Bonjour à tous!
Comme dit dans mon autre fanfiction "Maison Close", je marque ici quelque chose que j'ai oublié d'écrire: oui, tout appartient à J. K. Rowling, sauf l'histoire qui est de moi.
Voilà,
Bonne lecture!
HarryPattenrond
Chapitre Quatre
Il ne savait plus quoi penser.
Ce jeune homme lui avait bien fait du rentre-dedans! N'est-ce pas?
Ce n'était pas son imagination qui lui jouait des tours?
Qu'est-ce qu'il devait faire?
- Harry, tu m'écoutes?!
Avec un sursaut, le dénommé Harry revint à la réalité.
Assise à ses côtés, Elisabeth le fixait d'un regard sévère.
- Pardon, lui répondit-il, tu disais?
- Rien qui t'intéresse visiblement. Rétorqua la jeune femme avec un ton dur. Je peux savoir ce qu'il t'arrive ces temps-ci? On dirait que tu as constamment la tête ailleurs!
En plein dans le mille, pensa-t-il aussitôt.
- Désolé, reprit-il à haute voix. Je suis un peu fatigué depuis quelques jours.
Harry se redressa dans le canapé, près à reprendre le fil de la conversation et à être attentif cette fois-ci mais cela ne semblait pas convenir à sa petite amie.
Les sourcils froncés, elle se réinstalla de manière à l'avoir bien en face d'elle.
- Ne me prend pas pour une gourde s'il te plait! Tu n'as pas l'attitude de quelqu'un d'épuisé. Juste de quelqu'un qui n'en a rien à faire de ce que je raconte!
- Elisabeth, s'il te plait...
- Non! Je ne suis pas d'accord! Je ne suis pas aveugle tu sais! Tu as changé depuis plusieurs semaines!
Harry poussa un soupir.
Lui qui était venu ici dans l'espoir de se changer les idées, c'était loupé!
Son crâne commençait déjà à lui faire mal tellement les couinements stridents de sa petite amie lui vrillaient les tympans.
Tandis que cette dernière continuait à lui faire des reproches, Harry ferma les yeux, tentant de calmer la colère qui montait peu à peu.
Mais pourquoi était-il encore avec cette fille?
Pourquoi restait-il ici a supporter ses jérémiades alors qu'il ne voulait qu'une chose, partir?
- Tu sais ce que je me suis dit? Continua Elisabeth, imperturbable. Je me suis posée beaucoup de questions depuis quelques temps. Et j'en suis venue à la conclusion que tu avais commencé à changer depuis ton épisode de pervers.
Les derniers mots, crachés sur un ton dégoûté, firent brusquement rouvrir les yeux d'Harry.
- Mon épisode de pervers?
Elisabeth le fixa avec dédain et mépris, visiblement outré qu'il ose poser cette question.
- Ne fais pas l'innocent! Tu sais très bien de quoi je parle! Depuis le jour où tu as proposé de m'attacher, tu n'es plus le même! Je suppose que tu as révélé ton vrai visage maintenant! Moi qui te voyait comme le partenaire idéal! J'en étais même à me demander si je n'allais pas te présenter officiellement à mes parents!
Les cris de la jeune femme montèrent encore dans les aigus.
- Oh mais cela aurait été un drame! Continua-t-elle. Quand je vois ce que tu es maintenant, je me dis heureusement pour moi que j'ai attendu!
En face d'elle, Harry restait muet, le visage indéchiffrable.
Pas qu'il ne savait pas quoi répondre, non. Il était juste en train de se dire que s'il avait eu besoin d'une autre confirmation que son frère et le vendeur avaient raison, il venait de l'avoir.
Elisabeth s'était peut-être voilée la face à propos de lui mais lui aussi venait de se prendre une belle claque en voyant véritablement quel genre d'individu lui servait de petite amie.
- Et je suis certaine que le fait de m'attacher n'était que la première étape! Si j'avais accepté, qu'aurais-tu fait ensuite hein? Tu m'aurais frappée? Mordue? J'aurai fini à l'hôpital en mille morceaux comme toutes ces pauvres femmes battues par leurs conjoins!
Elisabeth enfouit aussitôt la tête dans ses mains comme si elle allait pleurer.
Il y a plusieurs semaines, Harry se serait précipité pour la réconforter, quitte à admettre qu'il avait eu tord alors qu'il était persuadé d'avoir raison.
Mais plus maintenant.
Il n'y avait pas besoin d'être devin pour voir que la jeune femme ne faisait que jouer la comédie et qu'elle ne versait aucune larme.
Harry la regarda de haut en bas et prit sa décision.
Sans un mot, il se leva du canapé et alla récupérer son sac.
- Qu'est-ce que tu fais?
Le jeune homme se retourna.
Elisabeth le fixait d'un regard étonné, sa soi disant crise de colère et de peur vite oubliée.
- Je m'en vais, lui répondit Harry d'une voix calme. Je n'ai plus rien à faire ici.
La jeune femme ouvrit la bouche, puis la referma, ne sachant pas quoi dire.
Elle reprit un instant plus tard.
- Et c'est tout? Tu te barres sans rien dire? Après tout ce que je viens d'énoncer?
Elle se leva d'un bond en ricanant.
- Et tu crois sérieusement que tu vas pouvoir revenir ici sans t'excuser avant?!
Toujours aussi posé, Harry prit la parole:
- Premièrement, je n'ai aucunement l'intention de remettre les pieds ici.
Elisabeth perdit aussitôt son sourire narquois.
- A partir de maintenant, toi et moi, c'est fini. Enchaîna Harry. Deuxièmement, je ne veux pas savoir d'où te vient l'amalgame entre les femmes battues et ce que moi je t'ai proposé mais c'était juste ridicule! Mon seul tord a été de découvrir un endroit qui vend des jouets sexuels et d'avoir voulu expérimenter ça avec toi pour voir si ça nous plaisait ou non. Je ne t'aurai jamais fait de mal. Je n'aurai jamais rien fait sans ton accord. Mais si tu as décidé qu'à tes yeux je n'étais qu'un sale pervers, tan pis pour toi. Bonne continuation Elisabeth!
Sans même attendre sa réaction, Harry tourna les talons et referma définitivement la porte d'entrée derrière lui.
Alors qu'il se trouvait sur la route pour rentrer chez lui, Harry s'était attendu à regretter son geste. Mais cela ne fut pas le cas. Il se sentait même plus léger!
Avec un soupir de bien-être, il gara sa voiture, passa l'entrée de chez ses parents et rejoignit son frère qui regardait la télé dans le salon.
Comme à son habitude, James lança un coup d'œil à l'horloge avant de jeter un regard interrogatif à Harry.
- Tout va bien? Demanda-t-il.
- J'ai rompu avec Elisabeth.
James coupa aussitôt le son de la télévision et se fixa son frère, tout excité.
- C'est vrai?! S'écria-t-il.
Harry rigola.
On aurait dit que c'était Noël avant l'heure pour James.
- Oui, confirma-t-il. On s'est encore pris la tête ce soir: elle a remis l'histoire des menottes sur le tapis en prétendant qu'ensuite, j'allais la frapper et l'envoyer à l'hôpital!
Abasourdi, James était bouche bée et il finit par lâcher un:
- Pauvre cruche!
Harry confirma d'un hochement de tête.
- Bon! Reprit James, à nouveau enjoué. Une bonne chose de faite en tout cas! Il était temps visiblement qu'elle te lâche celle-là! Ça n'aurait rien donné de bon au final.
- Certainement oui.
- Et puis, déclara James sur le ton de la confidence, peut-être que tu te trouveras quelqu'un qui veux essayer de nouveaux trucs aussi?
L'image du vendeur blond apparut aussitôt dans l'esprit d'Harry et ce dernier devint rouge pivoine.
Ce qui n'échappa pas à son frère.
- Attends-toi! S'exclama-t-il, suspicieux. Tu n'aurais pas déjà rencontré quelqu'un?
Pendant quelques instants, Harry chercha ses mots, embarrassé.
- Oui et non. Pas vraiment.
- Et en français, ça donne?
Harry poussa un soupir nerveux. Autant tout lui dire.
Il raconta le plus fidèlement possible l'épisode du magasin avec le vendeur blond.
A la fin de son récit, son frère siffla.
- Eh ba! Dit-il. Si ça ce n'est pas une proposition à venir immédiatement le rejoindre dans son lit, moi je suis le Roi Arthur! Bon, qu'est-ce que tu vas faire?
Harry fixa son frère, sans comprendre.
- Hein?
- A propos de ce vendeur! Qu'est-ce que tu vas faire? Tu vas y retourner pour le voir et...
- NON
James s'arrêta brusquement sous le cri de son frère.
- Pourquoi? Reprit-il, surpris par cet éclat de voix.
- ...eu...je...j'aime les filles!
James éclata de rire.
- Sérieusement! Ose me dire que tu n'as jamais été attiré par un autre garçon! Regarde-moi dans les yeux et dis-moi que ce vendeur ne t'a fait aucun effet!
James se pencha vers son frère et planta ses yeux dans les siens.
Harry finit par baisser le regard sans rien dire.
James se redressa, tout sourire.
- Tu sais quoi? Ça tombe très bien! Je comptais retourner au magasin pour acheter deux, trois trucs que j'avais repéré la dernière fois. Eh bien tu viendras avec moi!
...
Il s'était passé plusieurs jours avant que James ne se décide enfin à se rendre de nouveau au magasin.
Et Harry avait espérer que son frère oublierait ce qu'il avait dit.
- Tu es prêt? Demanda James en passant la tête derrière la porte de la chambre.
Harry avait l'impression d'avoir horriblement blanchi et de ne pas avoir retrouvé ses couleurs depuis.
- Non James!
- Ah si!
- Oublie! Non, je ne viendrais pas!
- Oh que si! C'est non négociable! Tu te lèves immédiatement pour venir avec moi ou bien j'emploie la force et je t'amène à ton beau blond entièrement ligoté. Vu ce qu'il t'a dit, ça devrait beaucoup lui plaire!
Harry lui lança un regard noir.
Bon, la situation n'était pas si grave.
Il était dans la voiture, avec son frère, pour retourner au magasin "Le Septième Ciel".
James l'y amenait pour qu'il parle au vendeur. Soit.
Il pouvait gérer.
Il suffisait qu'il dise au blond qu'il n'était pas intéressé et le tour était joué!
Harry sentit un poids s'enlever de ses épaules. Voilà! C'était la solution!
Ce n'était pas sorcier!
Lorsqu'il passa la porte d'entrée du magasin, il regarda néanmoins autour de lui d'un air angoissé.
James se retient de rire.
Il ne fit aucun commentaire et partit dans les rayons à la recherche de ses prochains jouets.
Harry scanna le magasin des yeux et lorsqu'il constata qu'en dehors du caissier, il n'y avait que des clients, il poussa un soupir de soulagement et emboîta le pas à son frère.
A quelques pas de là, le fameux caissier le suivit du regard.
Voyant qu'aucun client ne semblait prêt à passer régler ses achats, l'homme mit sa caisse en pause et s'élança dans les rayonnages. Il frappa bientôt à la porte réservée au personnel et entra sans attendre de réponse.
Drago leva les yeux de son ordinateur lorsque son collègue pénétra dans le bureau.
Il leva un sourcil, interrogateur.
- Qu'est-ce que tu fais là? Il n'y a plus personne dans le magasin? Demanda-t-il.
- Si, si, il y a toujours des gens, répondit le caissier, et tu devrais venir!
Drago se redressa.
- Un problème?
Son collègue rigola.
- Non, aucun soucis. Mais ce serait bête que tu restes enfermé ici alors qu'il y a un certain beau brun dans la boutique.
- Oh! Fit Drago.
Un immense sourire s'étala alors sur son visage, faisant de nouveau rire son collègue.
- J'arrive, reprit le blond. Merci.
Avec un hochement de tête, le caissier repartit dans le magasin et retourna se poster à sa caisse.
Harry suivait son frère comme un automate.
Il le regardait prendre des articles et les mettre dans son panier ou bien les reposer à leur place.
Il lui vint brusquement à l'esprit que cela ressemblait à s'y méprendre à sa première visite dans ce lieu. Cela le fit sourire.
Sourire qui se figea lorsqu'il croisa le regard du vendeur blond fixé sur lui à l'autre bout du rayon.
Et merde! Pensa-t-il aussitôt.
Harry détourna les yeux, gêné.
Inspire, expire, pensa-t-il. Ça va bien se passer!
- Bonjour!
Harry leva aussitôt les yeux. Son regard se retrouva immédiatement prisonnier de celui, gris, face à lui.
- Ah bonjour, s'exclama James, visiblement ravi. Dites-moi, j'ai une question.
Harry eut l'impression de respirer de nouveau lorsque le regard du blond se tourna vers son frère pour répondre à sa demande.
Bon sang! Mais qu'est ce qu'y lui arrivait!
Il sursauta légèrement lorsque James s'écria:
- Parfait! Je vais voir ça de suite!
Et il disparut avant qu'Harry ait eu le temps de faire un pas, le laissant seul avec le blond.
Un silence pesant s'installa aussitôt.
Quand l'autre homme se tourna vers lui, Harry baissa à nouveau les yeux. Il ne put le voir mais cela fait sourire son vis-à-vis.
- Vous êtes revenu.
Ce n'était pas une question. Juste un constat.
Harry déglutit en se forçant à relever le regard.
- Hummm...oui, ...je...hum.
Le sourire du blond s'agrandit.
Harry souffla un bon coup pour se donner du courage et reprit:
- Ecoutez, ...je... je suis flatté... mais... eu...
- Excusez-moi! Le coupa brusquement une femme qui les rejoignit en deux pas. Je voudrais un renseignement...
Drago se tourna vers elle, son sourire se fanant considérablement.
- Je vous prie de m'excuser Madame, répondit le blond poliment. Mais ce jeune homme a un soucis qui doit être réglé au plus vite. Je vous laisse vous diriger vers mon collègue à la caisse. Il se fera un plaisir de répondre à toutes vos questions.
La dame le fixa du regard, mécontente et ne bougea pas d'un poil.
Sans se démonter, Drago se tourna vers Harry et lui dit, d'un ton courtois:
- Suivez-moi s'il vous plait.
Et il tourna les talons pour se rendre à son bureau, Harry sur ses pas.
Il passa la porte du personnel, s'effaça pour laisser entrer le brun et referma derrière eux.
Harry s'avança dans la petite pièce, ne sachant pas trop quoi faire ou dire.
Lorsque le blond lui avait demandé de le suivre, il avait obéit par pur automatisme.
Et maintenant qu'il se trouvait seul avec le vendeur, son esprit était vide.
Mais il fallait qu'il éclaircisse la situation, c'était le mieux à faire.
Décidé, il se retourna, son courage retrouvé.
Pour perdre toute sa superbe quand il vit que le blond se trouvait juste derrière lui, à seulement quelques centimètres.
Son regard, ainsi que son attitude, avaient changé: il semblait prêt à lui sauter dessus.
D'instinct, Harry recula, son cœur s'emballant brusquement.
- Ecoutez..., commença-t-il, .. ce n'est pas ce que vous croyez,...je...
- Si je vous saute dessus, là, maintenant, tout de suite, quelle sera votre réaction?
La voix du blond était basse et grave.
Un frisson parcourut le dos d'Harry.
Sa réaction?
Au fait que l'apollon devant lui lui saute dessus pour...?
Une image traversa furtivement l'esprit d'Harry, le faisant devenir rouge pivoine.
Il se secoua brusquement.
Mais c'était quoi ça! Se réprimanda-t-il. Qu'est-ce qui lui prenait de perdre tous ses moyens? Il avait certes un magnifique jeune homme qui était en train de lui dire qu'il voulait l'étaler sur le sol pour lui faire subir des choses innommables et certainement délicieuses mais ce n'était pas une raison!
- Ce n'est pas une bonne idée, reprit-il.
Le blond haussa légèrement un sourcil.
- Ah oui? Lui répondit-il. Et pourquoi? Parce que votre petite amie ne serait pas d'accord avec ça?
- Elisabeth n'est plus ma petite amie!
La phrase, sortie sans même y réfléchir, augmenta encore le sourire du vendeur.
- En voilà une bonne nouvelle, murmura-t-il. Alors en quoi cela serait une mauvaise idée?
Harry ouvrit la bouche mais aucun son n'en sortit. Son esprit carburait à cent à l'heure mais aucune excuse valable ne lui venait en tête. Il balbutia alors la première pensée cohérente qui traversa son cerveau:
- Je ne connais même pas votre nom!
Seule sa fierté l'empêcha de cacher sa tête dans ses mains tellement sa phrase était risible.
Néanmoins, le jeune homme devant lui retrouva un visage sérieux et lui tendit la main.
- Drago Malefoy, dit-il d'une voix claire et posée. Et vous?
Pendant une seconde, Harry n'eut aucune réaction.
Puis il serra la main de son vis-à-vis avec hésitation.
- Harry Potter.
Alors qu'Harry était en train de se dire que tout cela était irréel, il se sentit brusquement pousser en arrière.
Il eut à peine le temps de songer à se rattraper qu'il se retrouva prisonnier entre le bureau derrière lui et le corps du vendeur.
Deux mains chaudes se glissèrent sous son manteau ouvert pour se poser sur ses hanches tandis que son regard se retrouvait hypnotisé par celui, gris, à quelques centimètres devant lui.
- Une autre objection? Chuchota Drago, d'une voix à nouveau rauque.
Sans attendre de réponse, il écrasa ses lèvres sur celles d'Harry.
Pendant quelques instants, l'esprit d'Harry fut hors service. On plutôt tellement surchargé d'informations qu'il était sur bouqué.
Un homme était en train de l'embrasser...
Et c'était tellement différent d'une fille...
Les lèvres de Drago bougèrent sur les siennes et une langue taquine vint à leur rencontre.
Sans réfléchir, Harry ferma les yeux et gémit sourdement.
Tout cela était inattendu.
Ce n'était pas prémédité, c'était juste physique et c'était bon.
Lorsque la langue de Drago rencontra la sienne, il poussa un son plus fort encore et cela sembla plaire à son partenaire.
Drago ne savait pas ce qu'il allait se passer lorsqu'il avait amené le brun dans le bureau.
Il voulait juste avoir la paix, sans client risquant de les interrompre toutes les deux secondes.
Mais les minces tentatives du brun pour le repousser étaient tellement peu convaincantes que cela n'avait fait que réveiller son désir.
Tout dans l'attitude de son vis-à-vis montrait qu'il était perdu. Mais pas dans le mauvais sens du terme. Perdu dans le sens de l'appréhension à l'idée de plonger à pieds joints dans l'inconnu. C'est attirant mais cela fait tout de même peur.
Drago allait se faire un plaisir de le guider pour faire disparaitre ce sentiment.
Le pousser contre le bureau était pour l'empêcher de trop réfléchir. Non pas qu'il souhaitait lui brouiller l'esprit, au contraire. Mais parfois, dans certaines situations, trop analyser met plus de frein qu'autre chose.
Et dans l'immédiat, le physique devait primer sur le mental.
L'embrasser à pleine bouche, c'était juste parce qu'il en mourrait d'envie.
Sentir son corps épouser les formes de celui d'Harry le mena à un tel état d'excitation qu'il dut se faire violence pour seulement poser sagement ses mains sur ses hanches.
Mais il ne fallait pas lui en demander trop tout de même. Se jeter sur ses lèvres avait donc été une bonne option.
Drago était fier de lui.
Malgré son envie pressante d'arracher les vêtements de la divine personne dans ses bras et de la faire hurler de plaisir, il parvint à se contrôler et à se contenter de caresser ses lèvres des siennes.
Lorsqu'il sortit sa langue pour demander l'accès à la bouche d'Harry, ce dernier gémit doucement.
Les mains de Drago se crispèrent aussitôt.
Si le brun recommençait, Drago n'était pas sur de pouvoir se contrôler.
Ses lèvres s'entrouvrirent et leurs langues entrèrent en contact.
Drago sentit un frisson le parcourir et Harry poussa un nouveau gémissement, plus expressif que le dernier.
L'esprit du blond se mit brusquement à l'arrêt et son corps réagit d'instinct.
Ses mains glissèrent le long des cuisses fermes et d'une brusque poussée, soulevèrent le jeune homme brun pour l'asseoir sur le bureau.
Il se glissa aussitôt entre les jambes écartées et colla son bassin à celui d'Harry tandis qu'il continuait à l'embrasser, d'un baiser qui devint vite fougueux.
Harry ne savait plus où donner de la tête. De toute manière, celle-ci semblait être partie en vacances.
Son esprit brumeux ne semblait se répéter qu'une chose: que cela ne s'arrête pas!
S'il avait aimé embrasser des filles, il adorait embrasser Drago.
Ses lèvres semblaient ne plus vouloir laisser leur consœurs s'en aller et sa langue était déjà dépendante du touché de l'autre.
Il avait l'impression d'être au nirvana lorsque Drago l'obligea à s'asseoir sur le meuble et les colla plus intimement.
Son cerveau eut un soubresaut de panique devant cette nouvelle position, qui ne dura pas.
Le baiser devint brusquement plus intense, plongeant Harry dans une myriade de sensations plus plaisantes les unes que les autres et il répondit du mieux qu'il put, ses doigts venant se perdre dans la chevelure blonde platine.
Deux mains expérimentées remontèrent le long de ses cuisses, provoquant de délicieux frissons à travers son pantalon et vinrent se poser sur ses fesses où elles élurent domicile pour maintenir son bassin en place alors que celui de Drago se mettait en mouvement.
Lorsque l'érection du blond entra en contact avec celle d'Harry au travers du tissus de leurs pantalons, ce dernier sentit son souffle se couper et une vague de plaisir le traversa plaisamment.
Ses jambes s'ouvrirent en plus grand de leur propre chef et il rejeta la tête en arrière en gémissant bruyamment.
Le son sembla ramener Drago à la réalité.
Au prix d'un immense effort, il stoppa ses mouvements de bassin et déposa un chaste baiser sur le cou offert devant lui.
Harry ramena son regard dans le sien et siffla:
- T'arrête pas...
Drago sentit un torrent de lave parcourir ses veines et son érection devenir encore plus dur.
- Tu peux me croire, je continuerais bien ce qu'on est en train de faire, chuchota-t-il en réponse tout contre les lèvres d'Harry. Mais ce n'est ni le moment ni l'endroit pour ça. Et le bureau n'est pas insonorisé, j'espère qu'aucun client ne se trouvait prêt de la porte lorsque tu as gémi.
Aux derniers mots de Drago, l'esprit d'Harry sembla refaire surface et il écarquilla les yeux d'horreur tandis que son teint palissait.
Le blond sourit.
Il se recula légèrement, entraînant Harry avec lui, tout deux se retrouvant debout, toujours collés l'un à l'autre.
Soudainement pleinement conscient de ce qu'il venait de se produire, Harry rougit furieusement et se racla la gorge, gêné.
Drago ne le laissa pas réfléchir plus. Il se pencha et déposa un doux baiser sur ses lèvres.
Une de ses mains passa entre leurs deux bassins, se posa sur l'érection d'Harry et se mit à la caresser lentement au travers du tissus.
Tout contre les lèvres de Drago, Harry haleta.
- Je finis à 19h ce soir, murmura le blond. Je t'attendrai devant le magasin.
Harry rouvrit les yeux, qu'il n'avait pas conscience d'avoir fermé, et les plongea dans ceux de son vis-à-vis.
Ce dernier le dévorait du regard.
- Je vais te faire passer la plus belle nuit de ta vie, lui promit-il tout bas.
A suivre...
