Je ne possède aucun des personnages de la série.

Neal avait mal à tête et les idées peu claires, mais ce qui lui apparut rapidement ce fut qu'il était dans une situation difficile. Les flammes étaient violentes et il ne voyait aucun moyen pour se sortir de ce piège.

Ce texte a été écrit dans le cadre de la Nuit du FOF sur le thème "Incendie"

Bonne lecture

PS : Au fait j'ai commencé à faire du tri et à remettre de l'ordre dans mes publications en faisant une sorte de table des matières dans mon profil alors n'hésitez pas à y faire un tour ;)


UN PIEGE DE FLAMMES

Neal se sentait groggy, épuisé et confus… Il ne savait même plus vraiment où il était et ce qui s'était passé. C'était déstabilisant, surtout que la douleur dans son crâne était suffisamment forte pour l'empêcher de réfléchir ou même de simplement ouvrir les yeux. Ses épaules aussi lui faisaient mal et le jeune homme finit par percevoir l'instabilité de sa situation pendant que quelques images lui revenaient à l'esprit.

Il y avait eu cette opération pour démasquer un faussaire, pas quelque chose d'extraordinaire en soit, mais qui avait mal tourné lorsque que Keller était apparu. Au sourire sadique dont son visage s'était paré en croisant son regard, Neal avait comprit qu'il allait le livrer aux autres. Il avait bien tenté de chercher une échappatoire, mais il n'y en avait aucune. Alors il avait lutté, mais les coups avaient plu et un violent choc à l'arrière du crâne l'avait plongé dans le noir…

Neal aurait parié sur le fait qu'ils l'achèvent d'une balle dans la tête, mais ce n'était pas le cas. Apparemment, ils avaient choisi de lui ligoter les bras dans le dos et de lui entraver les chevilles avant de le laisser dans le hangar…

Sauf que ce n'était pas aussi simple… parce que ce fut à ce moment que Neal commença à sentir l'odeur de la fumée. Un frisson le parcourut et le jeune homme redressa la tête.

Il était étendu à plat ventre dans le hangar, au milieu des faux tableaux que leurs cibles tentaient de revendre à des collectionneurs crédules… Des collectionneurs auprès desquels Keller se faisait passer pour un expert… Conscients qu'ils étaient sur le point de se faire prendre, ils avaient décidés de faire disparaître les preuves en les faisant brûler… et en abandonnant Neal au milieu de l'incendie qu'ils venaient d'allumer.

Le jeune homme ne put retenir un long frémissement. Il détestait l'idée de mourir de la sorte. Il se tortilla pour tenter de se redresser, mais fut violemment repoussé au sol par une explosion qui secoua la salle. Ils avaient non seulement laissés les œuvres, mais aussi tous les produits chimiques pour les maquiller et ce type de produit n'aimait pas les flammes.

Le brasier se fit brutalement plus fort et toute la pièce ne tarda pas à se transformer en bûcher. La fumée s'épaissit, la chaleur monta d'un cran et Neal, recroquevillé sur le sol sur mit à tousser. Il inhalait à la fois la fumée et les vapeurs toxiques. Ses yeux piquèrent et se mirent à pleurer, sa gorge s'irrita assez vite… Les flammes devenaient de plus en plus menaçantes… Tout ça s'ajoutait à son mal de crâne et le jeune homme eut la désagréable impression que cette fois, il ne s'en sortirait pas…

OoooO

L'incendie du hangar avait attiré le FBI et la Taurus de Peter se gara presque au frein à main devant le 4X4 de Jones. Le chef d'unité en jaillit en courant et se précipité vers son agent.

- Qu'est-ce que se passe ?

- A croire que Sandbergh est devenu nerveux, il a mit le feu à son hangar sans doute pour détruire les preuves.

Peter hocha la tête avant qu'une idée atroce ne lui parcourt l'esprit.

- Où est Neal ?

Jones hocha la tête.

- Je ne sais pas.

- Comment ça tu ne sais pas ?

- Cette organisation à l'air bien plus structurée que nous le pensions. Nous avons perdu sa trace dès qu'il est monté dans la voiture, il devait avoir un brouilleur et…

Jones se tut en voyant son chef devenir d'une pâleur alarmante. Le regard de Peter se posa sur le hangar en flammes.

- Il est là-dedans…

- De quoi ?

- Neal est dans ce fichu hangar. Où sont les pompiers ?

- En chemin, ils…

Mais Peter n'écoutait déjà plus Jones. Il courut à sa voiture, attrapa le plaid de Satchmo et sa bouteille d'eau qu'il vida sur le plaid.

- Vous avez de l'eau ?

Jones fronça les sourcils.

- Peter, vous…

- Vous avez de l'eau ? Répéta son chef énervé.

L'ancien Marines comprit et courut à sa voiture en criant à ses hommes.

- Vite ! Vos bouteilles d'eau !

Diana fut la première à en ramener et à la vider sur le plaid tout en adressant un regard inquiet à Peter.

- C'est de la folie !

- Mais Neal est dans ce brasier et chaque seconde compte !

- Soyez prudent, lui lança Diana pendant qu'il se redressa.

Peter hocha la tête et partit en courant en direction du bâtiment en flammes. Il marqua bien un temps d'hésitation devant l'ampleur du brasier, mais il bondit à l'intérieur. Neal était là-dedans… C'était sans doute un peu irrationnel, mais il savait qu'il était là… et qu'il avait besoin de lui.

Enroulé dans la couverture, Peter tenta de parcourir le hangar le plus rapidement possible. Il arriva dans la grande salle et dut faire face à des flammes encore plus impressionnantes, il bondit à travers et aperçut un corps étendu sur le sol. Son pouls accéléra.

- Neal !

Il se précipita en direction de son ami et se laissa tomber à genoux à côté de lui. Il avait les mains et les jambes ligotées. Son corps tremblait, il toussait et Peter posa une main sur son épaule.

- Hey ! Neal !

Le jeune homme redressa la tête et son regard croisa celui de Peter. Il tenta de parler, mais ne parvint qu'à tousser plus fort. La main de Peter pressa son épaule.

- On va sortir de là. Tiens bon.

Neal ne répondit pas et Peter se dépêcha de le détacher, puis, il le tira pour l'asseoir et le ramener dans ses bras.

- Tu es blessé ?

- Non, parvint à articuler le jeune homme entre deux quintes de toux.

- Alors, debout, je vais t'aider.

Peter se redressa, entraînant Neal avec lui dont il fit passer un bras derrière ses épaules avant de les envelopper tous les deux avec la couverture. Il savait bien que ce n'était qu'une protection futile, mais c'était déjà mieux que rien.

Autours d'eux, l'incendie prit encore de l'importance. Neal toussa plus fort, trébucha et Peter eut du mal à le rattraper, mais il parvint à le retenir et le tira à lui.

- Allez Neal, tiens bon. On y est presque.

Le jeune homme se cramponna à son ami et Peter le tira sur la droite juste à temps pour éviter la chute d'une poutrelle en flammes. Sauf que l'une d'entre elles s'effondra devant la porte. Neal laissa échapper un juron de frustration et tira son ami en direction d'une fenêtre. Il regarda autour de lui, agrippa une barre métallique et explosa la vitre. Il se servit de la barre pour finir de faire tomber les morceaux de verre et tira Neal vers la sortie.

- Allez, on y va !

Au moment où Peter explosa la fenêtre, Jones et Diana le repérèrent. Les deux agents se précipitèrent dans sa direction en hurlant des ordres et tendirent les bras pour récupérer Neal que Peter aida à enjamber la fenêtre. Le jeune homme s'écroula dans les bras de Jones, qui l'aida à s'asseoir sur le sol tout en hurlant.

- Il nous faut les secouristes !

Dans son dos, Diana aida Peter à sortir à son tour. Ce dernier tituba, mais il donna une petite tape sur l'épaule de la jeune femme avant de la remercier. Puis son regard se posa sur Neal qui continuait à tousser, appuyé dans les bras de Jones. Il avait besoin de faire un tour à l'hôpital.

OoooO

Les pompiers, arrivés sur place, étaient en train de lutter contre l'incendie du hangar. De son côté, Neal était allongé à l'arrière d'une ambulance. Les secouristes lui avaient déposé un masque à oxygène pour qu'il puisse retrouver son souffle et qu'il se ré oxygène. Peter monta à l'arrière et vint s'asseoir à coté de lui. Un sourire se dessina sur ses lèvres en découvrant que son ami avait reprit un peu de couleur.

- Hey ? Comment tu te sens ?

Neal lui rendit son sourire et retira un peu son masque.

- Mieux…

- Content de l'entendre. Tu as eu chaud.

Le jeune consultant ne put s'empêcher de pouffer de rire au jeu de mot de son ami, surtout qu'il lui avait lancé avec un air malicieux et fier de lui.

- C'est le moins qu'on puisse dire…

Peter hocha la tête et laissa passer quelques secondes, bien conscient que son ami avait besoin de repos. Du coup, ce fut Neal qui brisa de nouveau le silence en premier.

- Peter… Merci… Je ne voulais pas mourir comme ça…

Il trembla et Peter lui agrippa la main en retour. Il pouvait parfaitement comprendre sa peur à se retrouver piégé de cette manière.

- C'est fini Neal, tu vas bien.

Ce dernier hocha timidement la tête et Peter lui serra un peu plus les doigts en les sentant trembler. Neal lui serra la main en retour.

- Comment tu as su que j'étais dans ce hangar ?

Peter sourit.

- Eh bien, c'est mon sixième sens, tu sais bien, celui qui me permet de toujours mettre la main que Neal Caffrey.

Neal pouffa… Il était vrai que Peter pouvait se vanter de l'avoir attrapé de nombreuses fois… mais il fallait dire aussi que cela ne dérangeait pas Neal de se faire attraper par Peter, ils étaient presque devenus amis avant même de vraiment se connaître… alors il ne cherchait jamais vraiment à le semer. Il lui sourit et sursauta quand la secouriste monta dans l'ambulance.

- On va vous évacuer à l'hôpital pour un contrôle, dit-elle en se penchant sur Neal.

Le jeune homme hocha la tête et Peter sentit une légère pression sur ses doigts. Il voyait bien que malgré son sourire son façade, il était encore perdu et désorienté… Et il avait parfaitement comprit la demande muette de son ami.

- Je vais le suivre. Ça ne vous dérange pas que je reste dans l'ambulance.

- Non, bien sûr, dit la femme en remettant son masque à Neal.

Peter eut le temps de lire un sourire reconnaissant sur le visage de son ami avant qu'il ne ferme les yeux. Il avait besoin de repos. Il resterait avec lui et après il irait tordre le cou à Keller… Il ne supportait pas ce type !


Défis des Défis Galactiques

Prénom 41 : Neal

N : Neal Caffrey (White Collar)

50 nuances de White Collar (9/50)

100 façons de sauver quelqu'un 36/100

Si tu l'oses : 287. Ligue / organisation (106/400)