Süße Melodien.

Douces mélodies.

Chapitre 18

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Clint/Tony/autre

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14/10/15 suite

L'archer se dirigea vers la salle de bain et ouvrit la porte, le cœur battant la chamade.

Tony, quant à lui, fut surpris. Il regarda le bain rempli, alors qu'une odeur de rose arriva à ses narines. La lumière tamisée des bougies créait des ombres magnifiques. Il se tourna vers l'archer.

« Vous êtes vraiment prêt pour prendre un bain en duo, chuchota t-il, sachant le contraire. »

Clint le regarda intensément, puis avoua.

« En fait, non…

– Je me disais bien .. allons boire un verre Clint, dit-il en l'emmenant au garage. »

Tony invita Clint à grimper dans une Lamborghini et démarra en trombe. Au bout de quelques minutes, le génie s'exclama.

« On va retourner au Diamant Club, au moins, on y sera tranquille.

– C'est assez select.

– C'est ça qui est bon. Vous préférez qu'on aille ailleurs ?

– Non, ça ira.

– Je vous trouve mal à l'aise en ce moment Clint.

– C'est compliqué pour moi, chuchota Clint en grimaçant.

– Qu'est-ce qui est compliqué? demanda Tony en le regardant de biais.

– Pas mal de choses, murmura Clint. »

Le silence s'invita un instant, puis Tony déclara.

« Ça me concerne ?

– Un peu, oui, avoua Clint gêné.

– D'accord, fit seulement Tony avant que son IA ne le coupe.

– Monsieur, monsieur Hogan cherche à vous joindre.

– Dites-lui que je suis occupé Jarvis.

– Il insiste monsieur.

– Passez-le moi, soupira Tony.

– Tony, où êtes-vous?

– Dans ma voiture et vous? rétorqua Tony.

– Chez moi, lui apprit Happy.

– D'accord, fit Tony. »

Tony regarda un instant Clint, puis Happy Hogan reprit.

« Où allez-vous?

– Faire un tour, répondit Tony.

– Où ça?

– Vous êtes de la police? s'amusa de dire Stark.

– Monsieur Stark, dites-moi où vous allez, ou je demande vos coordonnées à Jarvis, ordonna son garde du corps.

– Happy, vous savez que Jarvis est mon IA, si je lui demande de ne rien vous transmettre, il m'obeïra, lança Tony.

– Je sais, monsieur, mais pour votre sécurité, dites-moi où vous allez, insista encore Happy.

– Au Diamant Club, Happy, soupira Tony.

– Bien, je vous rejoins.

– À toute. »

Tony pivota vers Clint.

« Ne vous inquiétez pas, il sera comme un fantôme. Il est très discret. Si je ne lui avais pas dit où nous allions, il m'aurait harcelé toute la nuit.

– D'accord. De toute façon... on a rien à cacher.

– Exactement, dit Tony en se garant devant le club. »

Un portier ouvrit la porte de Clint, puis Tony descendit et glissa ses clefs au voiturier, il donna ensuite son bras à Clint qui roula des yeux.

« Plutôt mourir Stark, pesta Clint.

– Sympa, fit l'ingénieur en grimaçant.

– Je suis pas une de vos conquêtes.

– Vous êtes sûre ? demanda Tony avant de reprendre. Je plaisante, allez, allons boire un verre. Qu'allez-vous prendre Clint?

– La même chose que vous.

– D'accord, fit Stark en emmenant Clint au fond de la salle. »

Le club était bondé encore une fois. À croire que personne ne travaillait. On était en pleine semaine. Tous ses riches qui dépensaient leur argent alors que d'autres trimaient au boulot pendant ce temps.

Tony invita Clint à une table au fond de la salle, mais l'archer lui désigna le comptoir, il aimait s'y mettre, ça rendait la chose moins intime. Tony accepta et s'installa au bar. Les hommes commandèrent deux scotch. Ils trinquerent aussitôt.

« Eh bien. À nous Clint.

– À nous, répéta Clint.

– C'était une semaine assez mouvementée, constata Tony.

– On a pas eut une minute à nous.

– Vivement que ça se calme, qu'on puisse se textoter tranquillement et voir plus si affinité.

– Plus si affinité ?

– On avait pas parlé d'un bain? déclara Tony.

– Je viens de vous en proposer un, pesta Clint en fronçant les yeux.

– Mais vous n'êtes pas encore prêt pour ça.

– Je suis pas sûre de l'être un jour.

– Je ne vous force à rien Clint. Vous me tiendrez au courant le jour où vous serez prêt. »

Clint pouffa de rire.

« Parce que vous allez attendre que je sois prêt.

– Ai-je le choix? lança Tony en souriant amplement.

– Vous pourriez… prendre un bain avec quelqu'un d'autre, sous-entendu Clint.

– Ça ne serait pas la même chose, avec vous, c'est … spécial.

– Ça pourrait l'être avec une autre personne, déclara Clint, puis lâcha soudainement. Êtes-vous gay Tony?

– Tout le monde l'est plus ou moins, lança Tony sans se prononcer clairement.

– Vous ne répondez pas à ma question.

– Je ne crois pas. Vous êtes l'exception à la règle Clint, chuchota Tony.

– Ah bon? fit Clint légèrement gêné par cet aveu.

– Oui, comme je le suis également, sous-entendu l'ingénieur. »

Clint tourna le regard mais Tony le força à le regarder à nouveau en attrapant son menton de la main.

« Clint, ne me faîtes pas croire que vous n'êtes pas indifférent ?

– Je… bafouilla Clint perdu.

– Vous savez que vous pouvez tout me dire, Clint. Je ne vous trahirais pas.

– J'éprouve… j'éprouve… quelque chose, oui, mais je… je n'arrive pas à mettre un mot dessus, avoua cependant Barton.

– C'est compliqué. C'est ce que vous m'expliquiez tout à l'heure, supposa Tony.

– Oui.

– En attendant nous ne sommes pas gays, mais ça ne nous empêche pas de nous amuser. On ne fait de mal à personne.

– À personne, oui, sauf à mon épouse, soupira Clint en passant une main sur son visage. »

Tony retira la main de l'archer.

« On lui ferait du mal que si elle l'apprenait. Et puis c'était pas comme si vous la trompiez avec une femme. Un homme c'est complètement différent, lança Tony en s'appuyant contre le dossier de la chaise haute. »

Tony sourit en coin, puis approcha ses lèvres de la mâchoire de Clint. Il lui déposa un simple baiser, puis Clint but son scotch cul sec. Tony appela ensuite le barman, pour qu'il les re-servent. Les hommes trinquėrent à nouveau, puis Clint regarda les fêtards autour de lui.

« Comment arrivez-vous à être aussi serein ici. Tout le monde nous regarde comme si nous étions des bêtes de foire.

– Mais non, personne ne fait attention à nous.

– Vous plaisantez. Lui là bas, à 5h, il s'est retourné sur nous quatre fois en moins 20 minutes, fit Clint alors que Tony regarda cet homme. La femme là bas à 1h vous dévore du regard depuis 10 minutes. Les deux hommes au bout du bar, chuchotent en nous regardant. L'homme en costard beige doit avoir une fuite, ça fait trois fois qu'il va aux toilettes.

– Comment vous voyez ça? lança Tony en souriant en revoyant passer l'homme au costard beige.

– Je suis agent du Shield, Tony. C'est mon boulot d'espionner les gens.

– Et bien, nous sommes sûrement des bêtes de foire, vous avez raison, lâcha Stark en riant.

– Et ça ne vous dérange pas de vous sentir épier comme ça?

– Ça veut dire que j'aspire la jalousie et l'envie. Peut-être que tous ces gens aimeraient être à votre place, ou à la mienne.

– Vous pensez?

– Vous l'avez dit vous-même, c'est un club très select, ces gens arrivent à voir qui est riche et qui ne l'est pas. Ils ont sûrement remarqué que je l'étais et aimeraient me mettre le grappin dessus.

– Vous êtes trop narcissique Stark, soupira Clint en riant.

– Non, je suis réaliste. Vous n'imaginez même pas le nombre de demande en mariage que je reçois, fit Tony en levant les yeux au ciel.

– C'est pas vrai? Lança Clint.

– Si, je vous assure. Alors Clint, vous vous sentez exceptionnel ? Vous vous sentez chanceux d'être en ma compagnie? »

Clint pouffa de rire alors que Tony le suivit.

Clint but son verre en souriant doucement tout en rougissant, ce fut à la moitié de son verre qu'il déclara.

« Et si je vous embrassais, comment réagiraient-ils? questionna Clint.

– Il n'y a qu'une façon de le savoir, sous-entendu Tony. »

Clint rit, puis reporta son regard sur son verre, alors qu'une main vient attraper sa mâchoire et qu'une paire de lèvres vinrent s'écraser sur les sienne.

Le baiser fut tendre et sensuel, il fut au départ empli de douceur et de compassion mais fut vite transformé en baiser passionnel.

« Monsieur Stark, lança une voix neutre.

– Happy! Vous ne pouviez pas attendre cinq minutes, déclara Stark alors que Clint était rouge comme une pivoine.

– Vous devriez vous mettre au fond de la salle monsieur, de là, je pourrais vous surveiller convenablement en tenant mes distances. »

Tony regarda le coin que monsieur Hogan lui conseillait.

« Si on se met là-bas, vous vous éloignez ?

– Oui, confirma Happy.

– Obéissons-lui Clint. »

Clint se mordit la lèvre tout en attrapant son verre. Il leva ensuite les yeux vers Happy.

« Vous nous regarderez ? demanda tout de même Clint, légèrement mal à l'aise par la situation.

– Non, je n'aurais pas besoin de le faire.

– D'acc, fit Clint en descendant de la chaise. »

L'archer embarqua son verre et alla s'installer sur le bout d'un canapé. Il fut rejoint ensuite par Tony. Les hommes trinquerent silencieusement, puis Tony déclara.

« Je suis désolé de ne pas vous avoir prévenu que j'étais à Stark industrie.

– Non c'est moi. Vous me devez rien. Je ne sais pas ce qui m'a pris.

– J'avais pris le soin de répondre à Nath et pas à vous.

– C'est pas grave, passons à autre si vous voulez bien. »

Tony aurait bien voulu passer à autre chose, mais mise à part leur situation, il n'avait pas envie de parler d'autre chose. Ce n'était pas son style de ne pas avoir quelque chose à dire. Bien que Tony savait se taire, là il avait envie de parler, de tirer tout ça au clair, mais ce n'était pas aussi simple que c'en paraissait.

« vous m'avez manqué vous savez… murmura soudainement Tony. »

Clint regarda un instant Tony, l'ingénieur avait le regard planté dans son verre, il avait l'air d'être sincère.

« À moi aussi, avoua à son tour Clint, alors que Tony leva les yeux sur l'archer. »

Leurs regards s'accrochèrent et tous deux avaient envie de franchir le pas. Ils étaient seuls, enfin du moins isolés des autres habitants de la tour, et ils pouvaient se laisser aller. Clint décela encore ce regard qu'il avait aperçu le jour où ils avaient dîné avec son client. Ce regard qui lui faisait des frissons dans tout le corps. Ce regard qui lui faisait tant d'effet. Ce fut Clint qui franchit le pas et glissa sa main contre la joue du PDG.

« C'est moi qui suis désolé, Stark. C'est moi qui suis… c'est moi qui suis marié, chuchota Clint, avouant à demi-mot qu'il se passait bien quelque chose entre eux. »

Bien plus que quelques SMS érotiques. Tous deux savaient que l'autre avait des sentiments.

« Je le savais dès le départ, Clint. Je savais à quoi m'en tenir.

– J'ai l'impression de vous rendre malheureux.

– Je ne le suis pas, vous êtes là. »

Clint ne pu résister à cette phrase et s'approcha des lèvres de l'ingénieur. Un long baiser s'orchestra entre eux. Ce baiser était sensuel, et empli d'amour. Ils s'aimaient, tous deux le savaient.

Clint n'avait pas lâché Tony, sa main était juste redescendue sur sa mâchoire, alors que Tony avait glissé la sienne sur la nuque de Clint afin d'appuyer leur baiser.

Le baiser dura plusieurs minutes, puis Tony le rompit et plaqua son front contre le sien.

« Je n'attend rien de vous, Darling. Je sais que vous êtes marié et je sais combien vous aimez votre épouse. Ne craignez rien, chuchota-t-il.

– Je sais plus où j'en suis, murmura Clint le front toujours collé à celui du directeur de Stark industrie, les yeux toujours clos. Je crois que… je crois que je vous aime tout de même un peu…, avoua ensuite ce dernier.

– Mais c'est compliqué… compléta Tony.

– Oui, fit seulement Clint, alors que Tony attira l'archer contre lui. »

L'archer s'engouffra dans ses bras. Celui-ci, le serrait contre lui, et lui caressait lentement les cheveux.

« Ça va aller Clint, on va trouver une solution, je sais que ce n'est pas viable cette situation. Et j'en suis désolé. Vous m'êtes pas indifférent non plus, mais s'il le faut, je me passerais de vous.»

Clint ne su répondre quoique ce soit et profita des bras de l'ingénieur. Son nez était plongé dans le creux de son cou, il respirait l'odeur de l'ingénieur. Il s'y sentait merveilleusement bien.

Outre le fait que Tony l'attirait physiquement et sexuellement parlant. Il aimait également l'homme qui se cachait derrière le masque d'Iron Man. Il avait découvert un homme sensible et romantique quand il le fallait. Un homme qui avait du coeur, qui savait écouter les gens. Et bien que la plupart des gens le pensait égoïste, Tony était tout à l'opposé. Il savait mettre en parenthèses ses propres besoins et envies pour le bonheur des autres. Il en avait la preuve à l'instant même, puisqu'il laissait le choix à Clint de prendre sa propre décision. Il aurait pu faire éclater son couple. Divulguer leurs sextos et Laura romperait, mais il ne faisait pas et laissait Clint faire ses propres choix.

Le duo n'était pas resté plus longtemps au club. Happy avait insisté pour les suivre en voiture, afin de s'assurer que monsieur Stark était bien rentré. Ils n'avaient plus vraiment reparlé de leur situation durant le trajet. Ce fut au garage que les hommes reprirent la parole.

« Vous allez faire quoi? demanda Tony alors que Clint se dirigeait vers l'ascenseur. Vous allez dormir, où vous buvez un dernier verre? »

Clint hésita un moment puis répondit.

« Faîtes péter la bouteille, annonça Clint en se dirigeant vers le canapé de l'atelier. »

Tony, lui, se dirigea vers son bar, sortit deux verres, une bouteille de scotch et rejoignit Clint.

« J'ai pris la bouteille, pas sûre que je m'arrêterai à un seul verre.

– Vous avez bien fait, je crois que j'ai besoin de picoler, marmonna Clint, alors que Tony remplissait les verres.

– Je crois aussi. Santé, fit-il en trinquant avec son ami.

– Santé. »

Les hommes burent une longue gorgée, puis soupirèrent à l'unisson.

« Vous avez des missions de prévues cette semaine? demanda soudainement Tony.

– Deux, une, jeudi et une, vendredi. Et vous?

– Aucunes… soupira Iron Man.

– Aucunes? Comment ça se fait que j'en ai trois de prévues et vous, vous êtes pénard?

– Je ne suis pas un agent du Shield… et j'ai ma boîte à faire tourner.

– Votre boîte tourne très bien sans vous.

– Sympa, fit Tony en grimaçant.

– C'est pas ce que je voulais dire, s'empressa de dire Clint, alors que Tony se redressa afin de les reservir.

– Je sais bien. Pepper s'investit beaucoup pour la société, mais l'image de Stark Industrie reste toujours entre mes mains.

– Il faut que vous faites bonne figure, ajouta Clint en récupérant son verre à nouveau plein .

– C'est ça, dit Tony avant de trinquer avec son ami et de boire une longue gorgée. »

Les hommes burent plus de la moitié de leur verre, puis restèrent silencieux un moment avant que Clint murmure.

« Je voudrais pas votre place.

– Qu'est ce qu'elle a ma place? Je suis multimilliardaire ! Tout le monde me respecte, j'ai une bonne notoriété, fit-il en haussant les épaules.

– Oui… mais vous n'avez pas de vie.

– Vous êtes vraiment sympa avec moi aujourd'hui ! lança Tony en grimaçant.

– C'est pas ce que j'ai voulu dire.

– Je sais ce que vous vouliez dire… »

Tony savait qu'il n'avait pas de vie. Il était Iron Man, il faisait rêver les petits garçons, il était PDG et faisait rêver les plus grands de sa place, mais personne ne se souciait de Tony.

« À Stark industrie, je suis juste un visage, un cerveau et une main qu'on sert. Une main qui signe des contrats. Mais personne ne fait attention à Tony, c'est sûre, marmonna Tony, alors que Clint le regarda tristement.

– Même pas mademoiselle Potts? sous-entendu Clint.

– Si… un peu… »

Tony choppa son verre et se resservit une troisième fois. Bien-sûr que Pepper faisait attention à lui, il était son patron, juste son patron.