Bonjour à tous!

Holala! Oui je sais, j'avais dit que je publierais toutes les deux semaines grand max et je suis méga à la bourre!

Je suis désolée!

Mais j'ai l'impression d'avoir à peine publié un chapitre que poufff, on est déjà deux semaines plus tard et je panique en me disant "tu es à la ramasse ma vieille!". Bon bref!

Toutes mes excuses!

Je vais peut-être revoir mes prévisions à la hausse et dire que je publierai toutes les trois semaines grand max, ce sera certainement mieux. Et si je mets un nouveau chapitre plus tôt et ba champagne!

Trêve de bêtises, bonne lecture!

HarryPattenrond


Chapitre Cinq

Il semblait bien que le cerveau d'Harry n'avait réussi à se remettre en marche qu'au moment où James le ramena à la maison.

Comment était-il sorti du bureau du personnel et comment avait-il retrouvé son frère? Mystère.

Harry ne reprit conscience de son environnement qu'une fois assis dans la voiture.

Il jeta un regard un peu perdu autour de lui puis se tourna vers James qui conduisait silencieusement.

Rapidement, cette ambiance trop calme le rendit nerveux. Ce n'était pas dans les habitudes de son frère de ne rien dire du tout.

- Tout va bien? demanda-t-il.

Son frère eut un léger rire face à la demande.

- Oui, moi ça va, répondit-il sans quitter la route des yeux. Toi par contre, tu sembles dans la lune.

Harry saisit parfaitement le ton narquois.

- James, il ne s'est rien passé!

- Mon œil! rigola son frère. La bosse qui déforme ton pantalon parle pour toi!

D'un geste nerveux, Harry referma son manteau.

James éclata de rire devant l'air mortifié de son frère.

- Alors? enchaîna-t-il une fois qu'il se fut calmé. C'est quoi la suite du programme?

Le regard perdu dans le paysage qui défilait par la fenêtre, Harry murmura:

- Il m'a proposé de le rejoindre ce soir, après la fermeture du magasin.

James poussa une exclamation amusée.

- J'en connais un qui va passer une très bonne nuit! commenta-t-il.

...

Assis sur son lit, Harry fixait l'horloge murale depuis un bon bout de temps maintenant.

A peine était-il revenu à la maison avec son frère qu'il était allé directement s'enfermer dans sa chambre. Personne n'était venu le déranger et Harry avait fait en sorte de s'occuper l'esprit pour s'empêcher de réfléchir.

Il aurait bien le temps plus tard de penser à ce qu'il ferait ce soir...

Mais la journée était passée à une vitesse folle et son rendez-vous n'était plus que dans une demi heure.

Et Harry ne savait tout simplement pas quoi faire.

D'un côté, il mourrait d'envie d'y aller. Le jeune homme blond était très séduisant et ce qu'il lui avait fait dans le bureau, quelques heures plus tôt, ne pouvait que le conforter dans l'idée que cette nuit serait plus qu'agréable!

Mais d'un autre côté, il doutait énormément. Ce n'était pas du tout son genre de coucher avec une personne qu'il ne connaissait pratiquement pas. Les plans d'un soir n'étaient pas dans ses habitudes, bien au contraire.

D'un geste nerveux, Harry se mit à ronger un de ses ongles.

Et puis, Drago ne lui proposait pas une simple partie de jambes en l'air.

Il y aurait certainement des menottes, des ... il utiliserait des jouets pour...

Le jeune homme brun sentit un frisson glacé lui parcourir le dos.

En toute honnêteté, il connaissait tellement peu de choses à propos des jouets sexuels qu'il était bien incapable de savoir ce que le blond comptait lui faire.

Et s'il n'aimait pas tout compte fait? Ce n'est pas parce que les menottes l'avaient attiré qu'il apprécierait le reste? Si?

Harry se prit la tête entre les mains en poussant un gémissement de dépit.

L'heure tournait, il fallait prendre une décision maintenant.

...

Lorsqu'Harry se présenta à table à l'heure du dîner, James le fixa d'un regard déçu.

Les deux garçons restèrent silencieux, au grand étonnement de leurs parents.

Même si aucun mot ne fut échangé, l'ambiance était tendue.

A la fin du repas, Harry rejoignit de nouveau sa chambre mais il fut surpris lorsque James se glissa par l'ouverture avant qu'il ait eu le temps de refermer sa porte.

Son aîné se planta devant lui, bras croisé et s'exclama:

- Tu n'étais pas censé sortir ce soir, toi?

Le ton fit légèrement grimacer Harry. Il était clair que son frère essayait de rester calme, sans grand succès.

- Je me suis dit que ce n'était pas une bonne idée d'y aller, répondit-il.

- Et pourquoi donc?

- Bon sang James, je ne le connais même pas! Et il faudrait que j'y aille sans me poser de questions! Si je fais ça, je vais me retrouver chez un parfait inconnu, qui voudra me faire des choses avec des objets dont j'ignorais l'existence jusqu'ici! C'est...

Avec un grognement exaspéré, Harry donna un coup dans sa chaise de bureau qu'il envoya valser à travers la pièce.

Il n'avait pas su quoi faire pendant des heures à propos de ce rendez-vous. Y aller ou pas? Cette indécision l'avait mis dans un état d'énervement extrême. Et même maintenant, alors qu'il était trop tard pour revenir en arrière, il ne savait toujours pas s'il avait bien fait de ne pas y aller ou non. Cela n'arrangeait pas du tout son état mental.

Alors que James se permette de venir pour lui reprocher sa décision n'aidait vraiment pas!

Avec un profond soupir, Harry tenta de se calmer.

S'énerver contre son frère ne le mènerait nulle part.

- Tu as peur.

Harry se retourna.

James le fixait à présent d'un regard plus doux.

- Tu es terrifié, reprit l'aîné avec conviction. Tu te cherches des excuses mais la vérité c'est que tu as juste la frousse de franchir le pas.

Harry ouvrit la bouche, certainement pour protester, mais James le coupa en levant la main.

- Ne dis rien, commenta-t-il. Ce n'est pas à moi que tu dois des explications, c'est à Drago.

Et il quitta la chambre de son petit frère sans un mot de plus.

...

Deux jours étaient passés depuis cette conversation fraternelle.

Et Harry n'arrêtait pas d'y penser.

Pendant des heures, il avait réfléchi, analysé, été honnête envers lui-même, pour en arriver à une conclusion: James avait raison, comme d'habitude.

Oui, il était terrifié et ce sentiment mettait un frein à tout le reste.

Et il n'arriverait pas à passer au dessus de ça.

Néanmoins, même s'il était maintenant évident pour Harry qu'il ne se passerait rien avec le blond, il lui devait tout de même des excuses.

Après tout, il l'avait fait attendre pour rien.

Le cœur battant à cent à l'heure, Harry se gara dans le parking du magasin "Le Septième Ciel" et coupa le contact.

Il jeta un coup d'œil vers sa montre: 18h58.

Cela lui avait semblé plus intelligent de parler au blond après la fermeture du magasin plutôt que pendant les heures d'ouverture: si Drago lui hurlait dessus, il préférait le moins de témoins possibles.

Soufflant pour se donner du courage, il descendit de voiture et regarda autour de lui.

Les places de stationnement étaient toutes vides à deux exceptions prés: son propre véhicule et une petite voiture de ville rouge quelques mètres plus loin.

Un éclat de rire le fit brusquement sursauter: les portes du magasin s'ouvrirent pour laisser passer Drago et son collègue. Ce dernier, toujours habillé du t-shirt du magasin, semblait se remettre difficilement d'un fou rire. Il essuyait les larmes coulant sur ses joues tandis qu'il éteignait les lumières de la boutique. Avec un sourire amusé, Drago verrouilla les portes à sa suite et descendit le rideau de fer qu'il ferma à son tour.

Toujours mort de rire, le caissier souhaita une bonne soirée à son patron et se dirigea vers la petite voiture rouge.

En passant devant lui, il adressa un salut de la main à Harry.

Ce dernier lui fit un bref sourire nerveux et se tourna de nouveau vers l'entrée du magasin.

Drago l'avait vu et le fixait d'un regard perçant, toute trace de sourire disparu.

Avec l'expression d'un condamné à mort, Harry s'avança vers lui.

Il s'arrêta à distance raisonnable et baissa les yeux, incapable de soutenir ce regard froid.

- Hummm...salut... commença-t-il d'une voix enrouée.

Il se racla nerveusement la gorge et jeta un rapide coup d'œil vers le blond.

- Je... je me doute bien que tu n'as pas très envie de me voir mais... euuu...je... je tenais à m'excuser...pour t'avoir posé un lapin.

Harry poussa un léger soupir.

Ça n'avait pas été facile mais il avait réussi à lui présenter ses excuses. Il pouvait être fier de lui!

Au moins, si Drago le tuait, il mourrait la conscience tranquille.

Seul le silence répondit à sa phrase.

Inquiet, Harry releva les yeux.

Drago le regardait toujours, un sourcils haussé.

- Ce n'était pas correct, enchaîna Harry d'une petite voix, j'aurai dû revenir au magasin pour te dire qu'il ne se passerait rien et ...

- Qu'il ne se passerait rien? coupa Drago.

Surpris par l'intervention, Harry resta silencieux un court instant.

- Eu... oui, qu'il n'y aurait rien entre toi et moi, reprit Harry, incertain. Je ne ...

- Et bien, non, recoupa Drago d'un ton sans réplique. Je ne suis pas d'accord!

La bouche ouverte, Harry se retrouva de nouveau muet.

Il s'était attendu à ce que le blond refuse ses excuses mais pas de manière aussi violente et catégorique.

Avec un nouveau soupir, Harry essaya de trouver les mots pour tenter de se faire pardonner mais le blond le devança:

- Pourquoi il ne se passerait rien entre nous? demanda-t-il.

Complètement pris au dépourvu, Harry écarquilla les yeux.

- Quoi?

- Je t'ai demandé pourquoi il ne se passerait rien entre nous? reprit le blond. Tu sais, c'est à peu près la même question que je t'avais posé lorsque nous nous sommes retrouvés dans mon bureau il y a deux jours.

Drago se tut un instant puis continua, un léger sourire aux lèvres:

- Et nous savons tout les deux ce qu'il s'est passé ensuite. Ce ne sera pas différent aujourd'hui.

Pétrifié, Harry ne bougea pas lorsque Drago se rapprocha pour souffler sensuellement à son oreille.

- Sauf que là, tu pourras gémir et hurler autant que tu le voudras, il n'y a que moi qui t'entendrais.

Le blond se recula légèrement et ancra son regard dans celui d'Harry, ses lèvres frôlant les siennes.

- Je t'ai attendu pendant une soirée et deux jours. Tu as beaucoup à te faire pardonner et moi, j'ai beaucoup de fantasmes à propos de toi. J'espère que tu n'avais aucun autre projet pour ce soir car pour cette nuit, tu es à moi!

A suivre...