi sourit.
-Certes. Mais de là à êter aussi père poule !
Le Chevalier se raidit.
-Je suis désolé, mon amour. Je prends un rôle qui n'est pas le mien…
-Ne t'excuse pas. Je t'y autorise. Je suis juste surpris, c'est tout. Tu ne m'as jamais réellement dit que tu aimais les enfants. Et si tu as toujours été poli et agréable avec mes filles, tu n'agis pas de la même manière avec elle.
-Et j'en ai honte…
Le jeune homme plonge ses yeux dans le regard clair de son compagnon.
-Quand tu es parti à la guerre, je me suis rattaché à ton fils, la peur de te perdre a été telle que je me suis dit qu'en aimant ton bébé, je t'aimerai toi. Puis, j'ai appris à le connaître et à l'aimer. Et sous l'impulsion de ta femme, je me suis rapprochée de Marie-Louise et d'Anne-Marie. Elles aussi, elles sont ton sang. Je me suis juré de les aimer aussi, parce qu'elles sont de toi. Je veux être les amis de ta descendante parce qu'elle est de toi. Je ne peux que les adorer de ce fait.
-Si j'avais été une femme, je t'aurais supplié de me faire un enfant sur le champ.
Il se déride enfin. Philippe se dit que ce serait bien d'inviter ses filles au château. Il y a des amitiés à renforcer parmi les souverains qui régentent son cœur.
FIN
