Disclaimer: Le domaine de Fairy Tail ne m'appartient pas et je ne gagne rien avec cette histoire.

NdlA : Bonjour ! Je met la réponse à la review en dessous et on attaque le chapitre.

Guest (Je ne sais pas vraiment si c'est Tsuki ou Suu-kuni): Bonjour ! Merci pour la review, elle m'a trop fait plaisir, surtout que je ne savait pas vraiment si j'avais atteins mon but ou pas avec ce chapitre. Merci de m'avoir rassuré !

Comme d'habitude, je poste à une heure indue pour moi, donc s'il y a des fautes : je les corrigerai à tête reposée. Bonne lecture !


Chapitre 11 : Warrod.C Ken

Le jour se levait à peine lorsque Laki Olietta, les Rajinshû et Laxus Draer avaient quitté l'auberge « Au bon passage » dans laquelle il avaient passé la nuit et la journée touchait maintenant à sa fin.

D'après la carte griffonnée par Maître Makarov au dos d'un prospectus, ils étaient presque arrivés à la maison du mage saint que Laki devait rencontrer et la jeune femme se demandait encore pourquoi les Rajins et leur chef avaient décidés de l'y accompagner. Non qu'elle se plaigne, il était toujours plus sûr et plaisant de voyager accompagnée que seule. Mais bon, elle aurait très bien pu y aller avec Epixerus, qui était pour l'heure, assoupi dans un ancien porte-bébé que Bisca lui avait donné : Il était maintenant trop petit pour Azuka et la petite fille avait été ravie de donner son moyen de transport au « bébé de Laki ».

Laki pouffa en y repensant et rajusta la lanière du porte-écureuil qui passait par-dessus celles de son propre sac à dos.

— Tu veux que je le porte ? demanda Fried, à qui le geste n'avait pas échappé.

Fried et Evergreen marchaient à ses côté tandis que Bixlow discutait avec Laxus, à quelques mètres devant eux.

— Non, ça va aller. Il faut que je m'habitue à le porter et de toute façon, quand il se réveillera, il marchera aussi.

Ils cheminèrent quelques instants dans un silence rompu seulement par le bruit de la nature environnante.

— Pourquoi vous m'accompagnez si loin ? demanda la jeune femme, que la question taraudait depuis qu'ils avaient quitté la guilde, la veille.

— Pourquoi pas ? sourit le mage aux cheveux longs.

— Je me disais que vous auriez peut-être voulu aller vous entraîner plutôt que de me servir de garde du corps.

— C'est ce qu'on va faire. lui répondit Evergreen en souriant. Après t'avoir déposé chez l'ami du Maître.

— C'était pas la peine.

— Et puis, on est très curieux. avoua Fried avec un clin d'œil à Laki qui sourit en coin.

— Je me doutais qu'il y avait un truc comme ça mais Laxus aussi ? demanda-t-elle en baissant légèrement la voix.

— Quoi, tu rigoles ? s'exclama Evergreen qui elle, haussât volontairement le ton. Laxus est le pire. dit-elle alors que le blond leur jetait un regard curieux par-dessus son épaule.

— Laxus est curieux comme un vieux chat. compléta Fried en riant.

— Pourquoi « vieux » ? releva l'intéressé.

— C'est juste une expression, Lax. Mais oui, on a prévu de s'entraîner aussi. En fait, il y a un endroit dans le coin qui réponds à tous nos critères. indiqua Fried.

— Tous vos critères ? releva Laki, intriguée.

— Pour lui, pas de pluie. commençât Bixlow en montrant Laxus. Pour le reste, il suffit d'un grand espace dégagé et désert où on pourra tous s'entraîner sans se gêner les uns les autres.

Laki prit un moment pour tenter d'imaginer ce que pouvait être un entraînement à la rajinshû, mais elle cessa rapidement : Cela ressemblait trop à un enfer pour elle.

— Mais... Vous avez vraiment besoin de vous entraîner ? demanda Laki sincèrement surprise. Je veux dire, vous êtes tellement puissants...

— Nous étions puissants, la corrigea Fried, sans s'arrêter de marcher. Maintenant, nous sommes tout juste capable de tenir les gens en respect, mais on est pas sûrs de pouvoir le leur imposer.

— Et si on est pas capables de ça, on faillit à notre mission première. pensât tout haut le casqué à l'avant.

— Qui est de protéger notre chef. termina tranquillement la seule femme des Rajinshû.

La violette regarda pensivement le dos dudit chef qui ne leur avait pas accordé un regard depuis que Fried l'avait qualifié de vieux chat.

Votre chef est assez puissant pour détruire à lui tout seul une guilde de moyenne importance et une grande partie d'une autre plus puissante, se moqua Laki. Il n'a pas besoin de protection. assura-t-elle.

— On a tous besoin de protection. répondit calmement Fried, à une Laki incrédule.

— Aujourd'hui c'est toi. présenta Laxus en se retournant pour la regarder dans les yeux. Demain ça sera quelqu'un d'autre, peut-être même nous, qui sait ? Et un jour, les rôles s'inverseront et tu seras celle qui accompagne quelqu'un juste pour s'assurer que cette personne arrive à bon port indemne. S'il y a bien quelque chose dont je suis sûr, Olietta, c'est que la roue tourne et quiconque l'oublie en paiera le prix.

La violette se le tint pour dit, alors qu'ils reprenaient leur route. Évidement, il avait raison : personne n'était à l'abri d'une situation où il pourrait avoir besoin d'aide. Le fait de faire partie d'une guilde constituait une partie de la réponse à ce danger : Si vous étiez en danger, quelqu'un forcément viendrait à votre secours et la guilde ne vous laissait jamais partir vraiment seul.

C'était stupide de sa part d'avoir oublié cette vérité et par cette annonce qui, à première vue, défonçait les portes ouvertes, Laxus venait de la lui rappeler à sa manière : La force d'une famille, comme la force d'une armée, résides dans la loyauté entre ses membres (1).

_ ≤|ϟ_¬|≥ _

Laxus Draer était flatté par la réflexion de la violette, mais il était plutôt d'avis qu'elle devrait rapidement changer son fusil d'épaule si elle voulait vraiment devenir plus puissante. Elle idéalisait peut-être un peu trop la puissance magique au détriment de la notion d'équipe, ce qui pourrait un jour s'avérer dangereux aussi bien pour elle que pour son entourage, mais il n'avait pas de soucis à se faire de ce côté là. Avant de partir de la guilde l'avant-veille, Laxus avait été informer son grand-père, au sujet du type qui suivait la violette, ainsi que de sa décision de lui servir d'escorte jusqu'à destination. Arguant de la longueur du voyage et du potentiel dangerosité de sa mission, le dragon avait réussit à tirer quelques confidences au sujet de la jeune femme au vieux Maître de guilde.

Elle veut devenir plus forte, alors je l'envoie chez un ami de longue date.

Un ami, hein...

Tu es sûr que tu n'as pas une idée derrière la tête ? demanda le vieux, soupçonneux.

De quoi tu parles ?

Tu es sûr que c'est juste pour l'escorter que tu y vas ?

Pour quelle autre raison ?

Je sais pas... Peut-être parce que tu veux absolument savoir chez qui je l'envoie ?

Ah ! Mais ça c'est évident, Gramps... Qu'est-ce que ça serait d'autre sinon ?

Le vieil homme soupira d'un soulagement qui irrita son petit-fils.

J'ai eu peur que tu ne t'intéresse à elle pour une autre raison, disons plus... Personnelle.

Hein ?!

Elle sort d'une relation douloureuse et son ex n'a pas été tendre avec elle. Je doute qu'elle soit prête pour une autre histoire... Surtout si tu n'es pas sérieux, Laxus.

Vieux. Il faut vraiment, VRAIMENT que tu arrêtes de te faire des films. Et de traîner avec Mira : elle a déteint sur toi... sérieux...

Il avait quitté le bureau de son grand-père sans plus de cérémonies et en était maintenant au stade des conjectures. En fait, il était raisonnablement possible que le type qui la suivait était son ex petit-ami, ce qui le fit grincer des dents. Le vieux n'avait pas voulu s'étendre sur le sujet au motif qu'il n'était pas le plus indiqué pour en parler et que le plus simple serait de la questionner elle. Le fait qu'ils ne soient que des connaissances tous les deux, excluait ce genre de confidences. Ne restait donc que la possibilité que l'ex se manifeste et s'il le faisait, Laxus voulait être là mais la raison pour laquelle il le voulait se refusait encore à sa conscience. Ou du moins, il l'avait rangé dans un tiroir reculé de son cerveau, avec un mouchoir par-dessus.

La sensation qu'une magie enflait à proximité le tira de ses réflexions et il sauta sur le côté par instinct. Bien lui en prit car une branche d'à peu près dix centimètres d'épaisseur s'écrasât à l'endroit précis où ils se tenait quelques secondes auparavant. Il jeta un rapide coup d'œil sur le côté et vit Bixlow éviter lui aussi une branche du même acabit. Evergreen et Fried, quant à eux, avaient attrapés Laki dans leur bonds et se tenaient à présents devant elle, prêts à en découdre.

C'est quoi ce bordel encore ?

Le dragon observa les alentours attentivement mais rien ne bougeait mis à part les branches d'un arbre noueux qui se précipitaient dans leur direction.

— Protégez Laki. ordonna-t-il à son bras droit et Ever. On s'occupe de ça. dit-il, ignorant la violette qui râlait parce qu'elle n'avait pas besoin qu'on la protège. Le dragon laissât jaillir sa foudre et celle-ci allât brutalement à la rencontre des branches pour les stopper pendant que Bix préparait rapidement un Baryon Formation, qui visait le mage qui se devait se tenir juste derrière l'arbre. Nos attaques ne peuvent que ralentir cette merde, Olietta. Trouves le moyen de la rendre inopérante, sinon c'est peine perdue, ordonna-t-il encore, mais à Laki cette fois.

Absorbé par son combat contre le végétal géant qui se comportait comme un poulpe de branchages, le dragon slayer ne pu s'empêcher de sourire de toutes ses dents en entendant Olietta jurer comme un charretier à voix basse. C'était bien la première fois qu'il entendait distinctement quelqu'un le traiter de connard, alors qu'il était à portée de voix et il s'aperçut qu'il appréciait qu'elle le fasse. Personne d'autre, à part son grand-père, n'aurait osé, sans craindre de représailles, mais le dragon lui laisserait toujours passer ses écarts de langage, parce qu'il trouvait cela extrêmement vivifiant qu'elle le défie aussi ouvertement. Mais ça, il ne le dirait pas à voix haute, car la manière dont elle s'excusait de mauvaise grâce était tout aussi tordante.

Il avisa trop tard, le rai de lumière verte qui se dirigeait depuis l'arrière vers la mage de Fairy Tail, suivit par une autre branche, beaucoup plus épaisse que celles contre lesquelles Bix et lui se battaient. Comme au ralenti, il vit le trait passer à travers le leprechaun d'Ever et sous la garde de Fried qui se mirent tous deux à jurer avec autant de virulence que Laki. Alors que le trait allait toucher Olietta, Laxus dû détourner le regard une seconde pour griller une autre branche vicieuse lorsque qu'un bruit incongru de sucions se fit entendre et lorsqu'il pu de nouveau regarder dans la direction d'Ever, ce fut pour voir un spectacle qui le laissa interdit : Le rongeur de la mauve s'était réveillé durant le combat et avait manifestement, purement et simplement avalé le sort. A présent, il avait pris quelques centimètres au garot et des cornes faites de bois lui ornait maintenant le crâne.

Qu'est-ce que...

L'attaque reprit de plus belle, mais elle ne venait plus que de devant Bix et lui.

Ça devait être un piège qui avait été placé là. Ce qui veut dire que la pourriture nous attendait et qu'on est tombé dans une embuscade.

Une nouvelle attaque visa précisément Olietta, dont la magie s'était mise à rugir dans les oreilles du blond au moment où elle avait été visée la première fois. La jeune femme sauta avec grâce au-dessus de l'écureuil qui lui hurlait de rester en arrière. Laxus était totalement d'accord avec le blaireau et allait faire de même, mais il comprit qu'il avait eu tort car dès le moment où les paumes de la jeune femme entrèrent en contact avec le bois, celui-ci se délita avec obéissance devant la magie de la mage de bois, qui se calma elle aussi, sans pour autant disparaître.

Évidement. c'est du bois, en même temps.

— Bien joué ! la félicita Fried, dont les cheveux regorgeaient à présent de feuilles. Tu es blessée ? demanda-t-il encore à la violette qui secoua négativement la tête.

— Bon sang, mais qu'est-ce que c'est que ce bazar ? s'écria Evergreen dans le même état que Fried.

Le fils d'Ivan allait dire qu'il n'en avait pas la moindre idée lorsque des applaudissement retentirent dans la foret et les firent sursauter. Sur leur gardes, les mages firent face au mage qui sortait d'une démarche tranquille d'entre les arbres, toujours en applaudissant.

Voilà pourquoi on ne l'a pas remarqué : Ce mec ressemble lui-même à un arbre. pensât Laxus en détaillant l'inconnu qui se tenait devant eux avec un grand sourire. Grand, filiforme avec un sourire auquel il manquait une dent. Des cheveux fait de feuilles et des bras qui ressemblaient à des branches chétives, il portait une longue toge blanche et jaune sur un short qui semblait en osier tressé. Devant leur mine ahurie, le mage-arbre éclata de rire.

— C'est bien Fairy Tail, c'est très bien ! rit-il. Allons, allons, du calme, je ne voulais pas vraiment vous attaquer, vous savez. dit-il encore car aucun des mages n'avaient l'air tranquillisé par ses paroles.

Ses poupées entouraient toujours Bixlow, Evergreen avait gardé ses ailes, Fried avait encore l'œil noir, Olietta était encore auréolé de marron sombre et Laxus lui-même était encore électrisé. Sentant quelque chose de lourd peser sur son épaule, il jeta un œil pour y découvrir un rongeur qui grignotait manifestement sa magie avec délectation. A présent, il avait l'air d'un buisson qui venait d'être frappé par la foudre, ce qui aurait pu être marrant dans d'autres circonstances.

Arrêtes ça, Blaireau. C'est pas le moment.

Relax Lax, le calma l'écureuil en continuant à mâchonner malgré tout. Il ne nous veut aucun mal et j'ai faim.

— Qui êtes-vous ?

— Je suis le destructeur des mondes... annonça le vieillard en souriant avec bonhomie.

— Pardon ? s'étouffa Laki.

— Je plaisante. Je suis la personne que vous cherchez, mais il ne fait pas bon parler de ces choses-là dehors. Venez, suivez-moi. répondit le mage en leur indiquant un chemin en terre battue qu'ils n'avaient pas remarqués. C'est plus très loin.

Sans les attendre pour voir s'ils suivaient, le mage entama la légère côte d'un pas étonnamment alerte pour quelqu'un de son âge. Les rajins et Laki attendaient visiblement à ce qu'il décide, et lorsqu'il vit un petit oiseau se poser sur la tête du mage qui les devançait, Laxus se résigna à pousser un long soupir. Bon gré, mal gré, il lui emboîta le pas, Epixerus toujours sur l'épaule

_ ≤|ϟ_¬|≥ _

Après une demie-heure à gravir une colline au sommet de laquelle se trouvait une maison dont débordait encore des branches, Laxus n'était pas loin d'atteindre ses limites. Le chemin qu'ils avaient suivis jusque là était détrempé par la pluie qui était tombée cette nuit et le blond avait du mal à rester sur le chemin. Après une énième glissade dans la boue, il se mit sur le côté pour marcher dans l'herbe, ce qu'avait fait la petite maligne d'Olietta depuis le début de l'ascension et expliquait pourquoi elle se trouvait à présent loin devant avec le mage bizarre. Dieu qu'il détestait les côtes. Il était prêt à aller à ce Daimatô Enbu juste pour que la guilde retrouve son bâtiment officiel qui se trouvait en plein cœur de la ville et éviter ainsi à devoir gravir cette foutue pente qui menait à l'actuelle guilde, c'était dire.

L'estomac tiraillé par la faim et fatigué Laxus passât enfin les portes de la maison du mage dans laquelle régnait une agréable fraîcheur due à la profusion de plantes en tout genre qui occupait le vaste espace du rez-de-chaussée. Deux arbres aux troncs massifs ornait les portes et formaient vraisemblablement le gros de la charpente de la bâtisse, comblée par des murs de briques sombres. Le mur de gauche était ornée d'une bibliothèque fournie, tandis que le droit était ornée d'une collection de casserole en cuivre rutilante, devant laquelle se trouvait un bar pas très large. Derrière celui-ci se cachait une gazinière et tout le nécessaire pour cuisiner, mais point de table, ni chaise pour se restaurer. Peut-être mangeait-il à l'extérieur ?

L'attention du dragon se reporta sur le grand mage qui était occupé à arroser ses végétaux tout en leur racontant des blagues nulles, tandis que Bix et Ever observaient eux aussi l'intérieur, curieux. Olietta, elle, se trouvait devant la bibliothèque avec Fried et son écureuil qui avait grimpé sur la tête de la mauve pour voir les ouvrages du haut. Le blond réprima un soupir d'impatience, tandis que le vieux mage continuait à débiter ses sornettes, mais lorsqu'il en arriva à commencer une autre de ses histoires, Laxus craqua.

— J'en ai assez de ces conneries. commençât-il d'un ton péremptoire.

— Pardon ? s'étonna le vieux qui se retourna pour lui faire face.

— J'en peux plus de tes blagues à cent balles, répondit-il. Moi ce qui m'intéresse, c'est de savoir si on peut laisser notre camarade ici présente avec toi, en toute sécurité ?

— Laxus ! le reprit Olietta avec des yeux suppliants.

— Quoi ? lui rétorqua-t-il pendant que les Rajins et elle s'approchaient de lui pour faire face à l'ami de Makarov.

Ses coéquipiers avec un air qui démontraient qu'eux aussi attendaient une réponse et la violette avec un air d'excuse sur le visage pour le mage qui leur faisait face.

— Y a un mec qui te suit à la trace, Olietta, poursuivit Draer. Il est hors de question qu'on te laisse avec un vieillard sénile. Alors, vieux, tu me réponds ? menaça le dragon.

— Sinon quoi ? demanda l'autre mage d'une voix trop calme avant de relâcher sa magie qui flamba dans la petite maisonnette.

La pression était telle que Laxus avait du mal à respirer mais il n'en laissa rien paraître. La respiration laborieuse des rajins, dans son dos lui indiquait qu'eux aussi la ressentait de la même manière, il s'agissait donc d'une simple démonstration de force. Il fit craquer son cou avant de relâcher lui aussi le contrôle sur sa magie, augmentant la pression dans la pièce.

— Sinon, je t'explose. répondit-il simplement.

Et pour la deuxième fois de la journée, le vieux mage éclata de rire.

— Je plaisante. Je plaisante. Repos, mes bons amis. dit-il en leur faisant un sourire rendu communicatif par le trou laissé par sa dent manquante. Le sieur Draer a raison, je n'ai que trop tarder à me présenter.

Il vieux mage posa son arrosoir sur une table basse, lissa ta toge et écarta les bras comme pour leur souhaiter la bienvenue.

— Je me présente : Je suis Warrod C-Ken, pour vous servir.

Olietta se retourna pour jeter à Laxus un regard accusateur, mais le dragon haussât les épaules. Après tout, si elle savait qui ils venaient voir, elle aurait pu le leur dire, au lieu de laisser planer le mystère. Maintenant, il venait de dire à un des quatre mage les plus puissants de leur continent qu'il trouvait ses blagues nulles et l'avait menacé de le lui mettre une raclée. Sentant poindre une migraine, il reprit le contrôle sur sa magie et se massât l'arrête du nez en cherchant comment rattraper le coup, mais c'était peine perdue.

C'est sûr que Laki aurait pu vous prévenir... Mais si tu m'avais demandé... s'insinua Pix dans les pensées déjà douloureuse de Laxus.

La ferme, le blaireau ! répondit Laxus en pensées avant de reprendre à voix haute à l'intention de C-Ken. A l'avenir je m'abstiendrai de critiquer vos vannes, mais je ne m'excuserai pas. dit seulement le blond en fermant les yeux car la douleur commençait à remonter le long de sa tempe.

— Ha ha ha ! Tu n'es pas le premier ni le dernier à dire que mes blagues sont nulles, néanmoins veuillez passer à un vieil homme ses petites manies. Je suis trop vieux pour en changer. accepta le mage saint, magnanime.

Les autres mages présents laissèrent échapper des soupirs de soulagement et Laxus ouvrit un œil.

— Surtout qu'en plus, reprit Warrod, je comprends parfaitement les raisons qui vous poussent à réagir ainsi et c'est tout à votre honneur. Protéger ses camarades et prendre soin des siens est une des plus importantes valeurs de votre guilde et celle que je préfère. Inutile de vous présenter, intervint-il alors que Fried s'était avancé visiblement pour le faire. Toi, tu es mon élève Olietta Laki. Vous êtes les rajinshu : Evergreen, Bixlow et Fried. Quant à toi, tu es le petit-fils de ce garnement de Makarov, Laxus.

Le dragon tiqua au mot garnement, mais le mage devant lui était apparemment assez vieux pour pouvoir traiter son grand-père de garnement. Quel âge avait-il donc ?

— Vous vous demandez comment je le sais, hein ? demanda-t-il aux mages de Fairy Tail.

— Vous... Vous êtes télépathe ? (Pathe ! Pathe ! Pathe!)

— Oui. répondit le mage aux mages qui se mirent à paniquer avant de rire encore une fois. Je plaisante, je plaisante. répéta-t-il en sortant une missive d'une de ses manches. Makarov m'a envoyé un méchager pour me prévenir rapidement que cinq de ses mages allaient me rendre visite dont une qui resterait pour son apprentissage. Il a bien sûr omis de me dire qu'un Sieur Vifly l'accompagnerai cela dit, mais ce n'est pas grave : Je suis enchanté de rencontrer quelqu'un de votre espèce, dit-il à Epixerus qui hochât sa tête encore pourvue de cornes. Je voulais vous tester, reprit le vieux, mais vous avez mis tellement de temps à arriver que je suis parti à votre rencontre et comme vous ne m'aviez absolument pas vu, j'ai décidé de me cacher et de faire ça sur le chemin.

Pendant qu'il parlait, le vieillard s'était dirigé vers la cuisine et les avait invité d'un geste à le suivre.

— Un méchager ? chuchota Evergreen à Bixlow qui haussa les épaules.

— Vous ne savez pas ce qu'est un méchager ? demanda-t-il aux autres qui pensaient évidement que c'était une autre de ses blagues.

— J'avais oublié que vous ne pouviez pas savoir. intervint Laki en jetant un coup d'œil inquiet à Laxus qui se frottait les tempes. I peu près trois ans, les exceed qui sont venus d'Édoras ont décidés de former une guilde qu'ils ont nommés Caitshelter en mémoire de Chalulu et Wendy. Comme ils parlent et volent, ils se sont spécialisés dans le transport de messages vocaux ou écrit moyennant finance. Aux dernières nouvelles, leur commerce marche plutôt bien. termina la violette.

— Je ne savais pas que vous connaissiez personnellement les Exceed, releva Warrod en posant une mixture douteuse devant un dragon slayer qui fit la grimace. Buvez, ça soulagera votre mal de tête.

— On ne connaît pas tous particulièrement les Exceed mais certains de nos membres sont la raison pour laquelle ils sont présents maintenant à Hearthland. confia encore Laki en caressant la tête de Pix. Donc Maître Makarov vous a prévenu de notre arrivée. Je vous prie d'accepter mes remerciements pour votre enseignement.

Warrod était un vieux mage. Tellement vieux. Au temps de sa prime jeunesse, il n'aurait jamais pu rêver vivre aussi longtemps et voir toutes les choses qu'il avait vu. En regardant ces jeunes gens, qui assis à sa table, grimaçaient en voyant le grand blond ingurgiter son remède lui fit penser à Mavis. Ils avaient créés une guilde magnifique et la nouvelle génération suivait les enseignements de leur prédécesseurs. C'était un moment très émouvant pour le Mage Saint et le fait que Makarov lui envoie une de ses mages dans l'espoir que celui-ci puisse lui apprendre quelque chose le remplissait de fierté, ainsi que d'une certaine nostalgie.

— Ne me remercie pas maintenant, jeune dame. Je n'ai plus l'habitude d'enseigner et même lorsque c'était le cas, je n'ai jamais enseigné de manière très... orthodoxe. la prévint-il.

— Est-ce que vous pouvez l'aider ? demanda Evergreen qui parlait pour la première fois depuis qu'ils avaient rencontré C-Ken.

— Je vais essayer. répondit Warrod en faisant sauter des légumes avec dextérité dans une poêle.

— Vous avez dit vouloir nous tester, se souvint Laxus d'une voix rendue rocailleuse par le breuvage qu'il venait d'avaler. Qu'en avez-vous conclut ?

— Puis-je parler sans ambages ?

— Tant que vous évitez les blagues... grogna le petit-fils de Makarov à cause du coup de coude que venait de lui asséner Laki.

— Vous avez réagit rapidement, avec une belle économie de mouvements. Je suis d'avis que vous trois, pourriez augmenter votre esquive si vous travaillez plus ensemble, mas à part ça, je n'ai rien à dire. annonçât-il aux rajins. Quant à toi, tu es déjà puissant, mais je suis sur que tu peux encore évoluer, encore faut-il le vouloir, dit-il à Laxus qui hocha simplement la tête. Maintenant, venons-en au plus ardue, c'est à dire toi, mon élève.

Ladite élève se recroquevilla sur sa chaise et Warrod ne pu que compatir car la majeure partie de ce qu'il allait dire ne lui plairait certainement pas.

— Je m'en excuse d'avance, mais je ne vais pas passer par quatre chemins.

— Il faut toucher le fond pour pouvoir monter, lui rétorqua la violette avec un visage décidé.

— Certes, lui accorda-t-il avant de prendre une profonde inspiration. Tu es lente. Tu réfléchis trop, et cela te ralentit encore plus. Tu manques de confiance en toi et cela t'empêche de faire confiance à ton instinct qui est loin d'être aussi affûté que celui de tes camarades. Mais...

Outch, ça fait mal. commenta Epixerus. Mais bon, tu t'y attendais...

Oui, mais ça fait toujours mal de se prendre la vérité en pleine face, alors n'en rajoute pas s'il te plaît.

Ouais, même ton copain le dragon a pensé « Don't mind». La vérité, c'est comme les plaies !

Qu'est-ce que tu racontes encore ? Tu crois que c'est une bonne idée de me distraire alors qu'un mage puissant me fait la leçon ?

Oui, c'est comme les plaies, insista le rongeur sans se rendre compte que le vieux mage le regardait en plissant les yeux. Il faut d'abord que ça empire avant que ça ne cicatri-OUAILLE !

— Je disais donc MAIS, car il y a un mais, poursuivit l'ami de Makarov comme s'il ne venait pas de donner un coup de spatule à un rongeur malpoli. Tu as du potentiel. Ta magie doit encore trouver sa véritable forme et je me réjouis d'avance de t'aider à la faire ressortir. conclut-il avant de se tourner vers Epixerus qui se frottait le crâne. Vous et moi, Monsieur le Vifly devront avoir une discussion au sujet des personnes qui parlent en même temps que d'autres et qui se permettent de lire dans les pensées d'autrui sans leur autorisation...

— Merci d'avoir été franc avec moi, Professeur. admit Laki avant de tapoter la tête de son ami à poil. Pardonnez l'impolitesse de mon ami ici présent, il n'a aucune notion d'espace privé.

— Si vous voulez vivre en harmonie avec les gens qui vous entourent, vous allez devoir apprendre quelques règles de politesse, dit le mage au rongeur qui eu la grâce de paraître penaud. Quant à vous, Laki, vous allez rapidement vous améliorer et ce sera d'une facilité...

— C'est vrai ? l'interrogea Bixlow qui se demandait s'ils ne feraient pas mieux de s'entraîner avec Laki.

— Non, je plaisante : ce sera l'enfer mais passons, s'exclama-t-il en soulevant le couvercle de l'énorme marmite qui mijotait depuis un moment. Le dîner est prêt !

Laxus et les Rajinshû se levèrent précipitamment.

— Ne vous donnez pas cette peine... commença Fried, mais le vieil homme le réduisit au silence en lui plaçant une pile d'assiette dans les mains.

— Oui, nous avons emmené à manger ! (Manger ! Manger ! Manger!) intervint Bixlow qui se fit remettre une grande jarre d'eau tandis que ses babies étaient chargés de porter les verres.

— Nous allons camper dehors et... tenta à son tour Evergreen mais C-Ken lui cloua le bec en lui donnant d'une main une cuillerée du potage qu'il avait cuisiné et de l'autre, les couverts.

— Nous partons à l'aube demain ! termina Draer en prenant de vitesse le vieux mage pour saisir la poêle qui contenait les légumes sautés.

— Allons, il est tard : nous allons manger dehors tous ensemble et ensuite nous vous chercheront une place, afin que chacun puisse se reposer. Vous n'allez pas vous voir pendant quelques temps, insista le maître des lieux. Ne serait-il pas mieux de partager un bon repas, ainsi que la compagnie de vos camarades encore une nuit avant de se séparer ?

L'homme les observa attentivement, un par un et réprima un rire en les voyant prêts à mettre la table.

— Si tout se passe bien, poursuivit-il, vous ne serez plus les mêmes lorsque que vous vous reverrez, alors laissez-moi vous donner un conseil de vieux sage : Chérissez chaque moment passé avec vos amis, bons comme mauvais, car vous ne savez pas quand un camarade peut vous être enlevé.

Sur cette dernière phrase, le Roi d'Ishgar sortit par la porte arrière avec sa marmite de bouillon à l'odeur alléchante.

_ ≤|ϟ_¬|≥ _

Les conversations allaient bon train autour de la table mais Laxus Draer n'y participait pas. Le jeune homme préférait écouter ses camarades et l'écureuil discuter avec leur hôte et il appréciait le bonheur relatif que conférait une absence de céphalée et la sensation d'avoir le ventre plein.

Il avait eu du mal à dormir la veille, comme à chaque fois qu'il devait dormir ailleurs que chez lui ou à la guilde. Ce n'était pas qu'il ne se sentait en sécurité nulle part, mais plutôt que ses sens hyper développés de dragons slayer n'étaient pas toujours un avantage. Comme par exemple lorsque vous deviez dormir dans un lieux étranger où le moindre bruit, ou la moindre étincelle de magie vous faisait dresser l'oreille. Le blond avait donc passé la nuit à s'assoupir et se réveiller en sursaut avant de s'assoupir à nouveau : le meilleur moyen de se réveiller crevé. La route à pied à travers les prairie et la forêt qui menait au chalet du vieux l'avait détendu, mais après le combat et la pente pour arriver à destination, le manque de sommeil s'était manifesté sous la forme d'une migraine térébrante.

Au moins, il faut lui accorder ça : Je sais pas ce qu'il a mis dans sa potion le vioc, mais c'est du tonnerre en boite ce truc !

Sa migraine c'était calmée de suite pour ne plus faire sentir au mage de foudre qu'une pulsation discrète mais indolore. La disparition de la douleur avait eu deux effets principaux : L'amélioration notable de son humeur et sa capacité à faire honneur au repas, qui aurait été compromise si la douleur avait été là. Les yeux fermés, appuyé contre une souche, le dragon se sentait serein. Aussi lorsqu'il senti le vieil homme s'installer à ses côtés, il ne bougeât pas d'une oreille, laissant l'initiative du dialogue au mage du conseil jusqu'à qu'il sentit qu'on lui posait quelque chose sur la jambe. Ouvrant les yeux, Laxus vit qu'il s'agissait d'un livre assez ancien car la couverture ne tenait plus que par quelques fils et était patinée par les années. Jetant un regard interrogateur à son vis à vis, le fils d'Ivan se redressa. Il saisit le livre avec délicatesse pour l'ouvrir sur la première page et y lire les trois premières phrases.

Ce cahier appartient à Yûri Draer.

Chasseur de trésor de la guilde Sylph Labyrinth. Cette mention avait été barrée.

Mage de Fairy Tail.

Étourdit par ce qu'il avait entre les mains, Laxus tendit le livre précautionneusement à celui qui venait de le lui passer mais le vieil homme refusa d'un signe de tête. Laxus dû le reposer sur sa jambe.

— Je n'ai aucun droit sur ce cahier, regretta Draer.

— Au contraire, tu es son légataire légitime, le contredis l'homme au visage noueux.

— Vous auriez dû le donner à son fils.

— Je l'ai fait et il l'a refusé.

— Pardon ?

— Disons que malgré son caractère épouvantable et son attitude belliqueuse, Makarov Draer a fait preuve de sagesse très tôt comparé aux autres mages de son âge. commenta le vieillard qui sourit à ce souvenir. Lorsque que j'ai essayé de le lui donner, il a refusé en me disant qu'il n'en aurait pas l'utilité car sa magie était trop différente de celle de son père Yûri mais qu'il m'autorisait à choisir qui, parmi les mages de ma connaissance, serait le plus à même de maîtriser le sortilège que ton arrière-grand-père a expérimenté et expliqué dans ce cahier. Il avait raison bien sûr et année après année, j'ai été tenté de donner ce cahier à bon nombre de personne mais quelque chose m'a toujours retenu et maintenant, je sais pourquoi. termina le grand mage avant de se lever pour prendre congé. Je te souhaite une bonne nuit, Laxus, arrière-petit-fils de mon ami. Qu'elle t'apporte repos et conseils.

Émerveillé, reconnaissant et pensif, Laxus rouvrit le livre et dépassa la première page pour y décrypter les fines pattes de mouches qu'avait tracé son ancêtre à l'encre rouge :

Fulminate de mercure du Dieu Rouge de la Foudre.

Et dire qu'il trouvait les noms de ses propres attaques un peu trop pompeuses... Apparemment, c'était de famille.

Le dragon rit doucement dans la nuit et suivit le mage des plantes à la maison. Se faisant, il croisa Olietta avec qui il échangeât quelques mots avant qu'ils n'aillent tous se coucher.

Le lendemain, Laki Olietta embrassât Evergreen et Fried, fit un high five à Bixlow et salua Laxus d'un signe de tête entendu. Ils n'avaient besoin de rien d'autre : tout avait été dit la veille.

Le rongeur magique leur dit au revoir tout en promettant de prendre soin de Laki à leur place et pendant que l'équipe des Rajinshû remerciait celui qui serait à présent son professeur, la jeune femme se remémorait ce que Laxus lui avait dit la veille.

Donnes-toi à fond, ne lâches rien et fais en sorte que je ne te classe plus dans les faiblards OK ?

T'inquiètes, grand bécasseau.

Et quand on se reverra, j'aimerais...

Quoi encore ?

J'aimerai apprendre à te connaître, alors ne te laisse pas oublier.

Je t'ai déjà dit que j'étais entré dans ta zone, Draer. Tu ne m'oublieras pas.

— Laki, appela Fried.

Laki ! Ils s'en vont ! la gronda Pix.

— Bon voyage ! s'exclama-t-elle, mortifiée de s'être laissé aller à rêvasser alors que ses amis étaient sur le départ. Entrainez-vous bien ! leur cria-t-elle.

— Merci toi aussi ! lui répondirent les trois rajins de loin avec des signes de la main.

Alors qu'ils allaient disparaître dans une courbe de la colline, Laxus Draer leva la main droite pour pointer le doigt vers le ciel, et le vent porta ses paroles jusqu'à Laki, Epixerus et Warrod.

— On se voit au Daimatô Enbu !

Laki leur rendit le salut de leur guilde, et ce, même s'ils ne pouvaient plus la voir.

(1) : Étant une grande fan d'Esprit Criminels, il arrive souvent que je note des citations qui me parlent (comme par exemple, le résumé de cette fic). Cette citation est de Mario Puzo, (a écrit « Le Parrain ») et est cité à la fin de l'épisode 13 de la saison 4 d'Esprits Criminels : Rite de passage.


NdlA :

Je ne m'y attendais pas, mais j'ai beaucoup aimé écrire ce chapitre x'). Surtout la fin en fait. Ahem. Bon, je vais essayer de bosser un peu tous les soirs de la semaine pour éviter d'être à la bourre pour poster. Enfin, ça c'est ce que je dis Hahaha ! J'espère que vous avez apprécié et la semaine prochaine, on retrouve Laki pour qui l'apprentissage commence !