Süße Melodien.

Douces mélodies.

Chapitre 15

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Clint/Tony/autre

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09/10/15 (suite)

Tony lança un regard vers Clint. Parlait-il de lui? Cet homme draguait il vraiment Clint devant lui? Tony ne sut quoi répondre sur l'instant.

« Vous parlez du cigare, rassurez-moi, glissa Clint en riant.

– Entre-autre, oui. Je dois revenir la semaine prochaine aux states, et je me disais que ça serait bien que vous veniez, tous les deux ou juste vous, proposa l'homme en regardant Clint dans les yeux.

– Vous? Moi? lança Clint en levant un sourcil.

– Viendriez-vous? demanda l'homme en répondant à sa question.

– Je ne pense pas, non, déclina Clint, alors que Tony fut surpris de la tournure de la soirée.

– Je ne suis pas à votre goût ?

– Je… je ne suis pas gay, répondit Clint, calmement.

– J'avais pourtant cru que vous l'étiez, souligna l'homme en posant la main sur celle de Clint.

– Je vous déconseille d'aller plus loin monsieur Hudson, le mit en garde Tony qui n'arrivait plus à garder son calme face à l'insistance de l'irlandais. »

L'irlandais retira sa main, puis leva les yeux vers Tony.

« Vous voulez que je signe votre contrat?

– C'est vrai, oui, acquiesça Tony en attrapant la main de l'homme et la recula encore plus de Clint, j'aimerai que vous signez ce contrat, mais pas aux dépends de Clint.

– Laissez-moi juste 10 minutes avec lui, glissa t-il à Tony, comme si Clint était un objet et n'était pas présent.

– Avec lui? répéta Clint... Euh… vous pouvez arrêter de parler de moi, comme si j'étais absent, je suis là, si vous avez quelque chose à me dire, dites-le moi, rétorqua Clint, les nerfs montant progressivement, alors que Tony serrait les poings.

– Tout compte fait, je pense que Stark Industrie n'a pas besoin de vous monsieur Hudson, pesta Tony en se levant brusquement tout en faisant signe à ses gardes du corps de ne pas intervenir.

– Monsieur Stark… lança l'irlandais afin de le calmer.

– Clint n'est pas un objet. C'est un humain, ce n'est pas un de vos jouets! pesta Tony.

– Possessif? demanda calmement l'irlandais.

– Très, alors si vous voulez bien, je vais écourter notre entretien, déclara Stark.

– C'est bien dommage, murmura t-il, alors que Tony tendit la main à Clint. »

L'archer fut premièrement surpris, puis accepta la main tendue.

« Bonne soirée, abrégea Tony.

– Attendez… je vais vous le signer votre contrat, lança l'homme alors que Tony lâcha la main de Clint et la glissa contre les reins de l'archer pour l'emmener à l'extérieur.

– Vous avez changé d'avis? demanda tout de même le PDG de la multinationale en se tournant vers l'irlandais.

– Je ne savais pas que vous étiez gay .. je pensais qu'il n'était qu'un amusement, se défendit seulement l'homme.

– Je vous l'ai déjà dit, Clint n'est pas un jouet. Mais bien que nous ne soyons pas en couple, je suis de nature très jalouse, déclara Tony la main toujours autour contre les reins de Barton.

– Vous avez une relation très ambiguë vous deux, fit l'homme avant de reprendre. Bon… où dois-je signer?

– Anderson? Apportez-moi le contrat, Happy, emmenez Clint dans la voiture, ordonna Tony sans lâcher l'irlandais des yeux.

– Tony? s'interposa tout de même Clint.

– Attends-moi dans la voiture, j'en ai pour 15 minutes tout au plus, murmura Tony avant de le regarder.

– D'accord, obéit Clint en voyant le regard de Tony. »

C'était la première fois qu'il voyait ce regard. C'était un regard troublant. À la fois empli de haine, de tristesse et d'autres émotions que Clint n'arrivait pas à cerner. Hawkeye attrapa la main de Tony, la serra un instant puis finit par lui obéir et suivi Happy Hogan et Anderson.

« Laissez-moi lui apporter le contact, lança Happy.

– Monsieur veut que vous restiez avec son compagnon, répondit Anderson, alors que Clint leva un sourcil au mot" compagnon".

– Je n'aime pas ce Hudson, pesta Happy.

– Alors laissez-moi y retourner au plus vite, je vous ramène le patron sain et sauf, promis, lança Anderson en repartant illico. »

Happy souffla bruyamment, puis pressa Clint d'entrer dans l'habitacle. Clint entra et interpella Happy.

« Je n'ai pas confiance en ce gars non plus. Si vous voulez y aller, allez-y, ne vous inquiétez pas pour moi, je sais me défendre, lança Clint, se tâtant à y aller lui-même.

– Je sais très bien qui vous êtes monsieur Barton. Je suis au courant du projet initiative Avengers, mais monsieur Stark m'en voudrait que je vous laisse seul. »

Clint soupira longuement alors que Happy ferma la porte de la limousine et s'installa à l'avant. Un long silence intervint, puis le chauffeur et garde du corps personnel de Tony Stark reprit:

« Ça fait longtemps vous et lui?

– Il n'y a pas de lui et moi, il m'a juste demandé de l'accompagner pour faire signer ce fichu contrat. C'est juste de la manipulation, sans plus.

– D'accord, répondit seulement Happy doutant tout de même sur la nature de leur relation. »

Ce fut quelques minutes plus tard que la porte s'ouvrit. Tony s'engouffra à l'arrière puis Anderson grimpa à l'avant.

« Alors? demanda Clint.

– Il a signé… Partons d'ici.

– Où allons-nous monsieur Stark? demanda Happy.

– Au QG, lança Tony, alors que Happy prenait son temps. Allez Happy! Je voudrais bien rentrer chez moi...

– Bien monsieur. »

Un moment de silence s'invita dans la limousine, Clint avait découvert un tout autre Tony aujourd'hui. L'irlandais avait dû le repousser dans ses retranchements pour que Tony lève le masque de PDG. Il était un PDG efficace, il était un superhero, un génie, un playboy et bien plus encore mais là, il n'était qu'un homme qui n'aimait pas qu'on manque de respect à ses amis.

Clint repensa à la dernière phrase prononcée par Stark. Il l'avait encore tutoyer, à croire qu'à chaque fois que Tony avait peur de perdre Clint, il le tutoyait inconsciemment. Et ce regard, c'était si troublant.

« Je suis désolé qu'il vous ait manqué de respect. Je ne voulais pas que ça aille aussi loin, s'excusa soudainement Tony, brisant le silence.

– Vous n'y êtes pour rien si c'est un connard, rétorqua seulement Clint.

– J'aurais dû me douter que ça allait mal finir cette histoire.

– Le contrat est signé, on a réussi finalement, répondit Clint.

– J'étais à deux doigts de lui en mettre une! Putain d'Irlandais! pesta ensuite Tony, le visage dur, les poings serrés.

– Calmez-vous Tony, chuchota Clint en posant la main sur le poing de Tony.

– Crève la faim, ça me dégoûte ce genre de gars, vous n'êtes pas un objet Clint. J'aime pas ce genre de mec, pesta encore Tony en pivotant la tête afin de voir son ami.

– Moi, non plus, mais ce sont des choses qui arrivent. J'en ai vu des tas de gars comme ça durant des missions d'infiltration. Des gros riches qui pensent avoir ce qu'ils veulent tant qu'ils paient.

– Vous parlez pas de moi j'espère, lança Tony en grimaçant. »

Clint sourit.

« Bien que vous en ayez les moyens, pour vous, c'est gratuit, murmura t-il avant lui déposer un baiser chaste. »

Tony sourit timidement en coin puis bascula la tête contre l'épaule de Clint. Celui-ci glissa tendrement la main sur sa joue avant que la voiture ne s'engouffre dans les sous sols du QG.

Les hommes descendirent de la voiture, le PDG donna ensuite congés à ses employés, puis pivota vers l'archer.

« Bon, il se fait tard, je vais vous laisser vous reposer, bonne nuit Clint, faites de beaux rêves.

– Bonne nuit Tony, à demain »

Tony acquiesça seulement, puis s'en alla vers l'ascenseur. Clint suivi ses pas, il n'y avait qu'un seul ascenseur. Il s'incrusta à ses côtés, alors que les portes se refermaient.

« Désolé, mais je me vois pas monter les escaliers, je suis épuisé.

– Avec tout le sport que vous faites, ça ne m'étonne pas… vous devriez vous détendre Clint.

– Vous rigolez, j'ai l'impression de ne rien faire de mes journées.

– Des glandeurs, j'en ai connu, et vous n'en faites pas partie.

– Merci du compliment, lança Clint alors que les portes s'ouvrirent sur son étage. Bonne nuit Tony, conclut Clint alors que celui-ci le retient par le poignet. »

Clint fut surpris et regarda la prise qu'avait Tony sur lui, il leva ensuite le regard; le regard gris percuta le regard noisette. Ce regard troublant refit surface, un regard sans mots, sans description, mais avec tant d'émotion. Clint comprit à la minute ce qu'il se passait lorsque le mot émotion avait jaillit dans son esprit. Il commençait à comprendre ce qu'il se passait. Et il savait ce que voulait faire Stark. Les portes se refermèrent, et l'ascenseur grimpa un étage plus haut.

« Qu'est ce qu'il se passe Tony? Chuchota Clint.

– Malgré ce gros con, j'ai passé une bonne soirée Clint. Et… si à l'occasion vous voudriez… dîner ou autre… n'hésitez pas. »

Clint sourit…

« D'accord.. je vous tiens au courant… vous êtes arrivé je crois, annonça Clint alors que les portes se fermèrent une troisième fois.

L'ascenseur resta à cet étage, et Clint ne savait plus ce qu'il devait faire. Il avait à la fois envie d'embrasser Tony et en même temps, il ne le devait pas. Il n'était pas déchiré et ne pourrait même pas utiliser cette excuse, il appuya sur l'ouverture des portes.

« Allez-vous coucher, Stark. »

Tony hocha affirmativement de la tête. Il avait bien comprit que Clint en avait envie mais qu'il se refusait de céder. L'épisode au club devait sans doute être exceptionnel. L'exception confirme toujours la règle.

Tony fini par sortir de l'ascenseur et Clint pu rejoindre son étage et sa chambre.

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10/10/15.

À son réveil, Clint pensa aussitôt à Stark, Tony, plus exactement car même si hier, il avait pu voir le PDG de Stark industrie en action, il avait pu apercevoir Tony dans toute sa splendeur. Un homme respectueux et aimant. C'était troublant comme Tony avait plusieurs visages.

Après une douche revigorante, Clint rejoignit les autres habitants de la tour, puis commença à donner son premier cours.

Pietro, Wanda, Vision, Bucky et Sam, étaient les bénéficiaires de ce cours. Rhodes, Steve et Tony étaient en mission. Natasha était également là, elle était au fond de la salle et écoutait Clint.

Clint connaissait parfaitement son sujet. Il était agent du Shield depuis un moment, et avait bénéficié d'une formation approfondie, il savait parfaitement de quoi il parlait. Il apprit notamment aux jeunes, la manière de communiquer. Comment faire un appel radio.

" La clarté des transmissions et le principe de l'alternat. Les stations émettent sur la même fréquence radio. Toutes les stations participent à un même réseau, c'est-à-dire le canal choisi, sont sur la même fréquence. Ceci à trois conséquences. La première: lorsqu'une station émet toutes les autres stations entendent son message, dit Clint alors que tous se regardèrent et rirent. Ça vous fait rire?

- Oui, avoua Sam.

- Oui, donc, fini les déclarations privées sur le canal, ajouta Clint, comprenant de quoi ils s'agissaient. Bref, continuons. La deuxième conséquence est que si deux stations émettent en même temps, leurs messages se couvrent, c'est qu'on appelle: une interférence, ça nous est arrivé il y a deux semaines, Pietro et Tony parlaient en même temps, résultats des courses, Vision n'a pas comprit le message. Et dernière conséquence : on ne peut pas émettre et écouter en même temps, d'où les pauses entre chaque phrases pour que la réception puisse faire répéter par exemple. On applique donc, le principe de l'alternat. »

Clint fit une petite pause, puis reprit.

« Chaque station, donc, les radios, parle à tour de rôle. Une station ne prend la parole QUE lorsque la station qui parle à terminé son message, précisa t-il.

– N'est ce pas Pietro? tacle Wanda.

– Oh c'est bon, pesta le jeune.

– Bon, pour indiquer qu'on a terminé et qu'on attend une réponse, on emploie les termes : Parlez, répondez, ou encore, à Vous. Si on appuie sur le bouton pour parler, on émet, si. On relâche, on écoute. C'est bon?

– Ouais, glissa Buck.

– Pour éviter les confusions, le dialogue se fait exclusivement entre deux radios, même si les autres peuvent écouter. Lorsque le dialogue est terminé, on lance clairement: terminé, indiquant aux autres, n'est ce pas Pietro, glissa à son tour Clint, que la fréquence est libérée. Par ailleurs, c'est la station qui appelle la première qui termine, c'est celle qui délivre le message, elle sait si le dialogue peut s'interrompre. Lorsque qu'une station ne peut pas répondre à une requête dans l'immédiat, elle lance. Attente, ou patientez. »

Clint attendit quelques instants afin de permettre à ceux qu'ils le voulaient, de prendre quelques notes, il reprit ensuite.

« Elle signale ainsi à la Station qui fait la requête qu'elle a bien reçu et qu'elle s'engage à la recontacter dès qu'elle aura la réponse. Elle signale également de ce fait, que la station est libre. Donc, on reste pas muet, parce qu'on ne sait pas si on peut intervenir. On dit clairement. "Patientez, terminé." et ensuite on attend.

– Mais si on peut pas parler, pour pas se faire prendre, souligna Pietro.

– Dans ce cas là, on parlera en morse. Ça c'est encore autre chose, on y reviendra. Le principal est de prendre la parole, que si la station est libre, quand on termine, on avertit les autres que c'est terminé. On attend que les autres terminent leurs messages et reprend. Ce n'est pas un reproche qu'on vous fait. Vous n'avez pas eut de formation adéquate. En général, c'est le Shield qui se charge de ça. Mais au vue des missions sur lesquelles vous êtes déjà établi, vaut mieux qu'on vous enseigne nous même ses principes là.

– Pour l'instant on a pas eu de gros dégâts, mise à part Tony. Mais ça pourrait avoir des conséquences plus lourdes, ajouta Natasha au fond de la salle.

– C'est sûre.

– Je vais vous faire une copie de ça, et on se voit demain pour la suite. On travaillera sur la clarté des transmissions et les termes spécifiques. »

Le cours terminé, les Avengers allèrent déjeuner, puis Clint alla se prélasser dans un bon bain chaud.

Ce fut vers les coups de 16h30 que l'archer rejoignit ses coéquipiers. Les vengeurs se firent un goûter puis Bucky et Pietro s'éclipserent discrètement, alors que Vision et Wanda les copia en quittant la salle commune. Ce fut en compagnie de Sam Wilson que Clint squatta le salon. Natasha finit par les rejoindre et se nicha dans les bras de son ami. Ça faisait un bail qu'ils ne prenaient plus de temps ensemble. Elle était comme sa sœur, elle était sa meilleure amie, il l'aimait au même titre que Laura, elle était très importante à ses yeux.

La rousse décida de faire un apéro, Bucky les avait rejoint. Il ne parlait pas beaucoup. Il restait silencieux, Natasha finit par lui parler en russe bien que sachant que seul Clint pouvait les comprendre, l'homme lui répondit tout de même.

« Это неправильно, Баки? (Ça ne va pas, Bucky?) demanda la rousse.

– Да, (si) répondit seulement le brun sans même lever les yeux.

– Скажите нам, если это не нормально. Мы не будем винить вас. (Dites-le nous, si ça ne va pas. On ne vous en voudra pas.) murmura Natasha ensuite alors une Bucky leva les yeux sur la rousse.

– Это нормально (Ça va.) confirma t-il en regardant Clint à présent, sachant qu'il comprenait lui aussi le russe.

– Это о твоем романе? (C'est à propos de votre liaison?) insista la femme. »

Bucky baissa à nouveau les yeux, et le binôme Clint-Nath comprit directement de quoi il s'agissait. Bien évidemment ça concernait son couple.

« Вы делаете то, что хотите, мы не ваши родители, вы достаточно взрослые, чтобы знать, что вы делаете. (Vous faites ce que vous voulez, nous ne sommes pas vos parents, vous êtes assez grand pour savoir ce que vous faîtes.) déclara Nath seulement.

– В мое время мы поддерживали такие ... отношения. (À mon époque, nous taisions ce genre de… relation) déclara le soldat.

– Мы живем в двадцать первом веке, в свое время не прячемся. Особенно в небольшом комитете. Уверяю вас, здесь вас не будут судить. (On est au vingt-et-unième siècle, à notre époque, on ne se cache pas. Surtout en comité restreint. Ce n'est pas ici qu'on vous jugera, je vous assure.) finit par dire Natasha. »

L'homme acquiesça seulement et but son verre cul sec avant de se lever, Natasha reprit ensuite en anglais.

« Pizza ça vous dit ce soir? proposa t-elle

– Adjugé pour moi, répondit Clint.

– Chorizo, déclara Sam sans même quitter les yeux de l'écran de télévision. »

Clint leva un sourcil.

« Ça veut dire oui, je crois. Buck?

– Ouais… je…, bafouille le soldat qui voulait s'éclipser de la pièce.

– Allez-y, on vous appellera, l'avertit Nath. »

Le trio attendit que Bucky sorte de la pièce avant de discuter un peu sur l'état du soldat d'hiver. Il paraissait très confus et très mal à l'aise. Il n'était pas du genre à se confier. Et semblait perturbé que tout le monde sache qu'il était gay. C'était étrange comme comportement, mais personne ne pouvait lui en vouloir il était né dans les années 40.