Chapitre 3 : Rapprochement
Point de vue de Luna :
Je parviens tant bien que mal à l'infirmerie et rencontre une petite dame. Elle a de beaux cheveux blancs et à la peau tout plissés. Elle me fait pensée à Mrs Pomfresh.
-Bonjour, dis-je.
-Bonjour mon enfant. Ho la la, mais qu'es-ce qui c'est passé ? demande de l'infirmière les yeux écarquillés.
-Je me suis pris une porte en pleine tête, répondis-je en repensant à ce qui venait de se passer.
L'infirmerie Moldu est comme celle des sorcières, sauf qu'il n'y a pas autant de lit et pas de fioles de potion partout. Elle accourt vers moi avec une énergie que je ne lui aurai pas donner. Elle m'aide à m'allonger sur un lit recouvert de papier. Ils sont marrant ces Moldus. Un lit en papier.
-Où avez-vous mal ? me demande-t-elle en fouillant dans un placard.
-A la tête et à la cheville, répondis-je en regardant la salle.
Il n'y avait que deux lits en papier, une grande armoire blanche et les murs gris claire étaient tapissés de posters représentant le corps humain.
-Je veux bien vous croire, dit la petite vieille. Vous avez une bosse affreuse et tout votre front est bleue… Vous n'y êtes pas allée de main morte !
-Oui, elle a beaucoup de force, dis-je pensivement.
Moi aussi j'étais surprise de la force musculaire de Bella. Elle parait toute frêle comme ça. J'espère qu'elle ne me frappera jamais en faisant exprès, sinon je risque d'avoir vraiment mal. Le sosie de Mrs Pomfresh m'applique une pommade jaune et qui pétille sur le front. Elle me colle un énorme… un énorme… truc de couleur blanche. Elle se penche sur ma cheville et la touche en me demandant si j'avais mal.
-J'ai connu plus douloureux, répondis-je.
Oh oui ! Beaucoup plus, pensais-je. J'allai repartir dans mes souvenirs de guerre quand une tache violette passa devant moi. D'abord surprise, je papillonnai des yeux. Non je ne rêvai pas. Il y avait bien une fée des soins près de l'infirmière, qui lui murmurait à l'oreille.
-Rien de cassés, dit l'infirmière. Je vais vous mettre de la glace et dans une heure vous pourrez rentrer chez vous.
-Je ne retourne pas en classe ? Demandais-je.
-Pour aujourd'hui, il vaut mieux que vous vous reposiez. Mais si vous vomissez dans la reste de la journée il faudra aller à l'hôpital. Es-ce claire ? dit-elle d'un ton ferme.
-Limpide. Je m'appelle Luna Lovegood.
-Et moi Matilda Gilbert. J'aurai préférer faire vôtre connaissance dans d'autre circonstance, se désole l'infirmière.
-Pourquoi donc ? Celle-ci est très bien, répondis-je en réfléchissant.
Pourquoi les gens aimeraient toujours changer le passé ? Encore quelque chose que je ne comprendrais jamais. Mrs Gilbert me sourie et retourne s'asseoir derrière son bureau, la fée des soins volant de sa tête. Décidément, aujourd'hui la chance n'est pas de mon coté. Les Nargols mélangent mes chaussures, les Joncheruines s'amusent à embrouiller mes pensés, me faisant passer d'heureuse à triste et je me prends une porte en pleine tête ! En plus depuis que Jasper est partit j'ai un poids sur le cœur.
Point de vue de Jasper :
J'avais fui. Moi ! Major durant la guerre de sécession, ancien chef de l'armée vampirique de Maria. J'avais fui une humaine par ce que j'avais ressentit une grande attirance pour elle. Quand je l'ai rattrapé pour lui éviter de tomber, ma main c'est poser sur son dos nue et là… Là je n'ai eu qu'une envie. L'embrasser. Mon vampire intérieur avait hurlé « MIENNE ! ». Je m'étais perdu dans ces yeux bleus, son parfum de pluie, de tulipe et d'orange. Je commençais à peine d'amorcer un mouvement vers elle que j'ai entendu un hoquet de stupeur. C'était Alice. Ma femme. Ma compagne. J'ai eu immédiatement honte. J'ai relâché Luna et est partie aussi loin que possible. J'ai fui autant l'humaine que ma famille. Comment leurs faire face après avoir presqu'embrasser cette petite sorcière ? Sous leurs yeux en plus !
-Tiens ! Où est Luna ? demande Mr Baner, notre professeur d'Histoire.
C'est vrai ça ! Où est ma Luna ? Attend. Attend. Ma Luna ? Non mais ce n'est pas bientôt fini ? Ce n'est pas ma Luna. C'est Luna tout court. Ô ma Luna, que t'est-il arrivé ? Tu n'es pas venu en classe à cause de ma couardise ? Ou bien es-ce dut au fait que depuis ce matin tu oscilles entre bonheur et dépression ? Ô grand Dieu. J'espère qu'il ne t'est rien arrivé. Quelle heure est-il ? Treize heure trente. Plus que vingt minutes avant que la classe se finisse. Plus que vingt minutes avant de partir à ta recherche. En avais-je la patience ? Non mais oh ! Qu'es-ce qui se passe avec moi ? Depuis hier, je ne comprends plus rien à ma vie, ni mes sentiments. Ce qui est un comble pour un empatte ! Cette sorcière à tout chamboulé. M'aurait-elle jeté un sort ? Je me frappe violemment, à vitesse vampirique bien sûr, pour avoir osé penser une chose pareil. Luna ne referai jamais une chose pareille. Elle est bien trop sincère, gentille, désintéressé, honnête et douce. A ça ! Douce elle l'est. Au tant au figurer comme au sens propre. J'étais tellement perdu dans mes pensés que la sonnerie ma fait sursauter. Je me lève d'un bon et part en direction du parking. Bon, sa moto est encore là. Mais où est sa propriétaire ? Me demandais-je. Je ferme les yeux et tend l'oreille pour entendre sa voix, mais rien. Je fronce les sourcils, agacé puis renifle. Je sent son odeur sur la table de pique-nique, où elle était tout à l'heure, puis la piste va vers la cantine avant de rebrousser chemin et de partir vers l'Est. Qu'es-ce qu'i l'Est ? Ô mon Dieu ! c'est l'infirmerie qui est là-bas. Que lui est-il arrivé ? Je me mets à courir, vitesse humaine oblige puisque j'étais dans un lieu public, et une fois arrivé j'ouvre la porte avec fracas.
-Bonjour Mrs Gilbert. Luna Lovegood est bien ici ? Demandais-je à la vielle infirmière.
-Oh, Mr Hale. Oui, mademoiselle Lovegood est ici. Dans la pièce d'à coté, elle…
Je ne lui pas le temps de me répondre, je suis déjà dans la pièce qu'elle m'avait indiqué. Ma jolie sorcière était allongée sur un lit, les yeux fermé, un gros pansement sur le front et un bandage à la cheville gauche.
-Mais qu'es-ce ce qui c'est passé ? Demandais-je, plus pour moi que pour quiconque.
-Coucou Jasper Hale, dit-elle en ouvrant les yeux. Que fais-tu là ?
-Tu n'étais pas en histoire et… enfin, bref ! Que c'est-il passé Luna ?
-Bah, j'étais perdu dans mes pensés et j'étais entrain de te suivre quand je me suis prit la porte du réfectoire dans la tête. Mais Bella n'a pas fait exprès. Heureusement dit donc ! Elle a une sacré force…
-Mademoiselle Swan ? S'étonne Mrs Gilbert. Mais pourquoi ne vous a-t-elle pas accompagnée ?
-Elle est venu toute seule ? M'écriais-je.
-Oh. Elle et Edward on voulu m'accompagner m'accompagné mais j'ai décliné. Je n'allai pas les obliger à passer du temps en ma compagnie alors que ni l'un, ni l'autre, ne m'aime. Dit-elle de sa voix rêveuse.
-Mais enfin là n'est pas la question ! Grondais-je.
-Effectivement. Là question est : Pourquoi es-tu là ? me demande-t-elle d'une voix étonnamment alerte.
Pour une fois elle avait l'air d'être concentrer sur la personne avec qui elle parle. Je fronce les sourcils, j'avais déjà répondu à cette question.
-Je te l'ai déjà dit…
-Ah c'est tout, dit-elle tristement.
Pourquoi est-elle triste ? Avais-je dis quelque chose de mal ? « Tu n'étais pas en histoire et… » Et j'étais inquiet. Voilà ce que je voulais dire. Ce que j'aurai du dire. Luna a raison. Il serait tellement plus simple de dire ce qu'on pense, plutôt que de pensé ce qu'on va dire.
-Puisque vous êtes là Mr Hale. Pourriez-vous raccompagner mademoiselle Lovegood chez elle ? Me demande l'infirmière.
-Oh mais ce n'est pas la peine. Je peu le faire moi-même. Ne t'embête pas Jasper Hale.
-Ça ne m'embête pas, dis-je tendrement. Ça me ferai même très plaisir de t'aider.
-Vraiment ? dit-elle surprise.
Mais pas une petite surprise. Non. C'est plus une sorte de choque. Qu'elle vie a-t-elle eu pour qu'elle soit choqué qu'on lui dise que sa nous fait plaisir de l'aider ?
-Bien sûr ! Et appelle-moi Jasper tout court.
-Ok Jasper tout court. On ira quand tu voudras, dit-elle encore surprise.
-Tu prends tout au pied de lettre ? Demandais-je encore surprise.
-Pas qu'au pied de le lettre, répond-t-elle avec bonne humeur. Je prends tout ce qu'on me donne.
Je rigole de bon cœur avec Mrs Gilbert et prend le sac de Luna.
-Allez, vient. On y va !
Elle se lève de son lit et claudique vers moi. Je soupire, la soulève dans mes bras et l'étrange phénomène de tantôt recommence. Je plonge mon regard dans celui de Luna, pour voir si elle aussi elle ressent cette irrésistible attirance. Ce lien que je vois dans son regard, le voie-t-elle aussi dans le mien ? Es-ce que les sorciers ressentent le lien des compagnons ? Attend. Le lien des compagnons ? Impossible ! J'ai déjà une compagne d'éternité et c'est Alice.
Pourtant je n'ai jamais ressentit une attirance pareille pour Alice, me dit mon vampire intérieur.
Oui mais dès que je l'ai vue, j'ai su que je devais la suivre, être et rester avec elle.
Oui être avec elle, la suivre et rester. Pas qu'elle était tienne !
Mais elle m'a dit…
Elle c'est tromper. C'est la sorcière qui est ta compagne d'éternité. Elle est tienne !
-Je suis désolé d'interrompre tes pensés, Jasper tout court, mais nous sommes sur le parking depuis dix minutes et je commence à avoir froid, dit Luna avec douceur. Alors es-ce que tu veux bien me donner mon pull qui est dans mon sac ? Comme ça tu pourras te prendre de nouveau dans tes pensés et moi j'aurai chaud.
Mes yeux fond le point et suis étonné de me trouver sur le parking et plus dans l'infirmerie. Je me perds de nouveau dans les yeux bleus translucide de Luna. Je ne lui réponds pas, trop subjugué par la beauté de cette femme pour aligner deux mots, lui donne son pull et l'assied sur sa moto. Elle me remercie et elle détourne le regard pour passer son vêtement par-dessus sa tête. Je ne sais pas si elle se rend compte de la grâce de ces mouvements ? Es-ce naturel ou a-t-elle prit des cours de danse qui lui aurai donné une telle maitrise de ses gestes ? Maintenant que j'y pense, elle a toujours été gracieuse. Quand elle marche, elle semble danser, comme les vampires. Peut-être que tout les êtres surnaturels sont gracieux ? Je suis sortie de mes pensés par un éternuement de ma jolie sorcière et me rend compte qu'il c'est mit à pleuvoir.
-Ah les Stargalouffs sont de sorties, dit-elle en éternuant à nouveau.
-C'est quoi un Stargalouff ? Demandais-je en m'installant sur la moto, devant le guidon.
-C'est une petite créature tout rose et toute poilue qui sort que quand il pleut.
-Où sont-elles ? Demandais-je en regardant autour de moi.
-Oh, on ne peut pas les voir, rit Luna. Il n'y a que les sorciers qui ont eu la Dragoncelle qui le peuvent !
-La Dragoncelle ?
-C'est une maladie exclusivement sorcière, dit-elle pensivement. On est recouvert de bouton, on a de la fièvre et on fini par en mourir.
Si on en meurt, comment peut-on savoirs que ces créatures existe ? Luna pose sa tête sur mon dos et toutes questions sur mes Stargalouff s'envolent. Je ne pense plus qu'à Luna qui a suffisamment confiance en moi pour passer ses frêles bras autours de mes anches, pour poser sa délicate tête sur mon dos de pierre et de chantonner à mon oreille. Son petit corps tout chaud coller au miens me donne des idées pas très catholique. C'est une nouvelle fois Luna qui me sort de ma rêverie.
-Où es-ce qu'on va ? Demande-t-elle calmement.
-Je te ramène chez toi, lui répondis-je.
-Oh, tu sais où j'habite ? S'étonne Luna.
-Euh non, avouais-je honteux.
C'est vrai, je conduis à travers Forks pour la ramener chez elle alors que je ne suis même pas où elle vie.
-Veux-tu que je te le dise ou préfères-tu devinés ? me demande-t-elle joyeusement.
-Je veux bien que tu me le dises. J'ai peur que tu ne tombes malade si on ne rentre pas au chaud et au sec rapidement.
-Quand tu dis des choses comme ça, j'ai l'impression d'être ton ami, dit-elle pensivement.
-Mais nous sommes amis Luna, m'écriais-je. Alice, Emmett et Rosalie sont tes amis aussi.
-Comme c'est gentil. Merci d'être mes amis, répond-elle.
J'attends patiemment qu'elle me donne son adresse mais comme bout d'un quart d'heure de silence je lui demande.
-Ah oui, j'ai oublié ! Rit-elle. Je ne la connais pas alors je vais te donner des indications.
Et je me mets à rire comme jamais. Ça c'est tout Luna. Il n'y a qu'elle pour ne pas savoir où elle habite.
Point de vue Luna :
Le poids que j'avais dans le cœur est partit. C'est bizarre. C'est comme si, quand j'étais loin de Jasper, une part de moi était partie avec lui. Mais bien sûr ma chère Luna. Tu es peut-être bien folle finalement. J'indique à mon ami où il doit tourner. Mon ami… oh je n'ai pas encore envoyé de hibou à mes autres amis. Mes amis… Ça me fait bizarre, je n'ai jamais eu autant d'amis de toute ma vie. Ma mère avait raison : « Reste toi-même et tu rencontras des gens qui t'aimeront pour ce que tu es ! ». J'ai peut-être attendu quinze ans pour avoir mon premier ami mais chaque années qui on suivie, j'ai multiplié mes amis. Pourtant avec Jasper c'est différent. Je ne ressens pas la même chose ou plutôt je ressens des choses en plus. J'ai l'impression de suffoqué quand il me regarde, de ne plus être capable de pensé quand il me parle et quand il me touche… J'ai l'impression de m'en voler. Et quand sa peau touche la mienne j'ai la sensation que mon cœur va soit sortir de ma poitrine, soit s'arrêter. Ma tête est toujours contre son dos, étrangement dur et j'en profite pour sentir son odeur. Il sent la terre battu, l'herbe fraîchement coupé et une pointe de miel.
-Tu sens le miel, lui dis-je.
-C'est la première fois qu'on me le dit, s'étonne Jasper.
-Ah bon ? Pourtant vous avez un odorat plus développé que n'importe qu'elle créature. Enfin peut-être pas si fort celui des Niffleurs.
-Un Niffleur ? demande le beau blond.
-C'est un animal aveugle, qui peu sentir les trésors… pas que les trésors, plutôt les objets de valeurs.
-Eux aussi ils sont invisibles ? Demande-t-il.
-Non, pourquoi ? Dis-je surprise.
-Et bien… tu n'arrête pas de parler de parler de créature invisible.
-Mrs Gilbert avait une fée des soins avec elle, dis-je. Et elle n'était pas invisible, elle était d'une belle couleur prune.
-Une fée ? S'étonne Jasper qui remonte mon allé.
-Oui, tu ne l'as pas vue ?
-Non, dit-il surpris.
-Ah… Peut-être que si je te donne ma paire de lunette pour voir les Joncheruines…
Je ne fini pas ma phrase, me demandant si ça pouvait marcher. C'est quand même étrange que les vampires ne voient pas les créatures magiques et que certains d'entre eux on même des pouvoirs.
-Ah au faite ! Es-ce que tu as un don ?
-Tu sais ça aussi ? demande-t-il.
-Tiens ! On est arrivé, remarquais-je. Tu veux entrer ?
-Avec plaisir.
