Une arrivée surprenante

Charlie était au terrier depuis deux jours seulement cependant il avait l'impression d'y être depuis des semaines. A la réserve, il n'avait déjà pas beaucoup de temps pour lui mais ici ce fut encore pire. Molly et George gravitent autour de lui comme la terre et le soleil. Arthur regardait l'étrange spectacle d'un œil heureux, ce qui permit au dragonnier de ne pas s'énerver. Au troisième jour Charlie eut la joie de voir que sa mère ne trainait plus près de lui mais de l'horloge familiale. C'était aujourd'hui que Ginny, Hermione et son invitée arrivaient. Harry et Ron devaient justement les ramener de King Cross dans l'après-midi. Seulement nous étions encore en pleine matinée. George avait voulut détendre sa mère grâce à des tours connue que de lui , mais n'avait réussi qu'à rendre sa génitrice folle de rage.

-George Weasley, si je t'attrape je t'arrache moi même l'autre oreille! avait hurlé sa mère.

Depuis le fils Weasley s'était fait un point d'honneur d'éviter sa mère. La journée passa calmement pour le dragonnier qui avait pu lire tranquillement au coin du feu. Il fut arraché de sa lecture par le cri strident de Molly.

-Ils arrivent ! George range moi immédiatement ces chocolats longue langue !

C'est donc dans une allégresse, depuis longtemps oubliée, qu'il arriva dans la cuisine.

-Arthur, je t'en prie cesse de toucher à cet objet moldu ! réprimande son épouse.

-Mais enfin Mollynette...

-Pas de ça ce soir, repris la concerné pas le moins du monde amadoué.

C'est donc la mort dans l'âme que le père de Charlie rangea son grille-pain désossé. Lorsque le patriarche revint les mains vides, une explosion apprit à la famille que leurs invités arrivaient. Quand Ron ouvrit le portique de la cuisine, Mme Weasley le catapulta dans ses bras, manquant de le renverser.

-Maman, soupira le plus jeune fils Weasley. On s'est vu il y a deux semaines...

-Comme je suis heureuse de vous avoir de nouveau tous réunis. Ho, ma Ginny jolie!

Ce fut autour de la la cadette de se faire étouffer par sa mère.

-Harry, Hermione vous devez être frigorifié. Venez entrer vous mettre près du feu...

-Ton amie n'est pas là ? demanda George curieux, en allant salué la jeune femme.

-Non, elle ne voulait pas s'imposer, expliqua Ginny. Elle sera présente pour le réveillon.

-Oui, Ron a promis d'aller la chercher, continua Hermione en regardant froidement son petit-ami.

-Oui, oui j'irai, soupira le concerné. Quelle joie d'aller chercher Miss Mercier!

-Ne soit pas aussi méchant, répliqua sa petite sœur. Danielle...

-Est très certainement une personne charmante, conclut Harry désireux d'éviter le conflit.

On ne parlera plus de la sorcière française le reste de la journée, ni même les jours qui suivirent. La veille du réveillon Charlie surprit une dispute entre Hermione et Ron.

-Pourquoi moi ? ce plaignait son plus jeune frère.

-Par ce que c'est toi qui m'a proposé d'aller la chercher, répondit Hermione bassement et en colère.

-Mais je ne sais même pas où la trouver, soupira Ron. Elle peut être partout dans le Londre Moldu ! Comment je suis censé la trouver dit moi ?!

-Oh, je t'en prie, elle est au chaudron baveur !

Il y eut un court silence avant qu'Hermione ne prenne la parole.

-Si tu ne veux pas y aller, je peux toujours demander à Harry...

-Non, la coupa brusquement Ron. C'est bon je vais y aller. Garde moi de la tarte à la mélasse ce soir.

-Ron, soupira sa bien aimée. Tu seras de retour bien avant le dîner...

Ron bougonna en ouvrant la porte et aperçut Charlie. Le visage du plus jeune Weasley vira au rouge cramoisie et demanda gauchement à son frère s'il avait entendu la conversation. Le dragonnier fut tenté de lui dire la vérité mais la mine gênée de Ron la poussa plutôt à mentir. Il secoua donc la tête de droite à gauche en baillant. Le plus jeune en fut soulagé et sortit dans la nuit enneigée avec son balais à la main.

-Bonjour Charlie, salua Hermione.

-Salut, lui répondit-il. Que va faire Ron avec un balai ? Ne peut-il pas transplaner ?

-Je croyais que tu n'avais rien entendu, rigole la petite brune.

Cette fois, ce fut au tour de Charlie de rougir. Hermione lui fit un clin d'œil entendu et lui répondit que Ron maîtrisait assez mal le transplanage d'escorte.

-Alors pourquoi il te proposer d'aller chercher ton amie si, en plus de ne pas avoir envie d'y aller, il ne sait pas faire de transplanage d'escorte ?

-Tu sais Charlie, j'ai beau connaître ton frère depuis sept ans, je n'arrive toujours pas à le cerner complètement, avoua-t-elle.

-On ne connaît jamais vraiment un Weasley, s'amusa le dresseur.

-Mais je sais que s'il c'est proposer c'est parce qu'il est un peu jaloux de Harry, lui chuchota-t-elle. Sa formation d'Auror ne se passe pas aussi bien que pour lui.

Ils échangèrent un sourire entendu et se séparèrent, l'un allant prendre son petit déjeuner et l'autre dans le salon pour lire. La matinée fut chargée, Harry, Hermione et la famille Weasley accueillirent les derniers enfants roux ainsi que Tedy, le neveu du survivant. Le premier arrivé fut Percy avec un montagne de travail, ce qui n'étonna personne. George fut le second et il était accompagné de son sourire farceur. Enfin Bill arriva avec Fleur et leur fille, Victoire*. Charlie accueilla la petite avec une joie immense, c'était la première fois qu'il la voyait. Il restait avec la petite et ses parents toute le reste de la matiné et le début d'après-midi, Victoire n'étant âgée que de quelque mois seulement, Ron oublié depuis longtemps. Ce fut Bill qui s'en aperçut en premier.

-Où est passé Ron ? avait-il demandé à la cantonade.

-Il est parti tôt ce matin, lui avait appris Hermione.

Six têtes rousse la dévisagea.

-Tu as réussi un sacré exploit, s'exclama Percy en levant le nez de ses dossiers.

-Ton emprise sur lui est diabolique, continua George.

-Il n'aurait jamais sauté le déjeuner pour aller chercher l'un d'entre nous, confirma Bill.

-Qui vous dit que c'est moi ? couina-t-elle mal à l'aise.

-Qui d'autres ? s'amusa Ginny.

-Tiens, d'ailleurs le voilà, intervient Harry.

-Et il n'est pas seul, rigola George. Ron et toi, vous avez vous rompu et on n'est pas au courant ?

-Tais-toi donc, l'avait réprimandé sa mère. C'est pas ça! N'est-ce pas Hermione ?

Cette question fit rire la concernée et son meilleur ami. Ils n'eurent toutefois pas le temps de répondre car un bruit de chute attira toute la famille sans le jardin. Devant eux, Ron était étalé de tout son long. Il avait la tête dans la poudreuse, une jambe levée au-dessus de sa tête, une main tenant encore son balai contre son ventre et l'autre tendu vers l'avant.

-Je t'avais prévenue que le sol serait glissant Weasley!

Tous se tournèrent vers la voix féminine qui avait parlé. Une silhouette encapuchonnée se trouvait quelque mètres derrière lui. Elle tenait une valise marron en cuire dans sa main gauche et son balai dans la droite. Elle se dirigea lentement vers le jeune sorcier avec grâce et agilité. La jeune femme posa sa valise à ces pueds et lui tendit la main pour l'aider à se relever, mais Ron, vexé dans sa fierté, l'ignora. Il se releva seul et s'engouffra dans la cuisine, la tête haute.

Charlie remarqua alors que les gants que portait l'inconnue étaient les mêmes qu'il avait en Roumanie. C'était des gants spéciaux qu'utilisait les dresseurs comme lui pour s'occuper des dragons. Ils avaient la particularité magique, d'absorber la chaleur pour éviter aux dragonniers de malheureux dégâts. Molly Weasley invita la jeune femme à se réchauffer à l'intérieur. Cette dernière attendit que toute la famille s'engouffre dans la maison biscornue avant d'en faire de même.

Le second fils Weasley, intrigué par le matériel professionnel, de la nouvelle venue, ne la lâcha pas du regard ainsi il fut au première loge lorsqu'elle retira sa cape.

*Dans mon histoire Victoire n'est pas né deux ans près la bataille de Poudlard.