Chapitre Deux
Harry ne savait pas quoi faire.
Peut-être serait-ce plus simple de tout simplement tuer James?
Ou au moins de l'assommer?
Harry avait rejoint son frère après que le jeune vendeur blond l'ai laissé en compagnie de ses menottes.
Lorsqu'il l'avait trouvé, James avait un panier à la main et ce dernier était bien rempli.
Il leur avait fallu encore une bonne heure pour parcourir tous les rayonnages et enfin, la caisse se profila à l'horizon.
Harry en avait presque soupirer de soulagement mais il ne savait pas ce qui l'attendait.
Dès que James se rendit compte que son petit frère allait acheter quelque chose, ses yeux s'écarquillèrent de surprise avant de laisser éclater sa joie, bruyamment.
Le caissier avait certainement dû se faire mal à force de réprimer son fou rire et Harry s'était demandé mille fois à quel moment il allait mourir de honte.
James n'avait pas arrêté de le narguer pendant tout le trajet du retour et même à la maison, se foutant royalement que leurs parents entendent la conversation ou non.
Harry en était donc au point de se demander si un homicide ne serait pas la meilleure solution.
- Dis Harry, lui chuchota James à l'oreille pendant le repas. Tu me diras comment c'était?
Et il éclata de rire devant l'air choqué d'Harry et sous les regards d'incompréhension de leurs parents.
Heureusement, la situation ne dura guère et James finit par le laisser tranquille pour s'occuper de ses propres jouets tout neufs.
Harry devait revoir Elisabeth le lendemain soir et le stress commençait doucement à monter en lui. Il n'avait pas menti au vendeur du magasin: il pensait vraiment que sa petite amie n'était pas attirée par ce genre de chose.
Mais, d'un autre côté, il était persuadé qu'il aurait des regrets s'il n'essayait pas de la convaincre.
Rien que de penser à utiliser ces menottes...et un frisson remontait agréablement le long de son dos.
Il avait envie de voir ce que ça donnerait, ce qu'il ressentirait à ce moment-là.
La journée du lendemain passa à une vitesse folle et Harry se retrouva bientôt à faire son sac pour rejoindre sa copine.
Il eut une très légère hésitation en mettant les menottes dans le sac.
Lorsqu'il passa la porte d'entrée, James lui cria de passer une très bonne soirée avec un air moqueur sur le visage.
Harry lui répondit en faisant un doigt d'honneur.
Elisabeth n'habitait qu'à vingt minutes de chez lui en voiture. Le jeune homme se gara et souffla un bon coup pour se donner du courage.
Lorsqu'il frappa à la porte, sa petite amie ouvrit presque aussitôt.
Elle lui sourit chaleureusement et le fit entrer dans la demeure familiale.
- Tes parents sont là? demanda Harry après l'avoir embrassée.
- Non, répondit-elle, ils sont partis en amoureux pour quelques jours. On est seuls...
La fin de sa phrase avait été chuchoté sur un ton plein de sous entendu et Harry sourit lorsqu'elle lui attrapa la main pour l'escorter vers sa chambre.
Le jeune homme connaissait bien la pièce en question pour y être venu un bon nombre de fois déjà. Il connaissait l'emplacement des meubles et surtout du lit.
C'est donc tout en embrassant fiévreusement la jeune fille qu'il se dirigea vers ce dernier.
Avec lenteur, il la fit s'allonger sur les draps blancs et recouvrit son corps du sien.
La jeune fille avait l'air aussi impatiente que lui: elle répondait à ses baisers de manière passionnée en gémissant, excitant les sens d'Harry.
Il fut le premier à passer sa main sous le t-shirt ample de sa petite amie. Ses doigts avides remontèrent lentement le long de son flan, sa peau chatouillant la sienne, et passèrent sous le soutien gorge pour caresser son sein.
La chaleur dans la pièce sembla monter de quelques degrés lorsque la jeune femme poussa un gémissement plus fort que les autres sous la nouvelle attention de son petit ami.
Elle suivit bientôt son exemple mais se permit de remonter directement le bout de tissus encombrant.
Harry mit aussitôt fin au baiser et à sa caresse pour se redresser et enlever son t-shirt.
En se mordillant la lèvre inférieur, Elisabeth en profita pour passer ses mains gourmandes sur le torse devant elle. Elles passèrent lentement sur les formes joliment dessinées pour descendre inexorablement.
Lorsque ses doigts atteignirent la boucle de la ceinture, ils s'arrêtèrent et les yeux d'Elisabeth se fixèrent dans ceux d'Harry.
Pendant une seconde, aucun des deux ne bougea puis la jeune fille se redressa pour reprendre les baisers tandis que plus bas, ses mains défaisaient lentement la ceinture.
Harry ferma les yeux de plaisir en sentant les doigts fins de la jeune femme si près de son érection.
C'était si bon.
Son pantalon ne mit pas longtemps à être ouvert et il ne put retenir le gémissement qui lui vint lorsqu'Elisabeth plongea sa main directement dans son sous vêtement pour se saisir de son pénis.
Il ne fallut que quelques vas et viens pour que le jeune homme n'en puisse plus.
D'un geste brusque, il retira la main de la jeune fille et la poussa légèrement pour la faire se rallonger sur le matelas.
Il l'embrassa sauvagement tandis ses mains caressaient les cuisses encore couvertes d'un jean, les invitant à s'écarter.
Ils gémirent à l'unisson lorsque leurs bassins se touchèrent.
Harry n'en pouvait plus, il avait tellement envie d'elle!
Il se redressa légèrement et tira sur le t-shirt pour l'enlever.
Avec un sourire, Elisabeth l'y aida.
Le soutien gorge ne fut bientôt plus qu'un lointain souvenir et Harry plongea sur la poitrine découverte pour y déposer des baisers fiévreux.
Elisabeth poussa un magnifique gémissement en réponse, son corps s'arquant comme si il voulait être le plus en contact possible avec celui au dessus de lui.
Une des jambes de la jeune femme se souleva et se mit à masser l'érection du jeune homme à travers ses vêtements.
Harry se mit à gémir à son tour.
Il se mit à descendre le long du ventre de la jeune femme, parsemant la peau de baisers, faisant frissonner l'épiderme.
Avec impatience, ses mains défirent l'attache du jean et le firent glisser le long des cuisses fermes.
Il vola bientôt à travers la chambre et fut vite rejoins par le sous vêtement.
Une fois complètement nue, la jeune femme, la respiration saccadée, se redressa.
Elle jeta un coup d'œil au pantalon défait de son petit ami et dit, un léger sourire aux lèvres:
- Et toi alors?
Et elle se rallongea confortablement au centre du lit et le fixa comme si elle attendait le spectacle.
Harry sourit à son tour et descendit lentement son pantalon à terre, sans quitter sa petite amie des yeux.
Il passa ensuite ses mains sous l'élastique de son boxer et libéra son érection de sa prison de tissus.
Les yeux posés sur le pénis, Elisabeth se mordit de nouveau la lèvre inférieure.
Le sous vêtement tomba rapidement au sol et Harry ne perdit pas une seconde avant de remonter sur le lit pour rejoindre sa petite amie.
Cette dernière le regarda avancer sur le matelas, un air gourmand et impatient sur le visage.
Harry se rallongea au dessus d'elle, les cuisses de la jeune femme s'ouvrant naturellement pour le laisser s'installer entre elles.
Ils reprirent leurs baisers, assoiffés l'un de l'autre, leurs deux bassins se caressant lentement.
Les mains d'Elisabeth vinrent se perdre dans les cheveux d'Harry.
Pris d'une soudaine envie, ce dernier délogea les mains de la jeune femme et les plaqua sur le matelas au dessus de sa tête.
Il entrelaça leurs doigts tout en maintenant les bras de la jeune femme fermement en place et un frisson plus violent que les autres parcourut son épiderme.
Il mit fin au baiser et fixa sa bien-aimée, les mains ainsi relevées au dessus d'elle.
A cette vision, son érection sembla grossir.
Elisabeth jeta un coup d'œil à ses mains prisonnières et se retourna vers Harry.
- Laisse moi te toucher, se plaint-elle.
De par l'excitation du moment, sa complainte ressembla plus à un murmure sensuel plus qu'autre chose.
Les yeux d'Harry s'assombrirent à ses mots et un autre frisson, encore plus fort, lui remonta la colonne vertébrale.
L'image des menottes apparut alors dans son esprit et son érection vibra comme pour donner son aval.
Il avait envie de l'attacher. Il ne savait pas pourquoi et il s'en fichait. Tout ce qu'il savait, ce que si dans le magasin, l'idée de menotter la jeune fille l'avait émoustillée, là c'en était quasiment vital.
Sans la lâcher, il plongea dans le cou de sa petite amie et la mordilla gentiment.
Il savait par expérience qu'Elisabeth adorait ça.
Et un léger cri de plaisir ne tarda pas à parvenir à ses oreilles.
Excité, Harry s'exclama, les lèvres contre la peau tendre:
- Ça te dirait d'être attaché?
Il eut une seconde de silence puis:
- Pardon?
Harry se figea.
Le ton que la jeune femme avait employé disait clairement les choses: ce "pardon" ne signifiait pas que le jeune fille n'avait pas entendu et qu'elle souhaitait qu'il répète sa question. Non.
Cela signifiait plutôt qu'elle avait parfaitement compris et qu'elle était choquée par ce qu'elle venait d'entendre.
Harry se redressa légèrement pour voir le visage d'Elisabeth.
Toute trace d'excitation disparue, la jeune femme avait une expression fermée et ses yeux étaient froids.
D'instinct, Harry libéra les bras de cette dernière et se releva.
Toujours aussi distante, la jeune femme remonta les draps jusqu'à son cou et fixa glacialement son petit ami.
- Tu veux m'attacher? cracha-t-elle. Je n'aurai jamais pensé que tu étais attiré par ce genre de chose Harry!
Ce dernier haussa les sourcils.
Il s'était attendu à ce que sa petite amie ne saute pas de joie à l'idée mais de là à avoir cette réaction!
Il lui avait juste demandé si elle aimerait être attachée! Pas de signer un contrat SM!
Le jeune homme poussa un léger soupir.
Que sa réaction soit justifiée ou pas, la situation restait la même.
Il murmura d'une voix hésitante:
- Je voulais juste essayer quelque chose de nouveau.
- Et bien à l'avenir, garde tes nouveautés pour toi.
La jeune femme se leva prestement, toujours entourée de son drap, attrapa ses vêtements et partit s'enfermer dans la salle de bain sans un regard en arrière.
Les minutes s'étaient écoulées et Elisabeth ne semblait pas vouloir revenir.
Résigné, Harry se rhabilla et frappa doucement contre la porte de la salle d'eau.
- Ecoute Elisabeth, dit-il. Je suis désolé d'avoir dit ça. Je ne pensais pas à mal. Ça ne se reproduira plus à l'avenir.
Il attendit mais rien ne se produisit.
- Je vais rentrer chez moi, reprit-il, et je t'enverrai un message demain. J'espère que tu me répondras.
Avec un nouveau soupir, il récupéra son sac, jeta un dernier coup d'œil à la porte qui était toujours close et sortit de la maison pour rejoindre sa voiture.
Lorsqu'il démarra le moteur, il jeta un regard vers le sac posé sur le siège passager.
La seule pensée qui le traversa fut qu'il regrettait vraiment de ne pas avoir pu essayer les menottes.
A suivre...
