Süße Melodien.

Douces mélodies.

Chapitre 03

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Clint/Tony/autre

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21/09/15

Chez lui, durant la journée, il ne pensait à rien d'autre qu'à sa famille. Pas une pensée pour Stark, pas une pensée salace, pas un texto, rien, nada. Les deux premières nuits étaient d'un réconfort pour l'archer. Il pouvait enfin se reposer. Ce n'était pas aussi simple que ça d'être un héros. Ils étaient toujours sur le qui vive, entre deux missions, entre deux soirées de bienfaisance, en conférence de presse sans compter les brief, débriefings et entraînement à longueur de temps. Les journées des super-héros n'étaient pas ce qu'elles prétendaient être, c'était si épuisant.

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24/09/15

La dernière nuit fut la plus terrible. Nate faisait ses dents, et Clint avait promis à Laura de la relayer éventuellement un soir. Et l'occasion se présenta.

Clint passa la nuit à bercer son enfant, tout en veillant qu'il n'attrape pas de fièvre et lui donner quelque chose à mordre. Il avait comme dirait passé une courte nuit et il se doutait que Fury ne lui avait pas demandé de rentrer au petit matin pour rien, il sentait qu'il allait partir en mission.

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25/09/15

Ce fut avec à peine avec deux heures de vrai sommeil que Clint rejoignit ses coéquipiers sur une mission courte mais intense. Il n'aspirait qu'à une chose ce jour-là : Rentrer au QG, et se foutre dans le pieu.

Il était 21 heures passées lorsqu'ils rentrèrent et la première chose que fit Clint était de se poser sur la terrasse du salon. Il alluma une cigarette alors que Sam et Tony le rejoignaient.

« Han vous avez l'air claqué ! lança Sam.

– Je suis défoncé », soupira Clint.

Il se laissa glisser le long du mur.

« J'ai mal partout », ajouta-t-il ensuite.

Il fuma une longue taffe de sa cigarette puis ajouta encore.

« Et je suis plus aussi jeune.

– Rhô, on a le même âge Clint, le contredit Stark.

– Vous êtes dans l'armure ! Moi j'ai qu'un pantalon de cuir qui me colle à la peau.

– Vous pourriez très bien mettre autre chose. Vous n'êtes pas à l'aise là-dedans ? s'inquiéta le concepteur de toutes les tenues des Vengeurs.

– Si, bien-sûr que si. C'est juste que moi, j'ai pas d'armure pour me protéger. »

Sam semblait tout aussi fatigué et se laissa tomber sur le châssis de la fenêtre.

« En plus j'ai passé une mauvaise nuit. Nate fait ses dents, précisa-t-il.

– La poisse ! Sauvez-vous ! le conseilla Sam.

– Sauf qu'il faut bien que je remplace Laura de temps en temps. Alors entre la mauvaise nuit et le fait de m'être pris des coups toute la journée.

– C'est vrai qu'ils n'étaient pas tendres, acquiesça Stark.

– Si encore ce n'était que l'ennemi. Vous m'avez projeté des gravats sur le crâne ! Et Natasha et Pietro n'ont pas arrêtés de me mettre des coups… »

– Mais non ! lança Tony en roulant des yeux.

– Bien que sûr que si. Pietro allait tellement vite qu'il ne me voyait plus, et Nat, eh bien cette furie dès qu'elle commence à se battre, elle voit rouge.

– Elle a sûrement pas fait exprès », la défendit Sam.

Clint se releva et se déplaça vers la porte de la terrasse. Il s'accroupit ensuite à côté du battant.

« Vous plaisantez, dès qu'elle le peut, elle me met des coups en traître.

– C'est une traître, c'est bien connu, ajouta Tony, qui suivit Clint.

– C'est une chieuse surtout, rectifiait Clint.

– Vous l'aimez bien votre furie, le titilla Tony.

– Oui, c'est ça le problème, elle en profite », se plaignit Clint.

Sam Wilson les rejoignit et se frotta le visage. Il s'étira puis prit congé.

« Bon, bonne nuit les gars.

– Salut, Sam, répondit Clint.

– Salut », répondit Tony également.

Clint fuma encore une longue taffe, c'était bientôt la fin de sa cigarette, il la savourait.

« Vous êtes vraiment claqué ? demanda tout de même Stark.

– À votre avis ? Vous avez vu ma tête ? rétorqua Clint en levant les yeux vers lui.

– Pas de message ce soir ? supposa alors l'ingénieur.

– Je pense pas, non.

– OK, fit Tony, l'air déçu de la réponse.

– Après… » se reprit Clint en se mordant la lèvre.

Il inspira profondément puis expira de la même manière.

« Non, laissez tomber, je suis naze. En plus, je ne sais jamais par où commencer, avoua Clint en grimaçant.

– Moi je sais, murmura Tony. Par votre cou. »

Clint sourit en coin, le regard rivé sur la porte.

Tony sourit à son tour, voyant que Clint n'osait plus le regarder. Il s'approcha de lui et glissa ses doigts sur le cou de l'archer.

« Tony…, ronchonna Clint.

– Quoi ? Je sais que c'est votre point sensible », chuchota Tony en continuant à le caresser du bout des doigts.

Clint ne laissa pas faire le brun et lui attrapa la main pour le faire arrêter.

« Tony ! »

Le brun obéit et fit un pas en arrière. Clint écrasa sa clope, finie depuis un moment déjà.

« Bon… je vais me coucher.

– Bonne nuit Clint.

– Bonne nuit Tony. »

Clint était enfin dans son lit, il avait mal partout. Il aurait bien pris un décontractant musculaire, mais il avait la flegme de descendre à présent. Après quelques minutes à se détendre, son téléphone vibra. Il regarda tout d'abord le numéro de l'appelant et aperçut que c'était encore Stark. Il hésita à décrocher. Ses gestes tendres un peu plus tôt dans la soirée, l'avaient mis dans un tel état. Il décrocha finalement.

« Clint ?

– Tony, répondit-il seulement.

– J'avais envie de vous entendre, chuchota Tony.

– De m'entendre ?

– Oui. Je sais que vous êtes mal à l'aise au téléphone. Parce que vous pouvez pas cacher vos émois aussi facilement, déclara le brun.

– Qu'est-ce-que vous racontez ?

– Je sais bien que c'est plus facile de cacher ses émotions par texto, déclara ensuite Tony. N'est-ce pas ? C'est pas ce que vous faites ? Clint avouez, insista l'ingénieur.

– D'accord, c'est vrai que je suis plus à l'aise par texto », finit par avouer Clint.

Clint se redressa dans son lit, il sentait bien que Tony ne le lâcherait pas d'aussi tôt. Quand il avait une idée derrière la tête, il ne l'avait pas ailleurs.

« De vive voix, c'est impossible pour vous de vous taire. Vous avez du mal à contrôler votre respiration. Vous savez que je vais vous entendre étouffer vos gémissements. Vous n'êtes pas à l'aise au téléphone, car, vous ne pouvez pas nier que vous aimez ce que je vous dis, lança Tony alors que Clint se mordait la lèvre.

– J'avoue que je suis plus à l'aise avec les mots. Derrière mon écran, ajouta-t-il honteux.

– Alors qu'en vrai ? demanda Tony.

– Alors qu'en vrai…, dit seulement Clint, n'osant pas en dire davantage.

– Vous voyez, vous beuguez, vous êtes tout excité, alors que je n'ai encore rien fait, ou du moins, dis. Où écrit. Clint… Je sais que vous aimez que je vous embrasse le cou. Je commence à connaître tous vos points les plus sensibles et vous vous sentez de plus en plus vulnérable. Vous n'arrivez plus à me résister et ça vous perturbe d'autant plus.

– Tony… Arrêtez… ordonna Clint qui commençait à s'exciter.

– Oh que non, je n'arrêterai pas Clint. Parce que j'ai tellement d'envie de vous faire plein de choses, là. J'ai envie de vous embrasser tout le corps, d'effleurer vos tétons, j'ai envie de vous faire frissonner. J'ai envie de mordre et de lécher chaque partie de vos corps. »

Clint avait les yeux fermés et dévorait chaque mots prononcés par le milliardaire. C'est qu'il avait raison, Clint se cachait toujours derrière son écran et là, il était mis à nu.

« Tony…, gémit Clint.

– Caressez-vous Clint, pensez à ce que je pourrais vous faire, ordonna le brun.

– Je me caresse ? » beugea Clint.

En règle générale, c'était Stark qu'il le caressait.

« En vrai, Clint, précisa l'ingénieur.

– Quoi en vrai ?

– Caressez-vous Clint, pensez à moi, à mes baisers brûlants, à mes caresses, à mes paroles, et à mon souffle sur votre peau, déclara Tony alors que Clint s'exécutait timidement. Faites comme si votre main était mienne et que je vous masturbe tout en vous chuchotant des mots salaces dans votre oreille. Clint… je suis tout excité, là…, avoua à son tour Stark.

– Pareil, marmonna seulement Clint, bien excité à présent.

– Je l'entends.

– Vous l'entendez ? »

Clint tenta d'écouter si sa respiration saccadée s'entendait au téléphone mais Tony précisa ensuite.

« Oui, vous ne dites rien, tellement vous êtes surexcité.

– Oh Tony, embrassez-moi encore, ordonna à son tour Barton.

– J'aimerai tant vous embrasser partout, sur vos épaules, vos trapèzes et votre nuque, bien évidemment, lança Tony alors que les doigts de Clint s'activaient sur son sexe. Mais aussi votre buste, vos pectoraux, vos abdos, ajouta le milliardaire. Je vous embrasserai ensuite l'intérieure de vos cuisses, sans oublier vos bourses et votre sexe bien tendu. Clint… gémit Iron Man.

– Tony… Je…, Bafouilla l'archer en accélérant ses mouvements.

– Oui…, gémit Tony. Je sens que vous aimez, comme j'aime vous embrasser. Oh… Clint… C'est trop bon…

– Vous êtes au bord Tony ? questionna Clint alors qu'il continue à se masturber.

– Oui, et vous ?

– Je vous suis de très près…», avoua Clint en accélérant encore.

Barton pouvait entendre à présent que Stark venait de jouir.

« Clint… Hann…

– Tony…», Jouit à son tour Clint, faisant tomber le téléphone coincé entre son cousin et son oreille.

Un dernier va et vient intense sur son sexe, puis Clint émergea. Il saisit à nouveau le téléphone.

« Désolé, mon téléphone m'a échappé des mains.

– Eh bien…., fit Stark essoufflé.

– Oui…, acquiesça seulement Clint.

– C'était plutôt plaisant, déclara le brun.

– Assez, oui…, avoua à son tour Clint.

– Je vais vous laisser cette fois-ci, lâcha Tony.

– Bonne nuit, abrégea aussitôt Clint, voulant cacher ses émois.

– Bonne nuit Clint, faîtes de beaux rêves.

– Vous aussi Tony. Bisous, ajouta Clint.

– Je vous embrasse. » Conclus Tony avant de raccrocher définitivement.

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26/09/15

Le lendemain au QG.

« Qu'est-ce qu'il se passe ? lança Clint en voyant Rhodey, Rogers, Vision et Stark autour d'une machine à projection holographique.

– Elle s'allume plus, déclara seulement Steve n'y comprenant rien du tout.

– Faudrait juste que… Clefs de 11 ? lança Tony.

– À qui demandes-tu ça Tony ? questionna le noir.

– À toi, Rhodey ! Clef de 11 ! S'énerva l'ingénieur à quatre pattes sous la machine.

– Mais j'ai pas ! répondit Rhodes.

– Il doit y en avoir dans mon atelier, marmonna Stark.

– Il y en a dans le cagibi, à côté de la machine à laver je crois, déclara Vision.

– Dans les racks ? demanda Rhodey.

– Il me semble, acquiesça Steve qui avait cru lui aussi voir des outils à cet endroit.

– J'y vais », déclara Clint.

L'archer alla chercher cette foutue clef. Lorsqu'il pénétra dans cette pièce, il grimaça.

Les Avengers entassaient trop de choses dans une seule une pièce. La tour était immense et ils entassaient tout et rien dans 2 mètres carrés.

Après avoir retourné trois tiroirs, Clint sursauta lorsque la porte s'ouvrit.

« Hey,

– Hey, fit Clint en s'apercevant que c'était Stark derrière lui.

– Vous avez trouvé ?

– Non, c'est le bordel ici », déclara Clint.

Tony se dirigea vers le meuble de droite et fouilla un tiroir.

« Clint au fait, je voulais vous dire que c'était sympa hier », déclara subitement Tony.

Clint devint rouge comme une pivoine. Depuis le départ, c'était cette situation qu'il appréhendait le plus. Parler de vive voix avec Tony. De cul surtout.

« Ah… Euh… oui … c'était plutôt… Agréable », Bafouilla Clint premièrement.

Il fouilla un second tiroir puis ajouta.

« Bien que… Je ne suis pas très à l'aise… Je… j'ai vraiment apprécié, avoua-t-il tout de même.

– Moi aussi, je…» déclara Tony, légère confus tout de même.

Tony finit de fouiller le meuble, alors qu'on entendait le trio se prendre la tête avec la machine. Tony grimaça, puis se retourna vers Clint.

« Je ferais mieux d'y retourner sinon, on aura plus une machine mais deux.

– OK,» fit Clint légèrement perturbé par l'ingénieur.

Clint souffla aussitôt que Stark soit sorti de la pièce. Il sentait que son sexe était tout érigé. Il continua de suite à chercher cette clef. Bien qu'il entendait Stark crier que ce n'était plus la peine, Clint cherchait toujours cette clef. De toute façon, il ne pouvait pas revenir dans cet état-là parmi eux. Il fallait qu'il se calme et contrôle cette putain d'érection naissante.

Steve avait fini par aller chercher Clint, le chef trouva l'archer assis sur la machine à laver. Ils rejoignirent ensuite Rhodey et Vision. Vision et Rhodey semblaient vouloir programmer un nouveau bouclier holographique. Steve et Clint les regardaient perplexe. Ce fut après deux ou trois essais que Jarvis, lança.

« Monsieur Barton, monsieur Stark vous attend dans l'atelier. »

Clint rata un battement, pourquoi Stark l'appelait? En temps normal, Clint ne paniquait jamais. Cette histoire de sextos ne l'avait jamais vraiment trop perturbé. Tony et lui continuaient d'avoir une relation des plus cordiales lorsqu'ils étaient entourés. Et c'était bien rare qu'ils se retrouvaient qu'à d'eux. Mais depuis cet appel téléphonique de la veille, tout avait changé.

Ils s'étaient déjà pourtant appelé plusieurs fois, mais ils avaient jusque là, joué à un jeu. Ils n'étaient pas vraiment Clint et Tony. Ils étaient des acteurs, des comédiens. Alors qu'hier, il était bien Clint. Il s'était laissé prendre au jeu. Il s'était même caressé en live alors que Tony lui chuchotait des mots doux. Il avait même jouit en murmurant son prénom. Clint s'obligea à ne plus penser à rien où cette putain d'érection allait encore faire son apparition.

Clint finit tout de même par se lever et se dirigea vers l'atelier, le cœur battant à tout allure.

« Tony? lança Clint en cherchant l'ingénieur des yeux.

– Ah Clint! Venez voir! répondit le brun signalant au passage qu'il était sur sa gauche. »

Clint souffla doucement et s'approcha de Stark.

« Tenez !

– Vous l'avez réparé ? lâcha Clint tout souriant

– Et pas que, j'ai aussi modifié quelques petits trucs, rien de particulier. J'ai juste amélioré la maniabilité, fit Tony en haussant les épaules.

– Cool… »

Clint releva les yeux sur Tony qui lui souriait. L'archer dévia aussitôt le regard et le reporta sur un hologramme dans un coin.

« C'est votre projet pour le Shield?

– C'est la maquette. Pensez bien, que j'ai déjà livré le prototype.

– Bon.. et bien merci. »

L'archer, son arc à la main fit demi tour et sortit immédiatement de la pièce il avait beau se dire qu'ils ne s'échangeaient que des sextos, Clint devenait tout de même mal à l'aise en présence de Tony.

De retour au salon, Clint posa son arc sur la table, et s'installa sur le canapé. Bien que Tony n'était pas dans les parages, il était toujours aussi perturbé. Que lui arrivait-il enfin?

Clint fut appelé par Fury à la rescousse, et il en était presque soulagé.

Sa mission n'était que de courte durée, il rentrerait au soir, mais ça lui suffisait. Lorsqu'il rentrerait, Tony serait déjà couché. Où au pire des cas il serait dans son labo et ne le verrait même pas revenir.

Il était 22h lorsque Clint était revenu, il demanda a Jarvis de ne pas signaler sa présence. Il n'avait envie de parler avec personne. Il voulait prendre du recul pour réfléchir à tout ça.

Tout avait changé, se dit-il.

Depuis cet appel, rien n'était plus comme avant. Clint regrettait l'époque où ils s'envoyaient des sextos en riant. Ils avaient été trop loin la dernière fois. Ce n'était pas n'importe quelle personne derrière le combiné, c'est Tony. C'était lui qu'il l'avait fait bander, c'était lui qui l'avait fait jouir.

Clint se retourna vers son chevet et attrapa son téléphone entre les mains. Il voulait réduire en miettes tout ses textos. Il voulait jeter le téléphone contre le mur. Effacer toute cette histoire mais il se reprit et déposa de nouveau son téléphone avant de se retourner et de s'endormir.