NdlA : Bonjour ! Tout d'abord je m'excuse pour la longue absence. J'ai fais un burnout professionnel et j'ai mis un peu de temps à retrouver la motivation pour me mettre à mon clavier (alors que ça aurait pu me soigner plus vite mais passons). Merci à Coralie, Zaan et Manu qui m'ont pas mal aidé, si vous passez par là les filles.
Un grand merci à Suu-kuni, Cherry0204 pour vos reviews, ça fait chaud au cœur. Tsuki, je m'excuse encore et merci pour tes deux reviews qui m'ont donné le courage. Je les ai regardé quasiment tous les jours pour me motiver. Énorme merci à vous trois !
Je voudrais aussi m'excuser pour le chapitre 16, parce que je le trouve un peu bâclé. Mais promis, je me rattraperai sur les prochains (qui s'annoncent pas folichons, si vous vous rappelez du début du Daimatô Enbu pour notre guilde préférée, mais ils seront forts en émotion). Nous reprenons donc le soir de Sky Labyrinth, et nous, on se retrouve en bas.
Chapitre 17 : C'est moi qui choisis!
Laki se trouvait avec ses amis proches sur la terrasse du Sun Bar d'où ils observaient le début de l'épreuve. Azuka dormait dans les bras de sa mère et eux, discutaient du Daimatô Enbu en compagnie de Max, Alzack et Warren quand Lisanna fit irruption pour leur apprendre que la benjamine de la guilde avait disparu. Cette annonce avait donné lieu à un branle-bas de combat et tous s'étaient rapidement organisés avec les Rajinshûs, qui venaient de quitter la chambre de Laxus, afin de rechercher la petite dans cette grande ville qu'était Crocus.
— Je vais aller sur la place centrale de Crocus. annonçât Warren. Ça me permettra de rester en contact avec tout le monde et de coordonner les recherches. Si je trouve d'autres membres, je vous les enverrai.
— On va avec toi, dit Max en s'englobant avec Reedus et Vista.
— Les Shadow Gear iront à l'est. décida Jet.
— J'ai croisé Nab et Roméo en venant, indiqua Lisanna. Ils se dirigeaient vers le sud de la cité quand je les ai quittés.
— Je voudrais aller sur un point élevé pour balayer la ville avec ma lunette mais... s'excusa Bisca en regardant sa fille qui dormait profondément.
Laki réfléchissait à toute vitesse. Elle avait fait une séance de décharge juste après le dîner et elle comptait méditer un peu avant de dormir pour récupérer, ce qui la laissait sans magie pour l'instant. S'énerver contre le sort ne l'avancerait à rien, mais même sans magie, elle pouvait faire quelque chose. Au moins en attendant de récupérer un peu de magie pour se lancer elle aussi à la recherche de leur petit dragon.
— Je vais garder ma filleule et nous resteront enfermées dans ma chambre. annonçât-elle sous le regard approbateur des mages présents.
Les Rajins se consultèrent rapidement du regard.
— Et je resterai avec vous. compléta Evergreen.
— Bix et moi prenons l'ouest.
— Happy et moi allons vers le nord, dans ce cas. termina Lisanna.
— Vu que tu le monde sait ce qu'il doit faire, dispersion ! Et gardez bien à l'esprit que si Wendy ne s'est pas seulement perdue, personne ne doit rester seul.
Un moment de silence accueillit ces mots. Les mages présents avaient du mal à imaginer que l'ont puisse vouloir faire du mal à Wendy, mais ils étaient tous d'accord sur le fait que la paranoïa, dans ce genre de situation, ne tuait personne. Si Evergreen avait raison, cela pouvait parfaitement être une tactique pour séparer les membres de la guilde pour pouvoir les atteindre séparément pendant qu'ils seraient distraits par la disparition d'un de leur membre.
— Penses-tu que ton ex en soit capable ? lui demanda Pix en aparté.
Laki prit précautionneusement sa filleule dans ses bras pour ne pas la réveiller.
— Honnêtement, je n'en sais rien. D'un côté j'aimerai penser que non, mais d'un autre... Fairy Tail est ma seule famille et il le sait. Le fait qu'il soit allé à Magnolia peut être un hasard aussi mais...
— Il n'est pas juste allé à Magnolia, Laki. Il t'a suivi jusqu'à la guilde !
— C'est aussi et surtout pour ça que je doute. Mais après, c'est lui qui m'a quitté donc je ne suis pas sûre...
— Allez mauvaise troupe, les tançât une Evergreen soucieuse. Vous pourrez continuer cette conversation une fois que nous seront dans la chambre.
Epixerus et Laki se regardèrent, légèrement penaud. Evergreen ne leur en voulait manifestement pas, mais si Sanmuel était bien à l'origine de la disparition de la dragon slayer, la fée se mettait sciemment en danger pour les protéger. Elle méritait la vérité et rien de moins, mais Laki ne se sentait pas le courage de tout lui raconter ce soir en tenant sa filleule endormie dans ses bras.
— Je pourrais lui raconter, moi. dit Epixerus qui trottinait sur les talons de la Rajin. Ça aurait le mérite d'être silencieux, pour ne pas réveiller la petite et ça t'évitera à toi d'avoir à en parler alors que tu ne l'as pas encore tout à fait digéré.
Laki crut qu'elle allait embrasser l'écureuil.
— Faisons comme ça.
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Assise en tailleur à côté du lit où sa filleule dormait à poings fermés, Laki tentait vainement de méditer depuis maintenant presque une heure. Son inquiétude pour ses camarades l'empêchait d'atteindre l'état béni de transe, et le bourdonnement qu'elle entendait en marge de son esprit, lui indiquait qu'Epixerus et Evergreen étaient en train de discuter télépathiquement sur le balcon. La teneur de cette discussion ajoutait aussi au stress de Laki qui, résignée, abandonna l'idée de méditation pour observer Azuka endormie.
Physiquement, la petite fille ressemblait beaucoup à sa mère, sauf pour la couleur des cheveux qu'elle avait brun comme son père. Concernant son caractère, Laki avait coutume de dire que la petite avait pris le meilleur de ceux de ses parents, ce qui les faisait toujours rire. Olietta se souvenait encore du jours où Bisca lui avait avoué qu'elle attendait un enfant et la réaction de la mauve n'avait pas été du tout celle à laquelle s'attendait la future maman.
En effet, Laki avait été terrorisée.
L'idée d'élever un enfant dans les conditions qui était les leurs à ce moment-là, l'avait tétanisée et en son for intérieur, Laki avait même pensé que c'était quelque peu irresponsable, mais elle s'était tût. Si le couple était heureux, de quel droit allait-elle les faire redescendre sur terre ? De plus, ils étaient des mages de Fairy Tail, une vraie famille. La petite ne serait jamais seule, elle serait entourée et aimée et ce, peu importe ce qui aurait pu arriver. Bien sûr, elle avait tentée de rattraper le coup, mais sa première réaction n'avait pas échappé à son amie qui avait réussit à la déculpabiliser.
— Tu sais, moi aussi j'ai peur. De tout, et tout le temps. Mais bizarrement, te voir encore plus paniquée que moi, m'a rassuré. lui avait-elle dit en riant. C'est ce qui m'a motivée dans ce choix.
— Quel choix ?
— Dans le choix que s'il m'arrivait quelque chose à moi, ou à Al, je veux que ce soit toi qui prenne soin de notre fille. Nous voulons tous les deux que tu sois sa marraine.
— Merci, mais ne dis pas de choses pareilles ! Et d'ailleurs, je pensais que tu voudrais que ce soit Erza, la marraine de ton premier enfant...
— Elle le sera pour le suivant. Là, tout de suite, c'est toi qui est là et à toi que je le demande. Le fait que tu paniques encore plus que moi, montre que tu te préoccupes déjà de cet enfant qui grandit dans mon ventre et ça me rassure. D'autre part...
— D'autre part ?
— D'autre part, je sens que tu as besoin de quelque chose à quoi te raccrocher en ce moment et si notre fille peut devenir ce lien qui te lie à nous, alors ça me conforte dans ma décision.
Même après tout ce temps, repenser à cette conversation nouait encore la gorge de Laki. Bisca, enceinte jusqu'aux yeux, avait senti qu'elle avait un problème et elle lui avait donné la plus merveilleuse des bouées de sauvetage : son enfant et depuis, sa filleule adorée. En caressant doucement la joue de la petite fille, la mauve se senti envahie par un sentiment d'amour féroce qui la prit aux tripes et apaisa quelque peu son inquiétude. Elle se serait plus jamais passive devant le danger et protégerait ses êtres chers, quoi qu'il lui en coûte
— Laki ? Tu peux venir, s'il te plaît ? lui demanda Ever à voix basse.
La mauve acquiesçât, embrassât la petite sur le front et allât rejoindre ses deux camarades sur le balcon.
— Epixerus m'a tout raconté. Je suis désolée Laki.
La mage de bois hocha simplement la tête en souriant faiblement.
— Tu pense qu'il serait capable de s'en prendre à l'un de nous pour te récupérer ? reprit Ever.
— Je pense que oui.
— Ah. Tu m'as l'air plus convaincue que tout à l'heure.
— Disons que si je me trompe, ce n'est pas grave. Alors que si je ne me trompe pas, je m'en voudrais à mort de l'avoir sous-estimé.
La mauve leva les yeux pour croiser le regard de la Rajin.
— On vient de vous retrouver. Si jamais Sanmuel parvient à blesser l'un d'entre nous parce que je n'aurais pas eu le cran de vous parler de mes problèmes par fierté, je ne m'en remettrai jamais. C'est pour ça que, Pix, je voudrais que tu ailles rejoindre Max pour le mettre au courant et lui demander de faire très attention.
— Tu es consciente qu'il t'en voudras de ne pas lui en avoir parlé toi-même, hein.
— J'en suis consciente, mais.
— Mais je crois que Laki préférera que Max lui en veuille parce qu'il est indemne, plutôt qu'il ne lui en veuilles pas parce que...
— Oui, je vois. J'y vais.
Une fois que le rongeur eût passé la porte, Evergreen s'installa à côté de la violette.
— Pourquoi spécialement Max ?
— Max et moi avons traversé pas mal de choses ensemble, ce qui fait que nous sommes vraiment très, très proches. Et Sanmuel le sait parfaitement parce que c'était déjà le cas lorsque je sortais avec lui. Oh bon sang, il va tellement s'en vouloir. chuchota Laki en se cachant le visage dans les mains.
— Je suis sûre qu'il comprendra. tenta de la rassurer la mage à lunette.
— C'est pas ça. Quand je sortais avec Sanmuel, Max était cent pourcents d'accord avec ça. Il l'appréciait, tu comprends ? Alors quand il va savoir qu'en fait, pendant tout ce temps...
— Il te maltraitait, il va entrer dans une colère noire, oui.
— Mais je ne peux pas permettre qu'il l'ignore maintenant. dit Laki en cherchant un consentement de la part de l'autre mage.
— Exactement, Laki. N'en doute jamais. C'est pour son bien autant que pour le tien, alors essuies-moi ces larmes. Elles n'ont rien à faire là.
Quelques reniflements et plusieurs kleenex plus tard, l'amie d'Epixerus avait retrouvé un visage presque normal lorsqu'elle rejoint à nouveau Evergreen sur le balcon.
— Je suis une idiote. débuta-t-elle en souriant de la surprise qui se lisait sur le visage d'Ever. Mais une idiote qui apprends.
— C'est déjà pas mal. sourit à son tour la Rajin. J'en connais certains qui n'apprennent jamais.
Elle pouffèrent toutes les deux.
— Je crois que j'ai récupéré un peu de magie, donc si tu veux aller retrouver les autres...
— Hors de question, je reste ici.
— Non, vraiment Ever, ça va aller. C'est important pour la guilde et
— Rester ici est important pour la guilde aussi. la coupa la mage à lunette. Tant que nous n'en savons pas plus sur la disparition de la petite, on peut raisonnablement concevoir que tu es en danger. Enfin non, vu que ça on le sait déjà. Je ne partirai pas tant que Wendy n'aura pas été retrouvée et qu'on en saura pas plus, fin de la discussion.
— Je suis sûre qu'Elfman doit adorer quand tu prends ce ton autoritaire. se moqua Laki.
— Oui, mais il ne le sait pas encore. rétorqua Evergreen en clignant de l'œil, faisant rire Olietta. En parlant de chose que quelqu'un ne sait pas, il me semble que toi aussi tu ignores des trucs à notre sujet. Je parle des Rajins, bien sûr.
— Je me doute qu'il y en a beaucoup, effectivement, mais je ne vois pas de quoi tu parles précisément.
— On a reçu des ordres à ton sujet. la raillât la fée.
— Des ordres...Laxus ! Je me disais aussi...
— Stop. la coupa Ever. Même si Lax ne nous avait rien dit, je serai restée, alors ne commences pas à psychoter là-dessus.
— Donc il vous a ordonné de me tenir à l'œil ? demanda Laki qui hésitait entre se sentir vexée ou touchée, ce qui commençait à devenir une habitude quand on parlait de Laxus Draer.
— J'ai mal choisis mes mots, excuses-moi. Il n'a pas ordonné de te garder à l'œil, il a juste demandé de prendre soin de toi, si et seulement si tu en éprouvais le besoin.
Laki éclata d'un rire moqueur.
— Tu parles. Laxus qui demande quelque chose ? J'ai du mal à y croire.
— C'est parce que tu ne le connais pas encore assez bien. répliqua Ever, revêche.
— Désolée. dit Laki en se mordant les joues, les yeux brillants.
Evergreen poussât un long soupir qui en disait long sur les incrédules, puis elle prit place sur le siège voisin de Laki.
— Écoutes. Je ne sais pas ce qu'il se passe entre vous deux en ce moment, mais il... tient à toi.
— Désolée si je t'ai froissée, mais tu avoueras que ton chef n'est pas facile à décrypter. Surtout que depuis que vous êtes revenus, je n'arrive toujours pas à comprendre pourquoi il s'intéresse subitement à moi comme ça.
La jeune femme grimaçât en s'entendant parler car elle avait tout de même l'impression de cracher dans la soupe, même si ce n'était absolument pas ce qu'elle voulait faire.
— Ça me paraît limpide à moi. rigola Evergreen.
— Ah bon ?
— D'après toi, pourquoi les hommes s'intéressent-ils aux femmes ?
Voir Laki tétanisée après ce qu'elle venait de lui balancer, fit partir Evergreen dans un fou rire silencieux.
— T'es sérieuse, là ?
— Et pourquoi je ne le serai pas ? Tu es mignonne, avec ce qu'il faut, où il faut, alors pourquoi tu t'étonnes qu'il mate ? poursuivit-elle en riant encore, mais cette fois, du rouge qui avait envahi les joues de la mage de création. Avoues que tu aurais pu tomber sur pire...
— Oui, c'est vrai mais. Arrêtes de rire, tu vas réveiller la petite !
— Mais quoi ? Je ne vois pas pourquoi tu fais ta difficile. Mon chef est beau et... rit Evergreen avant de s'arrêter net devant la mine dubitative de Laki. Attends, tu ne le trouve pas beau ?
Même si cela faisait des années qu'elle côtoyait Evergreen, la violette se sentait tout de même gênée de parler de ce genre de choses avec elle. Quoique, elle aurait été gênée de toute manière, alors... Après tout, elles se connaissaient plutôt bien toutes les deux et Ever, contrairement à ses autres amies, connaissait bien l'objet de ses tracas. La jeune femme se mit à détailler l'image mentale qu'elle se faisait de Laxus Draer, dragon slayer de son état, petit-fils de son Maître de guilde et Chef suprême des Rajinshûs.
— Je ne le trouve pas beau. avoua-t-elle à l'autre qui prit un air scandalisé. MAIS il a quelque chose...
— Expliques-toi mieux que ça, jeune fille. la menaçât son acolyte.
— Je veux dire... Grey est beau. Hibiki Laytis de Blue Pegasus est beau, comme Sting Eucliffe de Sabertooth. tenta-t-elle de s'expliquer, en pure perte car c'était à présent à Evergreen d'être dubitative. Dire que Laxus est beau c'est... euh... réducteur je pense. Enfin non... Ça veut rien dire.
— Laki...
— Ce que je veux dire, c'est que Laxus n'est pas beau dans le sens littéraire du terme. dit Laki rapidement avant de perdre courage. Il a de la prestance, du charisme, il est impressionnant physiquement et psychologiquement. Il irradie d'une force qui peut être, pour certains et pour moi aussi fut un temps, étouffante. termina-t-elle avec un regard plein d'espoir pour Evergreen.
— Oui, je comprends. C'est un chef-né, mais tu sais...
— Oui ? répondit Laki, mortifiée.
— Maître Makarov dit souvent une phrase que je trouve très censée et appropriée, surtout pour Laxus. « Un grand pouvoir implique de grandes responsabilités » et Laxus ne s'en est pas toujours montré digne.
Dire que Laki était interdite était un euphémisme. Si cette conversation impromptue l'avait gênée au début, elle venait de se rendre compte que, elle, comme d'autres personnes, avaient tendance à mettre tout le monde dans un cadre, une boite. Elle l'avait fait inconsciemment aussi pour les Rajinshûs et venait de comprendre qu'elle faisait exactement ce qu'elle détestait qu'on lui fasse à elle : réduire quelqu'un à une épithète.
— Surprise, hein ? se moqua gentiment Ever, car le trouble de Laki se lisait sur son visage. Je sais que tout le monde nous classe immanquablement dans la catégorie « fan irréductibles » de Laxus, mais nous ne sommes pas aveugles pour autant et on a, chacun, notre propre manière de penser. Si nous voyons en lui beaucoup de qualités qui sont louables, nous connaissons aussi toutes ses faiblesses, ses défaut et ses travers. Mais croies-le ou non, les choses positives au sujet de Laxus sont beaucoup plus nombreuses que les choses négatives. Et ça, même lui n'en a pas tout le temps conscience et c'est pour ça qu'il a besoin de personnes comme nous pour le ramener dans le droit chemin et lui ouvrir les yeux.
Laki se permit un sourire d'excuse et hocha la tête.
— En tout cas, il a de la chance que vous soyez là pour lui.
— Et lui pour nous, mais je te rappelle que tu es comprise dans le « nous ».
— Pardon ?
— Il t'a adopté. rit encore la seule femme des Rajins. Ce que Laxus attrape, Laxus ne le relâche pas. termina-t-elle avec un grand sourire.
Olietta Laki trouvait que cette phrase sonnait furieusement comme un dicton propre à l'entourage du dragon slayer de la foudre et elle se demandait si elle devait s'en inquiéter.
Bon ou mauvais, l'avenir seul le dirait.
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Laki se réveillât brusquement lorsque Evergreen lui secoua doucement l'épaule. La jeune femme grimaçât car elle s'était endormie assise par terre, mais le buste sur le matelas à côté d'Azuka.
Evergreen devait avoir une bonne raison pour l'avoir réveillée, ce fut donc un regard plein d'espoir qu'elle lui adressa après s'être redressée. La Rajinshû était tendue, cela se voyait à sa posture et en effet miroir, cela mit Laki sur le qui-vive.
— Lisanna et Happy ont retrouvé Wendy et Chalulu inconscientes dans les jardins royaux. chuchota la fée verte.
— Mer...credi ! Elles sont blessées ?
— Pas d'après Lisanna, mais la petiote n'arrivait pas à garder les yeux ouverts et l'exceed est complètement KO.
Les deux jeunes femmes se regardèrent, les sourcils froncés. Qu'est-ce qu'il y avait bien pu ce passer dans ces jardins ?
— Mais ce n'est pas à cause de ça que je t'ai réveillée. ajouta la Rajin en regardant la porte. Il y a du remue-ménage en bas et je ne voulais pas vous laisser toutes les deux endormies. Comment va ta magie ?
Laki tiqua à cette question, car c'était la première fois qu'on la lui posait, mais la jeune femme trouvait cela approprié.
— Je dois être entre quinze et vingt pourcents à peu près. répondit-elle. Peut-être vingt-cinq en tirant au maximum.
— C'est pas génial mais on fera avec.
— Désolée de pas être un monstre. râla Laki avant d'attacher sa cape.
— Je vais voir en bas, l'ignora Evergreen. Toi reste ici avec Azuka. Si jamais ça tourne au vinaigre, tu prends la gamine et vous déguerpissez.
En temps normal, Laki se serait rebiffé, mais elle n'était pas seule et la sécurité d'Azuka devait être sa priorité. Elle pourrait râler quand elle serait la seule concernée, pour l'instant il lui fallait ravaler sa fierté et suivre les ordres d'Evergreen. Fébrile, elle était en train de préparer quelques affaires qu'elle jetait dans un petit sac à dos lorsqu'elle entendit Evergreen parler d'une voix forte à, ce qui semblait à Laki, être l'autre bout du couloir.
— Qui êtes-vous ? Vous n'avez rien à faire ici.
L'autre personne lui répondit, mais pas assez fort pour que Laki puisse comprendre ce qu'il disait. Oui « il », de ça, elle était certaine.
— Vous n'avez rien à faire ici. Cet étage est réservé aux membres de Fairy Tail et leur famille. poursuivait Ever d'une voix menaçante.
— Epixerus. Pix ! Si tu m'entends ramènes-toi avec des mages à l'auberge. Je crois qu'on est en train de nous attaquer. dit la mage créatrice en pensée, avant de prendre sa filleule dans ses bras.
La petite, secouée, ouvrit des yeux ensommeillés.
— Marraine ?
— Tout va bien mon cœur, rendors-toi. lui disait la mauve lorsqu'elle entendit distinctement un bruit sourd qu'elle avait appris à connaître car cela lui était arrivé à maintes reprises.
Le bruit d'un corps qui s'affaisse.
Suivi de pas légers et feutrés.
Éteint la lumière.
Ne fais pas de bruit.
Surtout n'appelle pas Evergreen.
Elle sait dans quelle chambre tu es.
Si ce n'est pas elle, tu te trahira.
Et il vous trouvera.
Laki se forçât à respirer régulièrement afin de garder son calme. Non seulement pour elle, mais aussi pour ne pas faire paniquer la petite Connell qui la regardait, les yeux grands ouverts dans le noir. Utilisant la lumière qui filtrait sous la porte pour se faire voir de la petite, elle lui fit signe de garder le silence en posant un doigt sur ses lèvres. Azuka hocha simplement la tête avant de resserrer son étreinte sur le cou de sa marraine et de se cacher le visage dans son giron.
Petit cœur courageux. pensât sa marraine en lui frottant le dos.
Réfléchissant à une manière de s'enfuir si l'ennemi venait à les trouver, Laki recula vers le balcon sans quitter des yeux le rai de lumière qui passait sous la porte. Deux ombres de ce qui semblait être des pieds, passèrent à vive allure, mais dans un silence complet, devant la porte de leur chambre. Tendue comme un arc, Laki remonta Azuka contre elle afin de pouvoir joindre les mains dans le dos de la petite fille, qui se mit à trembler dans ses bras.
La colère submergea la mage de création et quelque chose se débloqua quelque part dans son esprit.
Elle ressentait toujours la peur, la peur pour elle, la peur pour sa filleule, mais avec beaucoup moins d'acuité. La colère avait jeté un voile glacial sur ces peurs, qui, s'il ne les avait pas fait disparaître, lui laissait au moins l'esprit clair et affûté comme une lame de rasoir. Elle ne se sentait plus paralysée et était encore plus réceptive à son environnement. C'était presque comme lorsqu'elle se trouvait dans l'état de transe, juste avant de basculer mais sa prise de conscience était arrivée trop tard car elle sentait déjà sur sa gorge, la sensation du métal froid.
L'enfoiré se tenait déjà dans son dos, un poignard plaqué contre sa carotide.
— Si tu cries, je te tranche la gorge et je demanderai pardon à Sanmuel après. chuchota-t-il. Ou peut-être que je tuerai cet enfant que tu serres dans tes bras. Je devrais peut-être la prendre pour te forcer à reprendre la place qui est la tienne, qu'en dis-tu ?
— Faber, le reconnu Laki dans un murmure haineux. Tu n'es qu'un sale fils de...
— Taratata. Pas de grossièretés devant les enfants, Laki. On t'as élevé avec des cochons ou quoi ? Ta maman ne t'as jamais appris ça ? Ah, pardon j'oubliais. Tu as été abandonnée, c'est vrai.
— Qu'est-ce que tu veux ? demanda Laki en passant mentalement en revue ses options.
Avec Azuka dans les bras, elle était entravée mais la petite fille était très vive pour son âge et savait très bien s'accrocher par elle-même aux gens comme un petit singe. Si elle sentait sa marraine la lâcher, aucune doute qu'elle s'accrocherait d'elle-même. Son problème immédiat était comment se défaire de la poigne du serviteur de Sanmuel sans qu'il puisse la blesser et sans se vider de sa magie.
— Je veux ce que mon maître veut : que tu revienne.
Ainsi donc, sa menace de lui trancher la gorge, c'était du pipeau. Sanmuel la voulait en vie et Faber, qui l'adorait comme un dieu vivant, n'oserait jamais faire quelque chose qui irait à l'encontre de ses désirs. Par contre, Azuka était doublement en danger, car Faber et par extension, Sanmuel, savait qu'elle ferait tout pour éviter que la petite fille soit blessée.
— LAKI ! Tiens bon ! On arrive avec Max ! S'il te plaît tiens bon ! Laki ! Réponds-moi !
Olietta retint un soupir de soulagement et se forçât à maintenir la même tension dans son corps afin que Faber ne se doute de rien. S'il comprenait qu'on venait à leur secours, il serait tenté de faire un geste malheureux ou de kidnapper Azuka et la mage s'était juré de ne jamais laisser cela arriver.
— Et si je refuse ? demanda Laki pour gagner du temps et le faire parler pendant qu'elle continuait de réfléchir.
— Tu ne comprends pas que tu n'es pas en mesure de choisir ? la raillât Faber en caressant les cheveux d'Azuka qui trembla encore plus fort dans ses bras. Reprends ta place à ses côtés et nous jurons de ne pas toucher à un seul cheveux des membres de ta chère famille de Fairy Tail. Il ne te tuera pas, car il a besoin que tu le maintienne en vie, mais tu seras punie, sois-en certaine. Tu comprends n'est-ce pas ? Lui t'es toujours resté fidèle alors que tu l'as trompé au vu et su de tout le monde, que ce soit à Magnolia ou à Crocus. Une vraie traînée... Je ne sais pas ce qu'il te trouve.
Pendant qu'il parlait, Laki Olietta avait pris sa décision : Jamais plus elle ne laisserait quelqu'un lui faire du mal à elle, ou aux personnes qu'elle aime. Elle avait de la chance que le maître, comme le serviteur, aimait s'écouter parler car se faisant, Faber était en train de lui dévoiler une autre des faiblesses de son maître : sa jalousie maladive. C'était l'hôpital qui se moquait de la charité, lorsqu'on savait ce qu'il lui avait fait à elle alors qu'ils étaient encore un couple, mais la mage de bois ressentit une joie sauvage à l'idée que ce malade de Sanmuel ait été jaloux de la voir avec Laxus. Incongrûment, Laki repensât à sa conversation avec Evergreen.
Tu aurais pu trouver pire que Laxus.
Si tu savais Ever... J'ai effectivement trouvé bien pire que Laxus...
La mage à lunette avait pris sa décision. Elle tapota le dos d'Azuka, deux fois du doigt et sentit l'attention de la petite fille.
— Tiens-toi à moi. lui dit-elle.
— Ne t'inquiètes pas ma belle, je n'ai pas l'intention de te lâcher. se méprit Faber.
— Il y a quelque chose que toi et ton taré de maître n'avez pas compris, Faber. lui répondit Laki
De rage, Faber appuyât plus fort la lame contre son cou et le fil de celle-ci entama sa peau, laissant un filet de sang couler.
— Ne traite pas mon maître de taré, sale pute ! TU FAIS CE QU'ON TE DIS DE FAIRE! hurla le serviteur, perdant en même temps, toute contenance et faisant éclater Azuka en sanglots.
Saisissant d'une main la lame du couteau pour l'éloigner d'elle, Laki grogna à Faber, à la fois de colère et à la fois de douleur car la lame était en train de lui entailler profondément la paume.
— C'est pas à toi, ni à ton débile consanguin de maître de choisir ! lui dit-elle laborieusement, avant de lâcher Azuka pour pouvoir plaquer ses mains l'une contre l'autre comme un défi tandis que la fillette la serrait de toutes ses forces en hurlant. Laki lançât son sort aussi rapidement que possible en visualisant l'effet désiré au maximum.
Wood make : Épine dorsale du Stégosaure !
Warrod lui avait appris que la magie répondait avant tout à ses attentes encore fallait-il qu'elle-même sache exactement ce qu'elle voulait faire. Pourquoi elle avait pensé à un dinosaure ? Aucune idée. Tout ce qu'elle voulait, c'était des piques qui repousserait Faber en arrière sans lui laisser le temps de les blesser et l'image de l'animal était apparu clairement dans son esprit. Sentant la magie rugir en traversant son corps pour se diriger vers son dos, Laki Olietta rattrapa Azuka et se pencha vers l'avant pour protéger la fillette de son corps en se félicitant vaguement d'avoir réussi à se souvenir du nom de l'animal préhistorique.
Sans attendre de voir si le sort avait marché, Laki Olietta se rua en avant afin de déposer la petite fille au plus de près la porte qui s'ouvrit à la volée livrant passage à un Max Alose ivre de rage et un Alzack Connell livide. La mauve eut juste le temps de croiser le regard de son meilleur ami, avant que Faber, aux limites de ses forces qu'il perdait rapidement à cause de la perte de sang, saisit la jambe de Laki et la tire violemment vers lui.
La menaçant de la pointe de son couteau, il la fit reculer jusque sur le balcon pendant que Max les suivait calmement, le regard meurtrier planté dans ceux de celui qui voulait lui arracher son amie et le corps irradiant d'une ire dantesque.
— Tu n'iras nulle part avec elle. lui dit Max d'une voix d'outre-tombe qui aurait fait frémir Laki en temps normal.
Laki, elle, était soulagée. Azuka était en sécurité avec son père.
Elle devait maintenant se tirer d'affaire, car durant les quelques minutes qui venaient de s'écouler, elle s'était souvenu de quelque chose d'important et de tellement évident qu'elle l'avait oublié depuis longtemps : Elle devait faire attention à elle car s'il lui arrivait malheur, ceux qu'elle aimait seraient dans l'affliction.
Elle devait prendre soin d'elle-même pour les autres.
Le regard de Max était éloquent. Si Faber lui faisait du mal devant lui, il ne répondrait de rien.
Elle devait l'en empêcher. Mais comment ? Sa ruse ne marcherait pas deux fois car Faber la tenait de telle manière qu'elle ne pourrait pas joindre les mains pour utiliser la magie. Cherchant une idée, elle s'arrêta sur Alzack qui serrait sa fille dans ses bras. Celui-ci croisât le regard de Laki, puis le détourna quelques seconde avant de recommencer son manège, comme s'il lui montrait quelque chose, mais quoi ?
Dehors ?
Il y avait quelque chose dehors ?
Alzack articula silencieusement : Moulin Rouge.
Soudain, elle comprit.
Alzack était là, avec Azuka. Mais il manquait le membre le plus dangereux de la famille.
La mère, Bisca, son amie. Et accessoirement... Le Sniper de Fairy Tail.
Ne pouvant plus utiliser la magie, Laki se résigna à utiliser le seul mouvement d'auto-défense que les garçons avaient réussit à lui faire retenir.
Olietta planta son talon sur le devant du pied droit de Faber, où devait se trouver les phalanges les plus fragiles et le serviteur laissât échapper un grognement de douleur en raclant encore sa peau de la pointe du couteau. Levant les mains le plus haut qu'elle pouvait, elles les ramena vers elle en déviant juste assez pour que son coude aille frapper les côtes de son assaillant. Soufrant, Faber relâchât machinalement sa prise, ce qui permit à Laki de lui donner un coup de tête avant qu'elle ne se laisse tomber pour libérer le champs de vision à Bisca Moulin-Connell qui n'hésita pas.
Un bruit sec retenti au loin, et Laki pensât fugacement que cela ressemblait au bruit d'un manche à balai que l'on cassait. Max l'aidât immédiatement à se relever pile au moment ou Faber basculait au-dessus de la rambarde du balcon. Les deux amis se précipitèrent eux aussi sur le balcon, mais ce qu'ils virent, les laissèrent interdits.
Sanmuel Wolfstar en personne se tenait là.
Grâce à sa magie, il faisait léviter un Faber très amoché et était en train de parcourir le corps meurtri de son serviteur avec un air attristé.
— Comment as-tu osé lui faire ça Laki ? demanda le rouge, avec dans la voix, une colère froide et quelque chose qui ressemblait à... de la peine.
— Ne lui parle pas, espèce de raclure. lui rétorqua Max en tentant de faire passer Laki derrière lui.
— C'est grâce à Faber que je ne t'ai pas tuée, tu sais, Laki. Et c'est comme ça que tu le remercie ?
— Ma parole, Faber était en dessous de la vérité ! répondit Laki en contournant Max et Epixerus qui essayaient de faire rempart de leurs corps. Tu es encore plus cinglé que je ne le pensais. Tu te rends compte qu'avec tous ces témoins, je pourrais te faire enfermer à vie ? demanda encore Laki complètement abasourdie par l'aplomb du rouge en contrebas.
— A vie c'est vite dit mon amour. répondit-il. Ma famille possède un quart de cette ville et je connais le Roi personnellement. D'après toi, combien pèsent le témoignage de deux mages d'une guilde moribonde contre moi ?
Laki retint Max qui s'appétait à sauter du balcon pour aller égorger celui qu'il avait pris pour un bon ami et le protecteur d'une camarade.
— Ensuite, j'ai toujours mon casque. reprit Sanmuel d'une voix amusée. N'importe qui peut me l'avoir volé pour venir vous faire peur en prévision du Daimatô Enbu... Bien sûr, je serai alors, désolé qu'on ai utilisé mon apparence pour terroriser la femme qui m'a quitté, et je serai réellement triste de voir qu'elle me soupçonne alors que je l'aime toujours.
— Espèce de sale dégénéré ! renchérit Max en se débattant contre la poigne de Warren qui venait de les rejoindre.
— Maître... l'appelle doucement Faber. J'ai besoin de soins...
— La ferme, Faber. C'est ta punition pour m'avoir désobéit et avoir foiré mes plans. le réprimanda son maître, avant de lever à nouveau les yeux sur les mages de Fairy Tail. Il va falloir que je recommence à planifier, mais je m'en délecte déjà... indiqua Sanmuel à l'intention de Laki qui ne cillât pas.
— Sanmuel.
— Oui ma Fleur de lavande ?
— Comme je l'ai dit à ton serviteur bouché, je le dis maintenant à toi : Ce n'est pas à toi de choisir.
— Oh ? A qui alors ? A cet animal blond ? Un reptile qui plus est ? Allons ma douce, tu sais bien que moi seul t'apprécie à ta juste valeur.
Laki Olietta se sentait presque désolée pour Sanmuel qui se berçait d'illusions et de folie. Il ne servait à rien de discuter avec lui, il ne comprenait que la force. De plus, elle n'avait aucune envie de parler de Laxus avec lui. Le blond n'avait rien en commun avec cet homme. Il ne méritait même pas de pouvoir connaître, ni prononcer le nom du dragon slayer. Ni d'aucun autre mage de leur guilde d'ailleurs. Forte de ce constat, elle joignit encore une fois ses paumes ensanglantées.
Wood Make : Lance !
— Non Sanmuel. C'est moi qui choisis. termina-t-elle en regardant ses lances de bois foncer vers Faber et Sanmuel qui disparurent dans un nuage de fumée.
NdlA : Oui, un chapitre assez violent, mais en même temps je ne pouvais pas faire autrement. N'hésitez pas à me dire ce que vous en avez pensé, parce que je suis pas trop bonne dans les descriptions de combats. Rien d'autre à dire à part que je me trouve gentille, parce qu'au fur et à mesure que j'écrivais ce chapitre, j'avais vraiment envie de tordre le cou à Faber mais passons. A bientôt et merci de prendre du temps pour lire mon histoire.
