NdlA : Bonjour ! Comme ça commence à devenir une habitude, ce chapitre a été long à venir. J'ai eu du mal à rentrer dans la tête de Laki, concernant la méditation et comme j'y connaissais rien du tout, bah j'ai pas eu d'autre choix que de tester directement. Ce que vous lirez en dessous, a été mon ressentit, édulcoré bien sûr à la sauce Fairy Tail x). Je suis pas arrivée au Nirvana, mais je pense continuer d'essayer.
Tsuki et Suu-Kuni : Merci pour votre soutien et vos reviews. Ouais j'ai mis pas mal de temps à gamberger pour la magie mais visiblement, j'ai pas fini de gamberger avec cette fic, mais bon. C'est pour ça qu'on écrit =). En tout cas, merci beaucoup de me suivre dans mon délire, je vous adore !
Sur ce, bonne lecture !
Chapitre 13 : Je veux trouver ma place.
— Magie des fées : Leprechaun ! annonçât calmement Evergreen qui se tenait debout, à plusieurs mètres de Bixlow.
— Shield formation ! répliqua celui-ci, en mettant les mains devant lui.
Les rais de lumière jaunâtres d'Ever fonçaient à toute vitesse vers son camarade, mais les babies de celui-ci formèrent un hexagone devant lui et dirigèrent leurs rayons vers l'intérieur afin d'en faire une barrière qui était censée être impénétrable. Or plusieurs rayons passèrent les défenses du mage casqué qui fut obligé de s'écarter d'un saut en arrière avant que le Leprechaun ne pulvérise son bouclier.
Fatigué et en nage, le mage casqué retira son casque pour éponger son front trempé de sueur, avant de le garder à la main.
— C'est pas encore ça. T'y es même pas allée à fond, en plus. dit-il à la mage à lunette, guère plus vaillante, qui était en train de s'attacher les cheveux en queue de cheval afin que ses cheveux ne la gênent pas.
— J'étais à environ trente pourcents. confirma-t-elle en secouant la tête.
— Merde, c'est vraiment pas ça. râla encore le mage des poupées en enlevant le haut.
— Comment vont vos magies ? demanda Fried en s'approchant d'eux deux avec des bouteilles d'eau qu'il leur tendit.
Les deux mages s'en saisirent avec reconnaissance. Bixlow descendit la sienne d'une traite tandis qu'Evergreen renversait un peu d'eau par terre avant de faire de même.
— Je commence à fatiguer, et toi Ever ? demanda Bix en froissant la bouteille pour le jeter dans la poubelle, qu'il manquât.
— Pareil, répondit la jeune femme en lançant un regard torve à l'autre qui comprit le message. Il partit ramasser son déchet pour le mettre dans le sac dédié. Comment ça se passe là-bas ? poursuivit-elle en indiquant d'un geste, Laxus qui se trouvait de l'autre côté de la vallée déserte où ils avaient décidés de s'entraîner. En observant son chef, Ever fronçât les sourcils quand elle remarqua un nouveau liséré rouge qui ornait de temps à autre l'aura du dragon électrique.
— Je sais pas. admit Fried. Le sort contenu dans le cahier qu'a laissé son grand-père est vraiment compliqué à suivre et son écriture... Bref, j'y comprends pas grand chose et Laxus aussi a du mal.
— Qu'est-ce qu'il fait alors ?
— Il médite en relisant le cahier.
— Et toi alors ? s'intéressa Ever.
— J'ai pas encore d'idées de nouvelles attaques, alors je fais comme Laxus : J'écris des runes, encore et encore et je médite.
— J'avoue que si tu n'as rien d'autre en tête, effectivement, t'as rien de mieux à faire.
— T'aurais pu dire ça d'une manière un peu plus gentille... remarqua Bixlow en adressant un regard peiné à Fried qui avait l'air d'avoir été frappé.
— Quoi ? Mais je n'étais pas insultante, je disais juste que...
— Allons, allons, c'est Ever après tout. les calma Fried.
— Exactement ! Et... Attends, ça veut dire quoi ça « C'est Ever après tout ? » C'était pas méchant du tout, arrêtez...
— Disons que quand tu dis ce genre de chose avec cette voix là, c'est difficile de ne pas se sentir vexé...
— Mais je parle comme ça tout le temps et à tout le monde... D'habitude, ça ne vous gène pas.
— C'est pour ça que mis à part nous, il ne reste pas beaucoup de personnes qui arrivent à te blairer. ajouta Bix.
— Bixlow, toi aussi tu devrais prendre des cours de diplomatie, et Ever, te prends pas la tête avec ça. intervint le vert.
— J'en avais pas l'intention. rétorqua Evergreen qui se drapa dans sa dignité.
— À d'autre, se moqua le casqué, en s'attirant un regard mauvais de la châtain. Mais je m'excuse pour ce que je viens de dire, surtout parce que c'est pas vrai. termina-t-il à son intention alors que la jeune femme se borna à renifler avec dédain.
— Exactement : Tu n'es pas tout le temps charmante, mais nous, à la guilde, on t'aime comme tu es. conclu Fried.
— Ce que vous pouvez débiter comme conneries quand on vous laisse tous seuls... intervint Laxus qui venait de les rejoindre sans que les autres ne le remarquent, occupés par leur chamailleries. Fried, j'espère que le repas est prêt parce que j'ai la dalle. dit simplement Laxus en se dirigeant vers le campement, tandis que Fried se mettait à courir parce qu'il avait justement oublié sa marmite sur le feu.
— Et après on dit que c'est moi qui n'est pas tout le temps charmante ? s'insurgea Ever à voix basse. Est-ce qu'on en parle, du chef ? demanda Ever à Bix qui haussât les épaules.
— Je suppose qu'on est une équipe parce qu'on est les seuls à pouvoir se supporter les uns les autres ? se demanda Bixlow.
— Dit comme ça.
— Dépêchez-vous tous les deux ! Ça va être froid ! leur cria Fried. Laxus, ne manges pas tout le pain!
Les deux autres rajinshû se mirent à rire et hâtèrent le pas pour se joindre à un Laxus boudeur qui mâchonnait un bout de la miche de pain que Fried lui avait arraché des mains.
Après un bon repas cuisiné par Fried, Laxus se sentait terriblement somnolent. Après tout, peut-être pouvait-il faire une sieste pendant que les deux autres s'occupaient de débarrasser la table ?
C'était comme ça entre eux, quand ils étaient en mission : Fried cuisinait, Bixlow et Ever se relayaient pour débarrasser et faire la vaisselle. Bizarrement, ils ne lui avaient jamais rien demandé. Si au début, les plats de Fried étaient vraiment limites, le vert s'était grandement amélioré depuis. En même temps, il n'avait pas vraiment eu le choix, car lui et les deux autres étaient tout simplement des dangers publics aux fourneaux. Le dragon se mit à ricaner in petto en pensant que heureusement pour Bix et Ever, Mirajane avait bien formé ses frères et sœurs, parce que sinon, ils risqueraient de mourir d'inanition... Ou d'empoisonnement.
Le dragon regarda les nuages passer, loin au dessus de sa tête et fugacement il se demanda comment se passait l'entraînement de la fleur d'oranger. Il devait encore se creuser un peu la tête pour se rappeler de son prénom, mais le surnom qu'il lui avait donné dans sa tête lui allait tellement mieux aussi... Enfin, c'était une question bête : elle s'entraînait et il ferait mieux de s'y remettre, lui aussi.
Il inspira longuement avant de se remettre debout pour retourner au charbon.
_d(^_^)b_
Un éternuement puissant et soudain tira Laki de sa transe et fit sursauter Epixerus qui roupillait sur le banc. L'éclat de rire de Warrod, qui se trouvait sur le porche de la maison, la fit rire aussi malgré son nez qui la chatouillait.
— Hé bé, c'était pas un petit celui-là, rit le vieil homme. Tu as eu peur, Vifly ? demanda-t-il à un Epixerus grognon.
— J'ai sursauté, je vois pas ce qu'il y a de risible.
— Ce n'est pas le fait de sursauter qui me fait rire, mais la manière dont tu l'a fait. dit-il en aidant Laki a se relever. Tenez ma chère. finit-il en lui donnant un mouchoir.
— Merci professeur. Zut, cet éternuement est mal tombé...
— N'est-ce pas ? plaisanta le vieux. Il m'a semblé un léger changement dans ta magie, juste avant.
— J'y étais presque, j'en suis sûre. râla la mage de bois. Bon sang...
— C'est pas grave. On reprendra après manger. lui promit le mage saint en lui indiquant la table mise et le repas qui attendait d'être consommé.
— Mince, il est déjà si tard ?
— Je ne voulais pas te couper dans ton élan, mais quelqu'un d'autre l'a fait pour moi.
— Que voulez-vous dire ? demanda Pix qui allât se mettre à sa place pour que Warrod le serve.
— Il est coutume de dire ici que si vous éternuez sans raison apparente, c'est que quelqu'un, quelque part pense à vous. expliqua l'ami de Makarov.
— Ce ne sont que des contes de bonnes femmes Pix, il ne faut pas croire tout ce qu'on raconte. tempéra la violette rosissante en remerciant qui venait de la servir.
— D'ordinaire, je n'y crois pas non plus, mais tu es si facile à taquiner.
— Je suis d'accord avec Warrod.
— Tu m'étonne. le raillât Laki.
— Je suis très fier de toi, tu t'en sors très bien. la félicita Warrod.
— Je ne suis pas sûre de mériter vos encouragements, mais merci.
— Si tu n'es pas sûre de toi, je te conseille de regarder à côté de toi.
La jeune femme se tourna un peu sur le côté pour regarder son arbre. Cela faisait maintenant un mois et demi qu'ils étaient là et c'était la première fois que Laki se sentait si près du but. Elle se sentait toujours fatiguée et vidée, mais la curiosité la poussait chaque matin à se lever et retourner au pied de l'arbre où elle devait apprendre à méditer. Depuis ce matin, elle était officiellement sans aucune magie et, bien qu'elle vienne de s'en apercevoir, c'était la première fois que son corps en était ainsi dépourvu. Par contre, à sa grande satisfaction, son arbre avait pris quelques centimètres.
Il est vrai qu'en temps normal, la possibilité que cet état sans magie perdure l'aurait stressée mais plus maintenant, car si elle n'avait pas encore atteint la véritable transe, elle avait eu plus qu'assez de temps pour penser à elle.
Durant le mois qu'elle avait passé là, elle avait appris beaucoup de chose sur son mentor, qui n'était jamais avare ni d'anecdotes, ni de plaisanteries. Le calepin dans lequel elle avait commencé à prendre des notes était à présent au trois quart rempli et elle se demandait si elle en avait un autre qui traînait dans ses affaires. Après leur première discussion sur le déroulement de l'apprentissage de Laki, Warrod avait établi une règle qu'elle était obligée de tenir : chaque soir, à la fin de sa journée, elle devait nommer trois choses qu'elle aurait réussi par le passé et/ou dans la journée.
C'était une manière pour elle, lui avait-il expliqué, de prendre confiance en elle afin qu'elle soit plus sereine vis à vis de ses capacités. Les petits mots de ses amis et de sa filleule remplissaient aussi le même office, car il s'agissait en fait d'une liste de trois qualités que lui attribuaient les cinq personnes plus plus proches d'elle en dehors d'Epixerus.
Les plus redondantes étant « coriace », « cultivée », « déterminée » et « persévérante ». Max avait aussi ajouté « bonne » mais la jeune femme savait que c'était seulement pour la faire rire. Bien qu'à présent, elle commençait à apprécier le fait qu'on la dise « bonne », même si cela venait de Max. Ou peut-être qu'elle appréciait encore plus, parce que ça venait de lui.
Ce séjour à l'écart de la guilde, en compagnie de Pix et du mage saint lui était aussi bénéfique dans le sens où la jeune femme n'avait à se préoccuper que d'elle-même. Ici, elle n'avait personne à soutenir, personne à qui montrer un visage avenant si elle n'était pas d'humeur, personne à rassurer. C'était reposant. Laki pouvait être elle-même et le détachement avec lequel Warrod l'a traitait lui semblait être libérateur. Quant à Epixerus, il savait parfaitement comment elle se sentait, en bien, comme en mal, elle n'avait donc pas de raison de lui mentir non plus. Enfin, si elle pouvait lui mentir, mais cela était une autre histoire.
— Laki, tu devrais manger plus lentement. L'arbuste ne va pas se sauver. lui conseillât Warrod, ce qui la fit sortir de ses réflexions.
— C'était parce que c'était très bon.
— Elle ment. Elle veut juste retourner au pied de son arbre. intervint Epixerus.
— Oh ? Serais-tu tombée amoureuse de l'esprit de cet arbrisseau ? Que c'est étrange...
— Pardon ? s'étrangla la violette.
— Je plaisante. sourit le vieux mage. Si tu veux absolument t'y remettre, vas-y. Le Vifly et moi débarrasserons.
— Ça peut attendre que je vous ai aidé à débarrasser la table, tout de même.
— Pas si tu as peur d'oublier la sensation que tu as ressenti tout à l'heure. la détrompa Pix. Ça fait plus d'un mois que tu cherches la transe, alors maintenant que tu l'as presque senti, c'est normal que tu sois pressée de recommencer, je pense.
— Exactement. opina Warrod. Vas. Ne te préoccupe pas de nous.
_d(^_^)b_
Inspirer.
Elle se sentait bien, au calme. Sa position assise était parfaite : malgré les deux heures qui venaient de s'écouler, elle n'avait mal nulle part et ne ressentait aucune envie de bouger ne serait-ce que d'une oreille.
Expirer.
Dans les premiers temps, elle n'avait pas pu s'empêcher de gigoter, bouger machinalement un doigt, ou dodeliner de la tête. Warrod lui avait donc montré la position la plus stable à adopter lors de ses séances de méditation : celle du lotus. Maintenant, en plus de sa posture, son corps était fatigué ce qui l'incitait doublement à rester tranquille. Plein de pensées parasites tourbillonnaient dans l'esprit de Laki, mais celle-ci décida de les laisser passer sans les approfondir.
Inspirer.
Quelqu'un lui avait dit un jours que lorsqu'un humain était privé d'un de ses cinq sens, les autres s'en trouvaient décuplés, et Olietta était entièrement d'accord. Privée de la vue parce qu'elle gardait les yeux clos, la jeune femme appréhendait son environnement grâce à son ouïe et quelque chose d'autre qu'elle aurait pu qualifier de sixième sens car il lui permettait de ressentir les êtres vivants comme des étincelles. Les oiseaux qui pépiaient dans les arbres. La sensation de la brise qui caressait ses bras découverts et faisait balancer sa queue de cheval.
Expirer.
La jeune femme avait déjà eu cette impression, mais c'était alors, quelque chose de fugace et qu'elle utilisait avec instinct sans pour autant savoir comment cela marchait et comment l'utiliser. En cela, la méditation avait aidée aussi. À présent, elle pouvait compter les oiseaux qui se trouvaient dans les arbres qui abritaient la source d'eau chaude même si elle ne les avait ni vus, ni entendus. De même qu'elle savait qu'Epixerus et Warrod étaient revenus en catimini s'asseoir à la table et qu'ils discutaient télépathiquement pour ne pas la déranger, ce qui était peine perdue, car si la jeune femme n'entendait pas leur conversation, celle-ci provoquait comme un bourdonnement sourd dans la périphérie de son cerveau.
Inspirer.
Le bourdonnement télépathique cessa et la jeune femme sourit intérieurement. Le vilfy avait dû lire dans son esprit qu'ils « parlaient » trop fort, du coup, ils s'étaient tus. Les pensées se remirent à tourbillonner dans sa tête dans une farandole sans queue ni tête. une véritable explosion d'images qui se succédaient à une allure folle qu'il était quasiment impossible de suivre.
Expirer.
Epixerus. Warrod. Le sourire édenté d'Azuka. L'arbrisseau qu'elle devait faire pousser. Le vent dans ses cheveux. L'humidité présente dans l'air qui annonçait la pluie pour plus tard. L'œil bleu-vert de Laxus, et son sourcil barré de sa cicatrice en forme d'éclair. Le soleil sur sa peau. Fried qui polissait son fleuret. Son vieux livre de magie qu'elle avait laissé à la guilde. Sa chambre de Fairy Hills. Lucy qui riait avec Grey. Est-ce que les pingouins ont des pieds ? Alzack qui passait son alliance au doigt de Bisca. Le sourire de Mira.
La mage de bois voyait ses pensées comme si elle regardait un kaléidoscope devenu fou, le laissant défiler tout seul sans chercher à le faire disparaître. Penser à faire le vide dans sa tête, c'était penser tout de même et c'était exactement ce qu'elle devait éviter de faire. Pour atteindre le centre de son être, elle devait se laisser porter par le courant, comme le lui avait conseillés Pix et Warrod. La violette sentait qu'elle était sur le bon chemin, car peu à peu, le défilement des images ralenti pour ne laisser qu'un seul souvenir dans son esprit : celui du jour où quelqu'un de sa famille l'avait déposé à Fairy Hills, qui était à ce moment-là, un orphelinat pour fillettes. Sa première vision de ce qui deviendrait son foyer.
Fairy Hills me paraissait tellement grand... Presque un château. se rappela Laki. Alors qu'aujourd'hui, il me paraît si normal.
Un frémissement dans la périphérie de sa perception annonçât l'entrée d'Epixerus dans ses pensées. C'était la première fois qu'elle sentait que le vifly écoutait ses pensées. Cela pourrait lui servir par la suite, mais elle ne devait pas se concentrer là-dessus sous peine de « remonter à la surface » par inadvertance. Elle expira longuement pour se détendre et rester immergée dans ses pensées, en espérant que le vifly savait ce qu'il faisait. Mais bon, après tout, il se trouvait avec Warrod, et au moins la jeune femme savait que lui savait ce qu'il fallait faire ou pas pour ne pas briser sa méditation.
— Je me demandais comment tu étais arrivée à Fairy Tail, et maintenant j'ai ma réponse. se manifesta Pix. Qui est la personne qui te dépose ?
— Je crois que c'était un ami de la famille. répondit Laki en tendant la main, pour caresser le souvenir comme elle l'aurait fait d'une toile de maître. Je ne me souviens plus exactement de qui c'était, mais c'était un ami de mon père, il me semble. Sa main allait toucher entrer en contact avec le souvenir, quand l'écureuil l'arrêta.
— N'y touche pas, sinon tu vas rester bloquée ici. la prévint-il. C'est la première fois que tu descend aussi profond, mais tu n'es pas encore arrivée. Laisses ça de côté, tu pourras y revenir plus tard si tu y tiens, mais pour l'instant, ta destination n'est pas ici.
La magie créatrice hocha la tête, in petto. La mage se laissât aller en se promettant d'y revenir une autre fois.
Inspirer. Expirer. Inspirer encore.
Une fois le souvenir disparu, la mage eût l'impression de se tenir debout au bord d'un abîme mais celle-ci ne se fit pas dominer par la peur de l'inconnu : cela faisait trop longtemps qu'elle avait peur de son ombre.
Elle observa autour d'elle et vit qu'il n'y avait rien à part un maelstrom obscur qui se trouvait à ses pieds et tout le paysage se résumait à un écran de fumée plus ou moins dense, sans arbre, nature ou aucun relief pour l'égayer ou le remplir. Dans cet endroit, il faisait sombre, avec une atmosphère grisâtre et la jeune femme remarquât que si elle sentait comme un sol solide sous ses pieds, elle ne pouvait pas le voir, de même que ses propres pieds.
De par les couleurs qui l'entouraient, la mage pensait qu'elle aurait dû avoir froid, mais il n'en était rien, car elle sentait toujours sur son corps, les rayons de soleil de l'après-midi. Les épaisses volutes de fumées issues du tourbillon semblaient l'appeler, d'une voix enjôleuse. Celles-ci tournoyaient paresseusement sur elles-mêmes pour ensuite se déverser au centre dans un grand puits sombre qui l'attirait inexplicablement. C'était un paysage bizarre qui aurait pu paraître inquiétant pour quelqu'un d'autre, mais curieusement la jeune femme s'y sentait en sécurité bien que mal à l'aise. Comme si elle se tenait au-dessus d'une tornade et mais hors d'atteinte.
— C'est normal. Tu es simplement à l'intérieur de toi-même alors pourquoi devrais-tu avoir peur ?
— Je ne pensais pas que j'étais comme ça à l'intérieur. dit Laki attristée.
— C'est vrai que c'est pas folichon, mais on est là pour changer tout ça, justement. Ce que tu vois n'est que le reflet de toi-même, de tes craintes et de tes tergiversations, mais je trouve que ça te ressemble assez. Sous tes dehors de personne gentille, tu es torturée par tes pensées car tu te caches sous un masque d'amabilité. lui dit calmement l'écureuil.
— Tu dis que je suis mauvaise, en fait ? dit la violette, vexée.
— Non. Je te dis d'arrêter de te faire passer pour ce que tu n'es pas. Personne n'est gentil à cent pourcents comme tu veux faire croire que tu l'es. Nous avons tous différentes facettes, Laki. Les humains encore plus que les autres créatures. Tu es quelqu'un de bien, quelqu'un de gentil et serviable, toujours prête à tendre la main. Mais tu as aussi des défauts : ton manque de confiance en toi est énervant pour les autres. Tu es dure avec les autres, les juges sévèrement in petto mais tu fais pareil et tu n'es vraiment pas gentille avec toi-même. Tu te dis faible et tu te déteste pour ça, parce que sous tes dehors tolérants, les personnes faibles t'agacent parce que tu sais que tu vas être obligée de les aider et les protéger.
— Je ne déteste pas les faible. se rebiffa-t-elle.
— Tu veux devenir plus forte, pour que ton empathie ne soit plus un problème, Laki. poursuivit le vifly sans tenir compte de son interruption. Tu veux devenir plus forte parce que comme ça, aider et protéger les autres ne te mettra plus en danger mais tu te leurres : Le danger n'est jamais écarté et la peur reste toujours.
Laki n'aimait pas ce que lui disait son ami, pas du tout même. Mais elle devait reconnaître qu'il y avait un fond de vérité là-dedans. Les gens faibles magiquement, d'esprit ou sans motivation la débecquetaient. Le fait qu'elle fasse partie de cette même catégorie la faisait se détester encore plus. Le vifly avait carrément raison. Enfin, le vifly qui lui répétait les mots que devait lui souffler le mage saint, car elle sentait qu'ils n'avaient pas bougés de la table de repas.
— Personne ne peut t'en vouloir pour tes pensées et tes émotions, tu sais. reprit le vilfy. Elles font partie intégrante de toi et il est temps que tu l'accepte.
— Si je disais tout haut ce que je pense tout bas la plupart du temps, plus personne ne voudrait m'adresser la parole. le contredit-elle.
— Des personnes peu importantes, oui, sûrement. Mais les personnes qui tiennent à toi, non. Ces personnes là t'aiment pour toi. Tu peux te permettre d'être toi-même avec elle sans te censurer. Crois-tu vraiment que tu fais illusion devant Max et Warren, en taisant ce que tu penses alors que c'est inscrit sur ton visage et que l'autre peut lire tes pensées ? Tu n'as jamais pensé à ça ? Et si on suit ton raisonnement, pourquoi sont-ils encore tes plus proches amis ? Poses-toi la même question pour la serveuse de la guilde : Tu lui a avoué que limite, tu aurais préféré que les autres de Tenrô ne reviennent pas parce qu'ils t'ont pris ta place ! Pourquoi ne s'est-elle pas éloignée de toi, alors?
Chaque mot de Epixerus, qui était si gentil avec elle d'habitude, la blessaient comme autant de poignards. Lorsqu'il avait commencé à parler, elle avait été en colère contre lui et elle-même, mais en fait, cela ne servait à rien parce qu'il avait raison. Elle ne s'était effectivement jamais posé la question, ni pour Max, ni pour Warren et quant à Kinana, il avait raison là aussi. Elle-même s'était sentie coupable, mais Erza Scarlett lui avait dit de n'en rien faire.
« Ne t'excuses pas d'exprimer tes sentiments » lui avait-elle dit en colère ce soir-là, alors que la mauve retenait ses larmes de honte. « C'est pour nous protéger les uns les autres que nous sommes devenus forts. Contrairement à ce que tu crois, tu n'es pas faible. »
Subitement, Olietta sentit sa gorge se serrer, encore touchée au delà des mots par les paroles de la rousse.
— Je suis une idiote. Mais qu'est-ce que je suis en train de faire, bon sang ! s'écria-t-elle, énervée par son propre égoïsme.
— Voilà la Laki que je veux voir. dit Epixerus dont la satisfaction perçait. Tu as pris ta décision ?
— Oui. répondit d'une voix ferme la mage de Fairy Tail. Que dois-je faire, Warrod ?
— Il dit qu'il faut que tu te prenne à bras le corps et que tu sautes.
— Et si je m'écrase ?
— Alors tu auras touché le fond. Mais vois le bon côté des choses.
— Oui, si je touche le fond, je n'aurais qu'à commencer à creuser c'est ça?
— Non, imbécile. Une fois que tu as touché le fond, tu ne peux que remonter. Si tu veux vraiment changer, il faut que le changement prenne sa racine au plus profond de toi, et c'est donc là que tu dois commencer.
Au plus profond...
— Je vais le faire. dit-elle en déposant la silhouette d'Epixerus à terre, avant de s'avancer d'un pas décidé vers le tourbillon.
Arrivée en bordure de celui-ci, elle fit face à Epixerus, ainsi qu'à Warrod qui observait par les yeux du rongeur.
— Sortez de ma tête tous les deux. leur dit-elle en souriant. Vous risqueriez d'être emportés par la tempête.
Et elle se laissât tomber en arrière.
_d(^_^)b_
Laki Olietta ne ferma pas les yeux, à quoi bon, puisque la chute n'était pas réelle. Néanmoins, elle eut un accès de panique lorsque les ténèbres se refermèrent sur elle, rapidement balayé par la sensation de la brise qui n'avait pas cessé, sur la colline de Warrod. Enveloppée de fumée opaque, Laki mit sa main devant les yeux pour l'étudier. Cela ressemblait à des filaments aériens qui se comportaient comme du liquide. S'ils avaient été argentés, elle les aurait pris pour des pensées, comme dans une de ses sagas de livres préférés où il était question d'un jeune sorcier à lunettes et qui portait lui aussi, une cicatrice en forme d'éclair.
Epixerus avait dit que son paysage intérieur reflétait ses pensées et son état d'esprit. Le fait que son paysage soi nu et désolé rendait la jeune femme triste, mais au moins pouvait-elle faire quelque chose pour changer cela, mais comment ? Warrod et son ami lui avaient dit de s'accepter elle-même : plus facile à dire qu'à faire... Peut-être en travaillant sur ses défauts ?
Non, pas que mes défauts parce que je ne suis pas que ça. comprit la jeune femme. Warrod m'a dit qu'il fallait que je surmonte mes peurs, que je m'accepte avec mes défauts et que je reconnaisse mes qualités. On va commencer par ça, et peu importe si c'est décousu, on s'en fout parce que je me comprends.
Le fait d'avoir quelque chose à faire la rasséréna et elle se forçât à respirer calmement et profondément. La température était agréable, elle appréhendait un peu l'atterrissage, parce qu'elle ne savait absolument pas combien de temps allait durer sa « chute », aussi balaya-t-elle cette pensée. Son intuition lui disait que tant qu'elle n'aurait pas fait le point, elle n'arriverait pas au bout, donc autant le faire maintenant. Faire le point pendant une chute vertigineuse... Qui l'eut cru aussi téméraire ? Elle devait se montrer honnête avec elle-même, au moins ça.
Je suis une peureuse. Pas dans le sens peur des bestioles ou des fantôme, mais j'ai peur que l'on m'abandonne. dit-elle aux ténèbres. Mes parents sont morts de maladie et les amis de la famille ne pouvaient pas me prendre en charge, c'est pour ça qu'il m'ont emmené à Fairy Hills. Je me sens bien à Fairy Hills et Fairy Tail, mais j'ai l'impression que mes camarades ne me voient pas comme je suis. En plus, je ne m'aide pas du tout parce qu'Epixerus a raison : Je me cache derrière un masque. J'affiche l'image que l'on veut de moi pour ne pas qu'on me laisse derrière, mais ce masque est en train de m'étouffer.
Laki venait de s'en rendre compte, pendant qu'elle soliloquait à voix haute. André Berthiaume avait raison : « Nous portons tous des masques. Il vient un temps où l'on ne peut plus les retirer sans s'arracher la peau. » . Le temps était venu pour elle de faire de même, alors autant l'enlever d'un coup sec comme un pansement.
C'est ma peur qui me rends faible. Erza a raison, je ne suis pas faible. Magiquement, je manque de pouvoir, mais pour que je puisse m'améliorer, il faut que je combatte. La maîtrise vient avec l'expérience, Max me l'a dit et répété plusieurs fois, pourquoi je ne l'écoute jamais ? Voilà un autre de mes défauts : quand je n'aime pas ce que j'entends, je n'écoute plus. Je dois changer ça aussi. Si je veux évoluer, je dois prendre l'enseignement comme il est, peu importe d'où il vient et quelle forme il prends. J'ai réussis à relativiser ce qui s'est passé avec Sanmuel, alors pourquoi, nom d'une pipe, est-ce que je ne fais pas ça tout le temps ?
La jeune femme soupira. Maintenant qu'elle avait mis le doigt dessus, elle s'aperçut que cette peur l'avait paralysé toute sa vie. À cause de ça, elle s'était effacé de la guilde pour laisser plus de place aux autres. Elle rendait service, parfois à son propre détriment et ce, souvent sans aucun retour ni remerciements. Elle masquait ses états d'âmes pour ne pas faire de peine à son entourage ou les inquiéter. Elle avait laissé Sanmuel la maltraiter parce qu'elle avait eu peur qu'il la quitte si elle se défendait. Depuis Sanmuel, elle ne s'était plus jamais autorisé à se fier à ses sentiments, et à cause de ça, avait étouffé dans l'œuf la relation qu'elle aurait pu avoir avec Lyon Bastia. Certes, celui-ci aurait quand même eu le coup de foudre pour Juvia Lockser, mais peut-être qu'il serait resté avec elle ?
Avec des si, on pouvait faire n'importe quoi et y penser ne la ferait pas avancer, mais ces réflexions lui tirèrent des larmes de regret que la jeune femme ne réprima pas. Elle s'était enfermée toute seule dans une pièce sombre pour se protéger de tout ce qui pourrait la blesser. Mais à présent, elle se rendait compte qu'elle était passé à côté de beaucoup de choses, ce qu'elle regrettait amèrement maintenant.
Laki cligna lentement des yeux pour faire couler le trop plein de larmes qui l'aveuglaient. Celles-ci coulèrent à la verticale d'une manière tellement poétique qu'elles la fit sourire à travers les larmes, puis la magicienne observa les vapeurs qui s'étaient éclaircies au fur et à mesure de son débat intérieur. Laki ferma les yeux et remercia silencieusement tous ses amis qui l'avait soutenus dans son voyage jusqu'au centre de son être : Warrod, Epixerus, Max, Azuka, Kinana, Makarov, Fried, Ever, Bixlow et Laxus. Elle se fit la promesse de les remercier du fond du cœur quand elle les reverrai.
Elle continuait de tomber, mais paradoxalement, elle se sentait sereine, plus forte et plus solide que lorsqu'elle avait débuté sa descente. C'était la première fois qu'elle se sentait comme cela, et cela lui mit du baume au cœur car elle savait qu'elle touchait au but.
Que désires-tu vraiment ? semblait lui demander la brume qui avait perdu la majorité de son opacité et était à présent d'un blanc cassé.
Je veux être reconnue pour moi-même.
Je ne veux pas être comparée à qui que ce soit pour me définir.
Je veux être assez forte pour tracer mon chemin, seule s'il le faut.
Je veux trouver ma place. termina-t-elle avec ferveur car ce n'était pas sa bouche qui s'était exprimé, mais son cœur.
Bien. Alors je te prêterai ma force. lui susurra ce que Laki avait compris être la personnification de sa magie, avant de disparaître dans un dernier volute.
Ses pieds se posèrent avec douceur sur un sol recouvert d'humus, mais ses jambes flageolantes ne la portèrent pas longtemps avant qu'elle ne tombe à genoux. La mauve essuya les larmes qui lui striaient les joues et leva enfin les yeux sur la source de sa magie, ivre de bonheur et de fierté devant le travail accompli. Sa source serait à l'image que Laki se faisait de sa magie, lui avait promis Warrod. Aussi la jeune femme éclata d'un rire joyeux en voyant qu'elle se l'était représentée sous la forme d'un arbrisseau. Mais pas n'importe lequel : C'était exactement le même que celui qu'elle devait faire pousser durant ses exercices avec Warrod, sauf que celui-là avait bien vingt centimètres de plus que le « vrai » arbre. Il avait un tronc solide et parfaitement rond qui donnait peu de prise au vent. Ses pousses étaient éclatantes de santé, avec plusieurs teintes de verts qui allaient du plus foncé pour les plus anciennes, au plus clair et vives pour les plus jeunes feuilles.
En s'en approchant, l'amie de Pix se rendit compte que le tronc n'était pas exempt de cicatrices, car à certains endroits, il avait été entaillé parce qui semblait être des coups de couteaux ou de hache. L'écorce avait recouvert les blessures, mais celles-ci restaient bien visibles aux yeux de Laki qui n'en conçu aucune tristesse et se mit à les caresser avec douceur. Sans pouvoir se l'expliquer, elle ressentait une certaine gène qui semblait émaner du petit arbre, ce qui la fit encore sourire.
Ce ne sont pas des défauts. dit-elle à l'arbre. Ce sont les symboles des combats que nous avons menés. Et j'en suis très fière car malgré cela, tu n'es pas tordu, mourant ou malade au contraire : tu as repoussé plus vigoureusement par-dessus. Je ferai en sorte d'être à ton image et nous travailleront ensemble à te faire grandir. finit-elle en posant son front contre l'arbre pour le remercier et lui communiquer sa détermination.
Les feuilles de l'arbuste frémirent d'un vent invisible.
_d(^_^)b_
Une bourrasque balaya la colline verdoyante où se trouvait la maison de Warrod. Celui-ci contemplait pensivement les vagues que l'herbe formait tandis que le vent les faisait onduler, lorsqu'il entendit un nouveau son qui lui fit tourner la tête. Le jeune arbre d'Olietta Laki bruissait du feuillage pour la toute première fois et le vieil homme se senti submergé par la fierté pour son élève. Elle y avait mis le temps, mais à force de détermination et de persévérance, elle avait fini par y arriver comme l'arbre qui vient à bout du métal en l'épuisant petit à petit grâce à ses racines.
D'un côté Warrod était heureux pour elle mais d'un autre, il ressentait une fierté égoïste venant du fait que malgré ses explications souvent nébuleuses, la jeune femme avait réussi à trouver sa propre forme. Depuis quelques temps, il s'inquiétait de ne pas voir d'amélioration, mais en voyant son air déterminé à chaque fois qu'elle reprenait sa méditation, il n'avait pas eu le cœur de la décourager et s'était tut.
Il était heureux d'avoir tenu sa langue et puisqu'elle avait fait le plus difficile : trouver son oasis de paix la première fois. Une fois trouvé, cet endroit qui existait en chaque être, serait de plus en plus facile à trouver et ainsi, la mage pourrait mieux mettre à profit l'exercice de décharge et recharge. Elle était enfin sur la ligne de départ.
— Elle revient. l'informa Epixerus, qui était resté à l'affût des pensées de son amie.
— Je te l'avais dit.
— Oui mais vous avouerez que la sentir me mettre à la porte après ce que j'avais vu chez elle était un peu inquiétant. lui rétorqua Pix, boudeur.
— Sans compter que maintenant, elle peut te virer quand elle veut de sa tête.
— Il lui faudra encore de l'entraînement pour ça.
— Bien sûr. Mais maintenant, elle saura tout de suite si tu l'espionne. le prévint le mage saint.
— Peu importe. Je suis heureux qu'elle ait réussi. Maintenant ça sera plus facile pour elle.
— Tu lis dans mes pensées, vifly !
— Pas du tout !
— Je plaisante, mais oui, tu as tout à fait raison. termina le vieux mage en regardant une des petites de Makarov venir vers eux et s'incliner devant eux, à leur grande surprise.
— Professeur, je ne vous remercierai jamais assez pour votre enseignement. annonça Laki, qui gardait la tête baissée.
— Ha ha ha ! Redresses-toi, mon enfant. Je suis heureux pour toi. dit le vieux en riant.
— Et moi... commençât le vifly.
— Epixerus, merci d'être resté à mes côté depuis que je t'ai rencontré. dit-elle au rongeur en se redressant pour leur faire un sourire solaire qui les fit rougir tous les deux. Tu es vraiment un super vifly et un ami en or.
— Je suis le seul vifly que tu connaisse. bougonna l'écureuil.
— Alors, c'était comment ? demanda C-Ken.
— C'était... Difficile, beau et fort. répondit Laki qui ferma les yeux et croisa les bras sur la poitrine.
— Me dis pas que tu veux déjà y retourner ! s'écria Epixerus qui avait encore lu dans les pensées de la jeune femme qui le fusilla du regard.
— Oui mais non. tenta de s'expliquer la violette.
Le vieillard se leva lentement de la table, toujours en riant doucement. Rester assis durant des heures sur ce banc n'était pas bon pour ses vieux os. Il devait encore arroser ses plantes et faire la cuisine, car il n'avait pas pu se résoudre à laisser la jeune femme et le vifly seuls pendant une étape si importante. Qu'à cela ne tienne, ils allaient l'aider et cela occuperai suffisamment l'esprit de la mage de Fairy Tail pour qu'elle ne songe pas à repartir en transe.
— Je pense qu'elle veut dire « Oui, je veux y retourner et non pas maintenant ». leur indiqua le mage saint. De toute manière jeune fille, tu en a assez fait pour aujourd'hui. Oui, tu pourrais ressayer la méditation pour regagner un peu de magie, mais c'est inutile de le faire pour ça : d'une part, tu récupérera un peu de magie ce soir en dormant et d'autre part, j'ai besoin d'aide pour arroser mes plantes et vous allez m'aider. affirma-t-il en se détournant pour regagner l'intérieur de la maison.
Il se fit doubler peu après, par Epixerus et Laki qui s'étaient précipités à l'intérieur pour aller remplir les arrosoirs.
Oui Makarov. Tes mages sont vraiment de braves petits.
NdlA : J'en ai vraiment bavé pour ce chapitre. Heureusement, je termine « l'arc » entraînement avec le prochain chapitre qui m'enthousiasme beaucoup plus que les deux derniers que j'ai eu du mal à sortir. N'hésitez pas à laisser un commentaire si ça vous a plus, pas plus ou même si c'est pour rien dire.
